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Le Fonds d’aide et de relance pour entreprises et organismes francophones du sud de l’Ontario récidive

Francophonie

Le Fonds d’aide et de relance pour entreprises et organismes francophones du sud de l’Ontario récidive

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (l’AFO) et la Société de développement communautaire Prescott-Russell (SDCPR) ont lancé mardi la deuxième ronde du Fonds d’aide et de relance pour entreprises et organismes francophones du sud de l’Ontario (FAREOSO).

Cet investissement de 3 millions $ permettra aux entreprises et aux organismes du sud de la province à faire face aux répercussions de la pandémie de la COVID-19. Les petites et moyennes entreprises (PME) et les organismes francophones du sud-ouest, du centre et de l’est de l’Ontario non admissibles aux aides fédérales actuelles ou qui ont des besoins de financement continus sont particulièrement visés par le FAREOSO. Un montant maximal de 20 000$ non remboursable pourra être versé aux organismes et aux entreprises admissibles.

Saint-Jean: les chandails franco-ontariens laissés au placard

Ontario

Saint-Jean: les chandails franco-ontariens laissés au placard

Sébastien Pierroz
Sébastien Pierroz
ONFR+ / Collaboration spéciale
La Saint-Jean, voilà l’occasion habituelle pour Renée O’Neill de vendre des dizaines et des dizaines de chandails franco-ontariens. Mais cette année est compliquée en raison de l’épidémie de COVID-19. Conséquence : sa microentreprise de vêtements EnTK est confrontée à une baisse spectaculaire de ses ventes.

« D’habitude pour une année régulière, c’est une centaine de chandails vendus pour la Saint-Jean, mais là… c’est environ 15 », explique Mme O’Neill, sans perdre son optimisme.

« Dieu merci, ma boutique est virtuelle, et j’ai très peu de coûts fixes. L’entrepôt est au sous-sol. […] Grosso modo, dès que les mesures de confinement ont été annoncées, il y a eu une petite baisse des ventes. Je pense qu’il y a comme un poids de la pandémie, les gens avaient la tête ailleurs. On peut le constater dans la baisse des interactions avec notre marque sur les médias sociaux. Nous avons essayé de publier des choses plus ludiques, mais c’est le calme plat. »

L’impact de la phase 2 du déconfinement serait tout de même réel.

« Depuis quelques jours, les gens commencent à reprendre goût à la vie. Je recommence à avoir un volume plus élevé de commandes, mais c’est trop tard pour profiter de la Saint-Jean. »

La Saint-Jean et les festivals en début d’été représentent l’une des quatre périodes identifiées par Mme O’Neill où les ventes sont dynamisées.

« La période de pointe reste bien sûr la perspective de la Journée des Franco-Ontariens le 25 septembre. Entre mi-août et cette date, nous vendons durant cette période plus de la moitié de nos produits annuels. Il y a aussi un petit boom pour Noël, une petite montée en mars pour le mois de la francophonie, et donc une quatrième période pour les ventes qui est celle de la Saint-Jean et des festivals. »

Pour lire l'article dans son intégralité, rendez-vous sur le site web d'ONFR+.

Francophonie des amériques : se rapprocher pour aller plus loin ! Le tour de piste d’une ministre

Journée internationale de la Francophonie

Francophonie des amériques : se rapprocher pour aller plus loin ! Le tour de piste d’une ministre

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Une réalisation du service de la promotion
En ce 20 mars, la Journée internationale de la Francophonie bat son plein. Profitant du 50e anniversaire de la Francophonie internationale et du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui se tiendra à Québec en juin, le gouvernement du Québec, plusieurs organismes sur le terrain et 10,4 millions de locuteurs français répartis d’un océan à l’autre se sont donné le mot pour célébrer en grand notre diversité.

Pour mieux comprendre les enjeux et réalités des communautés francophones réparties sur le vaste territoire canadien, la ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Mme Sonia LeBel, s’est offert une tournée pancanadienne. Elle nous livre ici les grandes lignes d’une réflexion où la culture, l’éducation et l’économie font bonne figure.

Depuis sa nomination au sein de la CAQ, en octobre 2018, la ministre Sonia LeBel n’a pas chômé.  Son mandat débute en force au moment où Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, annonce d’importantes coupures pour une éducation en français, fermant la porte à une Université de l’Ontario français qui prévoyait pourtant accueillir jusqu’à 2000 étudiants à la fin de la décennie. «Suite à cette annonce, j’ai été impressionnée par l’ampleur de l’élan de solidarité envers les Franco-Ontariens. C’était encore plus fort au Québec», se souvient la ministre.

À l’écoute

Pour Mme LeBel, pas question d’imposer quelque politique que ce soit sans avoir pris le pouls des communautés francophones à travers tout le pays. Elle part donc en tournée à travers le Canada. «J’ai vite réalisé qu’on n’avait peut-être pas tous la même compréhension de la francophonie canadienne. C’est plus facile pour les provinces canadiennes de positionner le Québec dans la francophonie. L’inverse est plus difficile», affirme la ministre.

Question de survie 

Partout, de Vancouver aux provinces maritimes en passant par le Yukon, Winnipeg, Whitehorse, la Saskatchewan, l’Ontario et le Nunavut, la ministre a rencontré ses homologues, échangeant sur leurs réalités. «Plus on est loin du Québec, plus c’est difficile. Exister et vivre en français est encore pour certains une question de survie.» 

Sa tournée l’a menée à constater que malgré leur isolement, certaines communautés francophones affichent une vitalité culturelle extraordinaire. «C’est le rôle du Québec de les aider à maintenir cette vitalité et à la développer», affirme Mme LeBel. «Il ne faut jamais penser que ce qu’on a obtenu est acquis et par conséquent, ne jamais baisser les bras.» 

Centre de la francophonie des Amériques: Vivre (vive) la francophonie plurielle!

Journée internationale de la Francophonie

Centre de la francophonie des Amériques: Vivre (vive) la francophonie plurielle!

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Une réalisation du service de la promotion
Au Québec, plusieurs organismes en lien avec la francophonie veillent au grain ici et ailleurs pour garder le français bien vivant. Parmi eux, le Centre de la francophonie des Amériques invite chaque jour les communautés francophones des Amériques à entrer dans la danse.

La dispersion des francophones sur un vaste territoire est quelque peu problématique. Souvent isolés, comment faire pour les rapprocher? «Le Centre établit des programmes et des activités qui créent des interactions directes entre les différentes communautés francophones en Amérique et permettent à chacun de se mettre en mouvement», affirme Johanne Whittom, présidente-directrice générale du Centre de la francophonie des Amériques.

Se mettre en mouvement 

Afin d’initier le mouvement, le Centre a organisé entre autres une journée de réflexion entre jeunes francophones du Canada. «En février, nous avons rassemblé
13 Québécois de différentes régions du Québec et 14 participants du reste du Canada. Les jeunes de 18 à 27 ans ont pu échanger sur leurs réalités et réfléchir à des actions concertées favorisant le vivre ensemble», mentionne Johanne Whittom. «Au terme de ces échanges, quatre jeunes ont été identifiés pour porter le fruit de ces réflexions devant le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui se tiendra en juin.» 

Le Centre organise également un programme phare annuel. Le prochain prévu est l’Université d’été. «Bien que la date reste à confirmer, nous avons eu 250 inscriptions pour 40 participants à recruter. Ça démontre bien l’intérêt des jeunes pour une éducation en français», avance la directrice.  

Le Centre propose également un programme intitulé Mobilité des Amériques qui permet à des francophones de partager leur expertise et initier des échanges constructifs que ce soit en art ou en sciences. En décembre, le chercheur en neurodidactique Steeve Mercier a participé au séminaire ACOPROF, expliquant ses méthodes d’enseignement aux professeurs du Costa Rica. Le Centre organise aussi des rendez-vous littéraires avec des auteurs québécois échangeant par visioconférence avec des étudiants d’universités des Amériques.

Le français des réseaux sociaux: pkoi s’inquiéter?

Journée internationale de la Francophonie

Le français des réseaux sociaux: pkoi s’inquiéter?

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Textos et réseaux sociaux sont devenus des outils incontournables pour le partage de l’information. Le français y est-il à ce point malmené? Regardons de plus près ce que propose l’Office québécois de la langue française.

Au quotidien, l’usage des réseaux sociaux est devenu monnaie courante. Force est d’admettre qu’on semble s’y accorder de plus en plus de permissions avec la langue française. Parce qu’il prend la chose au sérieux, l’OQLF publiait récemment différents outils de même qu’un aide-mémoire sur les bonnes pratiques de la rédaction sur les réseaux sociaux. On y retrouve un vocabulaire bilingue question d’inciter les internautes, particulièrement les jeunes, à remplacer hashtag par mot-
clic ou surfer par naviguer, par exemple.

L’avènement des réseaux sociaux a aussi inspiré bon nombre de créations lexicales comme en témoignent les mots égoportrait et mobinaute venus récemment enrichir la langue française. Pour l’Office, il est souhaitable que les principes généraux de la rédaction web s’appliquent aussi à la rédaction des textos: respecter les règles du français, aller à l’essentiel et éviter l’écriture au son. Pkoi? Ça, c’est non! Et pourquoi? Pour l’amour du français, tout simplement!  

UNE LANGUE BIEN VIVANTE

L’OQLF tenait récemment la deuxième édition du concours de créativité lexicale où des jeunes sont invités à proposer des concepts pour lesquels il n’existe pas de terme en français. Les termes gagnants seront intégrés au grand dictionnaire de la terminologie.

Impératif français: 45 ans à bâtir l’avenir

Journée internationale de la Francophonie

Impératif français: 45 ans à bâtir l’avenir

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Impératif français célèbre en mars sa 45e année d’existence. Près d’un demi-siècle d’action pour «l’avancement» de la francophonie et de la langue française, et de solidarité tant au Québec qu’au Canada français et ailleurs.

«Nous n’avons rien à gagner avec la pensée unique, la colonisation des cerveaux et la répétition du message que l’anglais est la langue universelle, des affaires», explique le président du mouvement, Jean-Paul Perreault. «Ces valeurs banalisent et infériorisent la diversité mondiale, ici le français, dans un monde qui s’américanise et ainsi se déshumanise.» 

Regarder vers l’avant

S’il est fier du chemin parcouru, M. Perreault préfère porter un regard sur l’avenir plutôt que sur le passé. « Il faut continuer et même accentuer le rayonnement du français, ainsi que le développement et l’innovation en français », affirme-t-il. «Notre savoir-faire, notre vision et notre culture, au Québec et au Canada français, ne sont pas de vulgaires copies vides de ceux de notre voisin américain. Et ne veulent surtout pas le devenir! Le Québec et la francophonie d’ici inspirent l’Humanité. Nous sommes un modèle, une valeur ajoutée à la démocratie culturelle mondiale.»

Bien qu’il en soit le porte-étendard, Jean-Paul Perreault souligne que le mouvement Impératif français n’est pas l-’affaire d’un seul homme: c’est ensemble, à travers les interventions publiques, les manifestations culturelles et les campagnes de promotion et les interventions du public sur le terrain, que l’on agit pour faire avancer la francisation, notre vision et notre différence.  

«L’avenir appartient à tous ceux qui croient en eux, qui s’aiment en français, dont ceux qui lisent cet article», confie le président. «Si chacun s’implique pour qu’on revienne à des valeurs faisant la promotion exclusive du français dans nos universités et nos collèges et surtout dans nos médias et nos gouvernements, on en assure l’avancement, comme langue prestigieuse, influente et de travail.» 

Du nouvel arrivant au résident de souche, Jean-Paul Perreault souhaite que tous apprennent et comprennent l’importance de s’affirmer en français partout et en tout temps et se joignent au mouvement de société «Impératif français» qui en  soutient et nourrit le rayonnement. «Ensemble, on va plus loin», conclut-il.

www.imperatif-francais.org