CAHIER PROMOTIONNEL

Semaine nationale des proches aidants 2020

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Certains événements méritent d’être soulignés de façon exceptionnelle et au Québec, la Semaine nationale des proches aidants figure certes parmi ceux-là. Cette année, l’Appui Outaouais souhaite rendre hommage aux proches aidants qui ont été durement affectés par les effets de la pandémie.

MOT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
Lors du confinement, nous avons tous été touchés par ces images de personnes aidantes coupées de leurs contacts avec les aînés qu’ils soutenaient. Aux aidants qui ont passé des semaines, inquiets pour la sécurité et le bien-être de leur aîné, nous vous devons un Merci essentiel!  Nous reconnaissons que vous êtes proches aidants par générosité et par amour, malgré les risques liés au stress, à l’épuisement ou même à la détresse que peut engendrer cet engagement.

J’offre aussi un merci essentiel aux partenaires communautaires de l’Appui qui, depuis le début de la pandémie, nous inspirent. Ils innovent et ajustent leurs services pour continuer de soutenir les proches aidants d’aînés. Ils n’ont pas baissé les bras et sont toujours là pour vous écouter et vous informer sur les services disponibles près de chez vous.

Et vous chers lecteurs et lectrices, vous connaissez certainement une personne aidante d’une personne aînée dans votre entourage. Prenez de ses nouvelles, offrez-lui un peu de soutien, un petit service, un peu de présence et d’écoute et présentez-leur ce cahier. Votre bienveillance et votre solidarité font toute la différence. 

Jean-Yves Lord, Directeur général L’Appui Outaouais  

QUAND LA VIE BASCULE

En 2015, Suzanne Massie-Rollin perd l’équilibre en sortant du bain et fait une chute qui aurait pu lui être fatale. Après quelques recherches, on lui diagnostique la maladie de Parkinson. Elle a alors 71 ans. Son conjoint, de 13 mois son aîné, deviendra son proche-aidant, en participant notamment aux tâches ménagères qui deviendront trop lourdes pour elle.

Un an plus tard, revirement de situation: son conjoint est atteint d’un cancer des ganglions et doit se soumettre à quelques chirurgies ainsi qu’à des traitements invasifs. Ironie du sort, c’est maintenant Suzanne qui devient à son tour proche aidante. « Il me fallait laver les draps souvent et déneiger l’entrée, en plus de la préparation des repas », explique-t-elle. Pas facile quand on tremble ou qu’on a l’équilibre fragile au point de nécessiter l’aide d’un quadripode.

L’aide est là
À travers le système de santé et l’organisme Parkinson Outaouais, Suzanne et son conjoint apprennent qu’il existe de l’aide, d’abord sous forme d’infirmière à domicile, puis sous celle de subvention pour l’aménagement d’une rampe à l’entrée et d’une baignoire sans seuil, outils incontournables dans leur condition. 

« Nos enfants ont aussi été là pour aider avec le déneigement, faire l’épicerie durant la pandémie ou faire des suivis téléphoniques avec nous pendant le confinement. Chacun a contribué d’une manière ou d’une autre. On n’avait pas l’impression d’être seuls », dit Suzanne. Parkinson Outaouais et la Table autonome des aînés des Collines ont également offert de l’information, des conseils, des activités. L’aide d’accompagnement est venue de la plus jeune sœur de son conjoint, lorsque Suzanne ou lui-même ne pouvaient conduire à un rendez-vous.

Confiance 
Aujourd’hui, le cancer de son conjoint semble en rémission et la vie reprend son cours. Et même si la maladie de Parkinson progresse inexorablement, Suzanne se dit confiante face à l’avenir, sachant que les proches aidants comme elle et son conjoint peuvent compter sur une écoute et de l’aide de multiples sources lorsqu’ils en auront besoin.

Pour consulter l’édition complète du cahier spécial Semaine nationale des proches aidants, cliquez ici.