En temps de pandémie

Investir dans son employabilité

Contenu commandité
Depuis le temps que nous nous plaignions de ne pas avoir assez de temps, la pandémie nous a permis de faire une pause pour recharger nos batteries, mais aussi pour réfléchir à notre cheminement de carrière. Pour bien des travailleurs en arrêt de travail forcé, cependant, pas question de rester à ne rien faire en attendant la fin des mesures de confinement.

Si certains chômeurs pandémiques ont rapidement trouvé un nouveau travail, d’autres ont plutôt décidé de miser sur le long terme en effectuant un retour aux études. Le gouvernement fédéral a d’ailleurs annoncé une aide de 1,5 milliard de dollars, dont 303 millions pour le Québec, afin de permettre aux travailleurs ayant perdu leur emploi d’obtenir la formation nécessaire dans un domaine où la main-d’œuvre est en demande.

Formation en ligne 
Si la formation en ligne a connu une croissance soutenue au cours de la dernière décennie, l’année 2020 a forcé les institutions d’enseignement qui n’avait pas encore pris le virage numérique à emboiter le pas. Par ailleurs, certaines universités québécoises, comme l’Université TÉLUQ qui offre 100 % de ses cours à distance depuis près de 50 ans, ont vu leurs inscriptions augmenter, de par leur expérience éprouvée pour des études à distance. Cette composante du Réseau de l’Université du Québec est spécifiquement adaptée à la réalité des étudiants adultes, souvent parents et étudiants à temps partiel

Le télétravail est un autre phénomène qui a grandement contribué à la croissance de l’enseignement à distance. Grâce aux formations asynchrones, c’est-à-dire qui ne sont pas dispensées en temps réel, de nombreux employés ayant accès au matériel informatique fourni par leur employeur à leur domicile en profitent pour s’inscrire à des cours, qu’ils peuvent suivre dans leur temps libre.

La plupart des employeurs encouragent d’ailleurs leur personnel à acquérir de nouvelles connaissances et aptitudes, car ils en sont les premiers à en bénéficier. Dans bien des cas, c’est l’employeur qui paie pour la formation, puisque la loi sur les compétences oblige les entreprises dont la masse salariale est supérieure à 2 millions à investir un minimum de 1 % de celle-ci dans la réalisation d’activités de formation.

Je le fais pour moi !
Si votre employeur n’est pas concerné par cette mesure, peut-être devriez-vous songer tout  même à suivre des cours afin de cultiver votre employabilité ? Selon l’Organisation internationale du travail, l’employabilité est « l’aptitude de chacun à trouver et à conserver un emploi, à progresser au travail et à s’adapter au changement tout au long de la vie professionnelle ». À la vitesse où le monde du travail change de nos jours, cela signifie de constamment se tenir à jour dans son domaine.

Une nouvelle formation pourra également vous aider à obtenir de l’avancement au sein de votre entreprise ou encore à dénicher un nouvel emploi mieux rémunéré. C’est parfois le petit plus qui vous permettra de vous distinguer des autres candidats potentiels.