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Rémi Poirier a affronté 67 tirs en seulement cinq périodes depuis le début de la série contre l’Armada de Blainville-Boisbriand. Il a profité d’un repos en troisième période jeudi soir.
Rémi Poirier a affronté 67 tirs en seulement cinq périodes depuis le début de la série contre l’Armada de Blainville-Boisbriand. Il a profité d’un repos en troisième période jeudi soir.

Une pause pour Poirier

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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Troisième étoile du match de mercredi et meilleur joueur des Olympiques de Gatineau jeudi, Rémi Poirier a quand même terminé les 20 dernières minutes du deuxième duel assis au bout du banc.

Il n’y avait rien à craindre selon l’entraîneur-chef Louis Robitaille. Son gardien n’était pas blessé et il était encore moins en punition. En arrière 0-4 avec un club qui manquait d’énergie, il valait mieux que son gardien numéro un reprenne des forces. Les Olympiques auront besoin de lui en grande forme dans le troisième match samedi après-midi.

«Vous connaissez tous la situation que nous avons vécue dans les dernières semaines. De loin, Rémi a été notre meilleur joueur dans les deux premières périodes ce soir. À un moment donné, nous ne voulons pas risquer des blessures. Il sera à son poste dans le troisième match.»

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De toute manière, dans les séries éliminatoires, il n’y a pas de différence entre une défaite de 6-1 ou une défaite de 6-5. Emerik Despatie a au moins eu la chance de se mouiller les pieds et de goûter à du hockey des séries de la LHJMQ. Il sera sûrement moins nerveux s’il doit recevoir un autre appel dans la série.

«Au bout du compte, la série est égale 1-1. Si nous en avions marqué deux ou trois en troisième, ça se serait terminé 6-3. Le résultat n’aurait pas changé. Nous devons être meilleurs. Il faut apprendre et grandir dans les défaites. Aujourd’hui, nous avons perdu beaucoup de batailles. Nous avons mal géré la rondelle en zone offensive par moments. Ils ont pu contre-attaquer. C’est un jeu d’échecs. Nous avons fait des ajustements. Ils ont bien fonctionné. Nous allons en faire d’autres pour le prochain match. Ce sera la même chose de l’autre côté.»

De l’autre côté, justement, l’entraîneur-chef Bruce Richardson avait l’air d’un homme prêt à disputer une longue série.

«Je n’ai pas eu le temps d’être déçu de la défaite d’hier. Je n’ai pas le temps d’être satisfait de notre victoire de ce soir. Notre objectif, ce n’est pas de gagner un match. C’est de gagner la série. Ce qui importe ce soir, c’est que nous avons gagné de la bonne manière. Tout le monde a été impliqué dans la victoire. Toutes les équipes qui réussissent à gagner des championnats ont besoin de l’apport de leurs troisième et quatrième trios. C’est ce que nous avons eu ce soir.»

Gravel impressionne

Finalement, Richardson a eu la main heureuse en accordant le deuxième départ de la série à son gardien recrue Charles-Édward Gravel. Olivier Adam avait été le gardien numéro un du club pendant toute la saison, mais il n’avait pas terminé sa saison en force. Gravel avait été excellent dans un gain de 5-2 contre les Olympiques le 1er avril dernier. Il a été très bon à nouveau jeudi soir.

«Nous avons pris la décision hier soir. Nous avons évalué le pour et le contre. C’est un jeune homme qui a beaucoup de caractère. Nous pensions qu’il était prêt à relever le défi. Il a fait de bons arrêts.»

Gravel a bloqué 16 des 17 tirs des Olympiques, dont 11 qui ont été considérés comme des chances de marquer. Il a battu les Gatinois dans deux matches de suite. Saison régulière et séries incluses, les deux clubs viennent de s’affronter quatre fois de suite et c’est égal 2-2. Cette série pourrait bien se retrouver au même endroit éventuellement...