A.Y. Jackson (1882-1974) Summer Pangnirtung, Baffin Island, v. 1930 Huile sur toile, 53.7 x 66.5 cmmmmm Don du Dr et Mme Max Stern, Galerie Dominion, Montréal Collection McMichael d’art canadien 1979.26.4
A.Y. Jackson (1882-1974) Summer Pangnirtung, Baffin Island, v. 1930 Huile sur toile, 53.7 x 66.5 cmmmmm Don du Dr et Mme Max Stern, Galerie Dominion, Montréal Collection McMichael d’art canadien 1979.26.4

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Exposition sur le Groupe des Sept

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Il y a 100 ans naissait l’art typiquement canadien. Le 7 mai 1920, l’Art Gallery of Toronto (aujourd’hui le Musée des beaux-arts de l’Ontario ou Art Gallery of Ontario) lançait une exposition qui allait révolutionner l’art au Canada.

Des peintures audacieuses aux couleurs éclatantes, mettant en vedette des paysages sauvages canadiens… Jamais on n’avait dépeint la nature du Canada de cette façon! Pour la première fois, des artistes de chez nous apportaient un regard nouveau, de nouvelles techniques, bref une façon de faire se détachant des grandes écoles européennes. La tradition créative de l’art canadien était née. 

La contribution du Groupe des Sept, nom donné au regroupement des créateurs derrière ce nouveau mouvement, se répercute encore aujourd’hui. Afin de rendre hommage à l’influence de ces artistes, une exposition virtuelle a été développée dans le cadre du Centenaire du Groupe des Sept. C’est l’occasion unique de plonger au cœur d’œuvres exceptionnelles.

Qui est le Groupe des Sept? 

Ses membres fondateurs sont Franklin Carmichael, Lawren Harris, A.Y. Jackson, Frank Johnston, Arthur Lismer, J.E.H. MacDonald et Frederick Varley. Tom Thomson, qui appartenait à ce petit cercle d’artistes et que l’on associe étroitement au Groupe des Sept, est décédé en 1917, avant la formation et le baptême du groupe en 1920. Il a néanmoins été une source d’inspiration pour ce collectif d’artistes canadiens.

Tous les membres fondateurs du Groupe des Sept, à l’exception de Lawren Harris et A.Y. Jackson, ont travaillé à Toronto pour la société publicitaire Grip Ltd.

Lawren S. Harris Le phare de Pointe-au-Père, 1930 Huile sur toile, 107.9 x 128.1 cm Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa Don de l’artiste, Vancouver, 1960 Photo : MBAC

Animés par une vision commune

Lorsque les membres éventuels du Groupe des Sept se rencontrent au début du 20e siècle, le Canada vit de grandes transformations économiques, politiques et sociales. Stimulés par ce nationalisme, ils en concluent que le domaine des arts doit lui aussi avoir sa propre expression. 

Dans leur recherche artistique, ils s’inspirent de postimpressionnistes comme Van Gogh et Gauguin, mais aussi d’une exposition d’art contemporain scandinave. Le traitement des rudes paysages de ce coin du globe les stimule à interpréter à leur tour les paysages du Canada autrement.  

Capturer la beauté des paysages sauvages 

Les membres du Groupe des Sept étaient de réels amoureux de la nature. Ils ont participé à de nombreuses expéditions, notamment dans le nord de l’Ontario, à la recherche de paysages sauvages pour peindre sur le motif, c’est-à-dire en ayant sous les yeux ce que l’on souhaite représenter.

Leur première exposition ne fait toutefois pas l’unanimité. L’élite artistique en place considère qu’il est impossible de peindre les paysages du Nord canadien et qu’ils sont trop sauvages pour constituer un sujet d’intérêt. Mais la grande habileté du groupe à se mettre en valeur contribue à promouvoir leur vision, leurs œuvres et leur mouvement artistique. Après cette exposition, le Groupe des Sept commencera à se présenter et à s’affirmer comme une école nationale de peintres paysagistes.

À lire la semaine prochaine : l’influence historique et artistique du groupe.

www.centenairegroupedessept.ca