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Rémi Poirier a pris le quatrième rang de la LHJMQ cette saison avec 14 victoires à sa fiche. Il a été un des meilleurs gardiens de la ligue avec une moyenne de 2,63 buts alloués par match et un pourcentage d’arrêt de ,908.
Rémi Poirier a pris le quatrième rang de la LHJMQ cette saison avec 14 victoires à sa fiche. Il a été un des meilleurs gardiens de la ligue avec une moyenne de 2,63 buts alloués par match et un pourcentage d’arrêt de ,908.

Poirier veut écrire sa propre histoire

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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Si les Canucks de Vancouver ont survécu à leur retour au jeu après avoir été terrassés par la COVID-19, ils doivent une fière chandelle à leur gardien de but Braden Holtby.

S’ils ont volé quatre points aux Maple Leafs de Toronto depuis dimanche, c’est en grande partie à cause des acrobaties de leur gardien. Au pointage, l’équipe de Holtby s’est imposée, mais c’est le seul endroit où son club a eu le meilleur. Partout ailleurs, les statistiques avancées ont avantagé la troupe de Sheldon Keefe, qui a notamment dominé les deux matches 39-24 et 40-29 au chapitre des tirs.

Derrière un club en manque de rodage, Holtby a probablement disputé ses deux meilleurs matches de la saison. À l’autre bout de la patinoire, les deux gardiens des Maple Leafs ont été ordinaires.

S’il y a un joueur qui peut faire la différence au retour des Olympiques la semaine prochaine, c’est bien Rémi Poirier. L’espoir des Stars de Dallas est à son mieux lorsqu’on le poivre de lancers. S’il peut monter la garde pendant que ses coéquipiers retrouvent leur synchronisme, il pourra faire un Braden Holtby de lui-même et mener les siens à des victoires contre un club qui s’est mieux positionné au classement en saison régulière.

Rémi Poirier est au courant de tout ça, mais il ne pense pas que les Olympiques sont exactement dans le même pétrin que les Canucks.

«Les Canucks étaient mal en point. On entendait même que leur saison allait être annulée, mais ils sont revenus à l’entraînement et ils ont dû disputer un match quatre ou cinq jours après. Ce n’est pas notre cas. Nous avons une semaine et demie pour nous préparer. Et l’Armada n’est pas si avantagée non plus. Ils n’ont eu que deux cas de COVID-19 dans leur club, mais ils ont été arrêtés comme nous pendant deux semaines. Ils n’ont pas touché à la patinoire. Ce n’était pas le cas des Maple Leafs qui sont demeurés actifs.»

Le gardien numéro un des Olympiques aime bien l’histoire des Canucks. Il compte bien se servir de leur modèle de persévérance pour se motiver, mais il a aussi son propre plan en tête.

Rémi Poirier a remporté le championnat de la Ligue midget AAA du Québec avec les Cantonniers de Magog en 2018. Dans sa seule expérience des séries dans la LHJMQ, il avait fait face à un barrage de 224 tirs en cinq matches contre les puissants Voltigeurs de Drummondville qui alignaient notamment Maxime Comtois et Joseph Veleno.

«Les Canucks ont montré que ça se faisait de gagner malgré un club anéanti par la COVID-19. On peut comparer Blainville-Boisbriand à Toronto. Ce sont deux bonnes équipes, mais il faut écrire notre propre histoire. Un gardien a toujours un grand rôle à jouer quand il affronte une bonne équipe.»

De toute façon, Poirier est conscient qu’il devra être à la hauteur pour que son club renverse l’Armada.

«Le stress fait partie de notre sport. Il accompagne tous les matches importants. Présentement, je ne le sens pas parce que nous sommes dans le processus de remise en forme, mais dans une série 3-de-5, chaque match est encore plus important que dans une série 4-de-7. Personne ne peut se permettre de dormir au gaz!»

Pour être complètement franc, le stress n’occupe pas les pensées de Rémi Poirier en ce moment.

«Nous avons terminé une saison écourtée par rapport à nos 31 matches, mais la saison a été très longue. C’est rare que les séries commencent à la fin du mois d’avril! Ça va faire un mois que nous avons fini notre saison régulière quand les séries vont commencer. C’est bizarre et assez différent.»

Champion midget AAA
La pression? Rémi Poirier a déjà gagné des matches importants dans sa carrière. En 2018, il a été le joueur défensif par excellence des séries de la Ligue midget AAA quand il a mené les Cantonniers de Magog au championnat. À l’époque, les deux premières rondes étaient aussi des 3-de-5.

«Ça fait longtemps déjà, mais je vais me servir de l’expérience acquise dans ces séries-là. Je vais aussi me servir de mes premières séries dans la LHJMQ. J’avais 17 ans. C’était contre la grosse équipe de Drummondville. Il y avait moins de pression parce que tout le monde savait que les Voltigeurs étaient largement favoris. J’étais stressé au début, mais j’avais bien répondu. Cette année, ce sera une autre expérience à mettre dans mes bagages. Nous croyons en nos chances de gagner. L’Armada a aussi confiance.»

Si les Canucks avaient amorcé leurs séries en revenant au jeu contre les Maple Leafs, ils mèneraient 2-0. Si les Olympiques veulent écrire la même histoire, Rémi Poirier devra écrire quelques chapitres.