Christophe Rondeau, la surprise du camp

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Christophe Rondeau, la surprise du camp

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
SHERBROOKE — Chaque camp de sélections comporte son lot de surprises. Celui du Phœnix de Sherbrooke ne fait pas exception cette année. En plus d’avoir conservé les services de Jean-Raphaël Roy, une recrue repêchée au 13e tour en 2020, Stéphane Julien a choisi de faire une place à Christophe Rondeau sans même l’avoir vu participer à un seul entraînement du camp 2020 puisque le défenseur de 17 ans a subi une commotion cérébrale avec son équipe collégiale tout juste avant la rentrée du Phœnix. 

L’alignement semblait pourtant complet en défensive. L’absence de Gregory Kreutzer et de Pavel Grishin a toutefois permis à Christophe Rondeau d’obtenir une place de choix au sein de la brigade défensive lors du dernier match préparatoire samedi. 

« Quand je suis venu visiter le Palais des sports avec mon père et les dirigeants de l’équipe quelques jours avant le camp, on m’a expliqué que l’équipe voulait me garder et qu’elle avait confiance en moi. Après le repêchage, j’avais aussi eu des discussions encourageantes avec Jocelyn Thibault. Mais puisque je ratais presque tout le camp et que je venais de subir une commotion, j’avais peur que le Phœnix ne me garde pas. J’étais sous le choc quand j’ai appris la nouvelle. »

Christophe Rondeau n’a jamais joué dans le circuit midget AAA. Retranché au pré-camp à sa première participation à 15 ans, le défenseur a ensuite décidé de ne pas tenter sa chance l’année suivante, préférant demeurer avec l’équipe juvénile de l’école secondaire du Chêne-Bleu de Québec.

Match robuste à l'avantage de l'Armada

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Match robuste à l'avantage de l'Armada

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Le Phoenix disputait sa dernière partie préparatoire d'une série de cinq, samedi après-midi au Palais des sports, et n'a pu conserver sa fiche parfaite. En visite à Sherbrooke, l'Armada de Blainville-Boisbriand a quitté l'Estrie avec un gain de 5 à 0 à la suite d'un match pour hommes.

Avec les changements apportés au calendrier en raison de la pandémie, chaque équipe disputera cette saison des parties contre leurs rivaux de division uniquement. C'est donc dire que l'Armada affrontera 12 fois le Phoenix. 

Cette fois, il s'agissait d'une deuxième partie consécutive entre les deux formations. La première ayant été gagnée par Sherbrooke au compte de 5 à 2 à Boisbriand la semaine dernière. Et déjà, une certaine animosité s'installe entre les deux formations.

« C'est un match à l'image de l'Armada, fait remarquer l'entraîneur du Phoenix, Stéphane Julien. Ils ont joué un bon match et Olivier Adam a été incroyable avec ses 40 arrêts. C'est ce qui a fait la différence aujourd'hui. (...) Mais j'ai hâte de voir quand il y aura une écœurantite aiguë entre les deux équipes. Les parties entre club de même division, c'est le sacrifice à faire pour tenir une saison. On voit des rivalités se former en séries, mais après 12 parties, les gars auront appris à s'haïr encore plus. »

Victorieux à ses quatre dernières sorties lors du camp 2020, le Phoenix a d'abord vu Blake Richardson donner les devants aux siens rapidement peu avant que Patrick Guay et Zachary Roy donne le ton à la partie en jetant les gants à la suite d'une mise en échec légale du petit attaquant du Phoenix. 

Une violente bagarre initiée par le joueur de l'Armada qui a été aussitôt suivie d'une seconde bataille, cette fois entre la recrue du Phoenix Jean-Raphaël Roy et Nicholas Blagden, qui avait lancé l'invitation plus tôt dans la rencontre à la suite d'un geste de rudesse posé par Roy. 

« On parle beaucoup des règlements à propos des bagarres ces temps-ci et je ne dirai pas à mes joueurs malgré tout de ne pas se battre. Et je ne leur dirai surtout jamais de jeter les gants contre tout le monde. Ça fait partie du jeu. Que ce soit un bon joueur comme Guay, ou une recrue comme Roy ou lors d'un match hors-concours. Je ne peux pas demander à mes vedettes de baisser leur intensité, mais je serais très surpris de voir Pat se battre régulièrement cette saison. Il souhaitait peut-être créer un étincelle dans son jeu. »

« On verra des rivalités se créer et on va connaître par cœur chacun de nos adversaires cette saison, ce qui risque de rendre les parties plus intenses », confirme pour sa part le défenseur vétéran Xavier Bernard.

De son côté, Jean-Raphaël Roy admet que l'intensité grimpait de minute en minute samedi après-midi.

« On a vu que les gars brassaient un peu plus aujourd'hui. Tout a commencé avec la bataille à Pat. Cette bagarre a mis le feu aux poudres. Par la suite, j'ai accepté une invitation. C'était une première bagarre pour moi et je suis content du résultat! Je suis déçu par contre d'avoir vu notre équipe perdre, mais la prochaine comptera pour vrai! » a affirmé la recrue du Phoenix.

L'Armada explose en 3e période

L'Armada a doublé son avance en troisième période par l'entremise de Tommy Bouchard. Ce troisième vingt a d'ailleurs été l'affaire des hommes de Bruce Richardson, qui ont ajouté deux autres buts grâce à Benjamin Corbeil et Zachary Roy. 

Luke Henman a complété dans une cage déserte. Jasmin Simon a terminé sa journée de travail avec 25 arrêts sur 29 tirs.

« Notre jeu en avantage numérique et le travail d'Olivier Adam ont fait la différence, croit Stéphane Julien. Sans dire qu'on est contents d'avoir perdu, cette défaite nous permet de retravailler certaines choses. On a connu de très bons entraînements depuis le début du camp, mais on avait peut-être une surdose de confiance. On pensait que notre jeu était déjà à point. Cette défaite nous servira de sonnette d'alarme. »

« On a compris ce soir qu'il ne faudra pas jouer avec mollesse malgré une série de succès. C'est une bonne défaite à 5-0 et on sera encore plus prêts pour le match d'ouverture de vendredi contre l'Armada. On a tous hâte que la saison commence. Ça fait huit mois que notre équipe attend ça », rappelle Xavier Bernard. 

Les deux formations se retrouveront pour le match inaugural de la saison 2020-2021 à Sherbrooke. Le Phoenix en profitera alors pour présenter son Trophée Jean-Rougeau et hisser dans les hauteurs du Palais des sports la bannière remise aux champions de la dernière saison régulière.


Le Phoenix en direct au Ciné-Parc Orford

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Le Phoenix en direct au Ciné-Parc Orford

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
Même si la saison 2020-21 de la LHJMQ se déroulera essentiellement à huis clos, les amateurs du Phoenix de Sherbrooke pourront renouer avec leur équipe préférée sur grand écran. Sur un très grand écran. En effet, le 2 octobre prochain, l’organisation invite ses partisans à venir visionner le premier match de sa saison au Ciné-Parc Orford, alors que le Phoenix recevra la visite de l’Armada de Blainville-Boisbriand à 19 h.

La neuvième saison d’existence de la concession sherbrookoise s’amorcera donc sur l’un des écrans du Ciné-Parc Orford.

Un total de 320 véhicules pourra assister à la représentation. Le coût sera de 20 $ par voiture et les billets seront en vente sur le site web du Ciné-Parc Orford. 

Le site ouvrira ses portes dès 17 h 30 et la partie débutera, quant à elle, à 19 h. Jean-Sébastien Hammal et Onyx seront sur place pour assurer l’animation et offrir une expérience complète aux personnes présentes. La description du match sera assurée, encore cette année, par Marc Bryson, en direct du Palais des sports.

« Nous sommes très excités par le début de la saison et nous voulons partager cette fébrilité avec nos partisans. C’est une opportunité unique d’encourager l’équipe dans une ambiance familiale, rappelant les parties au Palais des sports. Alors si vous souhaitez vivre le match d’ouverture entouré de partisans, avec de l’animation, et surtout dans le respect des consignes de sécurité sanitaire, nous vous lançons l’invitation pour la diffusion du match en direct au Ciné-Parc Orford » lance le Président et coactionnaire du Phœnix, M. Denis Bourque, dans un communiqué émis par l’équipe.

« C’est une très belle chance pour nos partisans. À défaut de pouvoir être présents avec nous au Palais des sports, ils pourront nous encourager tous ensemble autour d’un écran géant. L’an dernier, nous avons vraiment senti tout le support des partisans et nous voulons savoir qu’ils sont toujours derrière nous, malgré la saison particulière. On a besoin d’eux et c’est une belle occasion de leur montrer » mentionne Stéphane Julien, entraineur-chef et directeur général de l’équipe.

Cette diffusion du match inaugural du Phoenix marquera le dernier week-end d’activités pour le Ciné-Parc Orford cette saison.

Julien espérait que les bagarres soient punies plus sévèrement

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Julien espérait que les bagarres soient punies plus sévèrement

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
SHERBROOKE — Ne comptez pas l’entraîneur-chef du Phœnix de Sherbrooke Stéphane Julien parmi les apôtres de la violence au hockey. Celui qui porte également le chapeau de directeur général était en faveur d’un règlement plus sévère en ce qui concerne la bagarre au hockey. Mais plusieurs gouverneurs ont voté contre le changement de cette règle, jeudi dernier, à la grande déception de Stéphane Julien. 

Ces gouverneurs devaient voter sur la proposition d’ajouter une punition de 10 minutes de mauvaise conduite à celle de cinq minutes pour s’être battu déjà existante. Une option qui plaisait à la majorité des équipes, mais puisque ce ne sont pas les deux tiers des gouverneurs qui étaient en faveur, le règlement concernant la bataille dans la LHJMQ demeurera identique cette saison. 

« Un document de départ avait été rédigé et on a retravaillé certains points de ce document pour l’alléger en ayant l’assurance que les nouvelles règles seraient acceptées, mais d’après moi, il y a des directeurs généraux qui n’ont pas parlé à leur gouverneur, parce que la proposition a été rejetée et ça ne s’alignait pas vers ça pourtant. On s’en va vers du hockey plus propre, avec moins de violence. Il était logique selon moi de rendre les règles plus strictes », estime Stéphane Julien, qui a déjà évolué dans la LHJMQ et en Europe à titre de défenseur et capitaine de ses équipes. 

En effet, le nombre de bagarres par match est en chute libre depuis dix ans dans la LHJMQ. Une seule bagarre éclate aux quatre matchs désormais. 

« C’est normal, le règlement est plus sévère. Les bagarres sont maintenant interdites si elles sont planifiées. Les joueurs fautifs seront expulsés de la partie. »

Sans parler de la règle du casque, qui est interdit d’enlever ou même de soutirer à l’adversaire, et le règlement qui entraîne un match de suspension pour les bagarres survenues à moins de cinq minutes de la fin de la partie. 

« On pensait même amener comme proposition de suspendre l’entraîneur qui verrait l’un de ses joueurs se battre dans les cinq dernières minutes de la partie ou l’un de ses joueurs se battre une deuxième fois dans le même match, mais on a retiré cette proposition pour garder uniquement celle d’expulser un joueur s’étant battu. Et tant qu’à donner une punition de dix minutes supplémentaires, je crois qu’il veut mieux expulser le joueur directement », croit Stéphane Julien. 

Interdire les bagarres du jour au lendemain serait impossible selon l’entraîneur sherbrookois.

« Mais il faut les réglementer davantage et ce n’est qu’une question de temps avant d’en arriver à des règles plus strictes. Je ne suis pas contre la bagarre et je ne suis pas scandalisé de connaître le résultat du dernier vote, mais je crois qu’un changement sera inévitable. Pour ça, les gouverneurs devront s’entendre », termine Stéphane Julien. 

Et si le Phœnix nous refaisait le même coup

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Et si le Phœnix nous refaisait le même coup

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
SHERBROOKE — Après ses quatre victoires en autant de sorties lors des matchs préparatoires, le message lancé par le Phœnix est clair. Non, il ne faut pas partir en peur et tomber dans les raccourcis trop faciles : il ne s’agissait que de parties hors-concours. Tout indique par contre que la formation sherbrookoise a bien l’intention de reprendre là où elle a laissé au moment de l’arrêt inattendu des activités de la LHJMQ en mars dernier en raison de la COVID-19. 

Lorsque le Phœnix a vu sa saison de rêve être suspendue, il venait tout juste d’enregistrer une 13e victoire consécutive. C’est donc dire que la troupe de Stéphane Julien n’a pas connu la défaite à ses 17 dernières sorties. 

Si les recrues ont bien fait lors des premières parties préparatoires, les leaders ont ensuite pris les commandes plus récemment. 

Est-ce que le Phœnix pourra une fois de plus terminer au premier rang de sa division? Bien sûr! Au sommet du classement de la LHJMQ? Pourquoi pas?

Comme les 17 autres formations du circuit Courteau, Sherbrooke a perdu les services de ses trois joueurs de 20 ans. Normal. Le hic? Alex-Olivier Voyer et Félix Robert étaient bien plus utiles à leur équipe que la très grande majorité des autres joueurs de 20 ans de la LHJMQ. Charles-Antoine Roy était aussi excellent. Trois gros morceaux en moins pour le Phœnix et quatre en considérant la perte de Samuel Bolduc, qui fera sans doute ses débuts chez les pros à l’âge de 19 ans.

Mais en comptant sur le meilleur gardien du circuit, Samuel Hlavaj, et l’un des joueurs les plus dominants de la LHJMQ, Samuel Poulin, le Phœnix se trouve en excellente position pour répéter bien des exploits réalisés la saison dernière. En souhaitant bien sûr que le capitaine sherbrookois revienne à Sherbrooke après son troisième camp chez les Penguins de Pittsburgh. 

L’organisation sherbrookoise mise encore sur trois joueurs de 20 ans de qualité en Benjamin Tardif, Xavier Bernard et Gregory Kreutzer. Au retour du défenseur de 20 ans Olivier Crête-Belzile, le Phœnix aura un choix à faire, ce qui lui donnera une monnaie d’échange intéressante pour transiger en laissant aller l’un de ces quatre vétérans, question de respecter la limite de trois joueurs de dernière année par équipe. 

La présence de nombreux choix de première ronde en 2017 pèsera lourd dans la balance. Imaginez : Stéphane Julien compte sur les sélections numéro 2, 4, 11 et 16 du tout premier tour en 2017, Samuel Poulin, Xavier Parent, Bailey Peach et Jaxon Bellamy. 

Ce fameux noyau de joueur est enfin arrivé à maturité. C’est autour de ces vétérans que le Phœnix espérait voir son équipe atteindre son apogée en 2020-2021 lors de la construction de cet effectif réalisée lors des trois dernières années.

D’autres joueurs de 19 ans se greffent aussi à ce groupe sélect, sans parler de la présence de quelques bons jeunes vétérans comme Patrick Guay et des recrues de qualité comme Pavel Grishin, qui se fait toutefois toujours attendre.

La base du Phœnix est solide. Mais pour atteindre le même niveau que la saison dernière, ou presque, le Phœnix devra ajouter un peu de renfort en allant chercher entre autres un joueur de deuxième trio, possiblement un centre à mon avis. Puisqu’il suffit d’une seule blessure à un joueur important pour voir le Phœnix se retrouver en difficulté à l’offensive. 

En ajoutant un marqueur naturel et en bonifiant le punch offensif du Phœnix, l’organisation peut espérer vivre une année pouvant se rapprocher de celle vécue en 2019-2020, alors que cette dernière cohorte n’avait toujours pas atteint son plein potentiel. Et dans tous les cas, il sera difficile de s’approcher aussi près de l’excellence connue la saison dernière. Des campagnes comme celle-là, on n’en vit que très rarement.

Il ne reste qu’à espérer que les amateurs sherbrookois puissent assister de près à cette neuvième saison du Phœnix, celle où tout sera permis. En espérant que cette pandémie ne vienne pas jouer les trouble-fêtes une fois de plus.

Manque de joueurs : problème réglé pour le Phoenix

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Manque de joueurs : problème réglé pour le Phoenix

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Après avoir annulé sa dernière partie par manque de joueurs, le Phœnix de Sherbrooke a vu son plus grand problème être réglé jeudi par Hockey Canada, qui permet maintenant aux 18 équipes de la LHJMQ de rappeler des joueurs en cas de blessures ou pour combler l’absence des joueurs étrangers.

Une fois la dérogation appliquée aux règlements reliés à la phase 5 du protocole de retour au jeu, qui empêchaient les joueurs des niveaux inférieurs de remplacer dans la LHJMQ, le Phœnix de Sherbrooke a aussitôt fait appel à trois joueurs affiliés.

C’est ainsi que le gardien David Provencher a rejoint une fois de plus la formation sherbrookoise pour combler l’absence de Samuel Hlavaj, qui se trouve toujours en Slovaquie malgré ses multiples tentatives de rejoindre l’équipe au Canada. 

Avec l’absence du défenseur américain Gregory Kreutzer et du défenseur russe Pavel Grishin, le Phœnix a également dû procéder au rappel des défenseurs Zachary Lessard, choix de 2e tour en 2020, et de Maxime Pelletier, un joueur invité aux deux derniers camps du Phœnix. 

« Depuis tout récemment, le rappel des joueurs affiliés se fait par Internet et puisque les activités du midget AAA et du collégial étaient en pause, on ne pouvait pas sélectionner de joueurs sur le logiciel en question, précise Stéphane Julien, entraîneur et directeur général de l’équipe. Hockey Canada bloquait l’accès à ces joueurs. Avec la reprise des activités dans les niveaux inférieurs, et grâce à la dérogation, on peut maintenant appeler du renfort. Au total, on a droit à 19 joueurs supplémentaires protégés par l’équipe lors de la même saison. D’après moi, tout était une question de communication et d’interprétation de la règle. Heureusement, c’est réglé maintenant. »

Stéphane Julien attend maintenant avec impatience l’arrivée de ses joueurs étrangers. 

« On ne fera toutefois pas par exprès pour rappeler des joueurs du midget AAA, du junior AAA ou du collégial. On limitera les risques en essayant le moins possible de mêler les groupes entre eux. »

Le Phoenix a dû faire des pieds et des mains également pour confirmer la libération du nouveau défenseur ontarien, Maxime Blanchard.

« On devrait avoir une équipe complète bientôt. Avec le retour de Jacob Rabouin à la ligne bleue et la venue de Christophe Rondeau (victime d’une commotion cérébrale) au sein de notre alignement, on misera sur six défenseurs, contrairement à trois, comme c’était le cas dimanche dernier, ce qui nous avait forcés à annuler la partie contre les Olympiques. »

Notons en terminant que le Phœnix souhaite reprendre ce match préparatoire contre Gatineau dès vendredi, à Sherbrooke. 

« On a besoin de ces matchs préparatoires. Ils sont importants pour nous, afin d’arriver prêts le 2 octobre prochain pour le début de la saison », rappelle Stéphane Julien. 

Pris aux États-Unis, Kreutzer s’ennuie

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Pris aux États-Unis, Kreutzer s’ennuie

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Gregory Kreutzer aurait pu saisir l’occasion de jouer en Europe ou chez les professionnels aux États-Unis cette saison. Mais l’Américain refusait de passer à côté la chance de terminer le travail amorcé avec le Phœnix de Sherbrooke la saison dernière. Mais comme la frontière canado-américaine demeurera fermée jusqu’au 21 septembre, le défenseur de 20 ans doit se contenter de regarder les parties de ses coéquipiers sur Internet tout en s’entraînant de son côté.

« C’est difficile de ne pas être avec les gars présentement. Je parle souvent à mes coéquipiers qui sont au camp, mais aussi à Samuel Hlavaj, qui semble avoir autant de difficulté que moi à rejoindre le Canada. On ne sait rien sur la suite des choses. On remplit les papiers et on fait ce que la Ligue et l’équipe nous demandent en espérant ne pas rater les premières parties de la saison. »

Dès le 2 octobre, les hommes de Stéphane Julien pourront commencer à oublier l’arrêt abrupt de mars dernier, qui a mis fin à la saison de rêve du Phœnix. Le club sherbrookois disputera alors une première partie de cette campagne 2020-2021 des plus particulières. Une saison qui s’annonce une fois de plus remplie de succès toutefois pour le Phœnix. 

Mais le temps presse pour Kreutzer, le gardien slovaque et le défenseur russe Pavel Grishin. Car à leur arrivée au Canada, les trois joueurs étrangers devront respecter une quarantaine avant de rejoindre leur formation et participer aux matchs. 

La bonne nouvelle? Kreutzer se dit en grande forme. 

« Comme au Canada, tout a été fermé ici cet hiver pendant de longues semaines. J’ai dû m’entraîner seul à la maison. Mais ensuite, les arénas privés ont ouvert leurs portes et les gyms aussi. Au total, je participe à six entraînements par semaine et je m’offre une journée de congé aux sept jours. Mais il n’y a rien de mieux qu’un camp d’entraînement avec son club et ses coéquipiers pour retrouver la forme », soutient celui qui habite Michigan. 

Entouré de son agent, de l’attaquant Bobby Lynch du Moose du Manitoba dans la AHL et de Matek Pekar, des Wolves de Sudbury dans la OHL, Gregory Kreutzer se dit bien entouré. 

« Je m’entraîne avec des gars du junior majeur, de la NCAA, de la Ligue américaine et de la ECHL. Je participe aussi à des camps qui me permettent de tirer sur des gardiens. Je serai prêt! J’aurais pu choisir d’autres options cette année, mais j’ai adoré le Phoenix et la gang de Sherbrooke. Je voulais revenir. »

« Je parle souvent à Greg et on a tous hâte que ça débloque, mentionne le directeur général et entraîneur du Phoenix, Stéphane Julien. Il y aura une petite période d’adaptation après sa quarantaine, mais Greg connaît bien la ligue et l’équipe. Je ne suis pas inquiet. »

Du renfort attendu

Son retour au Canada permettra au Phoenix de souffler quelque peu. Rappelons que l’organisation sherbrookoise a dû annuler sa dernière partie préparatoire par manque de défenseurs. 

« On ne peut qu’attendre et faire confiance à la LHJMQ. On voit les joueurs européens commencer à arriver, comme ceux affiliés à un club de la Ligue nationale », soutient Julien. 

Parmi eux, l’espoir des Maple Leafs de Toronto Mikhail Abramov est de retour à Victoriaville alors que Yaroslav Likhachev a retrouvé dimanche ses coéquipiers de l’Armada de Blainville-Boisbriand. 

« Je devais au départ quitter le 10 août et ensuite, le 14 août. La semaine dernière, on m’a demandé de rester prêt et finalement, j’espère que je pourrai me diriger vers Sherbrooke la semaine prochaine. Il y a beaucoup de confusion. D’ici là, je regarde tous les matchs sur Internet en espérant pouvoir disputer cette fois toute la saison de la LHJMQ avec le Phoenix », conclut Gregory Kreutzer. 

Deux fois retranché dans le midget AAA, Roy accède à la LHJMQ

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Deux fois retranché dans le midget AAA, Roy accède à la LHJMQ

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Il y a de ces histoires inspirantes pour la relève. Comme celle de Jean-Raphaël Roy. La ténacité aura permis à ce joueur repêché en 12e ronde d’accéder à la LHJMQ. Et ce, après avoir été retranché deux fois par les Chevaliers de Lévis dans le midget AAA.

« J’avais laissé tomber l’idée du midget AAA si j’étais retranché par le Phoenix, admet l’attaquant qui aura bientôt 17 ans. Pendant deux ans, les Chevaliers ne m’ont pas voulu, donc je me m’étais préparé un plan B. Je regardais surtout du côté de Bishop’s College School. » 

C’est donc avec soulagement que le joueur natif de Saint-Georges a appris la nouvelle ce week-end. 

« Je le savais que ça se passait dimanche matin. La veille, j’étais stressé. J’ai eu de la misère à dormir. J’étais tellement content en apprenant que je restais avec l’équipe. Je ne l’ai pas réalisé sur le coup et plus les jours avancent, plus je m’en rends compte. J’ai mis beaucoup d’efforts dans le hockey et enfin, je suis récompensé. J’ai travaillé beaucoup sur moi. Malgré tout ce qui m’arrive, je reste humble dans tout ça, mais je suis très fier aujourd’hui. »

Jean-Raphaël Roy a mis les bouchées doubles à l’entraînement en plus d’avoir changé quelque peu sa mentalité et sa façon de jouer lors de la dernière saison avec les Élites de Beauce-Appalaches dans le midget espoir.

« J’étais capitaine à ma première saison chez les Élites à 15 ans, mais je tenais à me concentrer sur mon rôle sur la glace l’année suivante. J’ai décidé de laisser mon rôle de capitaine pour devenir assistant. J’ai toujours été un joueur plus défensif et l’an dernier, j’ai gagné en confiance à l’offensive et j’ai produit beaucoup plus. Je me suis ensuite entraîné sur la glace avec Simon Larouche à son camp en Beauce avec plusieurs joueurs du junior majeur et je m’entraînais aussi au crossfit à Saint-Georges. J’ai travaillé fort pour arriver prêt. »

Et le résultat a été plus que satisfaisant. 

« J’ai bien aimé mon camp. Je ne m’attendais pas à faire l’équipe. C’est une belle surprise. J’ai travaillé fort cet été. Je suis arrivé avec l’intention de rester. Je ne pouvais pas contrôler la décision du Phoenix, mais je pouvais faire de mon mieux au camp et c’est ce que j’ai fait. »

Surpris, surtout parce que Roy a été repêché en 12e ronde lors de la dernière séance de sélections dans la LHJMQ.

« Une fois rendu à la 10e ronde, je me demandais si j’allais revivre la même chose que l’an dernier. J’avais été ignoré en 2019 et quand j’ai vu mon nom apparaître sur le site de la LHJMQ, j’étais tellement excité. Mon père a crié de joie je pense! Je vais devoir évidemment travailler encore sur mon patin en début de saison. J’aurai une période d’adaptation à traverser et je vais m’entraîner encore fort. »

Pour commencer, Roy s’attend à remplir un rôle secondaire sur le quatrième trio et souhaite grimper les échelons un à un. 

« J’aime jouer de façon robuste, soutient le joueur de 6’2 et 200 livres. C’est mon style de jeu. J’aimais faire ça dans le midget espoir. J’aime m’impliquer dans le jeu et s’il faut laisser tomber les gants après mes mises en échec, je le ferai. En fait, je ferai tout pour voir le Phoenix gagner encore une fois », résume-t-il.

Karl Vaillancourt ou l’art de jouer en région

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Karl Vaillancourt ou l’art de jouer en région

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Karl Vaillancourt aurait bien pu quitter sa région natale et le nid familial pour une première fois en étant repêché en 5e ronde par les Eagles du Cap-Breton lors de l’encan 2018 de la LHJMQ. Finalement, c’est avec le Phoenix de Sherbrooke que l’attaquant de Bromptonville poursuivra son chemin dans le monde du hockey.

Après les Harfangs du Sherbrooke, les Cantonniers de Magog et les Cougars du Collège Champlain, Karl Vaillancourt pourra ajouter le nom du Phœnix à la liste des équipes prestigieuses de la région pour lesquelles il a évolué.

Deux fois retranchée par les Eagles, la nouvelle recrue du Phœnix a demandé une transaction et l’organisation sherbrookoise a sauté sur l’occasion pour acquérir ses services la saison dernière. 

« Ma famille et moi, on était très contents de voir que je resterai en région et que j’allais faire partie de l’équipe du Phœnix de Sherbrooke, admet l’ailier de 18 ans. Au lieu de jouer à 14 h de route d’ici, je peux maintenant évoluer à Sherbrooke. Tout le monde parle en anglais au Cap-Breton. Je ne me sentais pas chez moi. J’ai participé à deux camps des Eagles et la première fois, j’avais bien aimé l’entraîneur Marc-André Dumont et lui aussi je crois. Mais à mon deuxième camp, il n’était plus là et je voyais bien que la mentalité de l’équipe avait changé et que je n’avais pas ma place là. »

L’ailier droit a disputé neuf parties avec le Phœnix la saison dernière en plus d’amasser 40 points en 32 parties avec les Cougars. « Je me suis entraîné durant tout l’été avec la gang des Grégoire. Je savais à quoi m’attendre du junior majeur et j’ai travaillé sur ma vitesse. Je tenais à profiter de ma chance. Même si ce n’était peut-être pas ma dernière puisque j’ai seulement 18 ans, je tenais à faire le saut dans la LHJMQ dès cette année. »

C’est ainsi que Karl Vaillancourt retrouve son vieil ami Patrick Guay, qui a fait la pluie et le beau temps avec les Harfangs et les Cantonniers.

« Je connais très bien Patrick. J’étais content de le retrouver. On était assis à côté durant le camp. Il m’encourageait à faire ce que je savais faire de mieux. Ce serait bien de gagner la coupe avec lui. On joue toujours pour atteindre ce but. J’aime la mentalité de l’équipe. Tout le monde veut gagner. J’ai toujours joué pour des équipes gagnantes. J’ai été chanceux. Comme avec les Cantonniers, on a gagné deux fois la coupe au Québec. Donc je connais cette mentalité, mais ici, c’est vraiment tout le monde qui veut gagner, même le personnel. »

Karl Vaillancourt croit d’ailleurs que le Phoenix sera une fois de plus difficile à battre. 

« On a un beau système de jeu et notre défensive est efficace. C’est difficile de jouer contre le Phoenix et je m’en suis rendu compte rapidement l’an dernier. »

Les jeux sont faits chez le Phœnix

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Les jeux sont faits chez le Phœnix

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
SHERBROOKE — Après trois victoires en autant de matchs préparatoires, le Phœnix de Sherbrooke se sentait prêt à former son alignement final, ce qui a mené dimanche au retranchement de neuf joueurs ainsi qu’à une transaction. 

La composition de l’alignement du Phœnix pour la saison 2020-2021 se résume à 13 attaquants, huit défenseurs et deux gardiens pour un total de 23 joueurs.

Si l’on croyait que seulement deux recrues repêchées lors du dernier encan avaient trouvé une façon de se tailler un poste, soit le gardien Jasmin Simon repêché en 3e ronde et l’attaquant Jean-Raphaël Roy, choix de 12e ronde, l’entraîneur et directeur général Stéphane Julien a rapidement confirmé la présence d’un troisième joueur sélectionné en 2020. 

Absent du camp d’entraînement, Christophe Rondeau en avait fait assez la saison dernière dans le collégial pour impressionner suffisamment l’état-major du Phœnix .

Le défenseur gaucher de 17 ans fera effectivement partie de la prochaine édition du Phœnix sans avoir disputé une seule pratique ou un seul match lors du camp. 

«Il a subi une commotion cérébrale lors du camp de l’équipe du Cégep André-Laurendeau et on aurait aimé pouvoir l’évaluer à notre camp, mais en le voyant jouer l’an dernier avec l’École secondaire du Chêne-Bleu, on savait déjà qu’il allait faire le club cette année», indique le directeur général et entraîneur du Phœnix. 

Les défenseurs Vincent Trudel et Maxime Blanchard commenceront également la saison chez le Phœnix de Sherbrooke tout comme les recrues Colin Ratt, Jaheem Lagacé-Aurélien et Karl Vaillancourt à l’attaque. 

«Jean-Raphaël Roy a vraiment impressionné durant le camp, estime Stéphane Julien. Il part de loin. Il arrive du midget espoir, mais il est fort physiquement pour son âge et a causé la surprise. Jaheem et Karl ont aussi été très bons. Karl a d’ailleurs terminé au deuxième rang des meilleurs pointeurs du camp. C’était difficile de le laisser partir.»

Lessard devra attendre

Le choix de 2e ronde en 2020 du Phœnix, le défenseur Zachary Lessard, devra pour sa part ajouter de l’expérience à son bagage en évoluant dans le midget AAA cette saison pour commencer.

«On ne lui aurait pas rendu service en le gardant avec nous à 16 ans», résume Stéphane Julien.

Julien Breton (D), Jordan Lambert (G), Thomas Bégin (A), William Lepage (A), Tristan Gourdeau (A), Maxime Pelletier (D), Ludovic Harrisson (A) et David Provencher (G) ont également été retranchés. 

Ce dernier restera toutefois avec l’équipe jusqu’à l’arrivée du gardien européen Samuel Hlavaj, attendu cette semaine à Sherbrooke en compagnie de l’Américain Gregory Kreutzer et du Russe Pavel Grishin. 

Notons que le Phœnix a dû procéder à une transaction pour conserver les droits de Karl Vaillancourt en concluant dimanche une entente intervenue le 23 août 2019 avec les Eagles du Cap-Breton. 

Le Phœnix a remis un choix de 6e ronde en 2021 aux Eagles en retour d’une sélection de 8e ronde 2021.

Pas de quatrième joueur de 20 ans

Chez les 23 joueurs retenus, il faut ajouter à ce nombre le défenseur de 20 ans Olivier Crête-Belzile, qui combat actuellement le cancer. 

«Je crois qu’il lui reste un dernier traitement et il souhaite revenir à Sherbrooke le 1er novembre et jouer dès le mois de décembre», avance Stéphane Julien. 

Avec Gregory Kretuzer, Xavier Bernard et Benjamin Tardif, le Phœnix compte quatre joueurs de 20 ans alors que la limite demeure à trois cette année. 

«Xavier Barnard a été notre meilleur joueur au camp. Il est revenu en grande forme», constate Julien. 

La possibilité d’ajouter un 4e joueur de 20 ans a été discutée entre les directeurs généraux de la LHJMQ, mais l’idée n’a finalement jamais été amenée aux gouverneurs et aucun vote n’a été nécessaire. 

«Je dirais qu’environ 80% des directeurs généraux étaient contre l’idée. Nous, on était pour. Mais je comprends leur position», soutient le DG du Phœnix, qui tiendra des entraînements chaque matin cette semaine avant la partie préparatoire de dimanche au Palais des sports contre les Olympiques de Gatineau.

Le portrait s'éclaircit chez le Phoenix

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Le portrait s'éclaircit chez le Phoenix

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
En retranchant neuf joueurs dimanche, le Phoenix a clarifié la composition de son alignement pour la saison 2020-2021. Seulement deux recrues repêchées lors du dernier encan ont trouvé une façon de se tailler un poste: le gardien Jasmin Simon, repêché en 3e ronde, et l'attaquant Jean-Raphaël Roy, choix de 12e ronde. 

Les défenseurs Vincent Trudel et Maxime Blanchard commenceront la saison chez le Phoenix de Sherbrooke, tout comme les recrues Colin Ratt, Jaheem Lagacé-Aurélien et Karl Vaillancourt. 

Le choix de 2e ronde en 2020, le défenseur Zachary Lessard, devra pour sa part ajouter de l'expérience à son bagage en évoluant dans le midget AAA cette saison pour commencer.

Julien Breton (D), Jordan Lambert (G), Thomas Bégin (A), William Lepage (A), Tristan Gourdeau (A), Maxime Pelletier (D), Ludovic Harrisson (A) et David Provencher (G) ont également été retranchés. 

Ce dernier restera toutefois avec l'équipe jusqu'à l'arrivée du gardien européen Samuel Hlavaj, attendu cette semaine à Sherbrooke. 

Notons que le Phoenix a dû procéder à une transaction pour conserver les droits de Karl Vaillancourt en complétant dimanche une transaction effectuée le 23 août 2019 avec les Eagles du Cap-Breton. 

Le Phoenix a remis un choix de 6e ronde en 2021 aux Eagles en retour d'une sélection de 8e ronde 2021. 

Victoire sur fond contrasté

Phoenix

Victoire sur fond contrasté

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
C’était le 6 mars 2020. Le Palais des sports était plein à craquer. Pas moins de 4005 spectateurs assistaient sans le savoir à la dernière partie de la saison du Phœnix à Sherbrooke. Le lendemain à Gatineau, la meilleure équipe au Canada remportait un 13e match de suite. On connaît la suite. Le Phoenix disputait jeudi soir un premier match depuis l’arrêt abrupt causé par la COVID-19. Et ce, sans spectateur. Un contraste sévère avec sa dernière visite au Palais.

Des entraîneurs avec des masques et des lunettes. Pas d’animation durant les arrêts de jeu ni de moitié-moitié. Aucune odeur de poutine dans l’amphithéâtre. Bien des choses ont changé au Palais des sports depuis la suspension de la saison 2019-2020. Mais ce qui est demeuré sensiblement pareil, c’est le succès que connaît le Phœnix sur la glace.

Les hommes de Stéphane Julien ont réussi leur rentrée à domicile en reprenant là où ils avaient laissé. Après un gain à Drummondville mardi, le Phœnix a une fois de plus goûté à la victoire lors du deuxième match préparatoire face aux Voltigeurs grâce à un gain de 4 à 3 en fusillade. 

« Le jeu est un peu décousu lors des camps d’entraînement, mais le plus important est de ressortir avec la victoire, a indiqué le vétéran Patrick Guay. Ça fait différent de jouer sans partisans au Palais. On n’entend pas la foule crier après nos buts. C’est spécial. La saison dernière, on jouait en plus devant de très bonnes foules. Mais en fin de compte, ça reste du hockey. Il faut se donner à fond pour s’assurer de la victoire et pour terminer au premier rang du classement, une fois de plus. »

Le Phoenix revient de l’arrière

Contrairement à mardi, les deux formations ont envoyé sur la patinoire de nombreux vétérans à l’occasion de ce deuxième match en trois jours.

Comme il l’a fait si souvent lors de la saison 2019-2020, le Phoenix a rapidement pris les devants, et ce, grâce à la recrue Ludovic Harrisson, qui a su dévier un tir de Jaxon Bellamy à la suite d’une montée à l’emporte-pièce de son coéquipier Anthony Munroe-Boucher.

L’avantage numérique a toutefois souri aux visiteurs. Jacob Dion a été le premier des siens à déjouer le jeune Jasmin Simon avec l’avantage d’un homme et le défenseur a été imité par Charles-Antoine Dumont en fin de période. 

Oublié à la ligne bleue lors de la reprise du jeu au second vingt, Charlie Da Fonseca a amorcé une attaque à deux contre un pour ensuite remettre la rondelle à Elliot Lavoie, qui a touché la cible avec un tir sur réception : 3-1 Drummondville. 

Croire que la victoire des Voltigeurs était alors dans la poche aurait été de bien mal connaître le Phoenix, qui a redoublé d’efforts pour niveler la marque à la suite du but de Patrick Guay, qui a complété un jeu amorcé par Bailey Peach, et du filet de Jaheem Aurélien-Lagacé, but marqué en avantage numérique grâce au travail de Xavier Parent et Jaxon Bellamy. 

Venu en relève à Simon (13 arrêts sur 16 tirs) devant le filet du Phoenix, David Provencher a longtemps maintenu le pointage à 3-3, tout comme son homologue Mathis Dorcal-Madore. Ce dernier a poursuivi le travail de Ryley Mercer, auteur de 5 arrêts sur 8 tirs en 30 minutes de jeu.

Les deux gardiens ont ainsi forcé la tenue d’une prolongation et même d’une fusillade. 

Charlie Da Fonseca a d’abord déculotté Provencher et Guay a répliqué aussitôt. Xavier Simoneau s’est ensuite buté au gardien du Phœnix puis grâce à son but, Samuel Poulin a transféré toute la pression sur Jérémy Lapointe, forcé de marquer pour que le débat se poursuive. Mais Provencher a eu le dernier mot, permettant ainsi au Phoenix de célébrer. 

Les jeunes Phoenix l’emportent sur les jeunes Voltigeurs

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Les jeunes Phoenix l’emportent sur les jeunes Voltigeurs

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
Les jeunes joueurs du Phoenix ont eu le dessus sur les jeunes joueurs des Voltigeurs de Drummondville mardi soir au Centre Marcel-Dionne, dans une victoire de 5-4. Même si ce n’était que le premier match hors-concours, les jeunes Phœnix ont utilisé la recette qui a fait tant succès à l’équipe la saison dernière, soit la rapidité et l’intensité. Ce match était d’abord et avant tout une grande audition pour les jeunes qui tentent de percer l’alignement de ces deux équipes situées à des positions opposées sur l’autoroute 55.

Pas moins de 15 recrues meublaient les alignements de chaque formation.

Même si le match fut disputé devant des gradins dégarnis de spectateurs et de tout ce qui entoure habituellement la présentation d’un match de hockey junior, les jeunes étaient nerveux, malgré tout, lors des 20 premières minutes.

Mais plus le match avançait, plus les coups d’épaules devenaient francs, plus les lancers étaient précis, plus les passes étaient décisives et plus les gardiens semblaient à l’aise.

Et dans cette grande première pour plusieurs, ce sont les joueurs du Phœnix qui ont dicté le tempo, profitant entre autres d’une défensive drummondvilloise qui semblait hésitante par moment.

Sherbrooke a pris les devants 3-1 après 20, grâce à des buts de Tristan Gourdeau, Thomas Bégin et Karl Vaillancourt, alors que Charles-Antoine Dumont répliquait pour Drummondville.

Maxime Blanchard et Gabriel Simoneau ont par la suite aidé le Phoenix à augmenter leur avance à 5-3 après deux périodes. Jérémy Sainte-Marie et Aleksandar Dimovski, avec son premier du match, ont marqué pour Drummond.

Vitesse et intensité

Le jeu est devenu plus serré et intense, en troisième période, et les Voltigeurs ont appliqué une pression constante sur la défensive sherbrookoise.

Drummond a réduit l’écart à un but, alors que le gardien de l’équipe était de retour au banc en faveur d’un sixième attaquant, mais ce fut trop peu trop tard.

Le gardien Jasmin Simon, choix de troisième tour du Phoenix lors du dernier repêchage, amorçait un premier match dans la LHJMQ. Il a bloqué 16 des 18 lancers dirigés vers lui. Bilan identique pour Jordan Lambert.

« J’ai aimé l’implication de tout le monde, et la concentration. On a vu beaucoup de vitesse, les gars étaient impliqués physiquement, dès que le match s’est amorcé. J’ai vu des gars s’encourager sur le banc, même si ça fait pas très longtemps que le groupe est ensemble. Est-ce la culture, l’identité d’équipe que les jeunes ont vue en côtoyant les vétérans? Je ne sais pas, mais c’est très positif », a dit l’entraîneur-chef du Phoenix Stéphane Julien.

« Jasmin Simon a été très bon, même s’il y a un but qu’il voudrait revoir. À la ligne bleue, Zachary Lessard a connu un bon match. À l’attaque, Jaheem Aurelien Lagacé a fait de belles choses. En général, tout le monde a bien fait. »

Le trio formé de Karl Vaillancourt (1-2), Jean-Raphaël Roy (0-2) et de Tristan Gourdeau (1-1) a également été solide.

Chez les Voltigeurs, Dimovski a inscrit deux buts, et le choix de deuxième tour de l’équipe lors du dernier repêchage, Justin Côté, a obtenu deux passes.

Devant les filets, Jacob Leblanc a bloqué huit lancers sur 13, alors que la recrue de 16 ans Riley Mercer a été parfait face à 12 lancers.

Trouver de la motivation, pas facile

Pas de bruit de sirène après les buts, pas d’encouragements bruyants, ni d’avantage de jouer à la maison. Les joueurs devront trouver des raisons de se motiver et d’aller chercher cette petite dose d’énergie supplémentaire, et ce sera le principal défi en cette saison teintée de la COVID et de ses mesures sanitaires, dit Stéphane Julien.

Ce dernier a arpentait son banc, pendant le match, en enlevant et en remettant son masque, lorsqu’il voulait crier ses instructions aux joueurs.

« Je me suis posé la question, à la fin du match; quel genre de motivation va-t-on pouvoir trouver pour les joueurs dans ce contexte? Ça va être le fun pour les trois ou quatre premiers matchs, mais pendant la saison, pas de partisans, les équipes devront amener quelque chose de différent pour sentir qu’on est dans l’ambiance. Soixante matchs comme ça, sans personne, avec juste de la musique, ça ressemble pas mal à ma ligue de garage du mardi soir! Ça va être un défi! », a rigolé l’entraîneur-chef.

« La seule chose que je trouve déplaisant, c’est qu’on manque de proximité avec les gars. On marche sur des œufs partout. Les gars arrivent le matin, ils restent dans la chambre, on ne sort pas trop. Ça sera une adaptation. Quand l’équipe sera formée et qu’on sera de retour dans notre chambre, ça sera peut-être plus facile, mais je trouve ça dur en ce moment. On ne voit pas le visage de personne, la communication est différente. On est un club tissé serré, mais là, c’est comme si on a une visière entre nous. Mais bon, on va s’habituer! »

Les deux clubs se retrouveront jeudi au Palais des sports, à compter de 19h.

Poulin et D’Orio n’accompagnent pas les Penguins à Toronto

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Poulin et D’Orio n’accompagnent pas les Penguins à Toronto

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
SHERBROOKE — Le capitaine du Phœnix de Sherbrooke Samuel Poulin et le gardien sherbrookois Alex D’Orio ont été rayés de l’alignement final de 31 joueurs des Penguins de Pittsburgh et n’ont pas accompagné l’équipe à Toronto, la ville-bulle des Penguins en vue des séries éliminatoires. 

Les deux Québécois n’auront donc pas l’occasion de suivre de près l’affrontement face au Canadien de Montréal lors de cette ronde qualificative à la reprise des activités dans la Ligue nationale de hockey. 

Puisqu’il était permis par la LNH d’accueillir un plus grand nombre de joueurs lors du camp d’entraînement organisé à l’aube des éliminatoires, Samuel Poulin et Alex D’Orio ont pu renouer avec l’action à titre de «Black Aces» des Penguins en côtoyant les Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kristopher Letang.

«Dans ma tête, j’allais suivre l’équipe, indique Samuel Poulin. Mais j’ai su la semaine dernière que la direction comptait me renvoyer à la maison. Les entraîneurs m’ont expliqué leur plan. Ils ne souhaitaient pas que je prenne négativement cette nouvelle. Ils m’ont rappelé que j’ai profité de cette expérience pour apprendre des autres joueurs et apprendre à mieux connaître les entraîneurs et le système.»

Les Penguins ont donc préféré se montrer patients avec l’attaquant de 19 ans. 

«Ils m’ont dit qu’à certaines reprises, ils avaient connu une mauvaise expérience en faisant jouer des jeunes trop rapidement. En même temps, on m’a expliqué que si je faisais bonne impression au prochain camp, il y aurait peut-être une place pour moi à 19 ans dès la prochaine saison. Ils devaient garder 31 joueurs et les attaquants 13-14-15 ont tous déjà joué pour les Penguins et l’autre a été rappelé de la Ligue américaine. Il n’y avait plus de place.»

Sam Miletic est devenu le dernier attaquant retranché de la formation. Pierre-Olivier Joseph a pour sa part évité le couperet et demeure dans l’entourage de l’équipe lors de la série face au Tricolore.

Poulin en santé

Samuel Poulin, premier choix de 2019 des Penguins, a dû s’absenter du camp pendant quelques jours en compagnie de huit autres joueurs pour des raisons n’ayant pas encore été dévoilées par l’organisation.

Si certains ont avancé la possibilité qu’il soit atteint de la COVID-19, Poulin se montre rassurant.

«Je vais bien», s’est-il contenté de dire en rappelant que l’équipe n’a pas précisé leur absence, n’étant pas obligée de le faire. 

Pour sa part, Samuel Poulin participera au camp virtuel d’Équipe Canada cette semaine en prenant part aux entraînements suggérés et aux conférences en ligne avant de retourner sur la glace pour continuer son entraînement la semaine prochaine. 

Fonds d’études du Phœnix : un manque à gagner de 30 000 $

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Fonds d’études du Phœnix : un manque à gagner de 30 000 $

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
SHERBROOKE — Le Phœnix de Sherbrooke a dû mettre une croix sur la principale source de revenus du Fonds d’études des joueurs puisque l’édition 2020 du tournoi de golf de l’organisation a été annulée. L’an dernier, l’événement avait permis d’amasser 30 000 $ pour aider les joueurs du Phœnix à payer leurs études.

Devant avoir lieu au mois de juin à l’origine, l’événement a d’abord été annulé et l’organisation espérait le reporter au mois d’août. Mais avec les consignes en vigueur en raison de la COVID-19, l’organisation doit une fois de plus se faire à l’idée. Et le temps presse pour permettre la tenue d’un tournoi de golf-bénéfice en 2020.

« Ce n’est pas une bonne nouvelle, admet le président Denis Bourque. Il est minuit moins une pour organiser un tel tournoi. Après avoir annulé l’édition du mois de juin, ça devient difficile de revenir en arrière et rappeler tous les golfeurs inscrits, les commanditaires et les partenaires. Est-ce qu’une formule allégée pourrait être présentée avant le début de la saison en octobre? On le souhaite. Tout dépend de la situation. Tout évolue tellement vite. Mais ça m’étonnerait. »

Pour la direction de l’équipe, la porte demeure ouverte pour la présentation d’une édition à la fin de l’été. 

« Cet événement est notre plus importante entrée d’argent pour le Fonds d’études des joueurs du Phœnix. La réponse des participants et des commanditaires était trop timide en raison du ralentissement économique et des règles entourant la COVID-19. On souhaite que tout se replace pour nous permettre d’organiser deux tournois de golf en une saison, comme ça s’est déjà vu dans le passé : un au début de la saison et un autre à la fin. Septembre arrive vite et le début de la campagne prévu en octobre aussi », rappelle la directrice générale des opérations, Charline Durand.

Cette mauvaise nouvelle s’ajoute à la fin de saison abrupte dans la LHJMQ, l’annulation des séries et l’incertitude entourant la reprise des activités dans la LHJMQ, qui sera établie selon l’évolution de la pandémie. 

Rappelons qu’un spectacle d’humour et une soirée casino ont déjà été dans les plans du Phœnix pour varier les activités-bénéfices pour le Fonds d’études. Deux activités également difficiles à organiser avec les règles gouvernementales actuelles.

Stéphane Julien de retour avec Équipe Canada

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Stéphane Julien de retour avec Équipe Canada

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
L’entraîneur du Phoenix de Sherbrooke, Stéphane Julien, pilotera l’une des trois formations canadiennes lors du Défi mondial des moins de 17 ans de hockey, qui se trouve toujours dans les plans de Hockey Canada malgré l’annulation de plusieurs autres événements en raison de la COVID-19. Le tout devrait être annoncé mercredi par Hockey Canada selon des sources sûres.  

Cet événement servant de vitrine internationale aux meilleurs jeunes joueurs de hockey au monde est toujours prévu à l’Île-du-Prince-Édouard, à Charlottetown et Summerside, du 31 octobre au 7 novembre. Plusieurs autres événements internationaux ont déjà été annulés, comme les Mondiaux des moins de 18 ans. 

L’an dernier, Jody Hull dirigeait Équipe Canada Noir, alors que Martin Laperrière était l’entraîneur-chef du club Rouge et Sylvain Favreau du club Blanc.

La Russie avait alors empoché l’or, les États-Unis l’argent et la République tchèque le bronze

Il s’agira d’une deuxième expérience pour Stéphane Julien chez Hockey Canada en tant qu’entraîneur puisque lors de la saison 2016-2017, le Sherbrookois agissait à titre d’entraîneur-adjoint de la formation canadienne des moins de 18 ans, pilotée par Darren Rumble.

Julien a également porté les couleurs de l’Unifolié lors de sa carrière de hockeyeur en participant notamment à la Coupe Spengler à deux reprises entre 2000 et 2002.

Avec le Phoenix de Sherbrooke la saison dernière, Stéphane Julien a conservé un dossier de 51-8-3-1, ce qui a permis à l’organisation sherbrookoise de trôner au sommet du classement de la LHJMQ et du Top 10 de la Ligue canadienne de hockey.

Repêchage américain : la LHJMQ doit lancer son opération charme

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Repêchage américain : la LHJMQ doit lancer son opération charme

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
SHERBROOKE — Le dossier des joueurs américains dans la LHJMQ revient tous les ans sur le bureau du commissaire Gilles Courteau. L’enjeu est grand : celui de pouvoir rivaliser face à la Ligue de l’Ontario et à la Ligue de l’Ouest canadien. Mais pour arriver à attirer les Américains, la LHJMQ devra lancer avant tout une opération charme pour mieux vendre son programme et changer la culture établie en Nouvelle-Angleterre, selon le directeur général Jocelyn Thibault.

Beaucoup d’efforts ont été déployés dans le passé par la Ligue de hockey junior majeur du Québec afin de briser la tendance. L’arrivée des équipes des Maritimes a aidé à attirer des Américains. On se souviendra entre autres de Conor Garland des Wildcats de Moncton, champion marqueur en 2015 et 2016.

« Le territoire américain réservé à l’OHL et à la WHL est plus vaste et plus facile à conquérir. En Arizona et en Californie, le hockey prend de plus en plus d’importance, ce qui rapporte à la WHL. De notre côté, on doit se limiter à la Nouvelle-Angleterre, là où il y a une forte concentration de bons programmes collégiaux, universitaires ou des prep schools de qualité. C’est extrêmement prestigieux pour les Américains d’obtenir une bourse d’études dans un bon collège en pratiquant un sport et je les comprends. »


Des projets et des coups de coeur chez un Phoenix satisfait 

Des projets et des coups de coeur chez un Phoenix satisfait 

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Tout est tombé à sa place samedi lors du repêchage 2020 de la LHJMQ pour le clan sherbrookois. Le Phoenix avait un plan et l'a respecté à la lettre. Jouant parfois de chance, Jocelyn Thibault a pu ajouter les joueurs qu'il avait ciblés, un beau mélange de coups de coeur et de projets à moyen terme. 

Rares sont les directeurs généraux qui croient avoir raté leur coup une fois la séance de sélections terminée, mais cette fois, c'est avec satisfaction que l'équipe de recruteurs du Phoenix a quitté le Complexe Thibault GM après avoir sélectionné en ligne leur 14e et dernier choix.

«On savait que notre équipe n'allait pas parler avant le 37e choix et quand notre tour est venu de sélectionner, on avait un joueur très haut sur notre liste qui était toujours disponible, soutient Jocelyn Thibault. Zachary Lessard deviendra l'un des excellents défenseurs de la ligue.»

«On a une défensive à rebâtir pour l'avenir et on a agi en conséquence, explique pour sa part le recruteur-chef, Alain Préfontaine. Lessard a connu une progression incroyable depuis qu'il a opté pour un rôle de défenseur. On pensait même transiger pour s'avancer et on a pris un risque qui s'est avéré payant.»

Carl-Étienne Michel a été la surprise du repêchage selon le directeur général sherbrookois. 

«Si quelqu'un m'avait dit qu'il allait encore être disponible au 56e rang, je ne l'aurais jamais cru. Chaque fois que c'était notre tour de choisir, l'un de nos joueurs ciblés pour ce choix au repêchage était encore là. Il ne faut pas oublier que dans un an, presque tous nos défenseurs seront peut-être partis. Comme pour le poste de gardien, il fallait préparer l'avenir à cette position», ajoute Thibault. 

Transiger pour Thomas Bégin

Le Phoenix n'aura fait qu'une seule transaction durant tout le repêchage, celle effectuée pour obtenir Thomas Bégin des Harfangs de Sherbrooke midget espoir... le frère de pension de Samuel Poulin.

Sherbrooke a offert aux Sea Dogs de Saint John un choix de 6e ronde en 2022 contre leur choix de 7e ronde 2020. 

«On avait peur qu'il ne soit plus disponible rendu en 8e ronde. Il a fallu transiger. On l'aime beaucoup», a clamé le DG du Phoenix. 

Parmi les coups de coeur de l'organisation, on note entre autres l'acquisition du gardien de 6'5 Jasmin Simon, qui a charmé le Phoenix avec les Grenadiers de Châteauguay en séries éliminatoires plus particulièrement, et l'imposant défenseur William-Charles Bishop, qui pèse déjà 200 livres à 16 ans.

Choix du Phoenix

6 défenseurs (4 à ses 6 premiers choix)

6 attaquants

2 gardiens

****

6 du midget AAA

4 du midget espoir

2 du RSEQ

2 des ligues préparatoires

D'attaquant à défenseur: le choix crucial de Zachary Lessard

Sports

D'attaquant à défenseur: le choix crucial de Zachary Lessard

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Zachary Lessard se qualifiait d'attaquant défensif à son arrivée dans la classe bantam AAA. Mais il y a deux ans, la première sélection du Phoenix à l'encan 2020 a pris une décision critique en tentant sa chance comme défenseur pour ensuite percer l'alignement des Grenadiers de Châteauguay et finalement devenir un choix de 2e ronde dans la LHJMQ. 

«À ma première année dans le bantam AAA, je n'avais pas encore nécessairement l'instinct du marqueur. J'avais de bonnes qualités défensives et c'est ce qui me permettait de me démarquer. J'ai donc décidé de devenir défenseur. J'ai fait ma place l'année suivante dans le midget AAA en intégrant le top 3 chez les Grenadiers en défensive et aujourd'hui, je suis honoré d'être le premier choix du Phoenix. Je suis content d'avoir été choisi en 2e ronde, mais j'espérais surtout me retrouver au sein d'une belle organisation comme celle de Sherbrooke.»

Le joueur droitier de 15 ans a terminé sa première saison chez les Grenadiers avec 12 points, dont 11 mentions d'aide en 37 matchs de saison. La Centrale de soutien au recrutement de la LHJMQ le classait en fin de 3e ronde, au 54e rang. Sélectionné au 37e rang, il n'a pas dû attendre tout ce temps entouré de sa famille au domicile familial. 

«C'est une journée incroyable pour moi. Je vais me souvenir de ça toute ma vie. Je ne suis peut-être pas au Palais des sports de Sherbrooke comme prévu, mais je connais de beaux moments avec ma famille présentement. J'avais obtenu un interview avec le Phoenix et l'équipe a semblé bien m'aimer et moi aussi, j'aimais bien l'organisation. Je suis fier d'avoir effectué cet accomplissement. Pour moi, c'est un exploit d'avoir été repêché aussi rapidement seulement deux ans après être devenu un défenseur », poursuit Zachary Lessard. 

Ce dernier estime utiliser sa vitesse et sa vision pour tirer son épingle du jeu.

«Je vois mieux le jeu comme défenseur. Je ne possède pas un gros gabarit, donc je dois me servir de ma rapidité. J'ai profité des bons conseils de mes entraîneurs dans le midget AAA. J'avais toujours été attaquant, mais la transition était naturelle. J'ai une expérience en offensive et j'utilise parfois cet aspect-là pour contribuer à l'attaque, mais je suis surtout un défenseur défensif», clarifie Zachary Lessard, heureux de faire partie d'une équipe aspirante aux grands honneurs, une fois de plus. 

«Je sais qu'il y a des postes disponibles à la ligne bleue du Phoenix et je souhaite faire le saut le plus rapidement dans le junior majeur pour participer aux succès de ma nouvelle équipe», affirme Lessard.

Le Phoenix solidifie sa défensive

Sports

Le Phoenix solidifie sa défensive

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Quatre défenseurs et un gardien à ses six premiers choix. Le Phoenix de Sherbrooke a profité de l'encan 2020 de la LHJMQ pour solidifier sa défensive en accueillant d'abord le défenseur droitier Zachary Lessard. Le directeur général Jocelyn Thibault a utilisé son choix de 2e ronde (37e au total) pour combler un besoin urgent.

Le joueur de 15 ans des Grenadiers de Châteauguay a terminé sa première saison dans le midget AAA avec 12 points, dont 11 mentions d'aide en 37 matchs. 

Rémi Delafontaine, le successeur d'Alexis Shank chez les Sags

Saguenéens

Rémi Delafontaine, le successeur d'Alexis Shank chez les Sags

Dave Ainsley
Dave Ainsley
Le Quotidien
Avec leur premier choix de ce repêchage, au 33e échelon, les Saguenéens ont commencé à préparer la succession du gardien Alexis Shank avec la sélection de Rémi Delafontaine des Cantonniers de Magog. Il s’agit d’un choix logique car leur entraîneur des gardiens, Alexandre Carrier, occupe le même rôle avec la formation de l’Estrie dirigée par l’ancien gardien de l’organisation chicoutimienne Félix Potvin.

«On se connaît depuis longtemps. Il sait comment je travaille et je sais comment il aime ‘‘coacher’’ ses gardiens. On a déjà une chimie ensemble», de convenir le sixième gardien réclamé dans une cuvée solide entre les deux poteaux.  

«C’est une place dont je n’ai entendu que du bien. Je suis content de me retrouver avec cette organisation», d’exprimer le nouveau membre des Sags qui l’an dernier, avec la meilleure équipe du midget AAA, a cumulé des statistiques impressionnantes avec une moyenne de 1.93 et un pourcentage de .926, enregistrant 15 victoires en 21 décisions. 

Maintenant identifié comme le successeur d’Alexis Shank, Rémi Delafontaine demeure calme, à l’image d’un gardien finalement. «Je ne me mets pas le défi d’absolument faire les Saguenéens la saison prochaine. S’ils décident de me garder, tant mieux, mais s’ils décident de me descendre parce qu’ils jugent que je ne suis pas encore assez prêt, je vais bien le prendre et encore plus me perfectionner à Magog. Je vais arriver prêt au camp», d’assurer le gardien qui selon les observateurs, possède un niveau de compétition très élevé. 

Des joueurs ciblés encore disponibles pour le Phœnix 

Repêchage de la LHJMQ

Des joueurs ciblés encore disponibles pour le Phœnix 

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
SHERBROOKE — La première ronde du repêchage 2020 de la LHJMQ n’a peut-être pas été présentée au Palais des sports comme prévu avant la pandémie, mais elle réservait tout un spectacle malgré tout grâce à quelques rebondissements. Alors que le Phœnix se trouvait plutôt dans le siège de spectateur vendredi soir en ne possédant pas de choix de premier tour, les Olympiques de Gatineau et les Foreurs de Val-d’Or ont profité de l’occasion pour voler la vedette. 

Le coup d’éclat du repêchage revient aux Foreurs, qui ont mis la main sur Jakob Pelletier des Wildcats de Moncton. En plus d’offrir un choix de 4e ronde en 2022, les Wildcats ont reçu en échange le 8e choix total de 2020, un choix de 1re ronde en 2021, une sélection de 2e tour en 2021, un choix de 5e ronde en 2020 et l’espoir Mathis Cloutier. 

La 8e sélection de l’encan 2020 n’est pas demeurée longtemps dans la banque des Wildcats, qui l’ont aussitôt échangée aux Olympiques de Gatineau contre trois choix importants. 

Les Olympiques ont ainsi égalé un record appartenant à l’Océanic de Rimouski en parlant à quatre reprises lors des huit premières sélections (1-2-4-8). 

Pendant ce temps, le Phœnix n’a jamais pu transiger afin d’obtenir un choix de première ronde en 2020. 

« Le prix à payer était très cher. On l’a vu en première ronde lorsque quelques équipes ont dû débourser beaucoup pour grimper au classement. Est-ce que ce sera intéressant d’essayer de sélectionner plus rapidement en deuxième ronde? Peut-être! » affirme le directeur général Jocelyn Thibault. 

La bonne nouvelle pour le Phœnix : plusieurs joueurs ciblés par l’organisation sherbrookoise demeurent disponibles. 

« Il y a encore d’excellents joueurs, dont certains qui sont sur notre liste, et c’est ce qui nous rend de bonne humeur ce soir, admet le DG sherbrookois. Les choses se déroulent bien pour nous. L’avenir nous confirmera qu’il y a des jeunes qui seront sélectionnés en 2e, 3e et 4e rondes qui auraient dû être choisis en 1re ronde. C’est ce genre de repêchage auquel on a droit cette année. »

Installé sur l’une des patinoires du Complexe Thibault GM, Jocelyn Thibault était entouré de son adjoint, des recruteurs, des entraîneurs et du reste du personnel afin de regarder sur un grand écran l’action en direct pendant un peu moins de trois heures par le biais du compte YouTube de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

« On retiendra certainement l’échange de Jakob Pelletier et les quatre choix des Olympiques dans les huit premières sélections de 2020. Gatineau a volé le spectacle », soutient Thibault. 

De la profondeur à toutes les positions

Le plan de match de samedi du Phœnix pour les rondes 2 à 14 est fort simple : s’améliorer à toutes les positions en espérant tomber sur un joueur capable d’aider la formation dès la saison prochaine. Autant à l’attaque qu’en défensive ou devant les buts. 

« Il faudra encore attendre 16 sélections en deuxième ronde avant de parler pour la première fois. On regardera la possibilité d’avancer ou même de reculer. Ce serait plaisant de pouvoir aussi transiger pour aller chercher un peu plus d’expérience, mais on n’a pas nécessairement les munitions dans notre banque de repêchage pour aller chercher des joueurs d’impact. Et puis il nous restera aussi la période de transactions du camp d’entraînement pour effectuer des échanges. On aura finalement la possibilité de transiger aux Fêtes, alors rien ne presse pour le moment », clarifie Jocelyn Thibault. 

C’est ainsi que le Phœnix espère avoir une liste bien différente de celle de ses adversaires. 

« Il y a eu quelques surprises en première ronde. Des joueurs que j’aime beaucoup ont été repêchés tardivement, d’autres que j’aimais moins ont été repêchés rapidement. On espère que ce soit encore le cas samedi lors des rondes suivantes. C’est la beauté de la chose durant un repêchage : personne n’a la même liste! »

Le Phœnix sélectionnera une fois en 2e ronde (37e choix), deux fois en 3e ronde (56e et 58e) et possède aussi pour l’instant des choix en 4e, 5e, 6e, 8e, 9e, 11e, 12e (deux fois), 13e et 14e rondes. Le repêchage reprendra à 9 h et les amateurs peuvent suivre le tout sur le site Internet de la LHJMQ ou sur les réseaux sociaux.

Des joueurs comme Justin Côté, classé 6e par la Centrale de soutien au recrutement, sera encore disponible tout comme le gardien des Cantonniers de Magog Rémi Delafontaine (29e) et le défenseur du Collège Stanstead Ryan Hopkins (23e). 

Des joueurs de 20 ans sur le marché

Phoenix

Des joueurs de 20 ans sur le marché

SHERBROOKE — Le repêchage 2020 ne sera pas le plus occupé du Phœnix en ce qui concerne les choix de sélections, mais quelques transactions peuvent survenir rapidement, dont certaines impliquant les joueurs de 20 ans de l’organisation sherbrookoise. 

Une congestion évidente causée par la limite de trois joueurs de 20 ans par équipe imposée par la LHJMQ forcera Jocelyn Thibault à être actif sur le marché des échanges, et ce dès vendredi, alors que se tiendra la première ronde de sélections. Samedi, le repêchage se poursuivra. Le Phœnix ne possède pas de choix de première, deuxième et septième rondes pour le moment.

La formation sherbrookoise compte cependant cinq défenseurs de dernière année, deux attaquants et un gardien de 20 ans pour un total de huit joueurs. C’est donc dire que cinq d’entre eux devront être échangés ou accepter de jouer un rôle de roue de secours s’ils reviennent tous. La situation de certains demeure toutefois encore floue. C’est notamment le cas du défenseur Xavier Bernard, toujours en attente d’un contrat avec les Devils du New Jersey qui lui permettrait de jouer chez les professionnels la saison prochaine. Les Devils ont jusqu’au 1er juillet pour s’entendre avec leur choix de 4e ronde en 2018. 

La présence de Samuel Bolduc à Sherbrooke à son année 20 ans demeure encore moins probable. Après avoir paraphé une entente ce printemps avec les Islanders de New York, tout indique que le défenseur format géant fera le saut chez les pros comme le veut la tendance. 

Et ce, sans parler du défenseur Olivier Crête-Belzile, qui lutte actuellement contre le cancer, un lymphome hodgkinien nodulaire.

« Il y a beaucoup de discussions avec les autres directeurs généraux concernant nos joueurs de 20 ans, admet Jocelyn Thibault. Étant donné l’incertitude qui entoure la présence de quelques-uns de nos joueurs de dernière année, on gardera certainement plus de trois joueurs de 20 ans avec nous pour commencer la saison. »

À la défensive, Mirco Fontaine se présentera au camp d’entraînement et bataillera pour un poste. Gregory Kreutzer a quant à lui signifié son intérêt de revenir dans la LHJMQ la saison prochaine même s’il a évalué la possibilité d’évoluer pour une ligue européenne il y a quelques mois.

Poste assuré pour Benjamin Tardif

À l’attaque, Benjamin Tardif sera de retour avec le Phœnix puisque Jocelyn Thibault n’a aucune intention d’échanger l’un de ses meilleurs attaquants lors de la dernière campagne. 

« Benjamin a déjà un rôle important confirmé avec nous. Pour les deux autres postes disponibles, on évaluera la situation plus tard. Il y a plusieurs impondérables et on devra se montrer prudents à cause de ça. »

Roy et Sigouin attirent l’attention

L’attaquant Nathaël Roy fait l’objet de nombreuses discussions et semble intéresser quelques formations à la recherche d’un bon joueur de 20 ans. 

Le gardien Thomas Sigouin attire lui aussi l’attention puisque le Phœnix ne pourra se permettre de garder un portier européen comme le numéro 1 Samuel Hlavaj et un gardien de 20 ans comme second violon. 

« Thomas a connu une très belle saison avec nous l’an dernier après avoir raté toute une campagne à la suite d’une blessure au genou. Il a su bien rebondir et ses statistiques sont très intéressantes. J’aime accommoder mes joueurs en leur trouvant une situation parfaite au sein d’une équipe intéressée à les avoir. Mais si je sens que je ne reçois pas une offre à leur juste valeur, je les garderai avec moi. Il n’y a pas de presse surtout parce que les joueurs de 20 ans peuvent être échangés à tout moment jusqu’à Noël contrairement aux autres », précise Jocelyn Thibault. 

Deux défenseurs et un attaquant de 20 ans?

La question que Jocelyn Thibault doit se poser aujourd’hui est à savoir s’il souhaite garder deux attaquants et un défenseur de 20 ans ou bien deux défenseurs et un attaquant de 20 ans dans son alignement. 

« Tout dépendra de qui sera de retour et des offres que je recevrai », soutient le directeur général sherbrookois. 

Des besoins en défensive

Pour l’instant, seulement deux défenseurs réguliers sont assurés de commencer la saison à Sherbrooke s’ils ne font pas l’objet de transaction : Jaxon Bellamy et Alexandre Joncas. Jacob Rabouin, qui a disputé 44 des 63 matchs du Phoenix, sera également de retour. 

La présence de Xavier Bernard, comme celle d’Olivier Crête-Belzile et Gregory Kreutzer, est à confirmer.

Mais les chances de revoir Samuel Bolduc sont plutôt faibles.

À la lueur de cette situation, Thibault pourrait être tenté de conserver les services de Kreutzer, Crête-Belzile et Bernard pour accompagner Tardif dans le groupe des trois 20 ans.

« Aucun lien n’est rompu avec nos huit joueurs de 20 ans et on n’a pas l’intention d’obtenir les services de 20 ans de grande qualité par le biais d’une transaction. Il y a plusieurs incertitudes et le portrait se précisera dans les prochaines semaines », assure Thibault. 

Phœnix : Crête-Belzile jouait malgré son combat contre le cancer

Sports

Phœnix : Crête-Belzile jouait malgré son combat contre le cancer

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
SHERBROOKE — Depuis le mois de janvier, le Phœnix ne jouait pas seulement pour gagner la coupe. Il jouait aussi pour Olivier Crête-Belzile. Le défenseur du Phœnix a appris en pleine saison qu’il était atteint d’un cancer, ce qui a secoué tous les membres de l’organisation. Malgré la maladie, le jeune homme de 19 ans tenait à terminer sa saison.

Olivier Crête-Belzile entreprendra cette semaine des traitements afin de vaincre le lymphome hodgkinien nodulaire. La direction du Phœnix et son joueur préféraient attendre que la saison soit terminée avant d’annoncer le tout afin « d’éviter d’apposer une étiquette à Olivier et honorer son désir de terminer la saison sans que sa situation ne soit connue de tous », peut-on lire dans la déclaration officielle envoyée par l’organisation lundi.

Le lymphome de Hodgkin nodulaire est un sous-type rare de lymphome de Hodgkin, la même maladie qu’ont subie le hockeyeur professionnel Mario Lemieux et plus récemment, le planchiste Maxence Parrot.

Notons que l’ancien capitaine du Canadien de Montréal Saku Koivu avait plutôt été diagnostiqué pour sa part d’un lymphome non hodgkinien, le lymphome de Burkitt, en 2001.

« Apprendre qu’Olivier était atteint d’un cancer a créé une onde de choc à tous les niveaux de l’organisation, a déclaré le directeur général Jocelyn Thibault. Olivier s’est montré fort et résilient à travers cette nouvelle. Il souhaitait de tout cœur terminer la saison avec son équipe, chose qu’il a pu faire avec l’accord de son médecin traitant. »

Olivier Crête-Belzile, tout comme la direction du club, souhaite remercier l’équipe médicale qui l’entoure, dont Dre Hélène Mercier pour son implication et Nicholas Borrelli, thérapeute de l’équipe.

« Tous ceux qui connaissent Olivier savent qu’il est un jeune homme réservé et extrêmement déterminé. C’est un honneur pour nous de pouvoir compter sur un joueur comme lui. Cette histoire aura marqué l’équipe et aura rapproché tout le monde. »

Le Phœnix et Olivier Crête-Belzile préfèrent ne pas commenter davantage le dossier.

Le défenseur a toutefois confié vouloir participer au prochain camp à titre de joueur de 20 ans et compte bien revenir à Sherbrooke en grande forme pour y disputer sa dernière saison dans la LHJMQ.

Olivier Crête-Belzile a obtenu 14 points par saison en moyenne lors de ses trois années chez le Phœnix en plus de prendre part à 21 parties éliminatoires depuis son arrivée à Sherbrooke. 

L’intuition payante de Jocelyn Thibault

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L’intuition payante de Jocelyn Thibault

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
SHERBROOKE — Le pari était audacieux. Très audacieux, même. À peine s’était-il attribué le rôle de directeur général du Phœnix de Sherbrooke, sans avoir aucune expérience en la matière, voilà que Jocelyn Thibault confiait les rênes de son équipe à un ancien joueur sans expérience comme entraîneur-chef dans la LHJMQ. Stéphane Julien a relevé le défi, avec brio, profitant au passage d’une intuition de Thibault. Quatre ans plus tard, Julien est nommé entraîneur-chef de l’année dans la LHJMQ.

Le 9 décembre 2015, Jocelyn Thibault, actionnaire du Phœnix et vice-président hockey de l’équipe, décidait de congédier le DG Patrick Charbonneau et l’entraîneur-chef Judes Vallée.

Un coup de barre nécessaire, s’est désolé Thibault, qui montrait ainsi la porte à deux amis, et deux artisans de la première heure de la jeune organisation.

« Je vais être honnête, ce ne fut pas la plus belle journée de ma vie. C’est le genre de choses que je n’aime pas faire. Congédier des gens, c’est difficile. J’ai fait l’annonce aux membres de l’organisation, dans les bureaux de l’équipe, en expliquant les raisons qui nous poussaient à faire ces changements. Une fois que la réunion fut terminée, quand tout le monde se levait pour quitter, j’ai dit à Stéphane, reste donc deux minutes, il faut que je te parle. Je lui ai dit : j’aimerais que tu prennes l’intérim comme entraîneur-chef pour deux semaines, et on verra ensuite. Il a dit OK. Et on est parti de là », s’est souvenu Jocelyn Thibault, lundi, après l’annonce faite par la LHJMQ.

Le pari était risqué. Julien avait été l’assistant de Judes Vallée pendant les deux premières années de l’existence du Phœnix, avant de prendre un peu de recul.

À son CV, pas d’expérience comme entraîneur-chef, pas de participation à des programmes d’élite, pas d’historique.

Outre ce que Jocelyn Thibault connaissait de lui.

Thibault et Julien ont été coéquipiers chez les Draveurs de Trois-Rivières en 1991-92, avant de faire la route vers Sherbrooke, où ils se sont côtoyés pendant deux saisons, soit en 1992-93 et en 1994-95.

Jocelyn Thibault a par la suite quitté vers la LNH et les Nordiques de Québec, alors que Julien se dirigeait vers l’Europe, où il a joué pendant 15 ans, principalement en Allemagne.

« Stéphane et moi, on a été coéquipiers dans le junior pendant plusieurs saisons, et c’est un gars pour qui j’ai toujours eu un grand respect. En terme de hockey, c’est un vrai. Il veut gagner. Il a été capitaine dans à peu près toutes les ligues et équipes qu’il a faites au cours de sa carrière. Je l’ai connu comme ça. Avec le Phœnix, au départ il était l’un des adjoints de Judes et ensuite, il a pris une pause, pendant un an ou deux. Il aidait Pat (Charbonneau, le DG de l’époque), il faisait du développement, un peu de recrutement », s’est rappelé Jocelyn Thibault.

« J’ai toujours eu le sentiment que ce gars-là ferait un excellent entraîneur-chef. Je l’avais même déjà dit à Gilles Courteau (commissaire de la LHJMQ), dans le passé; je voyais en lui tout ce que ça prenait pour ce rôle. Il a un caractère de leader et il a toujours été comme ça.

« Il a fait les deux premières semaines que je lui ai demandées, sans que moi et lui, on sache vraiment dans quoi on s’embarquait et pendant combien de temps on serait là tous les deux. De fil en aiguille, il a progressé comme entraîneur et il y a pris goût. Jamais je n’ai regretté ma décision », a affirmé Thibault.

Un risque calculé

L’ancien gardien de la LNH l’avoue; c’était un pari risqué. Il aurait pu prendre un vieux routier, un entraîneur d’expérience qui aurait stabilisé le navire. En attendant, peut-être.

Aussi, nommer un très bon ami à un poste aussi important peut, parfois, brouiller l’évaluation réelle du travail accompli, à l’heure des bilans.

Du tout, rétorque Thibault.

« C’était un risque calculé, plutôt, dans les circonstances. Stéphane était proche de l’organisation, et il savait ce dont on avait besoin. Il savait ce qui se passait, probablement encore plus que moi. Après notre première rencontre, on s’est regardé, on n’a pas eu besoin de parler tant que ça. On n’a pas eu besoin de s’écrire une lettre de quatre pages. On était sur la même longueur d’onde, sur ce qu’on devait apporter comme changements. »

Malgré tout son bon vouloir, Stéphane Julien ne put redresser complètement le navire, à sa première saison.

L’équipe est écartée des séries, après avoir cumulé une fiche de 26 victoires et 38 défaites.

« Je l’ai vu aller, ce n’était pas facile comme environnement, il y avait beaucoup de choses qui ne tournaient pas rond. C’est le genre d’entraîneur que j’aurais aimé avoir étant jeune. Il est quand même très exigeant avec les gars, mais il arrive à un bon équilibre entre la rigueur et être proche de ses joueurs. Quand l’entraîneur est exigeant, mais qu’il est juste et conséquent dans ses actions, il va chercher le respect de ses joueurs. Mon sentiment s’est confirmé, je suis content pour lui, tout le mérite lui revient », a dit Thibault.

« On n’a pas eu des années faciles, au début, mais ça fait trois ans qu’on progresse. On le voyait l’an passé, on avait une douzaine de gars de 16 et 17 ans et on a eu une très belle saison, avec plus de 10 matchs au-dessus de la barre de 0,500. 

On voyait que les choses s’en venaient, et c’est dommage que cette année, Stéphane n’ait pu récolter tout le succès qu’il mérite. »

« C’est un gros travaillant. Il arrive tôt le matin à l’aréna, tout est prêt, ses plans de matchs. C’est très rare de voir le Phœnix amorcer un match sans être fin prêt. Le plan est important, mais le plus important, c’est de le vendre aux jeunes. Tu peux arriver avec la meilleure stratégie, tu peux faire du tableau pendant 8 heures, si les gars n’embarquent pas, tu ne vas nulle part. »

Le dossier McDonald, un point pivot

Jocelyn Thibault a eu confirmation de son intuition dans le dossier Anderson Macdonald.

L’ancien choix de première ronde de l’équipe originaire des Maritimes avait été cloué sur le banc par Stéphane Julien pour un match disputé au Palais des Sports, contre Val d’Or.

Macdonald devait respecter une certaine limite de poids, en accord avec son entraîneur. Avec une demi-livre de trop sur la balance, Macdonald a été réprimandé.

Cette histoire avait fait beaucoup de bruit, en 2017.

« Ce dossier fut vraiment plate. On aurait voulu qu’il se règle autrement. Mais ça a été un dossier important pour Stéphane, mais aussi pour moi et l’organisation. Mais on avait des principes et on n’a jamais plié pour régler des situations à court terme. Jamais. On a toujours été rigoureux. Des fois, ça fait mal, il y a des combats que l’on perd, à court terme, mais que l’on gagne, à long terme. Stéphane a toujours été fidèle à ses convictions sur ce que ça prenait pour jouer à Sherbrooke, et jouer pour lui », a précisé Jocelyn Thibault.

Le contrat qui lie Stéphane Julien au Phœnix de Sherbrooke est encore valide pour la prochaine saison.

Une situation que le DG veut régler rapidement.

« Notre objectif en tant qu’organisation est d’avoir Stéphane avec nous pour longtemps et on travaille là-dessus présentement. On a déjà des discussions. On espère régler le tout avant l’été, je suis très très optimiste », a confirmé Jocelyn Thibault.

LHJMQ : pas de saison 2020-2021 sans vaccin ?

Sports

LHJMQ : pas de saison 2020-2021 sans vaccin ?

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
SHERBROOKE — Sans vaccin contre la COVID-19, la saison 2020-2021 de la LHJMQ pourrait être annulée. Une date ultime de reprise des activités a également été évoquée par les dirigeants du circuit. Si l’action ne reprend pas avant le 6 janvier, il faudrait mettre une croix sur la prochaine campagne.

« La question à se poser est la suivante : s’il n’y a pas de vaccin antiviral qui existe, est-ce que le gouvernement nous laissera organiser des événements sportifs ou artistiques, comme des matchs de hockey ou des spectacles? Tout dépend donc de la décision du premier ministre François Legault, estime le gouverneur et copropriétaire du Phœnix de Sherbrooke, Ronald Thibault. Si la réponse est non, ce sera fou. Il faudra peut-être oublier la prochaine saison. À moins que la science batte le record mondial de rapidité pour la conception d’un vaccin. »

Alors que le coronavirus se répand encore presque partout dans le monde, la course au développement d’un vaccin contre cette menace est enclenchée et les scientifiques espèrent trouver ce vaccin en un temps record. 

« Et si le gouvernement nous permet de présenter des matchs de hockey malgré l’absence de vaccin, on sera forcé de trouver les meilleures solutions en ce qui concerne la distanciation sociale et les protocoles sanitaires, admet Ronald Thibault. Est-ce qu’il faudra réduire la capacité de nos amphithéâtres? Est-ce qu’il y aura une limite pour le nombre de personnes permises lors d’un rassemblement? Peu importe le scénario ou la date choisie, on sera pris de court. On aura énormément de travail à faire pour se revirer de bord rapidement! Ce n’est pas simple. »

Dans le cas où le gouvernement décide d’autoriser les événements à grand déploiement ou les rassemblements d’envergure malgré l’absence de vaccin, quelles seront alors les règles de distanciation sociale et quel sera le protocole sanitaire? 

« Faudra-t-il réduire la capacité des amphithéâtres? Si oui, à quel point? Je me demande si ce sera rentable. Puis on fait quoi avec le déplacement des joueurs dans l’autobus ou leur présence dans le vestiaire et sur le banc des joueurs? Sur la glace, il y a aussi une proximité entre les joueurs, les arbitres, les entraîneurs », rappelle le gouverneur du Phœnix. 

Par exemple, en respectant la distanciation sociale imposée, est-ce que la capacité maximale pourrait être réduite à 25 %? Si oui, qu’en est-il de la rentabilité? Les dirigeants attendent impatiemment de connaître la décision du gouvernement prise au moment plus opportun, une fois que la situation s’éclaircira. 

La présence de 1000 spectateurs plutôt que 4000 par exemple vient aussi changer la donne pour les annonceurs.

« Ils n’auront pas la même visibilité. Déjà que l’on se demande si les petites et moyennes entreprises seront au rendez-vous lorsque viendra le temps de vendre de la publicité ou des loges », rappelle Ronald Thibault.

Situation inquiétante

La survie financière de quelques organisations inquiète déjà le commissaire Gilles Courteau, qui a confié s’attendre à ce que certaines des 18 organisations de la LHJMQ ne reviennent pas si la saison 2020-2021 n’a jamais lieu, tout en avouant cependant ne pas avoir peur de revoir toutes les équipes si la saison 2020-2021 n’est plus en péril. 

Reste maintenant à savoir sous quel format cette saison sera disputée si les activités reprennent plus tard à l’automne ou encore en hiver.

« Il serait possible qu’une saison d’une trentaine de matchs soit disputée entre janvier et avril si l’action ne reprend pas en 2020 », soutient M. Thibault, tout en rappelant que dans ce cas la Coupe Memorial sera repoussée à la première semaine de juin. 

Les matchs à huis clos ne sont pas la solution

Selon l’actionnaire du Phœnix de Sherbrooke, il serait impossible de conserver la viabilité d’une équipe de la LHJMQ en tenant des matchs à huis clos, sans spectateurs dans les gradins. 

« Les gens viennent voir nos matchs pour vivre une expérience. Ils ne viennent pas à l’aréna pour seulement regarder une partie de hockey. C’est un événement familial, un spectacle. C’est plus que du hockey. Donc je ne suis pas convaincu que la télédiffusion des matchs ou la présentation des parties sur Internet peut sauver la prochaine saison. Ce ne sera pas assez. »

À l’heure actuelle, la LHJMQ ne sait toujours pas quand et sous quel format les assises 2020 auront lieu. C’est à ce moment que les décisions sont prises annuellement entre les gouverneurs et le commissaire Gilles Courteau. Même si plusieurs dossiers peuvent être traités rapidement, celui de la reprise des activités dépendra alors de la décision du gouvernement. 

Rappelons que le repêchage aura tout de même lieu le 6 juin comme prévu, mais en ligne plutôt qu’au Palais des sports de Sherbrooke. 

Coup de massue chez le Phoenix : Bolduc signe chez les pros

Hockey

Coup de massue chez le Phoenix : Bolduc signe chez les pros

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Les dirigeants du Phoenix ne sont certainement pas tombés de leur chaise en apprenant la nouvelle jeudi, mais la signature de Samuel Bolduc avec les Islanders de New York ne constitue certainement pas une bonne nouvelle pour l’équipe de hockey junior de Sherbrooke.

En raison de sa date de naissance, Samuel Bolduc ne se voyait pas obligé d’apposer sa griffe au bas d’une entente chez les professionnels dès cette année avant que son lien ne soit brisé avec les Islanders, mais l’organisation ayant fait de lui le 57e joueur repêché dans la LNH en 2019 n’a pas perdu de temps pour lui offrir un contrat d’entrée de trois ans dans la LNH.

Il court un cœur géant de 175 km

Sports

Il court un cœur géant de 175 km

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
Sébastien Roulier n’a jamais reculé devant aucun défi. Celui qui devait être à Boston lundi, pour la présentation de la 124e édition du plus vieux marathon au monde, s’est plutôt lancé le défi de tracer un cœur géant... de 175 km, dessiné à partir d’un parcours qu’il a emprunté sur les chemins de l’Estrie.

L’intensiviste-pédiatre du CIUSSS-Estrie-CHUS est un habitué des longues distances.

Sa passion de la course à pied le fait constamment repoussé les distances. Il a complété 58 marathons, il en a gagné neuf. Il a représenté le Canada dans cinq courses de Championnats mondiaux d’ultra-marathons en sentiers et sur route.

Avec l’annulation des courses au programme au moins jusqu’à la fin du mois d’août, Roulier se cherchait un autre défi.

« L’annulation de toutes les courses organisées ne m’a pas dérangé. À ce jour, j’ai exploré la course sous plusieurs facettes et c’est souvent les défis personnels ou ceux en duo qui m’ont le plus satisfait. Le 5 avril dernier, j’ai couru une distance de 120 km en 13 h 30 pour dessiner mon premier cœur. Alors que le gouvernement nous demande de ne pas voyager dans une autre région du Québec, je me suis dit : pourquoi ne pas visiter ma région? Aussi, avec les règles de distanciation sociale, je me suis imposé de transporter tout ce dont j’aurais besoin », relate l’athlète de 46 ans.

« Je ne m’ennuie jamais de la course, j’en fais toujours quand même. Les deux premières semaines de la pandémie ont été plus chargées, comme gestionnaire, mais tranquillement on trouve un rythme. C’est plus tranquille dans les hôpitaux, j’ai un peu de temps, les fins de semaine. Et comme on doit rester dans notre région, samedi matin je me suis dit, pourquoi pas? Je suis parti l’après-midi même! », a-t-il dit en riant. 

Cette idée de dessiner un cœur en géolocalisant son parcours lui vient de sa fille.

Baseball Estrie craint une baisse d’inscriptions

Sports

Baseball Estrie craint une baisse d’inscriptions

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
SHERBROOKE — Baseball Québec annoncera lundi qu’il souhaite lancer sa saison 2020 dès le 1er juillet. Le report du début des activités et la crainte liée à la pandémie de la COVID-19 pourraient faire chuter le nombre d’inscriptions chez Baseball Estrie selon son président Simon Therrien. 

« Il s’agit évidemment d’un scénario hypothétique, soutient Simon Therrien. Toutes les décisions seront prises en considérant les recommandations du gouvernement. Est-ce que la saison pourrait débuter avant? Peut-être. Il n’y a rien d’officiel encore, évidemment. »

La possibilité de lancer la saison le 1er août a également été envisagée. Après cette date, la saison de baseball pourrait être en péril. Il serait alors difficile d’éviter l’annulation des activités 2020.

« On termine normalement la saison tout juste avant la fête du Travail, mais on avait aussi du baseball d’automne. Techniquement, on a encore du temps devant nous puisque la saison de baseball commence normalement autour du 15 mai. Donc il n’y aurait pas d’impact majeur si le début de nos activités était le 1er juin. Tout serait simplement décalé de deux semaines. À ce moment, on limiterait les dégâts », indique le président de Baseball Estrie. 

La fin d’une vague de popularité

Depuis les Jeux du Canada de 2013, Baseball Estrie a assisté à une vague de popularité envers le baseball en région, ce qui s’est traduit par une hausse constante des inscriptions. 

En 2013, 613 joueurs étaient inscrits. L’an dernier, on parle d’environ 1300 membres chez Baseball Estrie, dont 400 seulement à Sherbrooke. 

« On s’attend à une baisse d’inscriptions. Les familles seront peut-être craintives et certains parents ne voudront peut-être pas voir leur jeune se regrouper pour la pratique de leur sport », avance Simon Therrien.

Un premier contrat pro pour Alex-Olivier Voyer

Sports

Un premier contrat pro pour Alex-Olivier Voyer

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
SHERBROOKE — « J’ai maintenant un pied dans la porte. Je sais que le plus dur est à venir, mais rendu là, on ne sait jamais. »

Alex-Olivier a franchi une autre étape vers son rêve ultime, qui est d’évoluer dans la LNH un jour, mercredi, lorsqu’il a paraphé une entente avec le club-école des Bruins de Boston dans la Ligue américaine de hockey (LAH).

Ce contrat de deux avec le Bruins de Providence survient à l’issue de sa meilleure saison en carrière dans la LHJMQ, lui qui a battu plusieurs records d’équipe avec le Phœnix de Sherbrooke.

« J’ai signé mercredi officiellement. Je me sens super bien, je suis vraiment content! Surtout, je suis content de m’aligner avec l’organisation des Bruins. C’est une organisation qui valorise des valeurs que j’ai comme joueur de hockey », a dit l’ancien numéro 19 du Phœnix.

« Je connais un peu l’organisation, puisque l’an passé, j’ai participé à leur camp des recrues et ça avait super bien été. Je crois que c’est un peu pour ça qu’ils ont continué à me regarder pendant toute la dernière saison », a-t-il précisé.

Et ce dernier, justement, n’a pas raté son coup, en 2019-20.

Le joueur de 21 ans fut un des principaux rouages du succès du Phœnix, lui qui a formé probablement l’un des meilleurs trios de la LHJMQ, avec ses potes Félix Robert et Samuel Poulin.

Voyer a récolté 44 buts et 44 passes pour 88 points en 63 matchs, dont 20 points en avantage numérique, quatre buts en désavantage numérique et huit buts gagnants.

« Je n’ai pas eu de contacts directement avec les Bruins pendant la saison. Je sais que mon agent (André Ruel, CAA) leur a parlé à quelques reprises. J’ai joué ma saison et les bonnes choses que j’ai faites pendant la saison ont juste porté fruit. D’autres équipes m’ont approché et j’ai eu deux offres de contrat. Mais je suis vraiment très content que ce soit avec les Bruins. C’est la première organisation qui m’a fait confiance, qui m’a donné mon premier camp pro », a dit le Sherbrookois.

Des Aigles aux Bruins

« J’avais signé avec les Aigles bleus de Moncton (hockey universitaire canadien), où j’aurais pu continuer à jouer un bon calibre tout en continuant d’aller à l’école. Un contrat de deux ans, dans la LAH ça me donne du temps. Je voulais au moins deux ans, pour avoir une stabilité. Ça me donne une première année pour m’adapter, au début, et une deuxième année pour y aller plus fort », a dit l’attaquant droitier.

« Les Bruins ont aimé ma progression, mon développement. Je me suis amélioré chaque année, tant du point de vue personnel que du point de vue statistique. Alors ils doivent se dire, en regardant ça, que si je l’ai fait dans le passé, je serais sûrement capable de le faire dans le futur. Ce sont les mêmes marches, il faut continuer à monter. »

« J’ai toujours cru en mes capacités, je n’ai jamais abandonné. J’ai toujours cru au processus de devenir un bon joueur de hockey en faisant les bonnes choses, sur la glace et en dehors, je n’ai jamais dérogé de ça. J’ai toujours cru en moi, et mon entourage aussi. C’est un bon timing (après avoir connu sa meilleure saison en carrière LHJMQ), mais j’ai dû travailler fort pour ça. Ce n’est pas du hasard, sinon tout le monde se ferait offrir des contrats.

Je sais la somme de travail que ça prend pour se rendre là. »

Un rêve

En attendant la reprise des activités dans le monde du hockey, Alex-Olivier Voyer a amorcé son entraînement, à la maison, depuis deux semaines, sous la supervision, à distance, de Michaël Fullum, de Fonction Optimum.

« Je me rapproche de mon rêve de jouer dans la LNH. Je vais évoluer dans la ligue en dessous, donc, je suis vraiment fier de ça. Encore plus avec les Bruins. Je sais qu’ils traitent bien leurs prospects. J’ai un programme d’entraînement personnalisé, je me suis fait un petit gym à la maison. Je suis revenu à la case départ, comme chaque été, jusqu’au retour au jeu. Mes parents m’ont toujours supporté, dans les mauvais comme dans les bons moments, je les remercie énormément. »