Des jeunes nous parlent

Si j’étais ministre...

Si le ministre de l’Éducation se trouvait devant vous, quelle question lui poseriez-vous en premier ? Et si vous étiez vous-même ministre de l’Éducation, quelle serait votre première décision ?

Q Le ministre de l’Éducation est ici devant vous. Vous lui dites quoi ?

R Qu’il forme ou recrute plus de spécialistes capables d’aider les élèves en difficulté, notamment ceux et celles qui présentent des signes de dyslexie ou d’autres troubles de l’apprentissage, pour leur offrir un parcours individualisé. Les ressources existantes sont insuffisantes, et les élèves concernés ont beau déployer tous les efforts voulus de leur côté, ce n’est pas assez. Il leur faut de l’aide spécialisée, et ça presse.

R Qu’il fasse comprendre aux gens qu’au-delà d’un diagnostic de TDAH, il y a un élève. Ça ne donne rien de les étiqueter : il faut les soutenir et les traiter comme des élèves à part entière qui, eux aussi, veulent réussir. Il faut leur donner des outils et cesser de les ostraciser. 

R On limite au minimum les réformes et modifications aux programmes d’étude, qui ne font que déstabiliser et « mélanger » les élèves. On supprime aussi les examens. 


Le programme d’enseignement est trop uniforme. On devrait l’adapter au lieu de mettre tout le monde dans le même moule.
Angélique Lafrenière, secondaire 4

Q Vous êtes nommé ministre de l’Éducation. Vous faites quoi ?

R On met tout en œuvre pour que les élèves se sentent bien à l’école, par exemple, en disposant un peu partout des plantes qui purifient l’air, en mettant de la couleur sur les murs – trop ternes – de l’école et en faisant servir des repas santé à la cafétéria.

R On exempte les personnes âgées de la taxe scolaire. 

R On fait installer de nouveaux modules de jeux pour les élèves du primaire dans la cour de l’école. 

R On diversifie les activités offertes aux élèves du secondaire et on étend le second service de transport au-delà du centre-ville de Gracefield, de sorte que les élèves vivant sur les « chemins de côtés » puissent eux aussi en bénéficier. Ces derniers sont laissés pour compte à l’heure actuelle.

R Plutôt que d’encourager uniquement les sports, on crée des programmes d’arts visuels, d’art dramatique et de musique qui permettront aux élèves créatifs de développer leurs talents. 

R On tâche d’améliorer les conditions de travail des enseignants, qui influent nécessairement sur la qualité de vie des élèves.plus tard également. 


Il y a beaucoup de musiciens talentueux à Gracefield. Ça serait bien que notre école offre un programme de musique.
Arianne Crêtes, secondaire 3