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Des jeunes nous parlent

Si j’étais ministre...

Si le ministre de l’Éducation était devant vous, quelle principale question lui poseriez-vous ? Ou si vous étiez le ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous en premier ?

Q Le ministre de l’éducation est devant vous. Vous lui dites quoi ?

R Que les gens moins fortunés et de classe moyenne devraient pouvoir se payer des études postsecondaires sans se ruiner. Peut-être établir un montant fixe, établi selon le revenu. Les « pauvres » paient un certain montant, la classe moyenne un autre et les plus riches un montant plus élevé.

R Que les enseignants devraient avoir plus de liberté et de latitude dans leurs classes. C’est dommage que les profs doivent suivre un curriculum strict. Ils devraient pouvoir adapter leurs cours selon leur style d’enseignement, mais aussi au genre d’élèves à qui ils enseignent. Les élèves apprécient particulièrement leur prof d’histoire, qui commence chaque cour en leur parlant d’actualités. 

R Que les salles de classe et l’enseignement en général devraient évoluer avec les technologies qui sont offertes. Fournir des tablettes électroniques par exemple. Il n’est pas normal que tout se fasse encore avec des manuels. Présentement il y a des livres avec des codes numériques, mais comme le code change tous les ans, ça crée plus de dépenses pour les parents. 

Des jeunes nous parlent

École secondaire Sieur-de-Coulonge : Un joyau francophone au cœur du Pontiac

Entre les murs de cette école, tout le monde se connaît et l’on ressent immédiatement la passion de tous ceux qui y œuvrent. Pourtant, l’école a une réalité particulière ; elle est la seule école secondaire francophone du Pontiac et dessert 18 communautés, dans un environnement majoritairement anglophone.

Ce qui peut être vu comme une difficulté à surmonter est au contraire, prise comme un beau défi à relever par la directrice Julie Martin et son équipe. Mme Martin est en quelque sorte la maman de cette grande famille de 265 élèves, 24 professeurs et près d’une dizaine d’autres intervenants qui l’épaulent dans son objectif de répondre aux besoins de chaque élève. 

Construction identitaire

Amener les élèves à atteindre leur plein potentiel en les qualifiant selon leur parcours particulier dans une langue qui n’est pas toujours la leur, telle est la mission de Sieur-de-Coulonge. L’école met plusieurs initiatives en branle pour amener les élèves à être fiers d’être francopontissois et a d’ailleurs remporté plusieurs prix. La direction et les enseignants comprennent toutefois que les réalités francophones et anglophones se côtoient à l’extérieur et qu’il importe d’être ouverts aux deux cultures. 

L’avantage d’une petite école est certes le service aux élèves qui est personnalisé, mais surtout une équipe prête pour les guider dans la meilleure voie possible pour eux. Certains obtiendront leur diplôme dans le programme régulier, d’autres se dirigeront vers la formation professionnelle et certains partiront avec un autre type de certification. 

Professeure et professionnelle

Mme Nathalie Boisvert enseigne la musique et les arts plastiques dans cette école secondaire. Originaire du Pontiac, elle a fait ses études en trompette au Conservatoire de Gatineau et fait partie du groupe Disco Fever Experience. Elle apporte donc son expertise et son expérience aux jeunes étudiants.

En enseignant aux élèves à jouer d’un instrument elle leur inculque le dépassement de soi et plusieurs autres valeurs telles que la coopération, l’autonomie et la sensibilité. « Ici, les élèves apprennent des choses qu’ils vont pouvoir utiliser le reste de leur vie », affirme Mme Boisvert. 

Selon elle, encourager les élèves à prendre part aux activités dans l’école les incite à ne pas décrocher et les motive à poursuivre leurs études. Elle cite en exemple le concert de fin d’année qui est source de motivation l’année durant et où les jeunes ont leur moment de gloire et se sentent valorisés.