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Charle truchon
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Remparts: Charle Truchon allie hockey et sciences

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
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À sa deuxième saison avec les Remparts de Québec, le défenseur Charle Truchon s’est distingué en remportant le Prix Dr Sylvain Simard 2020, catégorie bronze, pour ses excellents résultats dans ses cours de sciences de la nature. L’espoir des Canadiens de Montréal Rafaël Harvey-Pinard, qui évoluait l’an dernier avec les Saguenéens de Chicoutimi, et Connor Trenholm des Eagles du Cap-Breton ont remporté le prix dans les catégories or et argent.

«Les études ont toujours été importantes pour moi», explique Truchon, 17 ans, en entrevue avec Le Soleil. «Ce n’est pas si difficile d’allier science et sport, mais il faut se donner une discipline. Moi, dès que j’ai un devoir, de l’étude pour un examen, je le fais aussitôt que le je sais afin d’éviter d’avoir plus tard une charge de travail trop élevée.»

Truchon a également toujours voulu se garder un «plan B» au cas où sa carrière de hockeyeur ne fonctionnerait pas et la science est un domaine qui l’attire. «J’aimerais beaucoup étudier à l’université en ingénierie, je ne sais pas encore quel domaine précisément, mais c’est quelque chose qui m’intéresse.»

Terminant l’an dernier son parcours secondaire au Séminaire Saint-François, Charle a maintenu une moyenne de 98% dans ses trois cours de sciences de la nature, à savoir mathématiques, chimie et physique. Il est présentement inscrit en première année du programme de sciences de la nature au Cégep de Limoilou.

«En raison de la pandémie, je fais mes études à distance même si nous sommes affiliés avec le Cégep de Limoilou. C’est certain qu’au début, il a fallu que je m’ajuste, car on n’a pas vraiment d’horaire et on choisit un peu quand on étudie, mais l’idée est de se créer une routine», poursuit-il.

Saison différente

Il n’y a pas qu’au niveau des études que les hockeyeurs des Remparts doivent penser différemment en cette saison particulière. Lui et ses coéquipiers ont repris l’entraînement le 3 janvier en vue de la première d’une série de «bulles» qui permettront aux équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec de disputer des matchs en environnement protégé même si elles sont situées en zone rouge.

«On était un peu rouillés à la première pratique, mais je crois qu’on est maintenant revenus au même niveau qu’avant. C’est un rythme bien différent de l’an dernier, il faut juste s’assurer que, «bulle» après «bulle», on arrive à corriger nos erreurs», souligne le natif de Matane.

Truchon s’est donné comme objectif cette année de devenir un pilier de la jeune brigade défensive des Remparts. «Je veux m’améliorer et aider l’équipe à gagner. C’est aussi mon année de repêchage et, même si on ne veut pas y penser, on y pense pareil. Je crois que si je fais les bonnes choses, je réussirai à me faire remarquer.»

Durant la saison morte, il avait travaillé pour améliorer son jeu physique et son jeu défensif, lui qui était surtout connu comme une défenseur offensif dans les rangs Midget et Bantam. «Quand tu arrives dans la LHJMQ à 16 ans, c’est une grosse étape de franchie par rapport au Midget AAA. Au niveau physique cependant, tu n’es pas nécessairement complètement mature. J’ai pris cinq livres de masse musculaire par rapport au début de l’été», souligne-t-il.

Finalement, Truchon dit apprécier la chimie qui s’est formée chez les défenseurs des Diables rouges, alors que huit des neuf arrières sont âgés de 18 ans ou moins. «On a un bon groupe et les jeunes prennent de plus en plus de place. Le fait de presque tous avoir le même âge aide beaucoup à cette chimie.»

Les Remparts reprennent le collier le 23 janvier alors qu’ils disputeront jusqu’au 7 février huit matchs dans la «bulle» du Colisée Financière Sunlife de Rimouski.