Docteur Christopher Lemieux

Série - Médecins résidents 1/3

Le médecin résident, un acteur méconnu

Médecins résidents. Qui sont-ils ? Que sait-on au sujet de leur formation, de leur profession et de leur travail ? Comment voient-ils leur avenir ? En collaboration avec la Fédération des médecins résidents du Québec, le Groupe Capitales Médias aborde ces questions sur ses différentes plateformes.

Membre à part entière du réseau de la santé, il approche le patient et, rapidement, se présente à lui en se disant médecin résident. Ce premier contact a quelque chose d’intrigant. Voilà qu’il questionne, note, examine, pose un diagnostic, prescrit… Mais qui est vraiment le médecin résident ?  

« Beaucoup de patients ne savent pas qui nous sommes, confirme le président de la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ), le Dr Christopher Lemieux.

Certains croient que nous sommes des étudiants et qu’ils vont servir de cobaye. Chez d’autres, on perçoit des points d’interrogation dans les yeux ; ils se demandent s’ils seront bien traités, s’ils auront les meilleurs soins. Puis il y a ceux qui nous connaissent déjà… »

S’il rapporte que la plupart des personnes accueillent favorablement leur présence, le Dr Lemieux insiste sur l’importance du rôle que jouent les médecins résidents dans le réseau de la santé. « Bien que nous soyons sous la supervision d’un médecin en exercice, nous sommes directement impliqués dans la dispensation des soins aux patients. Notre contribution est non négligeable. Par ailleurs, le fait d’être deux à se pencher sur le problème d’un patient s’avère utile et profitable pour tout le monde. »

Actuellement, la Fédération compte 3600 membres qui se destinent soit à une pratique en médecine familiale – le quart d’entre eux environ –, soit à l’une des 59 autres spécialités reconnues au Québec. 

Une étape cruciale

« Quand un étudiant en médecine arrive à la dernière année du programme de doctorat, il doit choisir sa résidence. Cette étape correspond à une période qui va permettre au médecin d’acquérir toutes les subtilités de son domaine de spécialité. 

Après la réussite du doctorat en médecine, les médecins résidents travaillent en moyenne 72 heures par semaine, le jour, le soir, la nuit et les fins de semaine. En plus d’offrir des services à la population, les médecins résidents effectuent également de la recherche et de l’enseignement », précise le président de la FMRQ.     

La durée de la formation postdocto rale en médecine de famille est de deux ans, avec possibilité de réaliser des stages complémentaires. La formation dans les autres spécialités chirurgicales et médicales varie quant à elle entre cinq et huit ans. 

« Une fois la résidence terminée, dans la mesure où un poste est disponible, le médecin peut décider de pratiquer dans un milieu non universitaire. Ceux qui restent en milieu universitaire vont s’engager dans des fellowships, des surspécialisations orientées vers des domaines de pointe, un passage qui peut s’étaler sur quelques années. Ils reviendront par la suite pour pratiquer en milieu universitaire », détaille le Dr Lemieux.

Le parcours du Dr Christopher Lemieux

  • Originaire de Grande-Vallée, en Gaspésie ;
  • Détenteur d’un doctorat en médecine de l’Université de Sherbrooke ; 
  • Détenteur d’un certificat de spécialiste en médecine interne ;
  • Effectue présentement sa cinquième année de résidence en hématologie à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus ;
  • Occupe la présidence de la Fédération des médecins résidents du Québec depuis deux ans ;
  • Âgé de 27 ans.

À lire :

28 novembre : la profession

Le 5 décembre : le travail

Le 12 décembre : l’avenir