Infirmières auxiliaires

Infirmières auxiliaires au soutien à domicile: une solution pour améliorer l’accès aux soins

Depuis six ans, l’infirmière auxiliaire Mélanie Roussel se déplace chez ses patients afin de leur offrir des soins pour le CISSS des Laurentides (Centre intégré de santé et de services sociaux). Dans un contexte de vieillissement de la population, le soutien à domicile prend de plus en plus d’importance. L’infirmière auxiliaire, autonome dans son plein champ d’exercice, devient une partenaire incontournable pour dispenser ces soins et les améliorer.

Tous les matins, l’infirmière auxiliaire se présente au bureau pour aller chercher son itinéraire de personnes à visiter. «Le nombre de patients dépend de la distance entre chacun d’eux. À Montréal, il est possible d’en rencontrer encore plus parce qu’ils sont plus près», explique la professionnelle.

Dans son travail, elle exerce plusieurs activités professionnelles, notamment les soins reliés aux traitements de plaies à la suite d’une chirurgie, des soins palliatifs, l’administration de médicaments et de l’enseignement. Plus largement, les infirmières auxiliaires peuvent, entre autres, contribuer à l’évaluation de la personne ou à la vaccination, en plus d’effectuer des prélèvements sanguins. Elles prodiguent un large éventail de soins directs aux personnes dans de nombreux secteurs, prêtant ainsi main-forte à l’ensemble de l’équipe interdisciplinaire.

Au quotidien

Dans l’exercice de ses fonctions, Mélanie Roussel rencontre des patients pour dispenser tant des soins de courte durée qu’à plus long terme, tout dépendant de l’évaluation faite par le médecin ou l’infirmière. En se rendant au domicile de ses patients, elle arrive à créer rapidement un lien avec ces derniers.

«Le soutien à domicile, c’est le plus beau secteur parce que tu n’as qu’un patient à la fois. Tu peux te concentrer et prendre le temps avec lui», décrit l’infirmière auxiliaire. Selon elle, l’ouverture et la patience comptent parmi les qualités essentielles d’une bonne infirmière auxiliaire. «Ça fait partie de notre ADN!» ajoute cette professionnelle.

«C’est tellement valorisant de prendre soin des autres! Pour les patients, tu es parfois la seule visite de la semaine. Tu es leur héros du jour. On est tellement apprécié, et ça, après 20 ans de carrière, ça fait vraiment du bien», enchaîne-t-elle.

Chemin parcouru

Au fil du temps, Mélanie Roussel a été témoin de toute l’évolution entourant sa pratique dans les différents secteurs où elle a travaillé. Aujourd’hui, elle voit d’un bon œil le chemin parcouru et a confiance que de grandes avancées attendent la profession.

«En 20 ans, mon champ d’exercice a explosé, insiste-t-elle. Le changement est en train de se faire. Notre rôle est en train d’évoluer et je vais tout faire pour continuer de m’impliquer afin que tous travaillent en harmonie», s’engage-t-elle.

Mélanie Roussel

Essentielles à la solution

En mars, le gouvernement provincial déposait son premier budget, où une attention particulière a été accordée au soutien à domicile et aux soins offerts aux aînés. L’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec (OIIAQ) a accueilli favorablement ces investissements, spécifiant tout de même l’importance d’intégrer ses membres au cœur de ces mesures.

«Nous souhaitons poursuivre notre collaboration avec le gouvernement, afin de permettre aux infirmières auxiliaires d’exercer pleinement et avec autonomie leur champ d’exercice, a soutenu la présidente de l’Ordre, Carole Grant. De cette manière, elles font partie de la solution pour contribuer à améliorer l’accès aux soins et l’efficience du réseau.»

Compétentes et disponibles

Contrairement à la réalité des autres membres de l’équipe de soins, les défis de recrutement ne touchent pas les infirmières auxiliaires. Chaque année, l’Ordre émet près de 1600 nouveaux permis et compte quelque 28 000 membres, faisant de lui le deuxième plus important en santé.

L’OIIAQ collabore d’ailleurs avec le ministère de la Santé et des Services sociaux pour favoriser l’intégration des infirmières auxiliaires au sein des équipes interdisciplinaires, dans tous les secteurs où les infirmières auxiliaires peuvent jouer leur rôle essentiel.

L’Ordre est persuadé que ses membres peuvent apporter un second souffle aux professionnels de la santé et qu’une optimisation de leur contribution permettrait d’accroître l’efficience du réseau et l’accessibilité aux soins. De cette manière, l’Ordre compte poursuivre ses efforts pour compter parmi les solutions pour offrir à la population les soins qu’elle mérite.