Des jeunes nous parlent

Dix thèmes et enjeux qui nous touchent

Nous avons demandé aux jeunes de s’exprimer à bâtons rompus sur une dizaine de thèmes qui les préoccupent. Voici ce qu’ils avaient à dire…

L'amitié

Selon les élèves, l’amitié repose sur le respect et la confiance. Un véritable ami t’accepte comme tu es, ouvre ton esprit à la différence et, pour citer Emy, « te permet de faire des folies. » Mais attention : l’amitié, c’est très fragile. « On pardonne », explique Samantha Barette (sec. 4), « mais on n’oublie pas. »

La famille

Qu’ils viennent d’une famille « conventionnelle » ou reconstituée, la majorité des élèves sont du même avis : ce qui distingue la famille des amis, c’est le lien inaltérable qui les unit à leurs parents, frères et sœurs. « On a beau se chamailler », explique Gabriel Pétrin (sec. 1), « on finit toujours par se réconcilier. »

Les réseaux sociaux

Les jeunes critiquent ouvertement les réseaux sociaux, qui peuvent selon eux créer une dépendance et nuire aux amitiés. « Mieux vaut se dire les vraies choses en personne », avance Sabrina Breton (sec. 1), « car les textos, ça cache l’émotion. » Mégane Lachapelle (sec. 2) admet avoir de meilleures relations avec ses amis depuis qu’elle a brisé son cellulaire !

L'argent

Plusieurs filles travaillent et économisent dans un but précis, comme aller au cégep. Elles savent que l’argent est durement gagné et qu’il faut être prévoyant. Mais qu’en est-il des garçons ? « J’ai trois amis garçons qui travaillent », dit Emy Pelletier (sec. 5), « et deux d’entre eux dépensent tout leur argent dans leur camion. »

L'intimidation

Selon les élèves, ce phénomène touche peu leur école, car c’est un petit milieu. « On se parle ! », expliquent Gabriel Pétrin (sec. 1) et Sabrina Breton (sec. 1). Mais est-ce suffisant ? « C’est impossible qu’il n’y ait pas d’intimidation », croit Louise Charbonneau (sec. 5). « C’est simplement caché. » La moitié des jeunes avouent effectivement avoir subi de l’intimidation !

L'immigration

S’ils estiment tout à fait normal que l’on aide les nouveaux arrivants, les élèves interviewés se disent néanmoins irrités par la place accordée à l’immigration dans la presse et aux nouvelles. « J’adore les immigrants », précise Samantha Barette (sec. 4), « mais je trouve injuste qu’on ne parle que de ça dans les médias. »

L'environnement

Plusieurs élèves disent y avoir été sensibilisés à l’école, notamment grâce aux projets de jardin suspendu et d’entretien des plantes à la bibliothèque. Ils ne se gênent pas pour sermonner leurs parents et amis sur l’importance du recyclage ! « Ça m’insulte de voir les gens jeter leurs déchets par terre », avoue Rose-Marie Guénette (sec. 5).

La politique québécoise

Lorsqu’on les questionne sur la politique québécoise, plus de la moitié des jeunes se disent très peu informés, et beaucoup admettent qu’ils écoutent les nouvelles uniquement à cause de leurs parents. Pourquoi ce désintérêt ? Parce que l’on ne parle jamais de leur région, et parce que les journalistes ne font que critiquer le gouvernement.

L'autorité

Pour les jeunes, l’autorité doit s’exercer dans le respect. Leur bête noire ? Le manque de logique, ou le « Fais ce que je dis, pas ce que je fais. », qui n’a rien de convaincant. L’avantage d’établir des rapports d’autorité sains ? « Les élèves ont de meilleurs résultats scolaires », nous assure Angélique Lafrenière (sec. 4). 

La politique internationale

Bien que les élèves interrogés ne s’intéressent pas vivement à la politique québécoise, ils semblent en avoir long à dire sur le président des États-Unis, dont ils suivent les péripéties, peut-être bien malgré eux, sur les médias sociaux. Il n’y a donc pas que les adultes qui soient bombardés de nouvelles sur M. Trump !