LA PLUME ÉTUDIANTE DE L’OUTAOUAIS – AVRIL 2021

Être ado en temps de pandémie 

La Vitrine
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Nous vivons dans la peur depuis le 13 mars 2020 et malheureusement, c’est loin d’être terminé. Notre instinct normal est de trouver le coupable à tout prix.

Depuis le début, les jeunes se font dire que la propagation du virus est de leur faute. Cependant, au cours des derniers mois, ce n’est pas cette tranche d’âge qui a chanté du Céline au karaoké un peu partout au Québec.

Même si nous, les jeunes, nous ne sommes pas les meilleurs pour respecter toutes les consignes, nous faisons notre possible pour pouvoir retourner à la réalité d’avant le plus vite possible et pouvoir vivre notre jeunesse comme toutes les autres générations ont pu le faire. Nous nous privons de plusieurs choses, par exemple voir nos amis à l’extérieur de l’école, aller à des fêtes, faire des sports d’équipe (ce qui nous permet de nous défouler et garder notre motivation), serrer dans nos bras ceux qu’on aime, voir nos grands-parents, voyager et encore plusieurs autres choses. 

L’enjeu de la santé mentale 
Il y a deux gros enjeux: l’école et notre santé mentale. Dans la tête des gens, nous sommes les rebelles qui ne font qu’à leur tête, mais je vous assure que ce n’est pas le cas. La santé mentale est fragile, peu importe l’âge, mais particulièrement à l’adolescence. 

Pour nous sentir mieux, nous avons besoin d’être entourés des gens qu’on aime et de nous sentir supportés. En temps de pandémie ce n’est pas évident.  Nos années d’adolescence sont mises sur pause. Et je ne vous parle par de l’école à distance qui ne favorise pas un bon apprentissage.

C’est difficile, mais montrons une bonne conscience civique et de la compassion. Ce n’est pas évident pour tout le monde, mais rappelez-vous que nous sommes tous dans le même bateau et que ce n’est qu’ensemble que nous pouvons  nous en sortir. Portez un masque, lavez-vous les mains, gardez 2 mètres de distance, évitez de toucher à tout et restez à la maison si vous toussez. Arrêtez de vous plaindre et de blâmer des générations complètes. Visez plutôt ceux qui font à leur tête.

Camille Guindon
Collège Nouvelles Frontières

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