Des jeunes nous parlent

Divers cheminements, une seule destination : la réussite

Choisir un domaine d’études postsecondaires, ce n’est pas toujours évident. Ça l’est encore moins dans une région où la variété de programmes d’études est phénoménale, et où les trajectoires collégiale ou universitaire sont fortement encouragées. Certains tentent les cours réguliers avant de se tourner vers la formation professionnelle.

Trouver sa voie

Antoine Julien et James Kent, élèves de 2e année en Électromécanique de systèmes automatisés et en Techniques d’usinage, respectivement, en savent quelque chose. « J’ai touché au cégep et au génie mécanique », raconte Antoine, « et ça ne m’a vraiment pas allumé. C’était trop théorique. » James a connu une trajectoire semblable : « J’ai passé par le génie mécanique à l’université avant de constater que ce n’était pas assez hands on », explique-t-il. « Quand j’ai vu ce qu’on offrait ici, ça a piqué ma curiosité. » Si James pense avoir trouvé le domaine qui lui convient, Antoine avoue pour sa part vouloir explorer d’autres secteurs dans le futur pour satisfaire sa curiosité. « J’adore les DEP, parce qu’ils nous permettent de toucher à plusieurs formations. Il y a plein de choses qui m’intéressent. » 


« Avant de goûter à la mécanique, je ne savais pas trop ce que je voulais faire. Je sais aujourd’hui que même si les voitures continuent de se numériser, on aura toujours besoin de mécaniciens. »
Zachary Boucher-Lalonde : élève de 2e année, mécanique automobile

Persévérer malgré l’adversité

La stabilité au foyer contribue naturellement au succès scolaire des jeunes, mais il n’est pas impossible de tracer son chemin vers le succès sans l’avoir connue. Alexandre Thibaudeau, élève de 1re année en Carrosserie, avoue avoir été exposé à l’alcoolisme en grandissant. « Si j’ai un enfant », affirme-t-il, « il est certain que je ne le ferai pas évoluer dans un milieu nuisible ou qui le ralentit. Je ferai tout pour encourager son développement. » 

Maxime Lefebvre, élève de 2e année en Plomberie et chauffage, est originaire du Témiscamingue. Son départ pour l’Outaouais a été une épreuve. « C’est évidemment difficile d’être loin de ma famille, parce qu’on a toujours été très proche, mais comme j’aime ce que je fais, ça facilite la séparation. » Les circonstances n’ont sans doute pas facilité leur cheminement, mais leur ont manifestement donné un certain aplomb. Aujourd’hui, Alexandre se dit « solide » et Maxime trouve que l’Outaouais est une très belle région.


« Dans le secteur des métiers spécialisés, la certification est beaucoup plus importante qu’autrefois. Sans carte de compétence, c’est beaucoup plus difficile de faire sa place. »
Maxime Lefebvre, élève de 2e année, plomberie et chauffage

Garder confiance

Ce qu’il y a de frappant chez les jeunes que nous avons rencontrés, c’est la lucidité avec laquelle ils envisagent leur avenir professionnel. Loin d’avoir intériorisé le discours éculé jadis véhiculé sur le fameux DEP, ils ont tout pour devenir de véritables champions de leur domaine respectif, car ils réalisent pleinement la valeur de la théorie et des compétences qu’ils sont en train d’acquérir, surtout dans le contexte de pénurie actuel. Ils savent qu’ils sont des candidats recherchés. Cela dit, ils sont aussi très conscients de l’écart qui existe entre l’école et la réalité. Futur carrossier, Alexandre ne cache pas qu’il redoute les exigences de productivité auxquelles il devra satisfaire dès sa sortie de l’école. Même son de cloche chez Jérémy Blouin-Lecours, élève de 2e année en Électromécanique de systèmes automatisés, qui dénonce la logique « profit, profit, profit » auquel doivent obéir les entreprises.