Journée internationale des femmes

Vers la parité aux prochaines élections municipales

La Vitrine
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Y aura-t-il plus de candidates lors des prochaines élections municipales du 7 novembre prochain? Si on en juge les efforts sur le terrain et dans les coulisses, il se pourrait bien que oui

C’est en fait le souhait que formulent les organisations sur le terrain. Même si la période de mise en candidature est encore loin, les équipes s’affairent déjà à recruter d’éventuels candidats et candidates. 

Tant l’Union des municipalités du Québec (UMQ) que la Fédération québécoise des municipalités (FQM) visent à atteindre la zone paritaire, soit entre 40% et 60% de candidates féminines sur l’ensemble du Québec. Un objectif ambitieux, mais réaliste, juge Audrey Boisjoli, mairesse de Saint-Félix-de-Valois et administratrice du Comité femmes et politique municipale au sein de la FQM. 

«Nous avons créé ce comité pour accompagner les élues et accroître la représentation des femmes en politique municipale. On veut leur démontrer que leur participation est non seulement souhaitée, mais qu’elles ont autant de chances que les hommes d’être élues.»

Même son de cloche du côté de l’UMQ qui constate que la parité est encore loin dans plusieurs municipalités. À l’heure actuelle, 34,7 % des conseils municipaux sont composés de façon paritaire. Pour l’UMQ, c’est encore trop peu. 

«Oui, il y a plus de conseillères municipales, mais encore très peu de maireSses», déplore Maude Laberge, mairesse de Sainte-Martine et présidente de la Commission femmes et gouvernance de l’UMQ. De fait, seulement 18,9 % des maires au Québec sont des femmes. 

Un rôle élargi

Comment les intéresser davantage au poste d’élu? En démontrant que ce rôle s’est considérablement élargi ces dernières années et touche à beaucoup de secteurs. Pour cela, la FQM a élaboré un Guide de l’élu qui démystifie son mandat. 

«Notre guide s’adresse à tous et à toutes. Il présente les fonctions et les compétences des élus municipaux qui ont grandement évolué ces dernières années», explique Audrey Boisjoli. «Il n’y a pas que les infrastructures et la cueillette des ordures au municipal!», lance-t-elle. 

L’aménagement du territoire, la mobilité active et l’environnement prennent notamment de plus en plus de place au sein des municipalités. Ces dossiers sont souvent initiés et menés par des femmes. 

«La sphère municipale, c’est notre milieu de vie. Nous avons des mères de famille, des entrepreneures et des femmes bénévoles à la retraite qui souhaitent s’engager davantage afin d’améliorer leur milieu de vie et leur communauté», poursuit la jeune mairesse qui est actuellement en congé de maternité.

Concilier politique et famille

Comme d’autres femmes, Mme Boisjoli a eu accès à un congé de maternité, qu’elle partagera au printemps avec son conjoint. «Être une élue, oui, c’est demandant. Mais j’ai aussi l’avantage de gérer mon emploi du temps. Je peux travailler des dossiers de la maison et déléguer la mairie durant mon congé de maternité», explique la nouvelle maman qui complète son premier mandat à la tête de sa municipalité. 

Chose certaine, avant de se lancer, Mme Boisjoli a longuement discuté avec son conjoint et ses proches. «Parce que, même si c’est moi l’élue, c’est toute la famille qui est impliquée dans la vie politique.»

Rédaction : Annie Lafrance