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CHOISIR LE MODÈLE COOPÉRATIF

Au service les uns des autres

«Depuis bientôt dix ans, la Coop répond au besoin des producteurs de se regrouper et de raccourcir les trajets pour la transformation de leur viande. Elle permet aussi de donner une valeur ajoutée aux produits de la région et de favoriser leur émergence dans plusieurs marchés, d’offrir une viande différente de ce qui se vend à l’épicerie.»

Denis Alain (président), Dominique Dumas (vice-présidente) et Carole Marcotte (secrétaire-trésorière) ne cachent pas leur fierté à l’égard du chemin parcouru par la Coopérative de solidarité de transformation des viandes de Portneuf au cours de la dernière décennie. Aussi connue sous le nom de Boucherie Chemin du Roy, l’entreprise propose à ses membres un service de vieillissement, de découpe, de transformation, de congélation et d’entreposage.  

«Auparavant, les producteurs devaient se rendre dans Bellechasse ou en Mauricie pour faire découper leur viande, rappelle Mme Dumas. Maintenant, ils peuvent privilégier un circuit court parce qu’ils bénéficient ici d’installations normées capables de satisfaire leurs besoins particuliers. L’achat local, c’est quand toute la chaîne l’est; c’est notre mission, tout comme la mise en valeur du fruit de notre labeur et la création d’emplois de qualité pour nos gens.»    

À l’exception de la volaille et du poisson, à peu près tous les types de viandes franchissent les portes de la Coop. En plus des découpes préparées par un boucher, toute une variété de produits y sont traités ou cuisinés, de la saucisse à la sauce à spaghetti en passant par le smoked meat, le bacon, le jambon, les cretons, les terrines et le jerky. «Nous souhaitons  continuer de développer, mais également améliorer l’équipement», commente le -président.    

CHOISIR LE MODÈLE COOPÉRATIF

S’unir tout en demeurant autonome

«Univet coopérative vétérinaire crée un véritable sentiment d’appartenance chez ses membres. Dans notre domaine, il existe une tendance au regroupement. L’avantage ici, c’est qu’Univet nous donne l’occasion de joindre nos forces comme cliniques tout en demeurant indépendantes. Nous conservons entièrement notre liberté d’action.»

Copropriétaire de la Clinique vétérinaire Saint-Raymond, Dre Camille Potvin tient les rênes de l’établissement depuis novembre dernier. Il y a un an, elle rachetait, conjointement avec Andréanne Trudel, technicienne en santé animale de longue date à la clinique, l’entreprise fondée en 1988 par son père. Mais s’il est désormais l’employé du duo d’associées, Michel Potvin est aussi à l’origine d’Univet, contribuant, en 2009, à mettre en place la coopérative.

«Il en a été l’un des membres fondateurs, indique la médecin vétérinaire. Au départ, quand la coopérative a été créée, c’était pour se donner un pouvoir d’achat plus grand auprès des fournisseurs. Maintenant, son offre de services s’est beaucoup enrichie et diversifiée. Au dernier congrès d’Univet, nous avons également pu constater qu’il y avait de beaux projets à venir, notamment en ce qui concerne le développement des cliniques situées en région.» 

Les associées précisent qu’Univet coopérative vétérinaire permet de proposer aux clients des produits – comme la médication – à meilleur coût et des taux de crédit plus avantageux, tout en donnant accès à des experts en ressources humaines ou en gestion de site Web, par exemple, aux établissements membres. «Grâce à la coopérative, nous pouvons très rapidement avoir un lien avec des spécialistes au bout du fil!», confirme Andréanne Trudel. 

Choisir le modèle coopératif

Quand l’affluent crée des ponts

«La Coopérative de solidarité l’Affluent fait revivre le site du Domaine à Liguori. Laissé à l’abandon pendant une douzaine d’années, elle l’a remis en valeur grâce à un projet collectif qui répond aux besoins de la communauté. À travers des activités écotouristiques et culturelles, elle a créé des ponts entre les gens d’ici et ­d’ailleurs.»

Co-coordonnateur de la Coopérative située à Petite-Rivière-Saint-François, dans Charlevoix, Guillaume Néron rappelle que l’initiative repose essentiellement sur la valorisation et la gestion d’un lieu historique. Par l’entremise, entre autres, d’une auberge de jeunesse et d’un café – et par l’organisation d’activités –, l’entreprise vise à favoriser une économie locale et régionale. Pour ce faire, elle mise sur plusieurs partenariats et sur la force de la collectivité.