Semaine nationale des soins infirmiers

Personnel infirmier consulté, orienté et mieux renseigné

Que le cannabisme récréatif soit légal ou non, ses méfaits touchent de près les infirmières et infirmiers autorisés, cliniciens et praticiens.

Fort heureusement, l’Association des infirmières et des infirmiers du Canada (AIIC) s’est mobilisée sur plusieurs plans dans le contexte de l’élaboration du projet de loi C45 pour se préparer à son adoption cet été.

Éclairer le gouvernement

Soucieuse de faire valoir son point de vue auprès des élus, l’AIIC a :

  • contribué aux consultations du Groupe de travail fédéral sur la légalisation et la réglementation du cannabis;
  • présenté un mémoire au Comité permanent de la santé de la Chambre des communes.

Son objectif 

Encourager une approche de santé publique axée sur la réduction des méfaits. Une recommandation clé : le réinvestissement des recettes fiscales et des économies réalisées dans des outils de sensibilisation, d’éducation et de formation.

Aiguiller ses troupes

En plus de jouer un rôle consultatif important auprès du gouvernement, l’AIIC a voulu sensibiliser le personnel infirmier aux effets attendus de la légalisation du cannabis à des fins non médicales et lui fournir une orientation claire sur la réduction des méfaits liés à cette pratique.

L’Association a :

  • créé un webinaire sur les répercussions du cannabis pour la profession infirmière;
  • préparé un document de travail sur la réduction des méfaits de la consommation de cannabis à des fins non médicales;
  • élaboré une liste de dix conseils visant la réduction de ces méfaits.

Exiger plus

Pour faire progresser ses efforts de plaidoyer sur la légalisation du cannabisme récréatif, l’AIIC a voulu évaluer le niveau de connaissances sur les méfaits et les risques liés à cette pratique. Selon l’enquête réalisée auprès de 840 de ses membres, plus de 20 % des infirmières et infirmiers en auraient une connaissance insuffisante ou largement insuffisante.

Consciente de la fonction cruciale du personnel infirmier dans l’information du public, l’Association a recommandé au gouvernement fédéral d’octroyer un investissement ponctuel de 1,5 million de dollars pour renforcer la formation des infirmières et des infirmiers en matière de cannabisme.

Cette mobilisation tous azimuts de l’AIIC nous rappelle à quel point la profession infirmière constitue au Canada, un pilier de la santé publique et une source d’influence majeure sur l’élaboration des politiques.