Cahier Promotionnel

Semaine nationale de l'action communautaire autonome 

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L’année 2020 aura mis en lumière les effets disproportionnés de la pandémie sur les femmes, les personnes racisées et les plus vulnérables de la société, ainsi que sur la nécessité de tisser ensemble un filet social fort et interdépendant pour faire front commun face aux crises sociales, économiques et écologiques futures.

Des structures à revoir

Membre de la Global Young Academy, la professeure agrégée en chimie et science biomoléculaire à l’Université d’Ottawa, Alison Flynn, déplore par exemple que les femmes aient continué à assurer la majorité des tâches ménagères et familiales pendant la pandémie, même s’il y a deux parents à la maison. «Chez les chercheurs, on a noté une diminution du nombre de travaux présentés par des femmes par rapport aux hommes. Pourtant, la pluralité des points de vue contribue à l’évolution de notre société. Quand on réduit le bassin de perspectives, on risque le recul vers une société plus unidimensionnelle et moins consciente de certains besoins. Nous avons tous un rôle à jouer pour améliorer le lieu de travail afin qu’il soit plus équitable et plus inclusif. Nous en bénéficierions tous», croit-elle.

Front commun

Les organismes d’action communautaire autonomes qui appuient et aident les femmes, les personnes racisées ou vulnérables ont été sollicités comme jamais durant la pandémie, principalement en raison des pertes massives d’emplois. Malgré des effectifs réduits et les contraintes sanitaires en place, certaines ont continué à offrir des services de première ligne essentiels.

C’est pourquoi, du 19 au 25 octobre sous le thème « Solidarités en marche… », la Semaine nationale de l’action communautaire autonome (SNACA) de cette année soulignera l’apport exceptionnel et la résilience de l’ensemble de ces organismes pendant la crise sanitaire. En mode virtuel, divers événements permettront de soutenir la réflexion, souligner et renforcer les bons coups et inviter les bénévoles à rester mobilisé.e.s.

La Semaine peut être un prétexte tout à fait approprié pour découvrir l’offre de service, ou mieux encore, offrir de votre temps comme bénévole. Y avez-vous pensé?

Comment l’action bénévole autonome vous touche

Certains services dont vous bénéficiez présentement sont rendus possibles grâce au travail bénévole autonome qui, par  définition, n’est pas uniquement financé par l’état. Or, les causes humanitaires et sociales qui entrent dans cette catégorie se comptent par dizaines dans la région. À tel point qu’il est difficile d’imaginer un parcours de vie qui éviterait tout contact avec l’une ou l’autre de ces ressources!

«Quand le gouvernement a demandé aux aînés de rester à la maison, c’est près de 2 300 personnes fragilisées à qui nous n’avons pas pu offrir le service de rapport d’impôt temporairement», explique la directrice générale du Centre d’action bénévole de Hull, Chantal Lalonde. «Et du jour au lendemain, le service de popote roulante perdait 11 bénévoles, mettant en péril la capacité de livrer les repas aux personnes seules qui en avaient besoin.» 

Pas seulement eux 

D’ailleurs, quand on parle d’action bénévole, on pense souvent que ce sont les malades et les personnes pauvres ou âgées qui en bénéficient. Or, l’étendue des services touche à peu près tous les aspects de la société, indique Mme Lalonde : «Je suis moi-même parent bénévole depuis plusieurs années sur le conseil d’établissement de l’école de mon fils. Des dizaines de parents s’impliquent chaque année dans les comités de parents, le sport scolaire ou communautaire, le transport ou les scouts. D’autres s’impliquent dans des organismes oeuvrant auprès des immigrants, des retraités, des jeunes parents et plus encore.»

L’enfant pauvre du groupe? «La toxicomanie et la santé mentale sont les deux domaines où il est généralement plus difficile de recruter des bénévoles et pourtant, les besoins sont grands», déplore-t-elle. Par ailleurs, le visage de l’action bénévole change. Plutôt que joindre l’organisme auquel contribuaient nos parents, la jeune génération préfère faire plutôt un don matériel ou apporter une aide ponctuelle, avant d’embrasser une autre cause. La pérennité de l’aide se fait plus rare.

Chose certaine, votre monde, sans action bénévole autonome, serait bien différent. «Beaucoup de services ne pourraient être donnés, beaucoup d’organismes ne pourraient exister sans le don de temps. Même le c.a. du Centre d’action bénévole est composé de bénévoles! Il est important de le comprendre et de soutenir l’action bénévole autonome dans votre milieu de vie.»