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À 20 ans, Métis Roelens aborde déjà ses troisièmes et dernières séries avec les Olympiques de Gatineau.
À 20 ans, Métis Roelens aborde déjà ses troisièmes et dernières séries avec les Olympiques de Gatineau.

Une dernière chance pour Roelens

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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De toute évidence, Métis Roelens est «M. Olympique» à Gatineau cette saison.

Premier joueur sélectionné par les Gatinois (en quatrième ronde!) au repêchage de 2016, il est le seul de son groupe à compléter une quatrième saison avec le club. Champion de l’ancienneté avec 214 matches de saison régulière à son actif, il vient de prendre le sommet du classement des compteurs des Olympiques pour une deuxième saison de suite.

Bon, le géant Roelens a partagé son titre de meilleur compteur avec Kieran Craig l’an dernier et Antonin Verreault cette année, mais il reste que le dernier à avoir réussi cet exploit avait été Vitaly Abramov, qui cogne à la porte de la LNH.

«Je n’étais pas au courant de ça, a-t-il dit lorsque Le Droit lui a fait la remarque mardi. Mais oui, personnellement, mes trois dernières saisons ont été bonnes. Ça ne vient pas juste de moi. Ma première bonne saison a coïncidé avec l’arrivée de Mathieu Bizier. Nous avions une bonne chimie. Tout est parti de là. J’ai continué de m’améliorer par la suite et je pense que ç’a paru dans mon jeu.»

À ses dernières séries dans la LHJMQ, Roelens compte tout faire pour étirer le plaisir. Pour la première fois de sa carrière, il ne fait plus partie d’un club en éternelle reconstruction. Pour un premier printemps, il peut réellement espérer faire plus qu’une ronde éliminatoire.

«Ça tombe bien. Dans mes autres séries éliminatoires, nous n’avions pas la meilleure équipe sur la glace, mais ça m’a aussi permis d’avoir un rôle plus important pour m’amener où je suis aujourd’hui. Je trouve que nous avons un club capable d’aller jusqu’au bout et c’est très motivant de finir sur cette note. Je ne veux pas regarder trop loin, mais j’aborde les séries en me disant que j’ai une chance de finir ma carrière avec une victoire et une coupe», a-t-il dit mardi à partir du lobby d’hôtel où logent les Olympiques à Shawinigan.

En 214 matches de saison régulière, Métis Roelens a inscrit 52 buts et totalisé 136 points avec les Olympiques de Gatineau. En séries éliminatoires, il a inscrit deux points, mais il cherche toujours son premier but.

Nerveux malgré tout
Il a beau être un vétéran, Métis Roelens était nerveux à la veille du premier duel contre l’Armada de Blainville-Boisbriand. À ses premières séries, il ne ressentait pas vraiment la pression de gagner. Les attentes étaient basses envers les Olympiques. Ce sera différent cette année même si l’équipe est très jeune.

«Je suis excité. Je suis un peu nerveux. Je n’ai jamais gagné une série éliminatoire. C’est la première fois que j’ai vraiment la chance de le faire. C’est une bonne nervosité. Je sens que l’équipe est prête. Nous avons eu de la malchance avec la COVID, mais je sens que nous sommes de retour en forme. Ça aurait pu être pire. Nous aurions pu perdre des joueurs, mais tout le monde semble avoir bien récupéré.»

On le sent au fil de la conversation. Métis Roelens est émotif lorsqu’il aborde le sujet de sa fin de sa carrière junior. Il ne veut pas trop y penser, surtout que dans sa tête, il se souvient encore de son premier entraînement avec le club en plein milieu de sa saison midget AAA quand il avait encore 16 ans.

«On dirait que c’était hier. C’était pendant le Challenge midget AAA à Gatineau. J’étais venu voir de quoi ça avait l’air le junior. J’avais aimé ça. J’étais allé souper avec le directeur général de l’époque Marcel Patenaude. J’étais content de le rencontrer parce que je n’avais pas assisté à mon repêchage. Je n’ai jamais regretté mon choix de me rapporter à l’équipe.»

Bons souvenirs
Même s’il a passé des moments difficiles durant la reconstruction, Roelens assure qu’il va conserver de bons souvenirs de son passage avec les Olympiques où il a marqué 52 buts et totalisé 136 points.

«Je retiens notre redressement l’an dernier quand il y avait eu plusieurs changements avec le départ de notre directeur général (Alain Sear). Nous étions en 17e place, mais une bonne séquence de victoires nous avait ramenés dans les séries éliminatoires. Toute l’équipe avait profité de ce nouveau départ.»

Mercredi, Roelens sera un des piliers des Olympiques quand ils affronteront l’Armada. Après 10 matches, il est toujours à la recherche d’un premier but en séries. S’il pouvait marquer dès le départ, il pourrait se défaire de la nervosité qui l’habite et du même coup, aider un jeune club à avancer vers une deuxième ronde éliminatoire.