Des jeunes nous parlent

Si j’étais ministre...

Quelles devraient être les préoccupations du ministre de l’Éducation? Nous avons posé la question aux élèves.

Q Le ministre de l’Éducation se trouve ici devant vous. Que lui recommandez-vous ? 

R D’accorder plus d’importance à la formation professionnelle, qui est laissée pour compte à l’heure actuelle si on la compare aux formations collégiale et universitaire. Il faudrait non seulement s’assurer qu’elle est mieux reconnue, mais aussi élargir l’offre de programmes d’études pour répondre aux besoins des personnes manuelles. En développant le secteur de la formation professionnelle, on aiderait les gens qui aiment travailler de leurs mains à atteindre leurs objectifs de carrière.

R De préparer les élèves du secondaire à la « vraie vie » en intégrant au programme d’études de la formation sur les taxes et les impôts, par exemple, voire sur les régimes de retraite et les placements. À moins d’avoir été entourés de personnes qui les ont sensibilisés à ces questions, les jeunes qui se retrouvent sur le marché du travail après le secondaire n’ont reçu aucune forme d’éducation financière. 

R De mettre tout en œuvre pour que chaque poste d’enseignant soit confié à un pédagogue dûment formé qui maîtrise l’éventail d’outils, notamment informatiques, que ses élèves seront appelés à utiliser en classe et dans leur métier. Quand les élèves doivent se familiariser avec un système numérique donné dont leur enseignant n’a jamais entendu parler, ils doivent s’en remettre à leur sens de la débrouillardise pour continuer de progresser. Aussi, si leur enseignant est avant tout un ancien cadre d’usine, et non un pédagogue, il est possible que cela affecte la qualité de la formation. 


On finance le perfectionnement des professeurs, qui devraient demeurer au courant des plus récentes percées technologiques.
Ismaël Girard-Youssouf, soudage-montage, 2e année

Q Vous êtes nommé ministre de l’Éducation. Que faites-vous ? 

R On s’assure de mettre à jour régulièrement les manuels de formation de sorte qu’ils témoignent des avancées technologiques récentes, que ce soit en électricité, en chauffage ou en électromécanique. Souvent, l’enseignant admet d’entrée de jeu que le manuel officiel du cours est désuet. Certains manuels datent de 10 ou 12 ans ! 

R On mobilise les ressources financières voulues pour doter les centres de formation professionnelle d’équipements de pointe afin que les diplômés soient adéquatement outillés pour s’adapter à l’évolution rapide des technologies une fois propulsés sur le marché du travail. Les centres de formation professionnelle doivent être des lieux d’innovation, et leurs installations doivent être représentatives de ce qui se fait en entreprise.