Hugo et Julie

Semaine québécoise de la déficience intellectuelle

Prêts, disponibles et capables

Avoir un emploi, c’est beaucoup plus que de gagner de l’argent. C’est la meilleure façon de rencontrer des gens, d’établir de nouvelles amitiés, d’améliorer la confiance en soi, de favoriser l’indépendance et de faire partie et de contribuer à sa communauté.

L’emploi touche la façon dont nous sommes perçus alors que souvent, la première question posée lors de l’introduction à une autre personne est « Que faites-vous dans la vie? » L’emploi représente notre valeur, notre contribution, nos habiletés et nos capacités.

Il est essentiel d’améliorer l’employabilité des personnes présentant des déficiences intellectuelles. Seulement 25% d’entre elles ont un emploi, contre 75% de la population générale. De plus, celles-ci reçoivent généralement moins de la moitié du salaire courant pour leur fonction. Les soutiens appropriés sont parfois absents ou erratiques. 

Les occasions d’emploi sont souvent inaccessibles à la majorité des personnes présentant des déficiences intellectuelles. De plus, les attitudes négatives et les idées reçues d’employeurs et de leurs employés sont des entraves sérieuses à l’employabilité de cette clientèle.

Vent de changement

Heureusement, depuis quelques années, un nombre croissant d’agences, d’organismes et de regroupements communautaires offrent des services d’appui et d’accompagnement. 

Il existe des avantages importants à embaucher ces personnes qui, en majorité, n’exigent pas l’ajout de mesures d’adaptation. Une personne présentant une déficience intellectuelle peut assister les chauffeurs des compagnies de transport en chargeant et en déchargeant la marchandise; dans la cuisine d’un restaurant, laver la vaisselle ou couper les légumes; et dans tout type de commerce, effectuer du rangement ou des tâches de nettoyage. 

Leurs forces résident souvent dans les tâches manuelles et ils sont des employés loyaux et assidus lorsqu’ils se sentent à l’aise dans les responsabilités et sont bien accueillis par leurs collègues. Les personnes présentant des déficiences intellectuelles répondent au besoin d’une main-d’œuvre non spécialisée d’une entreprise, ce qui représente une partie importante du marché du travail.

Maintien de l’emploi

Pour réussir l’intégration, il faut des conditions positives à l’intérieur de l’entreprise.

  1. Savoir s’adapter. Recruter un employé avec une déficience intellectuelle demande une certaine souplesse. Par exemple, si le processus d’embauche de la compagnie comporte un test écrit, il faudra le remplacer par une entrevue, car les personnes ayant une déficience intellectuelle ont souvent du mal à lire ou à écrire.
  2. Patience du superviseur. Il faut parfois répéter la même consigne pour qu’elle soit bien intégrée. Il est préférable de montrer une consigne à la fois afin qu’elle soit bien intégrée avant d’en monter une autre.
  3. Informer les collègues. Avec la permission de la personne ayant une déficience intellectu-elle, informer de la condition afin d’augmenter l’empathie et la tolérance pour une collaboration et un rapprochement accrus.
  4. Suivi personnalisé. Une rencontre régulière entre superviseur, employé et tout autre intervenant en employabilité permettra d’explorer les difficultés et prévenir les problèmes.


Le stress, en particulier dans le contexte du travail, est souvent problématique. Des éléments susceptibles de rendre le milieu de travail mieux adapté incluent:

  • Des façons créatives de résoudre les problèmes;
  • Un langage qui met l’accent sur les personnes et non sur les handicaps;
  • Ouverture aux commentaires des personnes ayant une déficience intellectuelle, car elles peuvent connaître des pistes de solution;
  • Décomposition des tâches complexes en tâches plus petites;
  • Souplesse et nouvelles méthodes de travail;
  • Charge de travail adaptée au rythme de la personne;
  • Tranquillité de l’espace de travail;
  • Pauses fréquentes.