Finances personnelles

Choisir des stratégies payantes

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Une stratégie possible entre 65 ans et 70 ans, c’est de décaisser une partie de ses REER tout en repoussant le moment des prestations de la Régie des rentes du Québec et de la pension de la sécurité de vieillesse du Canada (PSV).

«Si la personne peut se permettre des revenus suffisants avec ses REER pendant cinq ans, les deux rentes gouvernementales seront bonifiées de 42% pour la RRQ et de 36% pour la PSV, explique-t-il. À 70 ans, la personne aura moins de REER et de FERR, mais les pensions gouvernementales seront bonifiées tout en sachant que ces revenus-là sont indexés à vie. Si la personne vit jusqu’à 100 ans, il n’y aura pas autant de fonds dans son FERR, mais les deux pensions gouvernementales seront plus élevées,» explique Jean-Sébastien Jutras.

Dans le cas d’une personne de moins de 65 ans, qui a des revenus de retraite, mais qui peut encore cotiser dans ses REER, elle devrait le faire. «Tout dépendra du taux d’imposition de ce contribuable et de sa capacité de contribuer dans un REER, car cela lui permettra des économies sur l’impôt à payer. Si cette personne économise quelques centaines de dollars qu’elle repayera plus tard, c’est une belle occasion à envisager. Mieux encore, si elle place son argent dans un CELI qui lui rapportera des intérêts.»

Bénéficier des crédits d’impot 

À son avis, pouvoir utiliser les REER et le CELI pour le décaissement permet à la personne de bénéficier des crédits d’impôt fédéraux à l’âge de 65 ans. Si elle a besoin de 40000$ brut, le plus intéressant serait peut-être de prendre 37000$ dans les REER et la balance dans CELI pour ne pas perdre différents crédits d’impôt comme le crédit en raison de l’âge pour les 65 ans et plus qui est imputé lorsque le contribuable a plus de 37000$ de revenu. Le décaissement des REER est imposable, mais l’argent du CELI ne l’est pas. On peut même dire que le CELI est le seul paradis fiscal légal au Canada. Il faut user d’une bonne stratégie pour ses décaissements, soutient M. Jutras.

Parmi les options à envisager à quelques années de la retraite, M. Jutras juge qu’il peut être très intéressant de cotiser à un REER du Fonds de solidarité FTQ (crédit d’impôt additionnel de 30%) ou du Fondaction CSN (crédit d’impôt additionnel de 35%). 

Selon le spécialiste, plus la planification de la retraite commence jeune, mieux la personne aura le contrôle de ses revenus à la retraite. Cette planification financière fait partie des services offerts par toutes les institutions financières. Mieux vaut en profiter le plus tôt possible, estime-t-il.