Oser pour réussir

Entrepreneurs de 18 à 39 ans : voici ­comment votre SADC peut vous aider

L’histoire débute souvent dès le premier déclic. « Pas besoin d’avoir une idée toute ficelée pour venir voir sa SADC régionale. Au contraire, plus on est tôt dans le processus, moins on perdra de temps dans l’élaboration des stratégies de conception, de réalisation et de mise en marché », assure Hélène Deslauriers, directrice générale du Réseau SADC et CAE.

Depuis quelques années, on remarque que les jeunes entrepreneurs arrivent devant leurs conseillers mieux documentés. « Bien qu’ils connaissent leurs clientèles cibles, qu’ils aient des notions de marketing et une meilleure connaissance du Web, ils ont pour la plupart beaucoup de difficulté avec les chiffres », confirme la directrice. C’est souvent là, en amont, que Stratégie jeunesse les aidera à peaufiner leur plan d’affaires et voir comment bonifier le montage financier de leur future entreprise. « Une chose est sûre, on veut et on va les soutenir dans toutes les grandes étapes de leur plan d’affaires ».

Une présence du début à la fin

Si le profil de l’entrepreneur a changé, le métier de conseiller lui n’a pas changé en 20 ans. « On prend le jeune où il est dans sa vie et on l’amène jusqu’où il veut aller ». Ainsi, la démarche des conseillers de la SADC est adaptée à chaque entrepreneur.

L’accompagnement demeure la force vive de Stratégie jeunesse. « Des études récentes ont démontré qu’environ 30  h par projet sont consacrées à son élaboration, 10 h à son financement et 300 heures en suivi avec l’entrepreneur. C’est pour dire à quel point on prend soin de nos jeunes ».

Critères de sélection

Le programme s’adresse aux 18-39 ans. « L’âge médian des entrepreneurs est passé de 29 à 31 ans en 20 ans », précise Hélène Deslauriers. Pour évaluer un projet, chaque SADC a ses critères en fonction de son marché. « Les projets de commerce de détail peuvent être rejetés si l’offre régionale est déjà saturée. Mais si le projet est excellent et ne crée pas de compétition indue avec des commerces déjà là, on va l’évaluer  ». L’innovation et le développement durable figurent aujourd’hui parmi les éléments inclusifs incontournables.

Outre le fait que son entreprise devra être viable, il ne faut pas sous-estimer la personnalité de l’entrepreneur en devenir. « Quelquefois, on a devant nous des gens qui ne pourraient pas passer dans les ratios des banques mais, quand tu les vois, tu sais immédiatement qu’ils ont l’étoffe, l’attitude, les compétences et la capacité de réussir », affirme Hélène Deslauriers. 

Il n’existe pas d’indicateur de passion. Mais chacune des 57 SADC du Québec excelle à la reconnaître. « La confiance est une valeur qui s’est malheureusement perdue avec le temps.  Quand un jeune obtient l’appui de Stratégie jeunesse, il peut être certain qu’on va bâtir ensemble une relation de respect et de proximité qui va faire boule de neige ».