Plusieurs dizaines de joueurs ont pu sauter sur la glace pour la première fois depuis belle lurette.
Plusieurs dizaines de joueurs ont pu sauter sur la glace pour la première fois depuis belle lurette.

C’est parti pour la 3e Académie des Sags [PHOTOS]

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
La troisième édition de l’Académie des Sags a commencé lundi matin, au grand bonheur de plusieurs jeunes joueurs de la région qui ont pu sauter sur la glace pour la première fois depuis l’arrêt de toutes les activités sportives en mars dernier.

Répartis dans quatre arénas, plus de 200 jeunes participeront jusqu’à vendredi à plusieurs ateliers de perfectionnement allant du sens du jeu aux habiletés. Les glaces du Centre George-Vézina et de l’aréna de l’UQAC accueillent la centaine de joueurs participant à l’école de hockey. Au Centre sportif Jean-Claude Tremblay, à La Baie, plusieurs cliniques spécialisées sont offertes sur la glace Dean Bergeron afin de parfaire des éléments spécifiques du jeu des jeunes hockeyeurs.

Les gardiens ne sont pas en reste, alors qu’une cinquantaine de portiers sont réunis sur la glace du Foyer des loisirs d’Arvida, en compagnie de l’entraîneur des gardiens des Saguenéens, Alex Carrier. Ils ont aussi la chance d’avoir cette année le responsable du développement des gardiens de but chez les Oilers d’Edmonton, Sylvain Rodrigue, pour les aider à apprendre davantage sur les aspects de leur position.

En plus du personnel d’entraîneurs des Sags et d’autres formations de la région, les jeunes de 7 à 14 ans ont la chance d’obtenir des conseils de joueurs de l’édition actuelle des Saguenéens, ainsi que des anciens. Parmi les invités, on retrouve Rafaël Harvey-Pinard, Samuel Houde, Louis Crevier et Michael Pellerin, mais aussi les anciens Frédéric Allard et Jérémy Fortin. « On a plusieurs anciens qui viennent et qui n’en sont pas à leur première présence. C’est un peu pour ça qu’on fait ça, a réagi l’entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean. Ça permet aux jeunes de côtoyer nos joueurs et d’avoir la chance de partager la glace avec eux. C’est bon autant pour eux que pour nos joueurs. »

Le nombre de joueurs sur la surface glacée est limité, mais ça n’empêche pas les Saguenéens d’offrir les mêmes services que lors des deux précédentes éditions.

Pour Yanick Jean, il s’agit d’une année particulière, mais la bonne humeur est au rendez-vous, et ce, pour tout le monde. « Déjà à la rencontre des parents, dimanche, les gens se sont présentés en grand nombre et tout le monde était content. Autant chez les enfants que chez les parents, et même les entraîneurs, moniteurs, tout le monde est fébrile à l’idée de recommencer le hockey. »

De son propre aveu, Yanick Jean admet que l’Académie accueille un peu moins de joueurs que lors des deux précédentes éditions, mais ce n’est pas par manque d’intérêt. « On a procédé à plusieurs remboursements, mais c’est normal dans le cas présent. On est tout de même content de nombre de jeunes qu’on a. »

Les Sags ont dû apporter quelques changements comparativement aux années antérieures en raison de la pandémie. Notamment, les joueurs doivent répondre à un formulaire précis afin de protéger tous les participants. « On est limité quant au nombre de joueurs sur la patinoire. Il n’y a pas de parents dans les chambres, pas de va-et-vient. Il y a plusieurs petites choses qu’on doit faire, mais tout le monde travaille dans le même sens », a souligné Yanick Jean, en assurant la totale collaboration des joueurs et des parents.

La relance de la LHJMQ approche

Si tout reste dans l’ordre, les camps d’entraînement de la LHJMQ débuteront le 26 août pour les équipes du Québec et du Nouveau-Brunswick. C’est donc dire que les activités des Sags devraient reprendre à cette date.

Les jeunes hockeyeurs peuvent compter sur d’excellents moniteurs alors que plusieurs joueurs et anciens joueurs des Saguenéens seront sur la glace avec eux tout au long de la semaine.

Pour Yanick Jean, il n’est pas question de reculer, il est même prêt à balayer le Centre George-Vézina s’il le faut. « On a deux choix, s’apitoyer sur notre sort ou tout faire pour que ça marche. Il faut être positif. Peu importe ce qu’ils vont nous demander de faire, on va le faire. Si on nous demande de balayer le plancher en arrivant à l’aréna, on va le faire pour pouvoir jouer et pratiquer. On a des étudiants-athlètes qui se doivent de pratiquer leur sport et peu importe ce qu’il faut faire, on va le faire. »