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Des jeunes nous parlent

Centre de formation professionnelle de l’Outaouais

Sis au cœur du complexe Asticou, derrière l’École de la fonction publique du Canada, le CFP de l’Outaouais ne forme pas des fonctionnaires, mais une toute autre catégorie de professionnels : des travailleurs manuels qualifiés dont la région a cruellement besoin.

Dans une région connue pour abriter une concentration extrêmement élevée de fonctionnaires fédéraux et d’universitaires fortement diplômés, le CFP de l’Outaouais poursuit un mandat unique : stimuler le développement économique de la région en formant une main-d’œuvre compétente dans une douzaine de programmes. 

Une trajectoire à valoriser

Longtemps considérée comme une avenue de dernier recours réservée aux élèves académiquement moins performants, la formation professionnelle a pris du galon, et ce, pour d’excellentes raisons. En plus d’ouvrir la voie à une variété incroyable de métiers passionnants, elle garantit ce que peu de programmes collégiaux ou universitaires peuvent offrir : un taux de placement phénoménal et des salaires alléchants au terme d’environ 1 800 heures de cours. Elle comporte un autre immense avantage : celui d’inculquer aux jeunes une éthique de travail. « Le savoir-être est au cœur de l’enseignement », explique Mathieu Cousineau, enseignant en Techniques d’usinage, « et les étudiants apprennent à se comporter adéquatement en milieu de travail. » 

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Cinq thèmes et enjeux qui nous touchent

Nous avons sondé les jeunes pour connaître leur point de vue sur cinq thèmes qui les touchent au quotidien et qui influent sur leur cheminement. Voici ce qu’ils nous ont dit…

Le marché du travail

Les élèves interviewés sont pleinement conscients de la pénurie de main-d’œuvre qui touche actuellement un grand nombre de métiers spécialisés, et la grande majorité d’entre eux ont bon espoir de trouver facilement un poste intéressant et bien rémunéré au terme de leurs études. Cette abondance de débouchés est évidemment l’une des raisons pour lesquelles ils ont choisi la formation professionnelle. Leur confiance n’a d’égale que leur ambition : plus de la moitié d’entre eux rêvent de démarrer leur propre entreprise ! Cela dit, ils demeurent réalistes : la carte de compétences constitue peut-être un passeport vers une profession donnée, mais ce sont les aptitudes concrètes déployées sur le terrain qui déterminent l’issue du voyage. 

La famille

Pour plusieurs des jeunes interrogés, la famille reste le point d’ancrage : leurs parents les soutiennent dans leurs aspirations professionnelles, préoccupés avant tout par le bonheur et l’épanouissement de leur enfant. La majorité d’entre eux habitent toujours chez leurs parents. James Kent, élève de 2e année en Techniques d’usinage, avoue avoir réintégré le nid familial après l’avoir quitté un an pour étudier l’ingénierie à Montréal. D’autres, comme Ismaël Girard-Youssouf, élève de 2e année en Soudage‑montage, ont vécu une autre réalité familiale. « Ma mère m’a eu très jeune », raconte-t-il, « alors j’ai été élevé par mes arrière-grands-parents et mes grands-parents, qui m’ont inculqué de bonnes valeurs. »

La conciliation études‑travail‑famille

Suivre une formation professionnelle exige un talent d’équilibriste. Entre les cours à temps plein, les nombreuses heures de pratique en atelier, l’étude et le travail, maintenir une vie sociale est un exercice périlleux. Leur avenir dans la profession de leur choix étant fonction du dévouement dont ils font preuve à l’école, ils doivent établir clairement leurs priorités et faire appel à la compréhension de leurs proches. Leurs sacrifices sont donc à la mesure de leur désir de réussir. « Je travaille six jours par semaine », explique Alexandre Thibaudeau, élève de 1re année en Carrosserie, « alors lorsque j’ai un peu de temps, j’en profite pour faire la tournée de mes amis. »

L'argent

Bien qu’ils subviennent déjà à une partie de leurs besoins, la majorité des jeunes que nous avons rencontrés disent parvenir à joindre les deux bouts. Si l’argent ne leur apparaît pas comme une fin en soi, ils en connaissent très bien la valeur et investissent sciemment dans leur avenir. « Quand je vais me lancer dans le métier », explique Zachary Boucher‑Lalonde, en 2e année de Mécanique automobile, « j’aurai besoin d’un coffre à outils de 25 000 $. Ça ne s’accumule pas d’un coup. » Antoine Julien, élève de 2e année en Électromécanique de systèmes automatisés, a choisi d’utiliser l’héritage de son grand-père pour financer ses études. 

La politique québécoise

Les jeunes que nous avons interrogés avouent ne pas suivre la politique québécoise. D’ailleurs, bien qu’ils arrivent à nommer le premier ministre du Canada et le président des États-Unis, ils ignorent qui est le premier ministre du Québec. Comment expliquer cette situation ? Faut-il blâmer les parents, le milieu scolaire ou la société en général pour cette indifférence manifeste des jeunes ? Leur manque d’intérêt surprend, surtout si l’on écoute leurs observations pertinentes et variées sur ce que devrait faire le gouvernement provincial en matière d’éducation... 

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Divers cheminements, une seule destination : la réussite

Choisir un domaine d’études postsecondaires, ce n’est pas toujours évident. Ça l’est encore moins dans une région où la variété de programmes d’études est phénoménale, et où les trajectoires collégiale ou universitaire sont fortement encouragées. Certains tentent les cours réguliers avant de se tourner vers la formation professionnelle.

Trouver sa voie

Antoine Julien et James Kent, élèves de 2e année en Électromécanique de systèmes automatisés et en Techniques d’usinage, respectivement, en savent quelque chose. « J’ai touché au cégep et au génie mécanique », raconte Antoine, « et ça ne m’a vraiment pas allumé. C’était trop théorique. » James a connu une trajectoire semblable : « J’ai passé par le génie mécanique à l’université avant de constater que ce n’était pas assez hands on », explique-t-il. « Quand j’ai vu ce qu’on offrait ici, ça a piqué ma curiosité. » Si James pense avoir trouvé le domaine qui lui convient, Antoine avoue pour sa part vouloir explorer d’autres secteurs dans le futur pour satisfaire sa curiosité. « J’adore les DEP, parce qu’ils nous permettent de toucher à plusieurs formations. Il y a plein de choses qui m’intéressent. » 

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Si j’étais ministre...

Quelles devraient être les préoccupations du ministre de l’Éducation? Nous avons posé la question aux élèves.

Q Le ministre de l’Éducation se trouve ici devant vous. Que lui recommandez-vous ? 

R D’accorder plus d’importance à la formation professionnelle, qui est laissée pour compte à l’heure actuelle si on la compare aux formations collégiale et universitaire. Il faudrait non seulement s’assurer qu’elle est mieux reconnue, mais aussi élargir l’offre de programmes d’études pour répondre aux besoins des personnes manuelles. En développant le secteur de la formation professionnelle, on aiderait les gens qui aiment travailler de leurs mains à atteindre leurs objectifs de carrière.

R De préparer les élèves du secondaire à la « vraie vie » en intégrant au programme d’études de la formation sur les taxes et les impôts, par exemple, voire sur les régimes de retraite et les placements. À moins d’avoir été entourés de personnes qui les ont sensibilisés à ces questions, les jeunes qui se retrouvent sur le marché du travail après le secondaire n’ont reçu aucune forme d’éducation financière. 

R De mettre tout en œuvre pour que chaque poste d’enseignant soit confié à un pédagogue dûment formé qui maîtrise l’éventail d’outils, notamment informatiques, que ses élèves seront appelés à utiliser en classe et dans leur métier. Quand les élèves doivent se familiariser avec un système numérique donné dont leur enseignant n’a jamais entendu parler, ils doivent s’en remettre à leur sens de la débrouillardise pour continuer de progresser. Aussi, si leur enseignant est avant tout un ancien cadre d’usine, et non un pédagogue, il est possible que cela affecte la qualité de la formation. 

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École primaire et secondaire Sacré-Cœur : Une communauté entière endosse la réussite scolaire

Dès que l’on franchit le portail de Sacré-Cœur, le constat est clair. Ici, on est plus qu’à l’école : on est en famille. Des jeunes de la première année au cinquième secondaire y évoluent dans une ambiance de franche camaraderie, sous le regard bienveillant d’une équipe passionnée qui ne recule devant aucun projet pour stimuler tout ce beau monde et l’amener plus loin dans son apprentissage.

Comme d’autres collectivités rurales, la communauté de Gracefield doit relever divers défis et lutter notamment contre la précarité. « La scolarisation des enfants n’a pas toujours été une priorité pour les parents », explique Vicky Veilleux, enseignante de mathématiques et de sciences. Mais les choses ont changé, et l’École Sacré-Cœur y est pour quelque chose. 

« Il y a sept ans », rappelle Mme Veilleux, « les jeunes ne pouvaient pas terminer leur secondaire ici. Ils devaient s’exiler à Maniwaki. Depuis que nous avons instauré une classe de cinquième secondaire, le taux de diplomation est passé de 15 % à 90 %. »

Un appui croissant de la communauté

Ce succès ne laisse pas la communauté indifférente. À la plus récente collation des grades, où une quarantaine d’élèves – du jamais vu dans l’histoire de Sacré-Cœur – ont reçu leur diplôme, des bourses totalisant 14 500 $ ont été remises aux finissants. Selon Mme Veilleux, les gens d’affaires ont voulu montrer leur appui aux jeunes. « Ils sont derrière eux », ajoute-t-elle. « Et naturellement, ils veulent assurer la relève. » 

Pour une école qui fait figure de moteur dans le cheminement des jeunes vers le marché du travail ou les études supérieures, ce soutien témoigne du changement de mentalité qui s’opère lentement, mais manifestement, dans la collectivité.

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Dix thèmes et enjeux qui nous touchent

Nous avons demandé aux jeunes de s’exprimer à bâtons rompus sur une dizaine de thèmes qui les préoccupent. Voici ce qu’ils avaient à dire…

L'amitié

Selon les élèves, l’amitié repose sur le respect et la confiance. Un véritable ami t’accepte comme tu es, ouvre ton esprit à la différence et, pour citer Emy, « te permet de faire des folies. » Mais attention : l’amitié, c’est très fragile. « On pardonne », explique Samantha Barette (sec. 4), « mais on n’oublie pas. »

La famille

Qu’ils viennent d’une famille « conventionnelle » ou reconstituée, la majorité des élèves sont du même avis : ce qui distingue la famille des amis, c’est le lien inaltérable qui les unit à leurs parents, frères et sœurs. « On a beau se chamailler », explique Gabriel Pétrin (sec. 1), « on finit toujours par se réconcilier. »

Les réseaux sociaux

Les jeunes critiquent ouvertement les réseaux sociaux, qui peuvent selon eux créer une dépendance et nuire aux amitiés. « Mieux vaut se dire les vraies choses en personne », avance Sabrina Breton (sec. 1), « car les textos, ça cache l’émotion. » Mégane Lachapelle (sec. 2) admet avoir de meilleures relations avec ses amis depuis qu’elle a brisé son cellulaire !

L'argent

Plusieurs filles travaillent et économisent dans un but précis, comme aller au cégep. Elles savent que l’argent est durement gagné et qu’il faut être prévoyant. Mais qu’en est-il des garçons ? « J’ai trois amis garçons qui travaillent », dit Emy Pelletier (sec. 5), « et deux d’entre eux dépensent tout leur argent dans leur camion. »

L'intimidation

Selon les élèves, ce phénomène touche peu leur école, car c’est un petit milieu. « On se parle ! », expliquent Gabriel Pétrin (sec. 1) et Sabrina Breton (sec. 1). Mais est-ce suffisant ? « C’est impossible qu’il n’y ait pas d’intimidation », croit Louise Charbonneau (sec. 5). « C’est simplement caché. » La moitié des jeunes avouent effectivement avoir subi de l’intimidation !

L'immigration

S’ils estiment tout à fait normal que l’on aide les nouveaux arrivants, les élèves interviewés se disent néanmoins irrités par la place accordée à l’immigration dans la presse et aux nouvelles. « J’adore les immigrants », précise Samantha Barette (sec. 4), « mais je trouve injuste qu’on ne parle que de ça dans les médias. »

L'environnement

Plusieurs élèves disent y avoir été sensibilisés à l’école, notamment grâce aux projets de jardin suspendu et d’entretien des plantes à la bibliothèque. Ils ne se gênent pas pour sermonner leurs parents et amis sur l’importance du recyclage ! « Ça m’insulte de voir les gens jeter leurs déchets par terre », avoue Rose-Marie Guénette (sec. 5).

La politique québécoise

Lorsqu’on les questionne sur la politique québécoise, plus de la moitié des jeunes se disent très peu informés, et beaucoup admettent qu’ils écoutent les nouvelles uniquement à cause de leurs parents. Pourquoi ce désintérêt ? Parce que l’on ne parle jamais de leur région, et parce que les journalistes ne font que critiquer le gouvernement.

L'autorité

Pour les jeunes, l’autorité doit s’exercer dans le respect. Leur bête noire ? Le manque de logique, ou le « Fais ce que je dis, pas ce que je fais. », qui n’a rien de convaincant. L’avantage d’établir des rapports d’autorité sains ? « Les élèves ont de meilleurs résultats scolaires », nous assure Angélique Lafrenière (sec. 4). 

La politique internationale

Bien que les élèves interrogés ne s’intéressent pas vivement à la politique québécoise, ils semblent en avoir long à dire sur le président des États-Unis, dont ils suivent les péripéties, peut-être bien malgré eux, sur les médias sociaux. Il n’y a donc pas que les adultes qui soient bombardés de nouvelles sur M. Trump !

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Un tourbillon d’activités à notre école !

À l’École Sacré-Cœur, ce ne sont pas les secteurs d’activité ou les initiatives étudiantes qui manquent ! De la culture jusqu’aux sports, en passant par l’agroalimentaire, la cuisine, les échecs, l’écriture journalistique et la gouvernance, les élèves ont l’embarras du choix. Avec l’appui d’une direction soucieuse de leur épanouissement et d’un personnel passionné, voire zélé, les élèves explorent différentes avenues, expérimentent et, surtout, élargissent leurs horizons et exploitent leur potentiel !

Les élèves que nous avons rencontrés lors de notre passage à Sacré-Cœur sont pour la plupart membres du gouvernement scolaire. À l’écoute des élèves, ce dernier est élu chaque année au suffrage universel et siège au Conseil d’établissement, au sein duquel il défend les intérêts de la population estudiantine. Non seulement cet organe initie-t-il les jeunes en douceur aux rouages complexes de la démocratie, mais il contribue aussi à faire naître chez eux un sentiment d’appartenance fort, qui est à la base même du projet d’apprentissage de l’école. Tout le monde y gagne, les électeurs comme les élus, et la direction aussi, qui bénéficie d’un éclairage précieux sur la réalité des élèves. Qui dit que ces derniers ne siégeront pas un jour au Conseil municipal ou à l’Assemblée nationale ? 

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Si j’étais ministre...

Si le ministre de l’Éducation se trouvait devant vous, quelle question lui poseriez-vous en premier ? Et si vous étiez vous-même ministre de l’Éducation, quelle serait votre première décision ?

Q Le ministre de l’Éducation est ici devant vous. Vous lui dites quoi ?

R Qu’il forme ou recrute plus de spécialistes capables d’aider les élèves en difficulté, notamment ceux et celles qui présentent des signes de dyslexie ou d’autres troubles de l’apprentissage, pour leur offrir un parcours individualisé. Les ressources existantes sont insuffisantes, et les élèves concernés ont beau déployer tous les efforts voulus de leur côté, ce n’est pas assez. Il leur faut de l’aide spécialisée, et ça presse.

R Qu’il fasse comprendre aux gens qu’au-delà d’un diagnostic de TDAH, il y a un élève. Ça ne donne rien de les étiqueter : il faut les soutenir et les traiter comme des élèves à part entière qui, eux aussi, veulent réussir. Il faut leur donner des outils et cesser de les ostraciser. 

R On limite au minimum les réformes et modifications aux programmes d’étude, qui ne font que déstabiliser et « mélanger » les élèves. On supprime aussi les examens. 

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École secondaire Sieur-de-Coulonge : Un joyau francophone au cœur du Pontiac

Entre les murs de cette école, tout le monde se connaît et l’on ressent immédiatement la passion de tous ceux qui y œuvrent. Pourtant, l’école a une réalité particulière ; elle est la seule école secondaire francophone du Pontiac et dessert 18 communautés, dans un environnement majoritairement anglophone.

Ce qui peut être vu comme une difficulté à surmonter est au contraire, prise comme un beau défi à relever par la directrice Julie Martin et son équipe. Mme Martin est en quelque sorte la maman de cette grande famille de 265 élèves, 24 professeurs et près d’une dizaine d’autres intervenants qui l’épaulent dans son objectif de répondre aux besoins de chaque élève. 

Construction identitaire

Amener les élèves à atteindre leur plein potentiel en les qualifiant selon leur parcours particulier dans une langue qui n’est pas toujours la leur, telle est la mission de Sieur-de-Coulonge. L’école met plusieurs initiatives en branle pour amener les élèves à être fiers d’être francopontissois et a d’ailleurs remporté plusieurs prix. La direction et les enseignants comprennent toutefois que les réalités francophones et anglophones se côtoient à l’extérieur et qu’il importe d’être ouverts aux deux cultures. 

L’avantage d’une petite école est certes le service aux élèves qui est personnalisé, mais surtout une équipe prête pour les guider dans la meilleure voie possible pour eux. Certains obtiendront leur diplôme dans le programme régulier, d’autres se dirigeront vers la formation professionnelle et certains partiront avec un autre type de certification. 

Professeure et professionnelle

Mme Nathalie Boisvert enseigne la musique et les arts plastiques dans cette école secondaire. Originaire du Pontiac, elle a fait ses études en trompette au Conservatoire de Gatineau et fait partie du groupe Disco Fever Experience. Elle apporte donc son expertise et son expérience aux jeunes étudiants.

En enseignant aux élèves à jouer d’un instrument elle leur inculque le dépassement de soi et plusieurs autres valeurs telles que la coopération, l’autonomie et la sensibilité. « Ici, les élèves apprennent des choses qu’ils vont pouvoir utiliser le reste de leur vie », affirme Mme Boisvert. 

Selon elle, encourager les élèves à prendre part aux activités dans l’école les incite à ne pas décrocher et les motive à poursuivre leurs études. Elle cite en exemple le concert de fin d’année qui est source de motivation l’année durant et où les jeunes ont leur moment de gloire et se sentent valorisés. 

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Découvrez les enjeux qui les touchent

Nous avons récolté les opinions, positives autant que négatives des jeunes par rapport à une dizaine de thèmes.

L'amitié

De leur propre aveu, sans leurs amis, les jeunes ne pourraient pas survivre !  Un bon ami écoute, fait preuve de respect et ne juge pas. On peut être nous-mêmes et l’on se sent bien dans notre peau lorsque nous sommes entourés de bons amis. De plus, ils sont dignes de confiance et savent nous faire rire. 

La famille

Les amis sont importants, mais la famille l’est toute autant. Notre famille est toujours présente et sera là, peu importe ce qui arrive. On peut tout dire aux membres de notre famille. Et même si plusieurs doivent composer avec des parents séparés, ils se sentent aimés et aiment leurs parents de façon égale. 

Les réseaux sociaux

La majorité des jeunes avouent être accros aux réseaux sociaux. Facebook, Snapchat et Instagram font partie intégrante de leur vie. Pour eux, les réseaux sociaux ont un impact à 50% positif et 50% négatif dans notre société ; on peut parler à nos proches, peu importe où ils vivent, mais la cyberintimidation est un nouveau fléau. 

L'argent

Les élèves s’accordent pour dire que de nos jours, tout coûte de l’argent. Et qui dépense le plus entre les filles et les gars ? Les avis sont partagés. Les filles dépensent trop et souvent en produits de beauté et les gars font de grosses dépenses pour les sports et les voitures. 

L'intimidation

60 à 70% des jeunes interrogés avouent déjà avoir été victime d’une forme ou l’autre d’intimidation. Se faire agacer, se faire niaiser, recevoir des propos inappropriés, se faire « parler dans le dos » ainsi que de la violence physique et verbale sont tous des exemples cités. 

L'immigration

Avec les réseaux sociaux, il est facile de voir des informations qui ne sont pas toujours vraies et les jeunes en sont conscients. On sent beaucoup l’opinion de l’entourage à savoir que les immigrants sont bienvenus, mais qu’ils doivent s’adapter à la culture canadienne. 

L'environnement

Les jeunes ont conscience du réchauffement climatique et des conséquences qu’il a sur leur environnement. Comme ils habitent un milieu rural, ils aiment la nature et savent qu’ils doivent la protéger en recyclant, notamment. Fait intéressant, c’est surtout à l’école qu’ils ont reçu leur éducation environnementale. 

La politique québécoise

Il est difficile de séparer la politique québécoise de la politique canadienne. Les jeunes connaissent les deux premiers ministres respectifs et ils comprennent le fonctionnement de la politique canadienne puisqu’ils ont un parlement scolaire avec des députés élus dans chaque classe.

L'autorité

Plus ça change, plus c’est pareil ! Pour les jeunes, l’opinion et les conseils de leurs amis valent beaucoup plus que ceux de leurs parents. Ils veulent vivre leurs propres expériences puisque ça fait partie de la vie. Les parents doivent guider, mais ne pas les surprotéger. 

La politique internationale

Donald Trump est sur toutes les lèvres, même celles des jeunes du secondaire. Ils se questionnent sur ses prochaines décisions puisqu’ils sont conscients que celles-ci auront un impact non seulement sur les États-Unis, mais sur le reste du monde.