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Accident vasculaire cérébral : Optimiser la récupération de la fonction du bras

L’accident vasculaire cérébral, ou AVC, est la première cause d’invalidité chez la population adulte au Canada. Si la majorité des personnes ayant subi un AVC récupèrent leur motricité globale, notamment leur capacité à se déplacer, environ les deux tiers restent avec une invalidité importante au niveau du bras. C’est ce que trois chercheurs se sont donné pour mission d’améliorer.
François Tremblay, PT PhD, Yekta Ansari, MSc, PhD (candidate)

« Nous sommes à la recherche de patients pour tester une thérapie de réadaptation adaptée au potentiel de récupération de chacun qui combine aux exercices physiques une forme de neurostimulation du cerveau qui est non invasive et sans douleur afin d’optimiser les gains possibles », explique le professeur François Tremblay. 

L’étude

Après avoir évalué le potentiel de récupération de chaque participant, l’équipe de chercheurs combinera deux formes d’intervention. D’abord, elle fera faire des exercices adaptés au patient pour favoriser le renforcement musculaire du bras atteint. En même temps, elle stimulera la partie lésée du cerveau par l’induction d’un léger courant électrique (stimulation transcrânienne à courant continu), afin de « réveiller » les cellules nerveuses des zones touchées. D’une durée de six semaines, l’étude comprend :

- deux évaluations préentraînement du bras et du cerveau;
- 12 heures d’entraînement, à raison de trois séances par semaine, pendant quatre semaines;
- deux évaluations post-entraînement du bras et du cerveau.

Toutes les séances se dérouleront à l’Institut de recherche Bruyère.

Marwan Zayed, patient post-AVC et François Tremblay, chercheur senior à l’Institut de recherche Bruyère

Pour participer

Si vous avez été victime d’un AVC il y a au moins six mois et désirez participer à l’étude, communiquez avec l’équipe de recherche aux coordonnées  apparaissant dans l’encadré en bas de page.

Consultez aussi la page Facebook « Projet AVC ». Les participants doivent être âgés de 18 ans ou plus.

Au sujet de l’étude

François Tremblay est professeur et chercheur en science de réadaptation à l’Université d’Ottawa de même que scientifique à l’Institut de recherche Bruyère. Il forme équipe avec Marie-Hélène Milot, professeure-chercheuse à l’École de réadaptation de l’Université de Sherbrooke, et Marie-Hélène Boudrias, professeure à l’École de physiothérapie et d’ergothérapie de l’Université McGill.

Cette vaste étude Québec-Ontario est financée par la Fondation Brain Canada, avec le soutien de Santé Canada par l’entremise du Fonds canadien de recherche sur le cerveau, le Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS), la Fondation Vitae, le Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Grand Montréal (CRIR) ainsi que l’Hôpital juif de réadaptation de Laval.

Qu’est-ce qu’un AVC?

Un accident vasculaire cérébral (AVC) survient lorsque le flux sanguin vers une partie du cerveau est interrompu. Il est causé par l’obstruction ou la rupture d’un vaisseau sanguin. Les cellules du cerveau sont alors privées d’oxygène et des éléments nutritifs qui leur sont essentiels. Les conséquences de l’AVC dépendent, entre autres, de la partie du cerveau atteinte et des fonctions qu’elle contrôle. Plus cette région est grande, plus les séquelles risquent d’être importantes. Parmi les conséquences les plus courantes : une paralysie partielle ou complète d’une moitié du corps.

Source : Université de Sherbrooke