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Semaine nationale des soins infirmiers

S’adapter aux besoins d’une clientèle en croissance

Le vieillissement de la population s’accélère. Au premier rang des professions touchées : les infirmières et infirmiers.

Face au nombre croissant d’aînés canadiens qui auront besoin de soins continus au cours des 30 prochaines années, il importe de se pencher sur la place qu’occupera la profession infirmière dans le système de santé.

Quelques statistiques

  • La demande générale en personnel infirmier pour assurer des soins continus aux aînés devrait passer d’un peu moins de 64 000 emplois à temps plein à 142 000 d’ici 2035 !
  • Les centenaires constituent le groupe d’âge qui a connu la plus forte croissance entre 2011 et 2016.
  • À l’heure actuelle, une personne sur huit a 85 ans ou plus. Entre 2011 et 2016, la population dans cette tranche d’âge a crû quatre fois plus vite que l’ensemble de la population canadienne.

Nouvelle réalité, nouveaux rôles

La fonction des infirmières et infirmiers se transforme. Selon l’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC), la profession infirmière joue un rôle clé pour ce qui est d’offrir des soins mieux adaptés aux personnes âgées : selon l’Association, le personnel infirmier est le mieux à même :

  • de promouvoir et de rétablir les capacités des aînés et de prévenir leur détérioration fonctionnelle;
  • de i) gérer des transitions de soins réussies; ii) d’améliorer les soins dans leur ensemble; iii) de réduire les coûts liés aux complications et aux réadmissions;
  • de collaborer avec les aînés et leur soignant et de leur fournir les connaissances et les outils voulus pour mieux soutenir les soins à domicile;
  • de gérer des soins complexes et des états de santé non urgents sur place, de prodiguer des soins axés sur la personne et la famille et de réduire les coûts des transferts vers l’urgence ou des consultations externes.

Semaine nationale des soins infirmiers

Allier travail et apprentissage

Former. Innover. Diffuser. C’est ce que fait chaque jour Sophie Audet, infirmière et éducatrice clinique à l’Institut du Savoir Montfort (ISM).

Riche de 20 ans d’expérience, c’est avec fierté qu’elle encadre les nouvelles recrues et élabore des approches pédagogiques novatrices.

Trouver sa place

Diplômée en sciences infirmières en 1996, Mme Audet est recrutée comme infirmière à l’urgence de l’Hôpital Montfort en 1998. Elle ne pouvait pas mieux tomber ! « J’aimais l’adrénaline, et c’était important pour moi de servir mes patients dans leur langue. » C’est en 2014 qu’elle passe à la formation générale à la Direction des affaires universitaires (DAU), qui deviendra l’ISM.

Enseigner des valeurs

Fondé en 2015, l’ISM se consacre à la création et à la transmission des connaissances aux fins de l’amélioration des soins. Pédagogue dans l’âme, Mme Audet y a rapidement trouvé ses repères. « Je souhaitais faire part de mon expérience aux nouveaux venus. »

L’ISM a une mission bien particulière : montrer aux nouveaux comment exercer leur profession à Montfort. « Nous les familiarisons avec nos valeurs clés :
l’entraide, la responsabilité, l’excellence, la compassion et le respect. », affirme Mme Audet. Depuis ses débuts à la DAU, elle a offert son précieux encadrement à quelque 300 infirmières et infirmiers !

Une relève idéaliste

« Les jeunes infirmières me font penser à moi lorsque j’ai commencé. Elles veulent créer un monde meilleur », affirme Mme Audet. Les recrues sont toutefois bien ancrées dans la réalité et présentent un fort esprit critique. « Elles décèlent les moindres contradictions dans leur formation et n’hésitent pas à les remettre en question. » Une qualité indispensable lorsque la santé des gens dépend de notre jugement !

Une approche créative

C’est en milieu clinique que Mme Audet peut mettre sur pied des outils d’enseignement pratique qui facilitent la rétention des techniques et des procédures. La réalisation dont elle est la plus fière ? Une méthode de simulation « surprise » d’arrêts cardiaques qu’elle a mise au point avec sa collègue, Josée Berends. « Grâce à ces simulations, les membres du personnel renforcent leurs techniques d’intervention. » En juin prochain, Mme Audet se rendra à Toronto pour présenter ce projet dans le cadre d’une conférence sur l’apprentissage par simulation.

Par son désir d’innover, Sophie Audet concrétise jour après jour la mission de l’hôpital universitaire francophone de l’Ontario.


Semaine nationale des soins infirmiers

Personnel infirmier consulté, orienté et mieux renseigné

Que le cannabisme récréatif soit légal ou non, ses méfaits touchent de près les infirmières et infirmiers autorisés, cliniciens et praticiens.

Fort heureusement, l’Association des infirmières et des infirmiers du Canada (AIIC) s’est mobilisée sur plusieurs plans dans le contexte de l’élaboration du projet de loi C45 pour se préparer à son adoption cet été.

Éclairer le gouvernement

Soucieuse de faire valoir son point de vue auprès des élus, l’AIIC a :

  • contribué aux consultations du Groupe de travail fédéral sur la légalisation et la réglementation du cannabis;
  • présenté un mémoire au Comité permanent de la santé de la Chambre des communes.

Son objectif 

Encourager une approche de santé publique axée sur la réduction des méfaits. Une recommandation clé : le réinvestissement des recettes fiscales et des économies réalisées dans des outils de sensibilisation, d’éducation et de formation.

Aiguiller ses troupes

En plus de jouer un rôle consultatif important auprès du gouvernement, l’AIIC a voulu sensibiliser le personnel infirmier aux effets attendus de la légalisation du cannabis à des fins non médicales et lui fournir une orientation claire sur la réduction des méfaits liés à cette pratique.

L’Association a :

  • créé un webinaire sur les répercussions du cannabis pour la profession infirmière;
  • préparé un document de travail sur la réduction des méfaits de la consommation de cannabis à des fins non médicales;
  • élaboré une liste de dix conseils visant la réduction de ces méfaits.

Exiger plus

Pour faire progresser ses efforts de plaidoyer sur la légalisation du cannabisme récréatif, l’AIIC a voulu évaluer le niveau de connaissances sur les méfaits et les risques liés à cette pratique. Selon l’enquête réalisée auprès de 840 de ses membres, plus de 20 % des infirmières et infirmiers en auraient une connaissance insuffisante ou largement insuffisante.

Consciente de la fonction cruciale du personnel infirmier dans l’information du public, l’Association a recommandé au gouvernement fédéral d’octroyer un investissement ponctuel de 1,5 million de dollars pour renforcer la formation des infirmières et des infirmiers en matière de cannabisme.

Cette mobilisation tous azimuts de l’AIIC nous rappelle à quel point la profession infirmière constitue au Canada, un pilier de la santé publique et une source d’influence majeure sur l’élaboration des politiques.

Semaine nationale des soins infirmiers

Quelques faits saillants

Quelques faits saillants
  • Il faut prévoir un nombre suffisant d’infirmières et d’infirmiers ayant l’expertise voulue pour travailler dans les milieux de soins continus.
  • Il faut changer le système de santé et les pratiques de soins infirmiers pour répondre à la demande.
  • Il est urgent d’avoir une planification multiprofessionnelle fondée sur les besoins d’une population vieillissante.