Vue générale du Centre de formation professionnelle de l’Outaouais

Des jeunes nous parlent

Centre de formation professionnelle de l’Outaouais

Sis au cœur du complexe Asticou, derrière l’École de la fonction publique du Canada, le CFP de l’Outaouais ne forme pas des fonctionnaires, mais une toute autre catégorie de professionnels : des travailleurs manuels qualifiés dont la région a cruellement besoin.

Dans une région connue pour abriter une concentration extrêmement élevée de fonctionnaires fédéraux et d’universitaires fortement diplômés, le CFP de l’Outaouais poursuit un mandat unique : stimuler le développement économique de la région en formant une main-d’œuvre compétente dans une douzaine de programmes. 

Une trajectoire à valoriser

Longtemps considérée comme une avenue de dernier recours réservée aux élèves académiquement moins performants, la formation professionnelle a pris du galon, et ce, pour d’excellentes raisons. En plus d’ouvrir la voie à une variété incroyable de métiers passionnants, elle garantit ce que peu de programmes collégiaux ou universitaires peuvent offrir : un taux de placement phénoménal et des salaires alléchants au terme d’environ 1 800 heures de cours. Elle comporte un autre immense avantage : celui d’inculquer aux jeunes une éthique de travail. « Le savoir-être est au cœur de l’enseignement », explique Mathieu Cousineau, enseignant en Techniques d’usinage, « et les étudiants apprennent à se comporter adéquatement en milieu de travail. » 


Aujourd’hui en Outaouais, tout élève qui s’investit dans sa formation peut trouver un emploi intéressant et bien rémunéré au terme de son programme. Il lui suffit de saisir les occasions quise présentent.
Mathieu Cousineau : enseignant en Techniques d’usinage

Des besoins à combler

Des 69 métiers parmi les plus recherchés en Outaouais, 41 % exigent une formation professionnelle. Pourtant, la proportion d’élèves qui choisissent cette avenue demeure si faible dans la région, que certains établissements ont dû baisser les bras. Comme le rappelle M. Cousineau, « La Cité collégiale, le Collège d’Alfred et le Collège Algonquin ont tous fermé leur programme de fabrication mécanique faute d’inscriptions. La plupart des gens confondent encore l’usinage avec le travail en usine. » Si ce constat peut désespérer plus d’un employeur en quête d’une relève, M. Cousineau tient toutefois à nous rassurer : « Tous les jeunes qui ont participé à l’initiative Élève d’un jour dans mon secteur se sont inscrits au programme par la suite. » Les préjugés sont peut-être persistants, mais la visite des installations a tôt fait de les réduire en pièces. 

Une clientèle résolue

Le CFP compte quelque 700 élèves d’horizons variés : des élèves fraîchement sortis du secondaire y côtoient des retraités quinquagénaires et des élèves étrangers. Les jeunes que nous avons rencontrés sont toutefois d’un autre type : âgés de 17 à 26 ans, ils ont déjà intégré le marché du travail, voire étudié une session ou deux au cégep ou à l’université. Quel que soit leur programme, ils affichent tous la même passion pour leur métier et le même désir de réussir.