Remparts: place au Malatesta nouveau

Remparts

Remparts: place au Malatesta nouveau

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
S’ils avaient pu le voir à l’entraînement ou lors des parties hors-concours des Remparts de Québec, les amateurs de hockey de la capitale auraient vite constaté que le talentueux James Malatesta, qui a marqué 23 buts et obtenu 22 aides à 16 ans seulement l’an dernier, a beaucoup changé durant la saison estivale.

Le petit attaquant a en effet gagné beaucoup de masse musculaire durant une saison morte plus longue que prévu en raison de l’arrêt des opérations de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et de la période de confinement imposée à partir de mars.

«Oui, j’ai pris sept ou huit livres en m’entraînant six fois par semaine sur la glace et de trois à quatre fois par semaine en salle. J’ai commencé vraiment tôt et j’étais vraiment tout le temps à l’entraînement», a commenté l’ancien des Lions du Lac-Saint-Louis qui avait été un choix-surprise de septième ronde en 2019 après avoir annoncé qu’il prendrait la route des collèges américains.

Peu de congés

«J’avais pris une semaine de congé seulement. Ensuite, j’ai commencé à m’entraîner en gymnase et quand les gymnases ont fermé, le propriétaire de celui où je m’entraînais m’a prêté du matériel pour que je puisse l’amener chez nous et poursuivre mon entraînement», a indiqué l’ailier dont le site Web des Remparts fixe maintenant le poids à 179 lbs alors qu’il était de 172 lbs dans le guide distribué aux médias au tout début du camp. 

C’est après avoir constaté la différence de gabarit des joueurs de la LHJMQ par rapport à ceux de la Ligue midget AAA que Malatesta a décidé de prendre un peu de muscle. «J’ai rapidement vu que les gars plus âgés étaient vraiment plus forts physiquement. Ça aide pour gagner tes batailles à un contre un et pour faire un peu d’espace sur la glace.»

Malatesta ne voulait toutefois pas que sa prise de poids vienne entraver l’une de ses armes préférées, sa vitesse. «J’ai pris de la masse musculaire, mais je l’utilise en puissance, alors je n’ai rien perdu de ma vitesse», assure-t-il.

À Québec, il est heureux de retrouver la plupart des joueurs avec qui il a évolué l’an dernier. «C’est pas mal la même équipe, alors ça va mieux pour implanter les systèmes de jeu», indique-t-il, ajoutant qu’il espère avoir encore une bonne saison cette année. «Je n’ai pas peur de la guigne de la deuxième année et je sais que j’ai la confiance des «coachs». J’espère pouvoir aider l’équipe comme l’an dernier», a-t-il résumé à propos des attentes qui viennent toujours avec le statut de jeune espoir.

Evan Nause

Bagarres: la ministre Charest a raison d’être mécontente, selon Patrick Roy

Remparts

Bagarres: la ministre Charest a raison d’être mécontente, selon Patrick Roy

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Le directeur général et entraîneur des Remparts de Québec, Patrick Roy, estime que la ministre des Sports Isabelle Charest a raison de ne pas être contente suite au vote des gouverneurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) qui ont rejeté la possibilité d’imposer des sanctions plus sévères pour les bagarres la saison prochaine.

Après le vote tenu la semaine dernière, le cabinet de Mme Charest avait fait savoir à plusieurs équipes de la LHJMQ qu’elle n’était pas très contente du résultat. On sait que les équipes québécoises de la LHJMQ attendent incessamment une réponse du gouvernement de la Coalition avenir Québec pour une aide financière qui pourrait atteindre ou même dépasser 20 millions $ afin lancer la saison à huis clos.

Mardi, Maxime Blouin, porte-parole de la LHJMQ, a d’ailleurs confirmé au Soleil que la ligue discutait avec la ministre concernant le dossier des subventions et celui des bagarres, mais que les deux n’étaient pas liés entre eux. «Il n’est pas impossible que le dossier des bagarres revienne sur la table à court terme même si on a voté le statu quo la semaine dernière. Il faudrait cependant que ça se fasse lors d’une assemblée spéciale», a-t-il ajouté.

Roy appuie la ministre

Quant à Roy, il partage le mécontentement de la ministre. «La ministre a raison de ne pas être contente, mais en même temps, certains opposants [à l’abolition des bagarres] ne réalisent pas ce que l’opinion publique désire et l’opinion publique désire enrayer les bagarres», a-t-il affirmé en point de presse mardi, après l’entraînement de son équipe au Centre Vidéotron.

Remparts: Théo Rochette affecté plus longtemps que prévu par sa mononucléose

Remparts

Remparts: Théo Rochette affecté plus longtemps que prévu par sa mononucléose

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Bien qu’il soit recouvert d’un masque dans ses déplacements à l’intérieur du Centre Vidéotron, Théo Rochette a la ferme intention de montrer son vrai visage, cette saison. Le centre de 18 ans des Remparts de Québec est finalement libéré de tous les symptômes de la mononucléose ayant hypothéqué la majeure partie de sa dernière saison.

Rochette avait raté tout le mois d’octobre, l’automne dernier, en raison de la maladie. Il admet, aujourd’hui, ne pas avoir pu jouer en pleine santé, que ce soit lors de son retour avec les Saguenéens de Chicoutimi ou après l’échange l’ayant amené avec les Remparts à la pause des fêtes.

«Je m’étais informé sur la mononucléose, je savais ce que c’était, mais je ne m’attendais pas à ce que m’affecte autant à long terme. Je pensais qu’une fois terminée, que je pourrais revenir au même niveau assez rapidement, mais j’ai eu des symptômes au moins jusqu’à la mi-février. Je ne sais pas si c’était lié à cela, mais j’avais encore des nausées à ce moment-là, et physiquement, je n’étais pas au sommet de forme. J’avais peut-être recommencé un peu trop tôt», disait-il, mardi, après une séance d’entraînement ayant pris fin par une séance de patinage.

Après trois matchs en septembre, la saison dernière, Rochette s’est retrouvé au rancart par ce virus qui force les personnes les plus touchées à cesser leurs activités, notamment la pratique des sports. La fin de saison hâtive, la pause forcée par la pandémie et le congé de l’été lui ont permis de faire le plein d’énergie.

«Je me sens beaucoup mieux, maintenant. Le confinement m’a aidé à retrouver la santé à 100%. Pendant les trois premières semaines [du confinement], je n’ai absolument rien fait. Ça m’a permis de prendre mon temps, de relaxer et de soigner tout cela avant de reprendre l’entraînement, il y a quatre mois, en prévision de la saison. J’ai tout fait en sorte pour être prêt pour cette saison», expliquait le numéro 9 des Diables rouges.

Le voilà prêt à revenir plus fort que la saison dernière, qui n’a finalement pas à la hauteur de ses aspirations. Choix de première ronde (7e au total) des Saguenéens, en 2018, Rochette a été acquis par les Remparts en décembre dans la transaction ayant envoyé le vétéran Félix Bibeau à Saguenay.

Défaits 4-1, les Remparts découvrent l’attaque des Cataractes [PHOTOS]

Remparts

Défaits 4-1, les Remparts découvrent l’attaque des Cataractes [PHOTOS]

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Ce n’était qu’un match hors-concours, mais les Remparts de Québec ont constaté qu’ils devraient rehausser la qualité de leur engagement dans les duels qui les opposeront aux Cataractes de Shawinigan, qui l’ont emporté 4-1 au Centre Vidéotron, dimanche après-midi.

Il s’agissait d’une première victoire en trois matchs préparatoires pour la troupe maintenant dirigée par Ron Choules. À l’inverse, celle de Patrick Roy s’inclinait pour une troisième fois en autant de sorties. Et pendant ces trois rencontres, les Remparts n’ont touché la cible qu’à trois reprises.

«Ce n’est pas le fait de ne pas marquer qui me dérange, c’est plus le fait que je trouve qu’on est trop «fancy» avec la rondelle. On a des situations où on essaie une passe au lieu de l’envoyer au filet et profiter des rebonds. Offensivement, j’aimerais qu’on soit plus menaçant, on n’a que quatre lancers dangereux dans le match», soulignait l’entraîneur-chef des Remparts.

Même en Finlande, Marjala et Siivonen déjà impliqués avec les Remparts

Remparts

Même en Finlande, Marjala et Siivonen déjà impliqués avec les Remparts

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Même s’ils ne sont pas encore présents en personne dans l’entourage, les Finlandais Viljami Marjala et Aapo Siivonen ont déjà commencé à participer à certaines activités des Remparts de Québec.

«Je les sens très motivés à l’idée de jouer avec nous. Ils ont hâte d’arriver, et nous aussi, on a hâte de les voir. Mais il faut être patient», disait Patrick Roy, jeudi matin.

Comme les autres formations de la LHJMQ, à quelques exceptions près, les Remparts sont dans l’attente d’une décision favorable imminente quant à la venue des joueurs internationaux. Ceux-ci sont présentement retenus dans leur pays puisqu’ils ne sont pas considérés comme des travailleurs essentiels et ne peuvent pas s’amener au Canada en raison de la pandémie.

«Le processus est assez avancé, il ne reste qu’à avoir l’autorisation des autorités gouvernementales. Je parle souvent à la Ligue pour tenir leur agent informé de tous les récents développements. Ils veulent savoir ce qui se passe, c’est normal. Ils devront faire une quarantaine à leur arrivée, comme tout le monde, mais on a du temps d’ici le début de la saison. Espérons que ça se fasse dans les prochains», notait l’entraîneur-chef et directeur général de la formation.

La LHJMQ a remis au gouvernement les lettres des quatre provinces du circuit demandant la permission d’accueillir ces joueurs d’outre-mer. Pour l’instant, l’attaquant Marjala et le défenseur Siivonen s’entraînent avec leur équipe finlandaise en attente de recevoir le feu vert pour s’envoler vers le Canada. Ils ont déjà été mis au parfum de quelques situations de jeu qui les attendent à Québec.

«Nous avons déjà eu des discussions [en visioconférence] avec eux pour expliquer certaines bases de notre système. Ils ont participé à quelques réunions d’équipe, tout comme leurs parents, qui étaient en ligne avec les parents de tous les joueurs lorsqu’on devait leur expliquer la situation avec la COVID-19», expliquait le Diable rouge en chef.

Il pense que l’adaptation des deux joueurs réclamés au repêchage international de la LCH, en juin dernier, se fera plus aisément ainsi.

«Ils ne sont pas encore ici, mais ils font déjà partie intégrante de l’équipe. Ils ont vu leurs coéquipiers à l’écran. Je ne sais pas s’ils pourraient mettre un nom sur le visage de chaque joueur, mais ils sont déjà impliqués dans nos discussions de groupe. Il y a déjà un lien de créé entre eux et nous, ils se tiennent au courant, je sais qu’ils ont regardé nos premiers matchs hors-concours sur le web», notait celui qui compte présentement 22 joueurs dans le vestiaire.

EN VITESSE

L’ailier de 17 ans Jacob Melanson est cependant au rancart pour une période de trois mois en raison d’une blessure à l’épaule… Pour ce qui est de l’attaquant du même âge James Malatesta, il a raté l’entraînement de jeudi en raison d’une coupure au coude… Les Remparts disputent un troisième match préparatoire, dimanche (14h), en recevant la visite des Cataractes de Shawinigan, qui sont l’un de leurs cinq adversaires cette saison…

Remparts: Hunter Holmes comme un bon vin ontarien

Remparts

Remparts: Hunter Holmes comme un bon vin ontarien

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
- «Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de discuter avec un nouveau recordman», lui dit-on d’entrée de jeu. - «Je suis détenteur de quel record ?», demande-t-il, incrédule. - «Le plus de jours passés en quarantaine par un joueur de la LHJMQ…» - «Haha ha… Eh oui ! C’est bien moi.»

À peine sorti de deux quarantaines de 14 jours en l’espace d’un mois, l’attaquant des Remparts de Québec Hunter Holmes apprécie de se retrouver sur la patinoire du Centre Vidéotron, où il occupe l’un des trois casiers réservés aux joueurs de 20 ans de l’équipe. Pour lui, l’attente fut longue, mais il savait ce qui l’attendait au bout des 28 jours passés en isolement.

«Quand je suis allé voir ma copine qui habite près de Detroit [aux États-Unis], je savais que je devais faire une quarantaine à mon retour en Ontario. Par contre, j’ignorais que je devais en faire également une à mon arrivée à Québec. Dès que j’ai fini la première, j’ai sauté dans mon auto et j’ai mis le cap sur Québec pour me taper la deuxième», raconte celui qui avait raté les premiers jours du camp d’entraînement pour ces raisons.

Holmes avait pu se rendre aux États-Unis en voyageant par avion, la raison de son déplacement étant jugé acceptable par les autorités américaines. Il retournait ainsi passer quelques jours près de Flint, une ville américaine qui loge le club de la Ligue junior majeur de l’Ontario avec lequel il s’alignait avant de débarquer chez les Remparts.

«Je n’avais pas vu ma blonde depuis longtemps et il se passera encore plusieurs mois avant qu’on puisse se revoir, je pensais que c’était une bonne idée d’aller lui rendre visite. Au cours de la prochaine saison, on ne se verra pas beaucoup, à part sur Facetime», admettait le joueur natif de Niagara-on-the-Lake, une petite municipalité ontarienne réputée pour ses nombreux vignobles.

Ça tombe bien, puisque Holmes est comme le bon vin. Il s’améliore avec le temps. Mis à l’essai et sous contrat en qualité de joueur autonome, la saison dernière, il a assez impressionné la direction de l’équipe pour qu’on lui réserve l’un des trois postes de joueurs de 20 ans, cette saison, les autres appartenant à l’attaquant Thomas Caron et au gardien Thomas Sigouin.

«Je voyais ma venue à Québec comme étant une seconde chance et j’ai essayé de la saisir. Je suis honoré de voir que les Remparts croient en moi au point de faire appel à mes services pour être l’un des leaders de cette jeune équipe. Je suis peut-être le joueur de l’équipe qui compte le plus d’expérience et de match joués dans la Ligue canadienne [LCH], je pense être une bonne ressource pour les jeunes», expliquait celui qui a disputé 38 matchs dans la LHJMQ et 190 dans l’OHL en quatre saisons. Il présente une fiche globale de 38 buts et 84 points, dont 9 buts et 20 points en 38 avec les Remparts.

«À son arrivée, je n’avais aucune attente, sauf que j’ai vite adoré sa personnalité et j’ai découvert un bon gars d’équipe. On aimait sa manière de se comporter à l’extérieur de la patinoire, et en l’observant sur la glace, on a vu qu’il avait un beau potentiel et que son jeu pouvait passer à un autre niveau avec un peu de confiance. Ça nous a permis de penser qu’il pouvait devenir l’un de nos 20 ans, ce qui a fait en sorte qu’on a pu échanger [Andrew] Coxhead [à Rimouski contre Cole Cormier, notamment]. J’aime sa polyvalence, il peut jouer sur le jeu de puissance et en désavantage numérique, mais aussi au centre ou à l’aile. Chaque fois que tu rentres un joueur dans ton to-9 sans avoir à payer en retour, c’est un bonus pour n’importe quelle équipe», indiquait l’entraîneur-chef à propos du vétéran.

Le principal intéressé sait ce qu’on attend de lui. Il est prêt à remplir son rôle et apporter sa contribution au succès de l’équipe. 

«J’aime à penser qu’ils apprécient ma façon de jouer et ma compréhension du jeu. J’ai été utilisé à toutes les sauces, l’an passé, j’aime avoir le plus de temps de glace possible, mais ce qui m’importe, c’est que l’équipe gagne. Bien sûr, j’ai des objectifs personnels que je garde toujours pour moi, mais je veux améliorer ma production de l’année précédente et grandir comme joueur et comme personne. J’ai l’occasion de botter la canisse une autre fois dans l’espoir d’obtenir une invitation de la part d’une équipe de la LNH, ce qui est le but de tout joueur junior. Mais je veux d’abord voir l’équipe connaître du succès et avoir du plaisir», précisait celui qui apprécie la qualité des jeunes joueurs à ses côtés.

En regardant autour de lui, il pense que les Remparts possèdent le talent requis pour connaître du succès. Il formera un trio avec Thomas Caron et Gabriel Montreuil, deux autres joueurs d’expérience.

«Je pense qu’on peut faire du bruit dans la Ligue. On sera en mesure de rivaliser avec tout le monde. On jouera 12 fois contre les cinq mêmes équipes, cette saison, on n’aura aucune excuse parce que chaque soir, on saura à quoi s’attendre de l’adversaire», notait celui dont plusieurs amis sont des producteurs de vin dans sa région.

Amanaditis s’accroche avec les Remparts

Remparts

Amanaditis s’accroche avec les Remparts

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Le directeur général et ­entraîneur-chef des Remparts de Québec, Patrick Roy, a retranché dix joueurs vendredi, ramenant son alignement à 26 en incluant les deux recrues finlandaises qui n’ont pas encore rejoint l’équipe.

L’attaquant Peter Amanaditis, 17 ans, qui portait l’an dernier les couleurs des Lions du Lac Saint-Louis au niveau midget AAA, mais n’avait pas été repêché, fait partie des joueurs qui échappent au couperet. 

Il a appris que son séjour avec les Remparts pourrait durer plus longtemps que prévu étant donné non seulement l’absence des Finlandais Viljami Marjala et Aapo Silvonen, mais aussi la forte possibilité que l’ailier Jacob Melanson commence la saison sur la liste des blessés.

Melanson est en effet entré en collision avec Édouard Cournoyer à l’entraînement vendredi matin et s’est blessé de nouveau à l’épaule qui lui avait fait rater trois mois de jeu la saison dernière.

«Tu ne veux jamais qu’un gars comme Jacob se blesse. C’est vraiment dommage, car c’est un choix de première ronde, un joueur incroyable qui mérite d’être dans l’alignement tous les soirs», a-t-il déclaré en bon coéquipier après l’entraînement des Remparts. 

Faire bonne impression

«J’étais déçu de ne pas avoir été sélectionné lors des deux derniers repêchages, alors je suis arrivé ici en me disant que tout était possible et avec la ferme intention de faire bonne impression», enchaîne celui qui se donnera comme mission de devenir un joueur plus complet et de gagner de la masse musculaire cette année.

Coéquipier de James Malatesta avec les Lions, Amanaditis le retrouve à Québec. «On a aussi joué bantam ensemble, on a gagné la Coupe Dodge», indique-t-il à propos de celui qui a été la recrue de l’année à Québec l’an dernier. 

Comme Malatesta, Amanaditis avait déjà considéré l’option des collèges américains. «Pour cette raison, j’avais d’abord refusé l’invitation au camp des Remparts, mais en raccrochant, je l’ai regretté. Deux jours plus tard, je rappelais pour dire que j’avais changé d’idée.» 

L’attaquant indique que toute sa vie, il avait rêvé de jouer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), mais que le fait d’être anglophone et que l’organisation des Lions encourage beaucoup ses joueurs à s’exiler au sud de la frontière l’avaient fait au départ pencher pour cette option.

Samuel Lachance

Choisi en cinquième ronde au dernier repêchage, le défenseur Samuel Lachance restera quant à lui une journée de plus au camp, Roy ayant déjà annoncé qu’il le retournerait à son équipe midget AAA des Vikings de Saint-Eustache dimanche, tout comme le gardien Thomas Boucher qui se rapportera aux Élites de Jonquière.

«Je suis très satisfait, j’ai eu des bonnes pratiques, mon match de mardi a été super. Les Remparts m’ont fait confiance», indique Lachance qui disait ne pas avoir d’attentes en ce premier camp junior.

«Maintenant, je vais redoubler d’efforts. Je sais que je devrai améliorer ma défensive et mon jeu physique et, même si j’ai déjà un bon coup de patin, je travaillerai aussi là-dessus», ajoute celui qui est le seul joueur de 16 ans toujours au camp des Remparts.

L’ailier Hugo Audette, qui avait disputé dix matchs avec les Remparts l’an dernier, continue lui aussi de s’accrocher. 

Gaudet pense aux États-Unis

Choix de quatrième ronde au dernier encan, les attaquants Kassim Gaudet et Andrew Gweon sont repartis respectivement vers les Estacades de Trois-Rivières et les Red Wings de Fredericton. Gaudet a manifesté au cours des derniers jours le désir de garder ses options ouvertes pour les collèges américains.

Les défenseurs Olivier Archambault, Andrew Alfonso et Zachary Gaudette de même que l’attaquant ontarien Michael McKnight, les ailiers droits Pierrick Brousseau et Gabriel Pelchat et l’ailier gauche Noah Gibbs repartent également, tout comme le cerbère Julien Létourneau, qui s’alignera avec le Boomerang du Cégep André-Laurendeau.

«Je suis très content de la façon dont les jeunes se sont comportés. Pour Gaudet, il m’a dit en arrivant au camp qu’il pensait aux collèges américains. Je n’ai aucun problème avec ça, ça fait partie de notre réalité. C’est pour ça qu’il n’a pas joué de match hors-concours», a expliqué Roy, qui a avoué être satisfait de ce qu’il a vu du natif de Victoriaville.

«Samuel [Lachance] a été très bon les deux matchs qu’il a joués et Peter [Amanaditis], j’adore son énergie et il a travaillé fort. Je vais essayer de le garder ici tant que les deux Européens ne seront pas arrivés et qu’on n’en saura pas plus concernant la blessure de Melanson», a-t-il déclaré au sujet de ses deux recrues.

24 joueurs

«C’est un camp très court et c’est difficile de faire des choix, mais on s’adapte à la situation causée par la COVID», reprend le Diable rouge en chef, qui pourrait très bien commencer la saison avec 24 joueurs. 

«Notre alignement final va ressembler à ça. Nous sommes très jeunes à l’arrière, mais en même temps, c’est ça le plan. J’ai hâte de voir comment mes défenseurs vont aller cette saison. J’ai aimé ce que j’ai vu d’eux contre Rimouski», commente-t-il au sujet de sa brigade défensive qui ne compte qu’un joueur (Dylan Schives) de plus de 18 ans. 

Même s’il dit trouver injuste de devoir identifier des joueurs dont il a apprécié la performance au camp, Roy a déclaré que les Malatesta, Melanson, Nathan Gaucher et Charle Truchon, qui n’avaient que 16 ans à la même date l’an dernier, de même que Cole Cormier avaient bien progressé par rapport à la saison 2019-2020.

Océanic 3/Remparts 2: un premier match sans le «septième joueur» de Rimouski

Océanic

Océanic 3/Remparts 2: un premier match sans le «septième joueur» de Rimouski

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
RIMOUSKI – Sans l'influence des partisans, ce fameux «septième joueur» traditionnellement si précieux aux troupiers de Rimouski, l'atmosphère du match hors concours de jeudi prenait les allures d'une pratique matinale, alors que les Remparts de Québec rendaient visite à l'Océanic. Après deux périodes plutôt ternes, le dernier tiers a été tout à l'opposé avec deux buts de chaque côté. En signant son tour du chapeau, il n'aura fallu que 25 secondes à Nathan Ouellet en période de prolongation pour dénouer l'impasse et permettre aux Bas-Laurentiens de l'emporter 3-2.

Dans un Colisée Financière Sun Life presque désert, les invitations du commentateur dirigées à l'égard de la foule semblaient inopportunes, voire loufoques. Habitué aux encouragements des partisans, Nathan Ouellet admet avoir ressenti le vide laissé par l'absence des fans de Rimouski. «À chaque match, ils font du bruit, ils sont là pour nous. Mais, quand tu es dans ta «game», ça reste une «game» de hockey et nous, les gars, il faut se concentrer.»

Heureusement, la COVID-19 n'aura pas réussi à saper l'esprit de la rivalité légendaire entre les deux clubs. «Québec, ce sont nos grands rivaux et cette année, le fait de jouer plusieurs fois contre eux, ça va juste être bon, estime Nathan Ouellet. Sans dire qu'on se hait, ça ressemble un peu à ça quand même!»

Le réveil en troisième

Dans les 47 premières secondes du troisième engagement, les visiteurs ont pris les devants avec deux buts marqués par Nathan Gaucher et Roman Rodzinski. Puis, à 7:50, Nathan Ouellet a riposté une première fois, puis une deuxième fois à 39 secondes à faire pour créer l'égalité, avant de trancher en tout début de la période de prolongation. Avec l'assistance de Justin Bergeron et de Ludovic Soucy, ce troisième filet de l'attaquant originaire de Rivière-du-Loup était un «copier-coller» du précédent.

«Ça a super bien été, se réjouissait l'auteur des trois buts. Je ne peux pas demander mieux pour un premier match! On a vraiment fait un bon match d'équipe. En début de troisième, on s'est fait scorer deux buts en moins d'une minute. On aurait pu facilement abandonner, mais tous les gars, même les plus jeunes, ont continué à batailler et on est allé chercher une grosse victoire.»

Le joueur de 20 ans croit que sa performance peut être le résultat de l'entraînement intense auquel il s'est adonné pendant le confinement et pendant tout l'été, où il ne s'est pas accordé une seule semaine de répit. «J'ai pris un peu de poids, 10 à 15 livres. Je me sens plus fort des jambes et plus en forme aussi.»

Beausoleil impressionné

L'entraîneur-chef local était très content de ce qu'il a vu. «J'ai vraiment apprécié l'intensité», a commenté Serge Beausoleil. Selon lui, l'abondance du temps de glace dont a bénéficié ses joueurs a été bénéfique. Lors de ce match, plusieurs nouveaux faisaient partie de l'alignement, contre seulement six anciens joueurs, dont Ouellet et Soucy, qui l'ont beaucoup impressionné. «Ça fait juste confirmer, dans leur cas, qu'on a des vétérans qu'on a élevés depuis plusieurs années. Ils sont là et ils prennent charge dès le départ. Ça nous dit que ce sont des gars incroyables! Ce sont des individus hors pair avec les jeunes aussi. Ils agissent en grands frères, en gars protecteurs, comme des vrais professionnels […]. Pour moi, ce sont des valeurs incroyables à transmettre à nos jeunes parce que quand ils vont avoir cet âge-là, ils vont faire la même chose avec les nouveaux jeunes. C'est perpétuel et ça vaut de l'or dans une organisation.»

S'il dit ne rien prendre pour acquis et qu'il est conscient que quatre autres bons joueurs de 20 ans font partie du camp d'entraînement, Ouellet est néanmoins décidé à faire sa place. «Je me suis fixé de jouer comme 20 ans à Rimouski cette année et je vais faire tout en mon possible. Je vais continuer à bien performer tout au long du camp jusqu'à temps d'avoir ma place de confirmée.» Pour le moment, son tour du chapeau lui apporte beaucoup de confiance. «C'est très important, croit-il. Je pense que le mental est aussi important que le physique. Ça m'encourage!»

Les casse-tête de Rimouski

Tous les atouts dont dispose le club rimouskois n'en compliquent pas moins les choses. «On va avoir un bon «meeting», a promis Beausoleil. Dans les blancs becs, il y en a plusieurs qui nous ont écarquillé les yeux: des 6 pieds 2 et des 6 pieds 4 avec des mains et du patin. On a une belle densité sur le plan des défenseurs. C'est vraiment intéressant!»

Du côté des gardiens de but, dont Raphaël Audet et Matthew Dunsmoor qui étaient devant la cage de l'Océanic lors du match de jeudi, l'entraîneur est satisfait de la performance de chacun, en plus de Creed Jones et de Jonathan Labrie qui complètent l'alignement du camp. «Depuis le début de la semaine, ce sont les deux premiers buts qu'on accorde, décrit-il. Je suis très content de voir comment les gars se comportent. Ça rend les choses difficiles. En même temps, ça veut dire qu'il se passe de bonnes choses sur la glace!»

L'Océanic doit réduire son alignement à 27 joueurs d'ici vendredi. «On a vraiment besoin d'avoir un regard avec une grande perspective, souligne le pilote. J'ai des casse-tête très importants à l'attaque parce qu'on a plusieurs blessés en ce moment. [Zachary] Bolduc devait jouer et il a un petit étirement. C'est la même chose pour des gars comme [Andrew] Coxhead et le jeune Jacob Mathieu. Alors, ça complique les choses, d'autant plus que nos deux Européens ne sont pas là encore. Il faut jongler avec ces options-là.»

Parlant des Européens, il espère que le dossier puisse débloquer prochainement entre les dirigeants du Circuit Courteau, Immigration Canada et le ministère des Affaires étrangères. «[Alexander] Lazarev a quitté sa Sibérie natale. Il est à Moscou et s'entraîne cinq fois par semaine sur glace et cinq fois hors glace. Il compte les heures, même pas les jours! Quant à [Adam] Raska, il joue avec son club professionnel. J'ai parlé à son agent et à Raska et il n'est aucunement question qu'il ne soit pas de retour!»

Acquisition de Samy Paré

L'Océanic a fait l'acquisition, jeudi, de Samy Paré des Tigres de Victoriaville, en retour d'un choix de 7e ronde au repêchage de 2022. L'attaquant de 18 ans a inscrit 17 points la saison dernière dans l'uniforme des Félins.

«C'est un petit joueur de 5 pieds 7, mais qui patine très bien, qui donne bien la rondelle, a décrit Serge Beausoleil. C'est un fabricant que jeu qui est capable de marquer des buts aussi. Puis, c'était un prix qui était vraiment raisonnable et qui nous permet de donner un peu plus de punch à notre offensive. C'est une addition intéressante et ça permet de donner une opportunité à un jeune. Je pense qu'il va être très motivé à avoir des responsabilités.»

Roy satisfait

L'entraîneur-chef de Québec était tout aussi satisfait de ses ouailles que son vis-à-vis. «Nos jeunes ont bien fait en général, a commenté Patrick Roy. J'étais content de voir comment on protégeait la rondelle en zone offensive. On a parlé beaucoup de ça avant le match. Défensivement, on a bien travaillé aussi.»

Dans les circonstances, le pilote des Remparts est content de son camp d'entraînement. «Ça faisait six mois que les gars n'avaient pas joué un match. Les attentes n'étaient pas élevées. Aucun de nos joueurs de 20 ans n'a encore joué. On n'est pas pressés. On va avoir du temps en masse.»

La LHJMQ prête pour une saison pas comme les autres

Hockey

La LHJMQ prête pour une saison pas comme les autres

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
En jetant un oeil au calendrier 2020-2021 de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) dévoilé jeudi, on constate tout de suite que c’est à une saison pas comme les autres que les partisans auront droit cette année. Calendrier réduit, mais surtout, seulement cinq adversaires qui rencontreront 12 fois chacune des cinq équipes de leur division... devant des estrades vides.

Les Remparts de Québec lanceront leur saison le samedi 3 octobre contre les Tigres à Victoriaville au Centre Vidéotron pour ensuite affronter l’Océanic à Rimouski le lendemain. Ils recevront les Saguenéens de Chicoutimi à Québec le 9 octobre.

Quant à l’Océanic, ils débuteront le vendredi 2 octobre avec une partie à Victoriaville alors que le Drakkar de Baie-Comeau recevra les Cataractes de Shawinigan pour débuter la saison le 3 octobre avant de se rendre à Chicoutimi le 4. 

Toutes les formations disputeront 60 matchs à l’intérieur de leur division. L’Armada de Blainville-Boisbriand aura comme adversaires les Voltigeurs de Drummondville, les Olympiques de Gatineau, les Huskies de Rouyn-Noranda, le Phoenix de Sherbrooke et les Foreurs de Val-d’Or alors que les six équipes des Maritimes (Halifax, Acadie-Bathurst, Charlottetown, Moncton, Saint John et Cap-Breton) passeront la saison régulière entre elles.

Les Remparts termineront leur saison à domicile le 3 avril contre les Tigres pendant que l’Océanic et le Drakkar croiseront le fer pour leur dernier match de l’année à Baie-Comeau. Tous les matchs des Remparts continueront d’être radiodiffusés sur les ondes de CHYZ 94,3.

Belley-Pelletier échangé

Par ailleurs, le directeur général et entraîneur des Remparts, Patrick Roy, a conclu une transaction mineure jeudi en expédiant le défenseur Gabriel Belley-Pelletier au Drakkar de Baie-Comeau contre un choix de sixième ronde au repêchage de 2023. Belley-Pelletier était déjà au camp du Drakkar pour un essai après en avoir obtenu la permission des Remparts et l’essai a été fructueux puisque les deux équipes ont finalement décidé de conclure une transaction.

Obtenu des Cataractes de Shawinigan contre Félix-Olivier Chouinard durant les Fêtes, Belley-Pelletier avait disputé 16 matches avec les Diables rouges, terminant la saison sans point et avec un différentiel de -6. Il a une fiche de 5 buts et 10 aides en 91 matchs dans la LHJMQ.

William Rousseau déjà prêt à prendre son envol avec les Remparts

Remparts

William Rousseau déjà prêt à prendre son envol avec les Remparts

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
À peine quelques jours auront permis à la recrue William Rousseau de constater qu’il avait pris la bonne décision en se joignant aux Remparts de Québec. En plus de disputer son baptême dans la LHJMQ, mardi, le gardien de but a aussi déjà emmagasiné ses premières heures de vol dans son cours pour devenir pilote d’avion.

«Je suis super content, j’ai mon cours d’aviation à 10 minutes de ma pension, tout est parfait, c’est le monde idéal», indiquait-il après la séance d’entraînement du matin, mercredi.

La veille, Rousseau avait disputé son premier match, n’accordant aucun but sur 16 lancers dans les deux premières périodes du match remporté 1-0 par l’Océanic de Rimouski.

«J’ai adoré ça, c’est toujours le fun de jouer son premier match dans le junior majeur. J’ai trouvé qu’il y avait une bonne différence avec le midget AAA, le jeu est plus rapide. Je suis amplement satisfait [de ma performance]. Je n’ai pas vu énormément d’action, mais j’ai gardé mon jeu simple et j’ai fait les arrêts-clés, c’est la clé du succès», résumait-il.

Choix de cinquième ronde des Remparts en 2019, Rousseau ne devait pas s’aligner pour les Remparts, cette saison. Mais à l’occasion d’une dernière tentative de Patrick Roy de la convaincre de s’amener dans la capitale tout juste avant le repêchage de la LHJMQ, au début du mois de juin, Rousseau changé d’avis et accepter de devenir un diable rouge. Maintenant, il tentera de devenir leur gardien numéro 1, et ce, le plus vite possible.

«Si je peux être le numéro 1 le plus rapidement possible, ce serait l’idéal, j’ai cette confiance-là. Ce que je veux, c’est de compétitionner le plus possible, profiter des pratiques pour m’améliorer, prendre de l’expérience de la LHJMQ, et si je le fais, je pourrai gagner la confiance des entraîneurs et devenir le numéro 1», indiquait le jeune homme natif de Trois-Rivières.

Rousseau partagera le filet avec Thomas Sigouin, un vétéran de 20 ans n’ayant que 39 matchs d’expérience dans la LHJMQ. Il veut sa relation avec son nouveau coéquipier d’un bon œil.

«On va se pousser et s’entraider tout en s’améliorant les deux en même temps», disait-il à propos du nouveau duo de gardiens.

À ne pas en douter, Rousseau est déjà prêt à prendre son envol, autant sur la glace que dans son autre passion pour devenir pilote d’avion. Il a déjà passé quatre heures dans les airs aux commandes d’un avion de type Cessna. Il a vraiment aimé sa première expérience.

«J’ai un simulateur chez moi, mais ça n’a pas la même résistance avec les vents. Dans un Cessna, ça bouge, tu les sens. Quand tu es aux commandes et que l’avion décolle du sol, c’est tout un «feeling», c’est quelque chose. Voir le paysage du haut des airs en temps réel, c’est comme être un petit oiseau», racontait-il d’une voix passionnée.

Rousseau suit ce cours à raison de deux séances théoriques et deux sorties dans le ciel par semaine. En plus d’une carrière dans le hockey, il rêve aussi de devenir un pilote commercial.

«J’ai deux plans A, le hockey et l’aviation… J’aimerais faire des vols commerciaux pour les grosses compagnies canadiennes ou américaines. Ça prend 50h de vol pour avoir ta licence privée, et après, ça peut prendre environ deux ans pour avoir sa licence commerciale», notait celui qui partagera donc son temps entre sa pension, le Centre Vidéotron et l’aéroport international Jean-Lesage de Québec.

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POSTE CONFIRMÉ POUR BAYS

Jean-Christophe Masson pourra participer aux séries avec les Diamants

Baseball

Jean-Christophe Masson pourra participer aux séries avec les Diamants

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Il y aura encore un geai bleu dans l’uniforme des Diamants de Québec! L’espoir des Blue Jays de Toronto Jean-Christophe Masson pourra continuer de s’aligner avec son équipe de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ) pour les séries de fin de saison qui s’enclenchent jeudi soir. Le président du circuit, Rodger Brulotte, a utilisé mercredi son pouvoir discrétionnaire pour autoriser l’ajout du voltigeur qui vient de fêter ses 18 ans.

Ce n’est pas la première fois que la LBJEQ accorde la permission à un joueur professionnel de participer aux séries. Elle l’avait fait en 2005 en laissant le lanceur Mathieu De Montigny, un espoir des Padres de San Diego décédé en 2009, porter l’uniforme des Aigles junior de Trois-Rivières. Les Trifluviens avaient d’ailleurs remporté le championnat cette année-là.

Dans le cas de Masson, il avait obtenu en juillet la permission de disputer seulement le calendrier régulier, une particularité qui n’était toutefois arrivée à ses oreilles et à celles de son gérant Dominik Walsh qu’à la toute fin de la saison en raison d’un problème de communication interne de l’équipe.

«L’organisation de Québec m’a demandé si elle pouvait faire un plaidoyer et j’ai dit oui, puisque mes pouvoirs de président me permettent de statuer sur l’admissibilité d’un joueur», explique Rodger Brulotte en entrevue avec le Soleil

«Je ne suis pas du même avis que la direction des Diamants sur certains points, notamment les arguments voulant que ne pas permettre à Jean-Christophe de jouer les séries aurait nui à son développement ou à l’image de la ligue. Cependant, j’ai consulté les dirigeants des autres équipes et ceux-ci sont solidaires pour que Masson ait le droit de jouer en séries», enchaîne-t-il.

«Bref, il n’y a aucune équipe qui soit contre le fait que Jean-Christophe joue. Même les équipes qui affronteront les Diamants étaient d’accord pour qu’il joue. Avec ça en poche, je me suis basé sur l’objectif premier qu’on s’était donné en cette période de pandémie, soit d’éviter que des jeunes ne puissent pas jouer au baseball», a expliqué le président.

Masson heureux

On sentait le bonheur dans la voix du principal intéressé quelques minutes après avoir appris la nouvelle mercredi midi. «Bien sûr que je suis content de pouvoir jouer. J’essayais de me concentrer sur mes matchs et de ne pas trop penser à tout ça, mais c’est certain que ça me rendait triste de ne pas avoir le droit de participer aux séries. J’avais l’impression de lâcher mes coéquipiers», expliquait Masson en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

Même si son gérant ne lui donnait pas tous les détails de ses démarches auprès de la Ligue, Masson se doutait bien qu’il se passait quelque chose. «Je voyais souvent Dominik au téléphone depuis une semaine. Quand on m’a dit que je ne pourrais pas jouer, je suis passé à autre chose et j’ai appelé mon entraîneur privé pour commencer mon programme d’entraînement de la saison morte, mais Dominik m’a dit que ce n’était pas encore sûr, d’attendre un peu, en ajoutant qu’il m’appellerait aujourd’hui. Il s’est vraiment battu pour moi et je l’apprécie.»

Une arme de plus

La décision réjouissait évidemment Walsh, qui pourra encore compter sur le Lévisien qui a frappé dans une moyenne de .324 avec sept doubles et 15 points produits en 68 présences au bâton réparties sur 21 matchs cette saison. 

«C’est certain que sa puissance amène un autre genre de frappeur dans notre alignement. Je crois que c’est une situation gagnante pour le joueur, gagnante pour l’équipe et même pour nos adversaires qui aiment avoir l’occasion d’affronter les meilleurs», a-t-il déclaré, heureux de dire que ses rivaux de la première ronde, les Alouettes de Charlesbourg, de même que les Aigles junior de Trois-Rivières, avaient «endossé totalement» la permission accordée à Masson.

«Je crois que certaines équipes avaient émis des réserves quant au statut de joueur professionnel de Jean-Christophe, mais elles se sont rendu compte que ce n’était pas vraiment pertinent en cette période de COVID. On est tous d’accord que Jean-Christophe est bon, mais il n’est pas trop fort pour la ligue. Il a juste 18 ans, n’a pas encore joué pro, a des hauts et des bas. Il a un talent brut, mais il a encore à apprendre et le baseball junior offre le calibre de jeu pour ça.»

Bon début

Masson dressait d’ailleurs un portrait très positif de sa première campagne avec les Diamants après s’être aligné avec l’équipe de l’Académie de baseball du Canada au cours des dernières saisons. «Le plus gros «challenge», c’était mentalement. Je savais qu’il y avait des attentes envers moi, mais j’étais plus «relax» au bâton au cours des derniers matchs.»

Le frappeur de puissance en lui avoue cependant qu’il s’en veut un peu de ne pas avoir encore réussi à frapper la longue balle avec les Diamants. «Je sais, je n’ai pas de circuit. Certains de mes coéquipiers qui en ont un me le rappellent constamment en disant qu’ils ont plus de circuits que moi!», laisse-t-il tomber avec humour. «Mais les séries, ce serait le meilleur moment pour frapper mon premier, n’est-ce-pas?», ajoute-t-il.

Scalabrini en accord

Par ailleurs, même si les Diamants pourront finalement miser sur un joueur de grande qualité pour la série qui opposera son équipe à ceux-ci, le gérant des Alouettes Patrick Scalabrini se réjouissait que Masson puisse participer à la grande danse de l’automne.

«Il s’agit d’une bonne décision pour le "kid" et le baseball junior. Les Diamants s’améliorent, parce que ça ajoute une grosse présence derrière leur meilleur joueur Mathieu Sirois, mais il faut surtout regarder le tableau dans son ensemble. J.-C. Masson est encore un jeune joueur et pour son développement, il vaut mieux qu’il vive l’expérience des séries au lieu de regarder les matchs des gradins», disait l’entraîneur-chef des Alouettes, qui était l’un de ceux qui plaidaient en faveur de Masson.

Série Diamants-Alouettes

Amis dans la vie de tous les jours, Scalabrini et Walsh n’allaient pas commencer à se narguer à l’approche du premier match de la série 3 de 5, jeudi, au Stade Canac, «bien qu’il soit un peu arrogant…», rigolait Scalabrini.

«Dominik est l’un de ceux qui m’ont convaincu de prendre la direction des Alouettes, au milieu de l’été. On l’a fait pour les jeunes, on sentait leur désarroi après un début de saison difficile et la possibilité de finir leur stage junior d’une façon merdique. Je pense qu’on a réussi à redresser la barque, à changer la philosophie qui ne s’évalue pas seulement en nombre de victoires et de défaites. Je suis satisfait de ce qu’on a fait, nous sommes à des kilomètres d’où nous étions en début de saison», admettait Scalabrini à propos de sa troupe qui a bouclé la saison avec une fiche de 5-16, au quatrième rang de la division Financière Sun Life, mais qui a joué pour .500 (5-5) dans ses 10 derniers matchs. Sous sa direction, les Alouettes ont conservé un dossier de 5-7.

À quel genre de série s’attend-il face aux champions de la division, auteurs d’un dossier global de 14-7 ?

«Globalement, ils ont plus de profondeur que nous, mais si on arrive et qu’on frappe, on pourrait les surprendre. Les gars ont hâte et ils y croient, l’esprit d’équipe a changé depuis un mois. Nos joueurs ont découvert leurs rôles, on sait qui on veut voir dans certaines situations. Nous sommes les négligés, mais depuis quelques semaines, nos fiches se ressemblent et les matchs l’un contre l’autre ont été serrés, même qu’on a eu unpeu l’avantage à la fin, mais tout est relatif», ajoutait-il.

Bien sûr, son opposant du week-end s’attendait à ce que son partenaire de jeu au hockey utilise cette tactique.

«Je sais bien qu’ils vont jouer la carte de l’équipe qui n’a pas de pression, c’est trop facile de faire cela. En début de saison, les Alouettes disaient qu’ils rivaliseraient pour le championnat de division, mais un mois et demi plus tard, ils se disent négligés. Je suis convaincu que s’ils n’avaient pas connu un début de saison catastrophique, ils n’auraient pas fini au dernier rang. Je sais aussi que sur papier, ils ne forment pas la pire équipe. Et l’arrivée de Patrick a clairement changé leur image», notait Walsh.

L’entraîneur-chef des Diamants s’attend à une série chaudement disputée. Et les programmes doubles pour les matchs 2-3 et 4-5 sont des éléments inconnus pour tout le monde.

«Nous n’avons pas de Vincent Ruel qui lancera les matchs 1-4-7… J’ai hâte de voir, on espère encore le retour de quelques lanceurs qui étaient blessés, cette saison. Ceux qui devaient former le top-4 de notre rotation n’ont pas lancé 25 manches, mais on a quand même fini premier», analysait celui dont la troupe avait remporté le championnat des séries de la LBJEQ en 2019.

Pour le premier match, Thomas Couture (Québec) et Marc-Antoine Pépin (Charlesbourg) s’affronteront. Les deux ont lancé des matchs d’un seul coup sûr, dernièrement, profitant de la fiabilité et des dimensions du terrain synthétique pour s’imposer. En saison, les Diamants l’ont emporté cinq fois en huit matchs contre les Alouettes, qui ont gagné trois des quatre derniers avec Scalabrini à la barre.  Avec la collaboration de Carl Tardif

Océanic: Beausoleil en faveur de l’ajout d’un 20 ans à long terme

Océanic

Océanic: Beausoleil en faveur de l’ajout d’un 20 ans à long terme

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Si la décision lui revenait, les équipes de la LHJMQ aligneraient un joueur de 20 ans de plus que la limite permise. Mais le temps rapproché jouant contre une telle modification à ce règlement, il pense que celui pourrait être adopté dans un avenir pas trop lointain.

«Pour cette année, c’est un peu serré comme échéance, et on le constate tous. On a jasé ensemble, les dg [directeurs généraux] et tout le monde tirait la couverture de son bord, ce qui est bien humain comme réaction. Mais à long terme, je pense que la plupart des dirigeants vont pencher pour cela», disait l’homme de hockey de l’Océanic avant le match préparatoire contre les Remparts, mardi après-midi.

L’Océanic accueillerait bien l’ajout d’un 20 ans dès cette saison. Parmi les 34 joueurs invités au camp d’entraînement, cette semaine, on compte d’ailleurs 20 joueurs de ce groupe d’âge.

«En ce moment, j’ai des tractations avec plusieurs équipes. Il faut jongler avec plusieurs scénarios. Nous avons Creed Jones devant le filet, qui est l’un des meilleurs cerbères du circuit ; on a deux solides défenseurs en [Justin] Bergeron et [Anthony] D’Amours; et on aussi deux attaquants avec [Andrew] Coxhead, qui est un centre de grande qualité et cheval de six pieds trois pouces ainsi que [Nathan] Ouellet, un produit de chez nous qui a été un joueur très important l’an passé. Nous avons des choix qui sont difficiles à faire, et je ne suis pas sûr que tout sera réglé dans la prochaine semaine», admettait l’entraîneur-chef et directeur général de l’Océanic.

Remparts/Océanic: une première sans spectateurs [PHOTOS]

Remparts

Remparts/Océanic: une première sans spectateurs [PHOTOS]

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
À l’entrée, le thermomètre indiquait 35,6 degrés, il nous était donc possible de couvrir ce premier match (même s’il n’en était qu’un hors-concours) en cette ère de coronavirus. Disputé en plein cœur d’une grande cuve de bancs vides, au Centre Vidéotron, ce duel entre les Remparts de Québec et l’Océanic de Rimouski découvrait en même temps que nous ce que sera la prochaine saison. Et il y a bien failli ne pas y avoir de buts pour ce match sans spectateurs puisque les visiteurs l’ont emporté 1-0 grâce à un filet tardif en troisième période.

«Mesdames, messieurs, les Remparts de Québec», disait l’annonceur-maison à l’arrivée discrète des joueurs sur la patinoire. Vraiment, tout était particulier dans ce premier rendez-vous covidien.

Les «let’s go Remparts» suscitaient peu de réponses, à part peut-être pour les joueurs, qui devaient y trouver un certain réconfort. Pour le reste, les arrêts de jeu se passaient au son de la musique d’ambiance d’une soirée habituelle à l’aréna.

Dans le feu de l’action, tout ce qu’on entend est le bruit des rondelles sur les bâtons, de celles qui frappent sur les bandes, des mises en échec, des lames sur la glace et les cris des joueurs se disant quoi faire. Le calibre est plus relevé, mais l’ensemble de l’œuvre pouvait ressembler à un groupe d’amis ayant réservé la patinoire pour quelques heures. Mardi, ils auraient eu la glace de 15h à 17h15…

Dans les gradins, aucun spectateur à part des membres de la direction occupant quelques bancs de grandes sections désertes. On y retrouve aussi quelques journalistes distanciés, les chauffeurs de l’équipe locale, prêts à encourager les jeunes qu’ils conduisent de la maison à l’aréna, une poignée de dépisteurs de la LNH qui n’attendaient que le retour du hockey pour reprendre leurs bonnes vielles habitudes et les joueurs des Remparts présents au camp, mais n’étant pas de l’alignement du jour. 

«J’écoutais les commentaires de joueurs de golf et de hockey depuis leur retour, et c’est sûr qu’il manque d’ambiance, mais on va s’habituer. Ce ne sont pas de gros ajustements, le protocole est mis en place et on se considère chanceux de pouvoir faire du hockey. L’émotion va se faire naturellement avec le classement et les rivalités contre Rimouski, Chicoutimi, Baie-Comeau, Shawinigan et Victoriaville, chaque match sera un défi», notait l’entraîneur-chef des Remparts Patrick Roy, qui disait avoir été un peu plus dérangé par la buée dans ses lunettes de protection que le port du masque derrière le banc.

Le défenseur invité ontarien Brendan Bays pourrait bien rester chez les Remparts

Remparts

Le défenseur invité ontarien Brendan Bays pourrait bien rester chez les Remparts

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Invité au camp d’entraînement des Remparts de Québec, le défenseur ontarien Brendan Bays pourrait bien avoir la chance d’approfondir encore plus sa maîtrise du français au cours des prochains mois puisque l’entraîneur-chef Patrick Roy a admis, lundi, qu’il pourrait bien percer l’alignement.

Bays est l’un des deux joueurs de l’Ontario à participer au camp de l’équipe. Ils ont eu plus de chance de certains de leurs compatriotes, qui n’ont pu s’amener en ville en raison de la limite de 34 joueurs pouvant y prendre part.

«On cherchait des gars de 18 ans qui pouvaient peut-être jouer avec nous à 18, 19 et 20 ans. Dans le cas de Bays, c’est un [défenseur] droitier et il a de bonnes chances de faire l’équipe. Les matchs [hors-concours] qu’il jouera seront importants pour lui», soulignait Roy dans son analyse suivant le match intra-équipe, où Bays formait une paire avec Édouard Cournoyer.

Choix de première ronde (15e) des Generals d’Oshawa au repêchage spécial des moins de 18 ans de la Ligue junior majeur de l’Ontario (OHL) en 2019, Bays n’avait pas réussi à percer leur alignement, l’an dernier. Le natif d’Ottawa ne s’est pas fait tordre un bras pour accepter l’invitation des Remparts.

«J’ai été en contact avec les Remparts pendant quelques mois. Comme ils ont une belle réputation à travers la Ligue canadienne [LCH], ce fut une décision facile à prendre d’obtenir ma libération et de tenter ma chance avec eux», disait l’arrière de 18 ans natif d’Ottawa.

Courtisé par quelques équipes, l’histoire des Remparts, leur personnel, leurs installations et la qualité de la ville l’ont fait penché pour Québec.

«Ils ne m’ont fait aucune promesse, et tout ce que je peux faire, c’est de travailler fort pendant les entraînements et les matchs hors-concours. J’ai eu besoin d’une période pour retrouver mes jambes et m’ajuster à la vitesse du jeu, mais après cela, je trouve que ç’a bien été, que je pouvais suivre la cadence. Il y a des similarités avec la Ligue [CCHL] où je jouais, l’an passé, mais c’est plus rapide ici, les joueurs sont plus développés physiquement, mais je crois pouvoir y tenir mon bout.»

Bays se décrit comme un défenseur en mesure de jouer aux deux extrémités de la patinoire, bien que sa principale qualité soit en défensive. «Je peux aussi bien bouger la rondelle et participer à la contre-attaque», résume celui qui a confiance d’obtenir un poste.

«Je ne sais pas qu’elles sont mes chances, j’espère qu’elles sont bonnes… J’ai la conviction de pouvoir jouer à ce niveau. Je me sens bien, je pense pouvoir être un morceau important de cette équipe et l’aider à bien faire.»

Bays a étudié dans une école anglophone québécoise de Wakefield, près de Gatineau. Il y a d’ailleurs passé une partie de sa quarantaine là-bas avant de mettre le cap vers Québec.

«Je le parle un peu, peut-être qu’on aurait pu faire l’entrevue en français, je ne suis pas sûr, mais on pourra certainement le faire dans les prochaines semaines», disait-il en riant.

Remparts: entrée remarquée pour Mikaël Huchette

Remparts

Remparts: entrée remarquée pour Mikaël Huchette

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Près de trois semaines après avoir confirmé sa venue avec les Remparts de Québec, le centre de 17 ans Mikaël Huchette n’a pas tardé à montrer ce qu’il pouvait amener à la formation en récoltant deux buts dans un premier match inter-équipe entre les rouges et les blancs.

Bien entouré des vétérans Thomas Caron et Gabriel Montreuil, Huchette a fait écarquiller les yeux présents au Centre Vidéotron pour l’occasion, dont ceux de l’entraîneur-chef Patrick Roy, qui prenait place dans les gradins pour observer les joueurs présents au camp de l’équipe de la LHJMQ.

«Je l’ai adoré. Il était bien entouré avec Caron et Montreuil, mais il a bien répondu. Il était toujours bien positionné et il avait un bon niveau de jeu», notait le Diable rouge en chef en soulignant aussi sa satisfaction face au rendement de plusieurs joueurs, comme les attaquants Xavier Filion et Hugo Audette ainsi que les défenseurs Evan Nause et Édouard Cournoyer.

Huchette se réjouissait de sa prestation du jour, lui qui a profité de sa quarantaine à son retour d’un camp de la USHL à Madison, dans l’État du Wisconsin, pour changer d’idée et de renoncer à un parcours aux États-Unis.

«Quand je suis revenu de mon camp de la USGL, j’ai eu le temps de parler à mon père et à mon agent, et à partir de là, le choix était évident. Je suis content d’être ici», disait-il, après son doublé.

À 6 pieds 2 pouces et près de 190 livres, Huchette s’ajoutera à une ligne de centre dotée de joueurs de bon gabarit. Trois de ceux-ci font plus de six pieds [Huchette, Filion et Nathan Gaucher], tandis que l’habile Théo Rochette est à 5 pieds et 10 pouces.

«On est content de voir ça, ils nous forcent la main et on aura des décisions à prendre dans les trois ou quatre prochains jours pour voir où l’on va mettre tel ou tel joueur dans l’alignement», notait Roy à propos des nombreuses pièces offensives dont il dispose.

Remparts: une rentrée sous le signe de protection sanitaire [PHOTOS]

Remparts

Remparts: une rentrée sous le signe de protection sanitaire [PHOTOS]

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Le 24e camp d’entraînement des Remparts de Québec s’est mis en branle, dimanche, au Centre Vidéotron. À l’extérieur, la clinique de dépistage d’Expo-Cité était peu achalandée, mais à l’intérieur, les mesures de protection étaient rigoureusement appliquées. Bienvenue à cette saison pas comme les autres de la Ligue de hockey junior majeur du Québec!

L’entrée des joueurs, du personnel, des journalistes et éventuellement des dépisteurs se fera désormais via le débarcadère. Déjà, les médias avaient rempli un questionnaire pour s’assurer qu’ils n’avaient pas de symptômes grippaux ni été en contact avec des gens testés positifs à la COVID. Si c’était le cas, ils seraient invités à retourner à la maison.

Pour les joueurs, une nouvelle façon de faire s’imposera, bien qu’ils ne seront pas soumis à un test obligatoire. En plus de la prise de la température chaque jour, qui devra être inscrite dans une application qui signalera tout résultat fiévreux, le port du masque sera obligatoire en tout temps, sauf sur la patinoire. Les joueurs devront respecter les mesures sanitaires, notamment à l’extérieur de l’aréna et les entraîneurs devront aussi montrer l’exemple.

«Je vais porter mon masque et des lunettes de protection derrière le banc, on va se plier aux règlements, toutes les consignes seront suivies à la lettre», disait l’entraîneur-chef Patrick Roy.

Il était excité de retrouver ses joueurs après une séparation forcée de six mois. Mais il sait bien que la saison qui approche n’en sera pas une comme les autres.

À peine deux ou trois postes ouverts chez les Remparts

Remparts

À peine deux ou trois postes ouverts chez les Remparts

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Les joueurs qui souhaitent causer une surprise et percer l’alignement des Remparts de Québec au camp d’entraînement devront être convaincants. «On va se dire les vraies choses, il y a peut-être deux ou trois postes disponibles», a admis Patrick Roy, mardi.

Le Diable rouge en chef a dévoilé ce secret de Polichinelle lors d’une visioconférence suivant la publication de la liste des joueurs invités au camp d’entraînement, dont la première session sur glace aura lieu le 31 août.

Mais il ne fermera pas la porte du vestiaire à double tour à quiconque voudrait y faire sa place.

«Dans un camp, il y a toujours des surprises, alors si un jeune nous surprend pour prendre la place d’un plus vieux, on ne l’empêchera pas de le faire», notait celui qui possède aussi la profondeur pour permettre aux joueurs de 16 ans de poursuivre leur développement dans le midget AAA.

Les Remparts ont pu inviter 34 joueurs à leur camp en raison de l’absence des deux joueurs européens, qui n’attendent que le feu vert de ministère de l’Immigration du Canada pour s’amener au pays. Pour l’instant, l’attaquant Vijiami Marjala et le défenseur Aapo Siivonen sont toujours en Finlande.

«Ils sont excités de venir, ils devaient même arriver la semaine dernière. La situation avec les joueurs européens n’est pas unique à Québec, elle est la même partout dans la Ligue canadienne. Je pense que la LCH doit être impliquée dans les discussions, car ça implique aussi l’Ontario et l’Ouest», notait Roy, qui n’aimerait pas être privé des deux joueurs sélectionnés au plus récent repêchage international.

«Comme on commence plus tôt que les autres, il y a peut-être plus d’urgence dans la LHJMQ. Ces joueurs-là ont aussi d’autres alternatives, je serais malheureux qu’ils doivent commencer leur saison en Finlande, et par la suite, que l’on soit obligé de se débattre pour obtenir leur libération.»

Le camp d’entraînement des Remparts s’ouvrira le 31 août

Remparts

Le camp d’entraînement des Remparts s’ouvrira le 31 août

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Les Remparts de Québec ont fait connaître, lundi, la liste des joueurs invités à leur camp d’entraînement qui s’ouvrira le lundi 31 août. Celle-ci compte 36 noms, y compris ceux des deux patineurs finlandais sélectionnés au repêchage international de la Ligue canadienne de hockey, même s’ils ne sont pas encore débarqués au pays.

À l’exception de l’attaquant Vijiami Marjala et du défenseur Aapo Siivonen, qui seront les deux premiers joueurs de la Finlande à porter les couleurs des Remparts, tous les autres joueurs invités par les Remparts sont natifs du Canada.

Du lot, 10 joueurs originaires des provinces maritimes et de l’Ontario devront respecter une période d’isolement de 14 jours avant de rejoindre l’équipe. Parmi eux, huit sont déjà à Québec et pourront participer à la première activité de l’équipe, soit l’accueil des joueurs le dimanche 30 août. Les deux joueurs européens devront en faire autant à leur arrivée en sol canadien.

Parmi les joueurs invités au camp d’entraînement, pas moins de 17 ont porté l’uniforme des Remparts, la saison dernière. Bien sûr, les attaquants James Malatesta, Cole Cormier, Théo Rochette, Hunter Holmes, Pierrick Dubé, Thomas Caron, Nathan Gaucher et plusieurs autres seront au rendez-vous. Même chose pour le premier choix du repêchage de juin dernier, le défenseur Evan Nause.

Les Remparts ont aussi invité quelques joueurs autonomes, comme le Québécois Peter Anamaditis (Lac-Saint-Louis), ainsi que l’attaquant Michael McKnight et le défenseur Brendan Bays, tous deux natifs de l’Ontario. Bays fait présentement sa quarantaine à la résidence d’été de la famille, en Outaouais. Pour sa part, Hunter Holmes est déjà en quarantaine en Ontario et devra s’en farcir une autre à son arrivée à Québec.

Parmi les joueurs invités, on compte quatre gardiens, dont le joueur de 20 ans Thomas Sigouin, acquis dans une transaction avec Sherbrooke, et l’espoir William Rousseau, qui a renoncé à un parcours scolaire aux États-Unis afin de se rapporter aux Remparts.

Les Remparts feront bientôt connaître les dates de leurs matchs préparatoires. Ils devraient en avoir joué quelques-uns avant la remise de leur liste finale, le 6 septembre.

Rappelons que la saison 2020-2021 doit se mettre en branle le 1er octobre. Le plan de relance de la LHJMQ prévoit un calendrier de 60 matchs à l’intérieur de chacune des trois divisions. Les Remparts joueront donc 12 fois chacun contre Baie-Comeau, Chicoutimi, Rimouski, Shawinigan et Victoriaville. À moins d’une éventuelle permission de la Santé publique, tous les matchs seront disputés à huis clos.

Mikaël Huchette opte pour les Remparts plutôt que la NCAA

Remparts

Mikaël Huchette opte pour les Remparts plutôt que la NCAA

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Mikaël Huchette poursuivra finalement sa carrière avec les Remparts de Québec. Le centre de 17 ans, qui avait une entente pour évoluer avec l’Université du Maine à compter de la saison 2021-2022, a décidé de tourner le dos à la NCAA pour se joindre à la formation québécoise. Choix de cinquième ronde (83e au total) du repêchage de 2019, il a marqué 25 buts et amassé 18 passes en 38 matchs avec les Gaulois de Saint-Hyacinthe la saison dernière.

«J’avais deux excellentes options [NCAA et les Remparts] où poursuivre ma carrière», a mentionné lors d’un entretien téléphonique Huchette. «Ça n’a donc pas été une décision facile à pendre. Lors de la dernière année les entraîneurs de l’Université du Maine m’avaient parlé souvent. Ils avaient beaucoup travaillé pour moi. Et les gens de l’Université du Maine avaient été géniaux.

«Après avoir pesé les pour et les contre et eu de bonnes discussions avec mon agent, la décision de jouer pour les Remparts a quand même été évidente. Je savais que je serais très bien coaché et très bien encadré à Québec, que je profiterais d’un bon suivi au niveau de mes études. Et je pouvais jouer dans la meilleure ligue junior au monde avec la meilleure organisation du junior majeur», a ajouté le jeune hockeyeur qui souhaite poursuivre des études dans le domaine de la finance.

Interrogé sur la raison qui l’avait poussé à renoncer au hockey universitaire américain, Huchette a indiqué que c’était la déception qu’il avait ressentie après avoir pris part à un camp avec les Capitols de Madison (Wisconsin) de la USHL, le circuit qui ouvre les portes à la NCAA. Une déception au niveau de l’organisation et du personnel de la formation. C’est par la suite qu’il a eu des discussions avec son père et son agent qui a contacté le dg des Diables rouges.

Un deuxième camp

Treizième meilleur pointeur de la Ligue midget AAA la saison dernière, Huchette prendra part à son second camp d’entraînement avec les Remparts. En 2019, le hockeyeur de 6’2 pesant 187 livres avait quitté les Diables rouges seulement 48 heures après son arrivée à Québec afin de garder son admissibilité pour jouer dans la NCAA. Le jeune joueur a indiqué que même s’il avait disputé toute la saison dernière au centre, il se sentait à l’aise pour jouer à l’aile. «J’ai cependant pris une coche au niveau des mises au jeu. Alors même si je peux jouer à l’aile, je pense que je suis à ma place au centre.»

Parlant du prochain camp d’entraînement, Huchette a indiqué qu’il s’y présenterait avec l’objectif de mériter une place sur la formation québécoise puis d’aider l’équipe à gagner. «J’ai parlé à Patrick [Roy] et il m’a demandé de montrer ce dont j’étais capable de faire lors du camp. J’ai travaillé fort au cours des dernières semaines pour être prêt. Je ne suis donc pas inquiet à ce niveau-là.

«Pour le moment, je ne ressens aucune pression. Je suis un gars que la pression n’atteint pas vraiment. J’ai travaillé tout l’été avec Nicolas Bourret en gymnase et avec Pierre Allard sur la glace. C’était la meilleure place où je pouvais être. Ce sont tellement de bons coachs. Je vais faire de mon mieux pour performer et je sais que je vais arriver prêt. Pour moi ça [le camp] va juste être du plaisir et j’ai vraiment hâte.» 

Le natif de Beloeil n’a pas caché son enthousiasme à l’idée de se joindre à un club dont le noyau est composé de hockeyeurs de 17-18 ans et qui a démontré de l’intérêt pour organiser la Coupe Memorial en 2022.

«Ce sont tellement de bons gars et de bons joueurs. J’en connais plusieurs. J’ai évolué avec certains [dont Nathan Gaucher] et joué contre certains autres. Savoir que les Remparts avaient une formation qui pourrait aspirer à la Coupe Memorial dans deux ans m’a aidé dans ma décision. Je suis vraiment content de penser que je vais peut-être pouvoir faire partie de l’équipe.»

Jordan (LaVallée) Smotherman de retour dans la famille des Remparts

Remparts

Jordan (LaVallée) Smotherman de retour dans la famille des Remparts

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
L’un des meilleurs joueurs américains à avoir porté les couleurs des Remparts de Québec rentre au bercail. Jordan Smotherman, qui a joué sous le nom de LaVallée lors de son passage dans la capitale au début des années 2000, sera le nouveau dépisteur des Diables rouges aux États-Unis dès la prochaine saison.

Son mandat sera de couvrir à temps partiel le territoire de la région de la Nouvelle-Angleterre, qui appartient à la LHJMQ. Il disputera aussi une 15e et dernière saison dans les rangs professionnels avec les Railers de Worcester, une équipe de la ECHL située près de chez lui.

«On trouvait que notre recrutement ne débloquait pas beaucoup aux États-Unis malgré plusieurs efforts, ces dernières années. Depuis sept ou huit ans, je pense qu’on n’a attiré qu’un seul joueur américain avec nous. On voulait changer notre approche, et on ne peut pas avoir un meilleur ambassadeur qu’un ancien joueur américain ayant évolué et connu du succès dans notre programme», expliquait Christian Vermette, adjoint au directeur général et dépisteur-chef des Remparts.

Choix de deuxième ronde des Remparts, en 2002, il a joué quatre saisons à Québec et était membre de l’édition championne de la Coupe Memorial en 2006. Il a cumulé 139 points dans la LHJMQ, dont 72 buts, en 225 matchs.

Il a aussi fait partie de la meilleure cohorte de joueurs américains ayant traversé la frontière pour s’aligner avec les Remparts, qui misaient à cette époque sur des noms comme Josh Hennessy, Joey Ryan, Andrew Andricopoulos et Kevin Coughlin. Depuis, la filière américaine a été réduite à sa plus simple expression.

«C’est Patrick [Roy] qui a pensé à Jordan, et lorsqu’on l’a rejoint pour savoir si ça l’intéressait, il était très excité à l’idée de travailler pour nous. Il est passé par là, lorsqu’il avait 16 ans, il connaît l’organisation, la Ligue, notre soutien aux études, etc. Selon nous, il pourrait être un atout important lorsqu’on discutera avec les familles, les joueurs et les agents», ajoutait Vermette à propos de celui qui a «adopté» le nom de famille de son père, en 2009, lors du décès de celui-ci afin de lui rendre hommage.

Le dernier joueur américain à avoir porté les couleurs des Remparts est le défenseur Braeden Virtue, maintenant avec les Olympiques de Gatineau, mais le taux de réussite pour convaincre des espoirs du pays voisin de s’amener à Québec n’était pas élevé.

«Quand ça ne marche pas, il faut essayer d’autre chose, c’est ce qu’on fait avec Jordan. Il y a quand même des dépisteurs du Québec qui vont aller voir des matchs, la saison prochaine, mais Jordan sera en mesure d’en suivre aussi même s’il jouera encore.»

Maintenant âgé de 34 ans, Smotherman fut un choix de quatrième ronde des Thrashers d’Atlanta en 2005. Il a joué quatre matchs dans la LNH, évoluant majoritairement dans la Ligue américaine, où il a amassé 164 points en 373 matchs. Il a remporté la Coupe Calder en 2008. Il est natif de l’Oregon, mais sa famille est établie au Massachusetts depuis qu’il a 12 ans. Il a aussi joué dans quelques pays, comme la Suède, la Finlande, le Danemark, l’Allemagne et l’Irlande.

Repêchage international : les Remparts pigent pour la première fois en Finlande [VIDÉO]

Remparts

Repêchage international : les Remparts pigent pour la première fois en Finlande [VIDÉO]

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Pour la première fois de leur histoire, les Remparts de Québec ont regardé du côté de la Finlande, mardi lors du repêchage international de la Ligue canadienne de hockey (LCH), en sélectionnant l’attaquant de 17 ans Viljami Marjala et le défenseur de 18 ans Aapo Siivonen, deux espoirs du repêchage de la LNH en 2021.

Les deux joueurs ont déjà confirmé qu’ils joueraient à Québec dès la prochaine saison. Ne reste qu’à savoir quand celle-ci se mettra en branle.

«Il s’agira d’une première expérience pour nous avec des joueurs de la Finlande, ça amène du sang neuf. Marjala est le joueur-clé, il sera un attaquant dominant tandis que je vois Siivonen sur la première paire de défenseurs avec Evan Nause [premier choix du dernier repêchage de la LHJMQ], il apportera une dimension différente à notre brigade», confiait le directeur général Patrick Roy, en visioconférence dès la conclusion de la séance de sélection internationale.

Les Remparts détenaient les 14e et 74e droits de parole, mais ils ont en réalité repêché Marjala avec le 11e choix et Siivonen avec le 53e puisque certaines formations ont passé leur tour.

«Ça fait longtemps que Christian Vermette, notre dépisteur-chef, regardait les espoirs finlandais dans l’espoir un jour d’en avoir un. Là, il va y en avoir deux, leur présence ensemble facilitera leur adaptation», ajoutait Roy à propos des joueurs qui ne faisaient pas partie d’un duo inséparable.

«On ne m’a rien imposé. Le joueur qu’on ciblait était Marjala, mais son agent m’a demandé ce que je pensais du défenseur. Comme je voulais avoir un combo attaquant/défenseur, ça tombait bien. Mon plan est de faire jouer Marjala à la gauche de Théo Rochette et Pierrick Dubé», notait Roy qui voit dans le style de Marjala une certaine ressemblance à celui de Mikko Rantanen, de l’Avalanche du Colorado, en prenant bien soin de ne pas le comparer à ce dernier.

Excités

Dans une conversation téléphonique avec les représentants des deux quotidiens de la capitale peu de temps après le repêchage, Marjala et Siivonen n’ont pas caché leur joie à l’idée d’enfiler l’uniforme des Remparts, cet automne.

«Nous sommes excités, il s’agit d’une belle occasion qui se présente à nous», admettait Marjala, parlant pour les deux.

«Je vais devenir un meilleur joueur en allant à Québec, j’ai parlé à quelques-uns de mes amis qui évoluent dans la LCH, ç’a m’a aidé à prendre ma décision. Mon but est d’être repêché dans la LNH, mais ma venue à Québec n’est pas l’unique raison de ma décision, la présence de Patrick Roy comme entraîneur-chef y est aussi pour quelque chose», ajoutait-il.

Natif d’Oulu, Marjala s’alignait avec le club des moins de 18 ans de Kärpät, où il a bouclé la dernière saison avec une récolte de 16 buts et 35 points en 20 matchs. Ile joueur de 17 ans aussi disputé 20 matchs avec la sélection U-20 de cette formation y amassant huit points, dont trois buts. Il a aussi représenté son pays au Défi mondial des moins de 17 ans, l’hiver dernier.

Sur les différents sites consacrés aux espoirs, on décrit le joueur de 5 pieds et 11 pouces comme étant un attaquant doté de très bonnes habiletés offensives, d’une excellence vision du jeu et en mesure de trouver le fond du filet. On le dit «très bon» patineur, et surtout, capable de réussir des jeux en pleine vitesse.

La fin de l’expérience Sato chez les Remparts

Remparts

La fin de l’expérience Sato chez les Remparts

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
À la veille du repêchage international de la Ligue canadienne de hockey, le directeur général et entraîneur-chef des Remparts de Québec, Patrick Roy, a confirmé lundi que l’attaquant japonais Yu Sato ne reviendrait pas avec l’équipe l’an prochain.

«Je lui ai parlé la semaine passé pour lui dire qu’on s’en allait dans une direction différente. Ce n’est pas facile de le laisser aller, car c’est une bonne personne, mais à un moment donné, il fallait prendre des décisions hockey», a déclaré Roy en vidéoconférence.

Il est vrai qu’avec quatre buts et six aides en 39 parties l’an dernier, Sato est loin d’avoir répondu aux attentes de son entraîneur, qui lui a souvent fait réchauffer le banc avant de le laisser carrément dans les gradins plus souvent qu’à son tour quand il disposait d’un alignement complet.

Ce sont donc deux hockeyeurs qui seront repêchés mardi par les Remparts lors du repêchage international. «Idéalement, je voudrais repêcher un défenseur pour jouer avec (Evan) Nause et un attaquant. C’est sûr que ce seront des jeunes entre 17 et 18 ans. Pour le reste, il faut être prudents, car parfois, des équipes repêchent des joueurs sans leur avoir parlé. Il faut alors des plans B, C et D», indique-t-il, refusant d’en dire plus sur ses intentions.

«Une chose est certaine, ces joueurs-là doivent être des joueurs d’impact. Pour le premier choix, c’est plus facile puisqu’on repêchera un joueur du «top 11», mais pour le deuxième, c’est plus délicat», ajoute Roy, qui parle du repêchage international comme d’une journée très importante pour son équipe.

Par ailleurs, concernant le cas des joueurs américains dont les droits appartiennent aux Remparts, Roy a déclaré avoir eu des pourparlers avec le père de Lukas Klemm, le défenseur du Connecticut qui a été la première sélection des Diables rouges au repêchage des joueurs américains. «De son côté, la porte n’est pas ouverte, mais elle n’est pas fermée non plus», déclare-t-il à propos de l’arrière qui vise comme plusieurs de ses compatriotes de poursuivre son cheminement dans une université américaine. «Nous ne sommes pas son plan A», a résumé Roy.

Repêchage international: Le 11e et le 53e choix pour les Remparts

Remparts

Repêchage international: Le 11e et le 53e choix pour les Remparts

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Les Remparts de Québec pourront repartir à zéro avec leurs joueurs internationaux puisqu’ils en sélectionneront deux lors du repêchage international de la Ligue canadienne de hockey qui aura lieu mardi.

La séance se déroulera selon l’ordre inverse du classement général de chaque ligue en respectant une rotation des circuits. C’est donc le Battalion de North Bay (Ligue de l’Ontario) qui aura le premier choix, suivi du Titan d’Acadie-Bathurst (LHJMQ) et des Broncos de Swift Current (Ligue de l’Ouest).

Les Remparts de Québec doivent repêcher au quatorzième rang, mais, étant donné que les Greyhounds de Sault-St-Marie, le Drakkar de Baie-Comeau et les Frontenacs de Kingston ont annoncé qu’ils ne repêcheraient pas en première ronde, ils auront droit à la onzième sélection.

Les Diables rouges devaient aussi avoir la 74e sélection avec leur choix de deuxième ronde, mais, comme plusieurs équipes passeront aussi leur tour, c’est plutôt au 53e rang qu’ils parleront de nouveau.

L’an dernier, les Remparts alignaient l’ailier russe Aleksei Sergeev, maintenant âgé de 20 ans, et l’ailier japonais Yu Sato, dont la performance n’a pas répondu aux attentes. Le directeur général et entraîneur-chef Patrick Roy a déjà annoncé qu’il choisirait deux joueurs internationaux lors du prochain repêchage.

L’Océanic de Rimouski choisira un seul patineur avec le 41e choix de la première ronde, le 33e si on retire de la liste les équipes qui passeront leur tour.

Espoirs

Par ailleurs, ce sont 28 espoirs de la LHJMQ sur 113 hockeyeurs qui seront invités au camp national de développement virtuel des moins de 17 ans du Canada.

Coéquipiers avec les Chevaliers de Lévis, le défenseur d’Adstock Pier-Olivier Roy et le centre de Sainte-Claire de Bellechasse Jonathan Fauchon, respectivement repêchés par les Tigres de Victoriaville et l’Armada de Blainville-Boisbriand, seront du lot de même que le gardien lévisien Charles-Edward Gravel de Sénateurs de Mississauga, également repêché par l’Armada. 

Après avoir boudé les Foreurs, Evan Nause s’amène avec les Remparts

Remparts

Après avoir boudé les Foreurs, Evan Nause s’amène avec les Remparts

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Patrick Roy a gagné son pari. Après avoir repêché le récalcitrant Evan Nause en première ronde du repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) vendredi, il vient de convaincre de se joindre aux Remparts de Québec celui qui avait pourtant refusé de se rapporter aux Foreurs de Val-d’Or après avoir aussi été sélectionné en première ronde l’an dernier.

Le directeur général et entraîneur-chef des Diables rouges a confirmé jeudi qu’il en était venu à une entente avec l’arrière de 17 ans qui fait 6 pieds 1 pouce et pèse 172 livres. Même s’il avait fermé le dossier du talentueux jeune défenseur il y a un mois et qu’il avait décidé de repêcher un autre joueur en première ronde, un appel du clan Nause deux jours avant l’encan annuel a ramené son cas sur la table.

«Nous avions eu beaucoup de discussions avec la famille il y a un mois, mais, deux jours plus tard, ils nous avait rappelés pour nous dire qu’Evan poursuivait dans la même voie. On a tourné la page, on a regardé vers un autre joueur, mais deux jours avant le repêchage, son agent nous a appelés pour nous dire qu’il avait de l’ouverture à jouer avec les Remparts. On a eu une très bonne discussion et il nous a dit que si on le repêchait, il y avait 75% des chances qu’il vienne à Québec», a résumé Roy jeudi en vidéoconférence.

Défenseur idéal

Le dg et entraîneur des Remparts indique que Nause correspond parfaitement au type de défenseur qu’il recherchait. «Un gars qui sera sur la première paire de défenseurs, un bon quart arrière qui bouge bien la rondelle et est bon en avantage numérique. De plus, il cadre bien avec le groupe d’âge de nos joueurs. Je suis convaincu que son expérience dans la United States Hockey League (USHL) va l’aider dans son adaptation. J’ai visionné de ses matchs et il était le point d’appui en haut en avantage numérique en plus de jouer déjà avec une demi-visière», poursuit-il. 

Roy a également indiqué avoir contacté son vis-à-vis des Foreurs, Pascal Daoust, avant de repêcher Nause. «Il a très bien réagi, je voulais être le plus transparent possible.» Les Foreurs avaient libéré Nause après avoir été incapables de s’entendre avec lui, le rendant de nouveau éligible au repêchage 2020 et obtenant en contrepartie le sixième choix de l’encan.

Toujours une option 

De son côté, Nause a déclaré en vidéoconférence qu’il n’avait jamais tourné le dos à la LHJMQ même s’il ne s’était pas rapporté aux Foreurs. «Comme j’ai grandi près de Moncton et des Wildcats, la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) a toujours été une option que je considérais. J’ai pris le chemin des écoles préparatoires parce que je voulais me garder toutes les portes ouvertes, mais maintenant je suis très excité à l’idée de me joindre aux Remparts.»

Natif de White Rock, en Colombie-Britannique, celui dont la famille réside maintenant au Nouveau-Brunswick a déjà porté les couleurs de formations des écoles préparatoires de Bishop’s College, Notre-Dame et Newbridge Academy. Il a disputé la dernière saison avec le Stampede de Sioux Falls dans la United States Hockey League (USHL) et a terminé la saison avec trois buts et 14 aides en 44 parties.

«Si j’ai décidé de ne pas joindre les Foreurs l’an passé, c’est que j’avais déjà décidé que je jouerais dans la USHL pour éventuellement aller dans une université américaine. Par contre, le coronavirus a mis fin à ma saison un peu plus tôt que prévu et les frontières ont été fermées, ce qui a été un petit facteur dans ma décision de me rapporter aux Remparts», a-t-il expliqué.

Roy et Laperrière

La raison principale demeure toutefois la possibilité de jouer pour Patrick Roy. «C’était une proposition que je ne pouvais pas refuser. Il a joué et été entraîneur dans la Ligue nationale, il est au Temple de la renommée du hockey. C’est une très grande tête de hockey, tellement que j’en ai la chair de poule à l’idée de jouer pour lui», poursuit-il.

Le fait qu’il ait fait connaissance avec l’entraîneur-associé des Remparts, Martin Laperrière, qui l’a dirigé avec Équipe Canada Rouge au dernier Défi mondial des moins de 17 ans, a également pesé dans la balance. «Je l’ai connu lors du camp en juillet et ensuite lors du Défi à Swift Current. J’aime le style de jeu qu’il préconise, c’est quelqu’un d’intense et j’ai hâte d’apprendre de lui chaque jour.»

Qualités

Nause a pris soin de ne pas fixer la barre trop haute à sa première saison dans la LHJMQ. «Je ne promettrai rien en termes de points et de statistiques, mais par contre je peux vous dire que je serai présent et que je donnerai mon maximum à chaque match. Mes principales qualités sont mon instinct offensif, mon jeu dans les deux sens de la patinoire et ma capacité d’agir comme un quart arrière durant les jeux de puissance.»

L’athlète de 17 ans a aussi avoué que le fait que Québec présente sa candidature pour tenir le tournoi de la Coupe Memorial en 2022 avait aussi rendu les Remparts plus attrayants à ses yeux. «Ça aussi, ça a joué un rôle dans ma décision. J’aimerais vraiment aider les Remparts à ramener un autre championnat à Québec.», conclut-il.

À LIRE AUSSI : Les Remparts optent pour le défenseur de 17 ans Evan Nause

Notes: Evan Nause a appris le français durant ses deux saisons à l’école préparatoire de Bishop’s College, à Sherbrooke. Il avoue cependant aujourd’hui qu’il a tout de même des difficultés à s’exprimer dans la langue de Molière même s’il la comprend très bien... Patrick Roy a déclaré qu’il était très avancé dans ses préparatifs en vue du repêchage des joueurs internationaux. «Nous avons eu de bonnes discussions avec des agents et on pense pouvoir aller chercher deux très bons joueurs», a-t-il déclaré jeudi... Nause fait partie des quatre joueurs des Remparts de Québec qui avaient été choisis pour participer au camp de sélection estival de l’équipe nationale masculine des moins de 18 ans avec le gardien William Rousseau et les attaquants James Malatesta et Nathan Gaucher. Les attaquants Zachary Bolduc de l’Océanic de Rimouski et le Beauceron Joshua Roy des Sea Dogs de St John avaient aussi été invités...

Repêchage américain: les Remparts sélectionnent deux défenseurs du Connecticut

Remparts

Repêchage américain: les Remparts sélectionnent deux défenseurs du Connecticut

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Après avoir effectué sa séance de sélection, vendredi et samedi, la Ligue de hockey junior majeur du Québec tenait son repêchage américain, lundi matin, où chaque équipe devait choisir deux joueurs issus des six états faisant partie du bassin de recrutement réservé à la LHJMQ.

Les Remparts de Québec, qui parlaient aux cinquième et 23e rangs, ont opté pour deux défenseurs droitiers de 16 ans originaires du Connecticut, soit Lukas Klemm (North Jersey Avalanche) et Lucas DiChiara (Shattuck St. Mary’s). Le premier n’est pas le fils de l’ancien défenseur Jon Klemm, qui fut aussi le coéquipier de Patrick Roy avec l’Avalanche du Colorado.

«Ça tombait bien, car nous avions des besoins du côté droit de la défensive, mais il s’agit aussi de bons joueurs. Il n’y avait aucune entente préalable avec ces joueurs, il s’agit de dossiers que nous allons travailler dans les prochaines semaines», expliquait Christian Vermette, adjoint au directeur général et dépisteur-chef des Remparts.

Patrick Roy a déjà contacté le père de Klemm tandis que le dépisteur des Remparts aux États-Unis en a fait autant avec la famille de DiChianti. Le dernier joueur américain à avoir joué à Québec a été Braeden Virtue, en 2017-2018 et 2018-2019, avant qu’il soit échangé aux Olympiques de Gatineau.

Les Remparts possèdent les droits sur quelques autres joueurs des États-Unis, soit les attaquants Matthew Beniers, Alexander Teleguine et le gardien Drew Commeso. Le gardien est étiqueté comme le prochain numéro 1 à Boston University, tandis que Beniers jouera à Harvard, en plus d’être considéré un espoir de deuxième ou troisième ronde au repêchage de la LNH. Les Remparts ont essayé de convaincre Teleguine de jouer avec eux lors des deux dernières saisons, mais sans succès.

«Nous avons retiré quelques joueurs américains de notre liste, mais on a gardé ceux-là. On ne sait jamais, alors vaut mieux les avoir sur notre liste», ajoutait Vermette, en qualifiant Klemm de défenseur effacé mais efficace et DiChianti d’arrière avec une certaine vision offensive.

Rimouski

De son côté, l’Océanic de Rimouski a jeté son dévolu avec le 14e choix sur le défenseur de 5 pieds 10 pouces Kazimier Sobieski, qui évoluait à Shattuck St. Mary’s. Au 32e rang, Rimouski a pris le grand ailier gauche de 6 pieds 2 pouces Shane Lachance, de Tabor Academy. Les deux espoirs sont natifs du Massachusetts.

Déjà, l’Océanic pouvait confirmer la présence de Sobieski, lui aussi originaire du Massachusetts, au prochain camp d’entraînement de l’équipe.

«Notre dépisteur américain l’aime beaucoup et on peut confirmer sa présence au camp. On parle ici d’un défenseur droit avec de bons pieds. C’est aussi un gars qu’on considère comme étant un compétiteur sur la patinoire», laissait savoir le directeur général Serge Beausoleil.

Baie-Comeau

Pour sa part, le Drakkar de Baie-Comeau a utilisé le quatrième choix du repêchage pour mettre la main sur le défenseur de six pieds Shawn McEwen, de South Kent Academy, au Massachusetts. Et avec la 22sélection, le club de la Côte-Nord a opté pour Brian Grant, un autre arrière de 5 pieds 11 pouces du même état qui jouait à Deerfield Academy.

Le tout premier choix du repêchage américain fut le gardien Charlie Zolin (Connecticut) par le Titan d’Acadie-Bathurst.

Les territoires associés à la LHJMQ sont ceux incluant le Connecticut, le Maine, le Massachusetts, le New Hampshire, le Rhode Island ainsi que le Vermont. Plusieurs hommes de hockey du circuit ne cachent pas la difficulté qu’ils ont à convaincre les joueurs de ces régions de renoncer à leur rêve d’évoluer pour les grands programmes installés dans ces états.

Les Remparts sélectionnent Gaudet et Gweon

Remparts

Les Remparts sélectionnent Gaudet et Gweon

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Les Remparts ont fait de l’ailier Kassim Gaudet des Estacades de Trois-Rivières et du centre Andrew Gweon du des Caps Office Interior de Fredericton leurs choix de quatrième ronde en les sélectionnant samedi respectivement avec les 63e et 73e choix au repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Les Remparts ne repêchaient ni en deuxième ni en troisième ronde. Gaudet, qui est originaire de Victoriaville, a marqué 7 buts et ajouté 12 aides en 42 matchs la saison dernière, sa première dans la Ligue de hockey Midget AAA de Québec. Le hockeyeur de 16 ans qui fait 5 pieds 9 pouces et pèse 141 livres était classé en cinquième ronde par la centrale de recrutement. Quant à Gweon, il a inscrit 16 buts et 22 aides en 37 parties la saison dernière.

Le DG et entraîneur des Remparts Patrick Roy avait de bons mots pour Gaudet, dont il a apprécié la progression et l’amélioration cette année. Le jeune hockeyeur approuvait le verdict de son futur pilote.

«Je ne suis pas le même joueur que j’étais au début de la saison. J’ai pris de la maturité car je n’étais pas totalement adapté au début de l’année. J’ai toujours travaillé fort et ça a rapporté», poursuit celui qui s’amènera au camp avec la ferme intention de demeurer à Québec. «Pour moi, c’est faire l’équipe et rien d’autre», lance-t-il.

Le jeune homme suivait le repêchage à l’extérieur sur une télé avec sa famille et ses amis. «Je suis très content, ça a été un très beau moment quand j’ai été repêché», ajoute-t-il.

Le risque Richard

Tout juste avant de choisir Gaudet, les Remparts avaient vu les Sea Dogs de St John opter pour le défenseur de Québec Guillaume Richard, libéré par les Tigres de Victoriaville car il avait refusé de se rapporter à l’équipe après avoir été repêché en première ronde l’an dernier.

Roy avait dit s’intéresser au récalcitrant vendredi soir. Cependant, il a assuré samedi qu’il n’avait pas l’intention de le choisir en quatrième ronde. «On avait déjà pris un risque (en première ronde) avec Evan Nause, alors nous voulions prendre un joueur de première année d’admissibilité au repêchage», a-t-il expliqué, avouant bien candidement qu’il ne savait pas, au moment de choisir Nause, qu’aucune compensation ne serait donnée à son équipe s’il n’arrivait pas à le mettre sous contrat.

«On a appris ce matin (samedi) qu'il n'y avait pas de compensation pour les joueurs de 17 ans, mais ça ne change rien car on est plus que confiants d’en arriver à une entente avec Nause. Sa famille est très contente et nous comme confiants de pouvoir faire une annonce au cours de la prochaine semaine», a indiqué Roy.

L'agent de Nause et Richard, Dominic De Blois, a d'ailleurs déclaré au Soleil samedi (voir autre texte) que Nause était à l'écoute des propositions des Remparts mais que Richard n'avait pour l'instant pas l'intention de changer d'idée et qu'il visait toujours le hockey universitaire américain.

Un autre joueur qui avait clairement manifesté sa préférence pour les universités américaines, le Montréalais Michael La Starza de l'école préparatoire Shattuck St. Mary's, a abouti dans l'escarcelle des Voltigeurs de Drummondville. Ceux-ci ont sélectionné le talentueux ailier en septième ronde alors qu'il était le dixième espoir de cet encan.

L’arrière Isaac Ménard des Estacades de Trois-Rivières a pour sa part chuté d’une ronde. Classé en deuxième ronde, il a été choisi en troisième par les Cataractes de Shawinigan, qui ont transigé avec les Tigres de Victoriaville pour pouvoir le sélectionner même s’il avait avisé toutes les équipes qu’il avait l’intention de poursuivre son cheminement aux Etats-Unis.

Attaquants

Roy a aussi expliqué que c’est parce que l’encan était plutôt mince en matière d’attaquants qu’il avait décidé de lancer la quatrième ronde avec Kassim Gaudet et Gweon. «Ce sont deux joueurs que nous aimions beaucoup.»

En cinquième ronde, les Diables rouges ont choisi les défenseurs Zachary Gaudet et Samuel Lachance des Vikings de Saint-Eustache avec deux choix consécutifs, après avoir donné un choix de quatrième ronde en 2022 aux Foreurs de Val-d’Or pour pouvoir mettre la main sur Lachance.

«Je sais que nous avons beaucoup de défenseurs gauchers, mais c’est le résultat de notre stratégie de choisir toujours le meilleur joueur sur notre liste», a expliqué Patrick Roy.

«Les joueurs que nous avons choisi aujourd’hui ne feront pas tous l’équipe l’an prochain, mais ce n’est pas impossible qu’il y en ait deux sur quatre. Il y aura beaucoup de compétition chez les défenseurs, alors ce n’est pas impossible qu’on opte pour des joueurs de 16 ans. La porte est ouverte pour «challenger» les gars qui sont là», a-t-il ajouté.

En sixième ronde, Roy a refilé son choix au Titan d’Acadie-Bathurst en échange du choix de cinquième ronde de ces derniers en 2021. En septième et en huitième, il a sélectionné l’arrière Josh O’Connor des McDonald’s d’Halifax et l’ailier Noah Gibbs, un coéquipier de Gweon à Fredericton, tous deux classés en quatrième ronde par la centrale de recrutement du circuit.

En neuvième ronde, les Remparts ont jeté leur dévolu sur le gardien Benoît Forget, qui évolue au niveau Midget Espoir en Outaouais. Ils ont ensuite sélectionné l’ailier Pierrick Brousseau du Phénix du Collège Esther-Blondin en dixième ronde et le gardien de but de 17 ans Julien Létourneau, qui a disputé quatre matchs avec les Forestiers d’Amos l’an dernier, en onzième ronde. Létourneau a passé l’essentiel de la dernière saison avec le Filon de l’Or-et-des-Bois dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire et évoluera l’an prochain avec le Boomerang du Cégep André-Laurendeau.

Roy a complété son repêchage en choisissant le centre Gabriel Pelchat des Gaulois de Saint-Hyacinthe et son neveu Cédric O’Connell, fils de sa soeur Alexandra Roy, en treizième et quatorzième rondes. O’Connell, un défenseur de 15 ans, porte les couleurs de l’Express du Collège Saint-Sacrement, une formation de première division au hockey scolaire masculin juvénile.

Côté glisse en deuxième

La deuxième ronde avait été lancée samedi matin par la sélection de l’attaquant Justin Côté des Grenadiers de Châteauguay par les Voltigeurs de Drummondville. Côté, qui dit-on fait 5 pieds 6 pouces et 146 livres, était classé sixième espoir de la première ronde mais a glissé en deuxième en raison de son petit gabarit. Les Moosheads d’Halifax ont suivi avec le défenseur Jake Furlong.

Au total, huit Québécois ont été sélectionnés en deuxième ronde, dont le gardien lévisien Charles-Edward Gravel qui évolue avec les Senators de Mississauga dans la Greater Toronto Hockey League. La Nouvelle-Écosse, avec cinq sélections, suit alors que deux Néo-Brunswickois et deux hockeyeurs de l’Île-du-Prince-Édouard ont aussi été repêchés ainsi qu’un Terre-Neuvien, le gardien Riley Mercer, frère de l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi Dawson Mercer. avec Carl Tardif

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Les choix des Remparts


1ère ronde

Evan Nause, Défenseur (Stampede de Sioux Falls)

4e ronde

Kassim Gaudet, Ailier (Estacades de Trois-Rivières)
Andrew Gweon, Centre (Office Interiors Caps de Fredericton)

5e ronde

Zachary Gaudet, Défenseur (Vikings de Saint-Eustache)
Samuel Lachance, Défenseur (Vikings de Saint-Eustache)

7e ronde

Josh O’Connor, Défenseur (McDonald’s d’Halifax)

8e ronde

Noah Gibbs, Ailier (Office Interiors Caps de Fredericton)

9e ronde

Benoît Forget, Gardien (Intrépide Espoir de Gatineau)

10e ronde

Pierrick Brousseau, Ailier (Phénix du Collège Esther-Blondin)

11e ronde

Julien Létourneau, Gardien (Filon de l’Or-et-des-Bois)

13e ronde

Gabriel Pelchat, Centre (Gaulois de Saint-Hyacinthe)

14e ronde

Cédric O’Connell, Défenseur (Express du Collège Saint-Sacrement)

Repêchage: les Remparts optent pour le défenseur de 17 ans Evan Nause

Remparts

Repêchage: les Remparts optent pour le défenseur de 17 ans Evan Nause

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Pendant que les Olympiques de Gatineau faisaient du défenseur Tristan Luneau le tout premier choix au repêchage de la LHJMQ, les Remparts de Québec ont pris une chance avec le cinquième choix au total en réclamant le défenseur de 17 ans Evan Nause, qui avait refusé de se rapporter à Val-d'Or, l'an passé, après avoir été le sixième choix au total.

Reste à voir, maintenant, si le joueur natif du Nouveau-Brunswick prendra une décision différente de celle de l’an dernier. Aucun appel-conférence n’a eu lieu, vendredi soir, avec celui qui s’alignait avec la formation de Sioux Falls, dans la USHL, mais l’organisation se disait optimiste quant à se venue.

«Il s’agit d’un risque calculé. Avant de faire la sélection, on a eu de bonnes discussions avec son agent Dominic DeBlois et j’ai même eu la chance de m’entretenir avec Evan. Je pense qu’il y a au moins 75 % de chances qu’il vienne jouer pour nous. S’il n’y en avait pas eu 75 %, c’est sûr que je ne l’aurai pas pris», confiait le directeur général et entraîneur-chef des Remparts Patrick Roy au terme de la conclusion de la première ronde.

À leur droit de parole, les Remparts n’ont même pas pris le temps de se consulter, leur choix étant arrêté sur le grand défenseur de 6 pieds 1 pouces et 180 livres qui se retrouvera dans le top-4 de la brigade défensive dès la prochaine saison s’il vient à Québec. Il se joindrait à un groupe de jeunes joueurs de 17 et 18 ans qui formeront le noyau de l’équipe pour les prochaines années, notamment en prévision de la saison 2021-2022. Les Remparts aimeraient présenter le tournoi de la Coupe Memorial à Québec, cette année-là. Nause aurait alors 19 ans. À 16 ans, avec le Stampede de Sioux Falls, Nause a obtenu 17 points en 44 matchs et affiché un différentiel de +16.

«On voulait améliorer la situation de notre brigade défensive, c’est mission accomplie. On ne peut pas être en reconstruction éternellement, et lorsqu’on ramasse un gars comme lui, ça rend le processus plus rapide. Nos partisans méritent d’avoir une équipe plus compétitive et ils auront beaucoup de plaisir à nous suivre dans les trois prochaines années», ajoutait Roy, qui le voit comme le prochain pivot du jeu de puissance.

Les Remparts eu la main heureuse, l’an passé, avec la sélection de James Malatesta en septième ronde. L’attaquant avait finalement décidé de jouer à Québec après avoir fortement songé à l’idée de prendre la direction des États-Unis. Mais le pari était moins risqué que celui de Nause.

«La situation était différente de l’an passé, dans le sens qu’on pouvait se permettre de prendre un risque parce qu’on aurait un choix [le 6e] compensatoire, l’an prochain. Tout le monde était du même avis que ça valait la peine d’en prendre un avec lui. Il a vécu une belle expérience avec [l’entraîneur-associé] Martin Laperrière dans l’équipe canadienne des moins de 17 ans, l’an passé, c’était un bon contact. Plus on expliquait notre type de philosophie et de culture, plus ç’a ouvert des portes. Maintenant, il a une décision à prendre, on espère qu’il viendra», ajoutait Roy, dont le club ne parle qu’à partir de la quatrième ronde, samedi matin.

Les Remparts pourraient-ils causer une surprise en réclamant le défenseur Guillaume Richard, qui a renoncé à se joindre aux Tigres de Victoriaville, l’an dernier? «C’est une possibilité, on va le regarder», répondait Roy, qualifiant de «belle journée» celle de vendredi à la suite de la sélection de Nause.

Émerik Despatie estime ne pas avoir eu sa chance à Québec

Remparts

Émerik Despatie estime ne pas avoir eu sa chance à Québec

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Le jeune gardien de but Émerik Despatie avoue qu’il a été surpris quand il a appris jeudi matin qu’il était échangé des Remparts de Québec aux Olympiques de Gatineau. Cependant, il a décidé de faire contre mauvaise fortune bon coeur avec cette transaction qui le rapproche de chez lui et de sa famille.

«Ça a été un choc quand j’ai su la nouvelle. Je savais que les Remparts avaient acquis le gardien Thomas Sigouin, mais je m’attendais à une lutte entre nous deux au camp d’entraînement», a déclaré Despatie au Soleil. Le gardien de 16 ans a été devant la cage des Remparts durant 22 matchs la saison dernière, maintenant une décevante moyenne de buts alloués de 4.37 et un pourcentage d’efficacité de .850 après avoir été sélectionné en deuxième ronde du repêchage de 2019.

C’est d’ailleurs contre un choix de deuxième ronde au repêchage de 2021 que le directeur général Patrick Roy l’a échangé aux Olympiques. «Je pense que je n’ai pas vraiment eu ma chance à Québec. Je n’ai pas joué beaucoup de matchs, mais je me suis quand même développé cette saison», explique-t-il.

Chassé par Rousseau

Adjoint d’Anthony Pagliarulo au début de la saison, Despatie était demeuré le numéro deux après l’échange envoyant Pagliarulo à Chicoutimi puisque les Remparts avaient du même coup transigé avec les Tigres de Victoriaville pour obtenir les services de Tristan Côté-Cazenave. Jeudi, c’est l’annonce de la venue à Québec du gardien des Estacades de Trois-Rivières William Rousseau qui a été le prélude à la transaction de Despatie vers Gatineau.

«Ce n’est pas une mauvaise nouvelle, car je connais beaucoup de monde à Gatineau. J’ai parlé à l’entraîneur Louis Robitaille et il m’a souhaité la bienvenue. Il m’a dit qu’il pensait que je formerais un bon duo (avec le vétéran Rémi Poirier)», poursuit-il.

Despatie aboutira dans une équipe en reconstruction, une situation qu’il connaît bien après avoir passé une saison avec les Remparts. «C’est un peu ce qu’on a vécu cette année à Québec, alors ce n’est pas quelque chose qui me dérange.»

En plus de sa famille, qui réside toujours dans la région de Gatineau, le natif de Cantley retrouvera quelques copains dans sa nouvelle équipe. «J’allais à l’école avec William Dagenais et j’ai joué avec Milo Roelens avec Team Québec. C’est un retour à la maison pour moi. J’espère simplement que je jouerai plus de matchs que la saison passée. Ma première année junior a été une année de développement pour moi et maintenant, j’ai le goût de jouer un peu plus», termine le jeune cerbère.

William Rousseau sera un Remparts

Sports

William Rousseau sera un Remparts

Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — William Rousseau évoluera finalement dans la LHJMQ la saison prochaine.

Le gardien de 17 ans, qui devait se rapporter à Lincoln dans la USHL cet automne en vue de faire le saut à Omaha dans la NCAA dans deux ans, a fait volte-face cette semaine.

Pas question de liquider la banque de choix au repêchage des Remparts

Remparts

Pas question de liquider la banque de choix au repêchage des Remparts

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Même si les Remparts visent encore de présenter la finale de la Coupe Memorial à Québec en 2022, le directeur général et entraîneur Patrick Roy jure qu’il n’a pas l’intention de liquider sa banque de choix au repêchage en prévision de cet événement.

«Rendu là, on essaiera d’avoir le moins de morceaux possible à aller chercher, mais on ne videra pas notre banque de choix pour la Coupe Memorial», a déclaré Roy en vidéoconférence.

«Oui, on veut toujours présenter la Coupe Memorial en 2022, mais dans ma tête ça coïncide aussi avec le plan qu’on s’était fixé d’avoir une équipe très compétitive. On est chanceux d’avoir pu mettre la main sur des jeunes joueurs comme Théo Rochette, Cole Cormier, Nicolas Savoie.»

Les Remparts disposent d’un choix de première ronde à l’encan de vendredi et samedi et de deux autres au repêchage de 2021. 

Mercredi, pour obtenir les services du gardien Thomas Sigouin, les Remparts ont dû céder leur choix de troisième ronde au repêchage de 2022. Roy s’est cependant vite retourné et a obtenu un choix de deuxième ronde la même année en cédant aux Tigres son choix de troisième ronde (45e) au prochain repêchage et son choix de quatrième ronde au repêchage de 2021.

Pas question donc d’échanger le choix de première ronde, cinquième de l’encan de cette année.c «C’est difficile d’échanger un premier choix, car on veut connaître deux ou trois bonnes saisons. Si on le sacrifiait, il faudrait obtenir un joueur qui peut nous donner deux ou trois bonnes saisons», indique Roy.

«Vendredi, nous allons sélectionner le meilleur joueur disponible, que ce soit un gardien, un attaquant ou un défenseur. Comme nous repêchons au cinquième rang, nous avons une idée des joueurs qui nous intéressent, mais contrairement aux équipes qui repêchent premier ou deuxième, on ne peut pas dire qu’on a arrêté notre choix pour l’instant», poursuit-il.

«Ça ne m’est pas arrivé trop souvent d’être dans cette position-là, mais on a de la profondeur partout. Nous avons un noyau de 16 à 17 joueurs qui revient pour les deux prochaines années. On a deux gardiens, sept défenseurs, Olivier Archambault qui s’en vient et probablement aussi un défenseur européen. On a le luxe d’y aller pour le joueur qui nous plaît le plus.»

Des «récalcitrants»

Après avoir réussi à mettre sous contrat James Malatesta, qui avait pourtant dit qu’il ne jouerait pas dans la LHJMQ, Patrick Roy avoue qu’il sera peut-être tenté de repêcher à nouveau des «récalcitrants», mais toujours dans les rondes plus éloignées.

«On n’en repêchera pas au début du repêchage. Si on repêche un joueur au début du repêchage, c’est qu’on sait qu’il va venir à 100 %», insiste Roy, qui ne croit pas que son équipe sera désavantagée en raison de la pandémie qui a chamboulé les opérations de tous les sports,

«Même si on n’a pas eu de séries, mon groupe de dépisteurs a vu beaucoup de matchs et j’ai pris beaucoup de notes sur les espoirs du prochain repêchage. Quant à la formule du repêchage, je pense surtout que c’est dommage pour ceux qui sont repêchés en première ronde et qui n’auront pas la chance de monter sur l’estrade. Pour le reste, on s’est bien adaptés. Ce n’est pas plus compliqué de faire nos rencontres par vidéoconférence», conclut Roy, qui a aussi renouvelé les contrats de tous les membres du personnel hockey de l’équipe mercredi.

L’entraîneur associé Martin Laperrière commencera donc une quatorzième saison derrière le banc alors que l’adjoint Benoît Desrosiers et l’entraîneur des gardiens Pascal Lizotte seront aussi de retour. 

L’adjoint au directeur gérant et recruteur-chef Christian Vermette, le coordonnateur vidéo David Rodrigue, le thérapeute sportif Steve Bélanger, le gérant de l’équipement Stéphane Savard et son adjoint Jacques Bélanger ont également vu leurs contrats être renouvelés.

«On est vraiment heureux de notre staff. Depuis qu’on sait qu’on va probablement repartir le 1er octobre, on voulait sécuriser notre monde. Quand tout reviendra à la normale, quand il y aura un vaccin ou un médicament, on a hâte de pouvoir offrir une équipe excitante pour nos partisans.»