Les Finlandais Viljami Marjala Aapo Siivonen devront s’adapter à une nouvelle culture et à de nouvelles dimensions de patinoire.
Les Finlandais Viljami Marjala Aapo Siivonen devront s’adapter à une nouvelle culture et à de nouvelles dimensions de patinoire.

Remparts: des Finlandais nerveux mais heureux de sauter sur la glace

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Après deux semaines de quarantaine, l’attaquant finlandais Viljami Marjala et son compatriote, le défenseur Aapo Siivonen, étaient nerveux, mais heureux de sauter enfin sur la glace du Centre Vidéotron pour leur premier entraînement avec les Remparts de Québec mercredi.

«Oui, j’étais un peu nerveux, mais c’était vraiment plaisant. Je formais une paire avec (Nicolas) Savoie et c’était très bien», racontait Siivonen en vidéoconférence après l’entraînement. 

«C’était bien de pouvoir patiner mais, parce que ça faisait longtemps, c’était un peu plus difficile», poursuit-il, ajoutant qu’il avait entre autres passé le temps en s’entraînant et en jouant aux jeux vidéo avec Marjala. «C’était plus facile parce que j’avais un ami avec moi. Nous avons joué au jeu NHL 20. C’était moi le meilleur, je gagnais tous les matchs!» raconte en riant Siivonen, qui a aussi disputé quelques matchs de soccer avec son compatriote sur la console de jeux vidéo. 

Différences

Même après un seul entraînement, les Finlandais de 17 ans ont vite constaté les différences entre le hockey nord-américain et le hockey européen. «Tout est plus rapide ici et, bien sûr, il y a les dimensions de la patinoire», déclare Siivonen, qui a été formé dans le système de développement l’équipe finlandaise du Lukko de Rauma. «C’est vraiment une grosse différence de jouer sur des patinoires plus petites», enchaîne Marjala.

L’attaquant a pour sa part dû s’habituer à de nouvelles pièces d’équipement, lui qui n’avait jamais porté la demi-visière auparavant. «Je m’habitue à ça, au début je voyais très mal», commente celui qui a déjà hérité du surnom de «Marjy». «Je suis content d’être ici et j’ai hâte de commencer à jouer, mais, en même temps, c’est correct qu’on n’ait pas de match au cours des prochains jours, car ça va nous donner plus de temps pour nous adapter.»

Choix de première ronde des Remparts au dernier repêchage international, Marjala évoluait sur un trio avec Pierrick Dubé et Théo Rochette. «Ils sont de bons joueurs, très rapides et talentueux», a commenté celui qui portait l’an dernier les couleurs de la formation junior du Karpat d’Oulu, qui a aussi formé l’attaquant des Hurricanes de la Caroline Sebastian Aho.

Patience

Quant à l’entraîneur et directeur général Patrick Roy, il a pris soin de ne pas placer les attentes trop hautes pour ses recrues internationales après avoir été un peu échaudé l’an dernier par la très mauvaise saison de l’attaquant japonais Yu Sato. «J’étais content de les voir embarquer sur la patinoire. Je pense qu’ils étaient très nerveux, et il faudra aussi être patients. Ça fait quand même 14 jours qu’ils n’avaient pas touché à la glace et ils apprennent à évoluer avec du nouvel équipement, de nouveaux bâtons», a-t-il déclaré en vidéoconférence.

«Ça devrait me prendre une semaine pour faire une bonne évaluation, mais on est quand même capable de voir que les deux ont de très bonnes habiletés. Je crois aussi que Aapo a joué avec des gars qui étaient un peu plus gros physiquement», a-t-il analysé, insistant également sur le fait que ses deux nouveaux protégés allaient également devoir s’adapter à une nouvelle culture et à de nouvelles dimensions de patinoire.