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Planification financière et retraite

Les Québécois épargnent davantage

Le taux d’épargne des Québécois atteint un sommet inégalé depuis 20 ans. C’est du moins ce qu’affirme Desjardins dans un récent bulletin économique.

On y lit que le taux d’épargne a remonté à 6,2 % en 2016, comparativement à 5,4 % l’année précédente. «  La progression des revenus après impôts, en terme nominal, s’est chiffrée à 4,5  % en 2015, soit la hausse la plus rapide depuis de nombreuses années. La part du revenu nominal net consacrée à l’épargne a, par conséquent, augmenté plus vite que celle destinée aux dépenses de consommation.  »

Selon le document, les consommateurs qui limitaient leurs dépenses depuis quelques années ont été plus actifs en 2015. «  Les Québécois ont réussi à mettre de côté une part plus importante de leurs revenus, ce qui a rehaussé le taux d’épargne à un sommet depuis 20 ans.  »

Hélène Bégin, économiste principale chez Desjardins, qui signe le bulletin, impute cet état aux gains d’emplois importants ainsi qu’aux allégements fiscaux du gouvernement fédéral. «  La progression plus forte des revenus des ménages a permis à la fois de rehausser la consommation et d’accroître l’épargne.  »

Est-ce le début d’une prise de conscience collective ? «  Les gens prennent conscience qu’en raison des faibles taux de rendement, ils doivent investir davantage dans leurs placements tout en prenant plus de risques afin d’augmenter leur capital pour la retraite. D’où l’importance des versements périodiques  », constate Sylvie Dubé de Desjardins. «  C’est plus simple, pratique et cela permet d’atteindre les objectifs fixés. Cela permet aussi de réduire l’impact de l’épargne sur leur budget. Il n’en demeure pas moins que les gens n’épargnent pas assez. »

Le nerf de la guerre

Une bonne planification financière permet d’avoir une meilleure qualité de vie jusqu’à votre départ pour l’autre monde en vivant moins de stress, parce que votre plan d’épargne aura été tracé et que tout, autant que possible, aura été prévu, jusqu’au coussin financier de secours, au cas où. Il est important d’être bien conseillé. 

Le site Internet de la firme Regar gestion financière de Québec précise que les recommandations de votre planificateur financier permettront de réduire vos impôts, de choisir les meilleurs fournisseurs et produits en fonction du rapport qualité/prix, de gérer le rapport ­risque-rendement de vos placements, de vous assurer de la réalisation de vos objectifs, de sécuriser votre patrimoine et de protéger votre sécurité financière et celle de vos proches. Parce qu’il n’y a pas que vous qui êtes concerné. Question de gros bon sens.

De même, tous les spécialistes vous diront que l’idéal en matière d’épargne, spécialement en vue de sa retraite, est de commencer le plus tôt possible afin de permettre une meilleure fructification de vos investissements et une intégration plus facile de l’épargne dans votre mode de vie.

Planification financière et retraite

L’autoroute de la retraite

Imaginez les REER, CELI et autres outils de planification de retraite comme des véhicules qui circulent sur une route. Certains roulent plus vite, parce qu’ils transportent des ­placements à haut rendement, mais aussi à haut risque. D’autres circulent plus lentement, parce qu’ils transportent des valeurs sures qui génèrent un taux de rendement moins élevé, qui fructifie sur plusieurs années. En choisissant ce type de placement, les risques sont moindres sinon nulles que vous perdiez votre investissement.

En d’autres termes, ce n’est pas le REER en soi qui déterminera le rendement, mais le genre de placement que l’on aura choisi de mettre dedans. C’est plutôt votre profil d’inves­tisseur, que vous dresserez en ­compagnie de votre planificateur ­financier, qui déterminera des ­placements qui seront les meilleurs pour vous, dépendant que vous soyez tolérant ou non au risque.

Il est faux de croire que l’on ne peut retirer ses REER qu’à la retraite. Il est possible de le faire en phase active de travail, bien que ce ne soit pas conseillé, à moins d’un congé en sabbatique ou sans solde, alors que l’on sera sans revenus. «  Le principe de base du REER est de cotiser alors que nos revenus sont élevés et de décaisser lorsque nos revenus sont plus faibles  », précise Steeve Queenton, planificateur ­financier chez REGAR gestion ­financière, cabinet de services ­financiers de Québec.

Vous pouvez donc bénéficier de vos REER lorsque bon vous semble, peu importe le type de placements qu’ils renferment. Vous devez ­cependant être conscient que le montant ­retiré s’ajoutera à vos ­revenus et augmentera l’impôt que vous ­devrez payer. Vous direz que c’est la même règle qui s’applique à la ­retraite et vous avez raison. Toutefois, comme les revenus d’un retraité sont généralement beaucoup moins élevés, l’impôt à payer sera moindre.

Il y a des exceptions. Les Fonds de solidarité de type FTQ et CSN vous font bénéficier d’économies ­d’impôts supérieures (30 % pour la FTQ, 35% pour la CSN), mais vous obligent à ne les retirer qu’une fois à la retraite. «  Et vous devrez ­prouver que vous êtes vraiment à la ­retraite  », ajoute M. Queenton.

«  Les seules exceptions concernent un retour aux études ou l’achat  d’une propriété par le biais du RAP, ou régime d’accession à la propriété, jusqu’à concurrence de 25 000 $. Dans le premier cas, vous devrez commencer à rembourser dès que vos études seront terminées. En ce qui a trait à ­l’argent investi dans un RAP, vous avez 15 ans pour de ­rembourser.  » À défaut de les rembourser, notez que les sommes ainsi retirées sont imposables.

Desjardins offre aussi le Capital ­régional et coopératif Desjardins, un produit exclu­sif qui procure un crédit ­d’impôt au provincial de 40  % du montant investi.