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Manix Landry est classé au 108e rang des patineurs nord-américains sur la liste de la Centrale de recrutement de la LNH.
Manix Landry est classé au 108e rang des patineurs nord-américains sur la liste de la Centrale de recrutement de la LNH.

Manix Landry: entre le calme et la fébrilité

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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À l’aube de la semaine la plus captivante et intrigante de sa jeune carrière, Manix Landry roulait le cœur léger vers le Mont-Royal lundi matin.

Le capitaine des Olympiques de Gatineau se dirigeait vers le complexe d’entraînement de son agence où il devait participer à une clinique spécialisée dans les tirs.

«Je n’ai pas eu à y aller aussi souvent cette année parce que j’arrive à me trouver du temps de glace facilement à Gatineau cet été. C’est complètement différent de l’été dernier.»

S’entraîner dans le but de faire carrière au hockey professionnel, Manix Landry a fait cela toute sa vie. Samedi prochain, une partie du rêve pourrait se concrétiser. Une équipe de la LNH pourrait le réclamer à la séance de sélection du circuit Bettman. Sur la liste de la Centrale de recrutement de la LNH, le Gatinois est classé 108e parmi les patineurs nord-américains.


« Honnêtement, j’essaie de ne pas trop m’en faire avec ça. »
Manix Landry

«Je pense avoir de bonnes chances d’être sélectionné, mais en même temps, il y a plein de joueurs qui accèdent à la LNH sans avoir été repêchés.»

Le centre de 18 ans a beau vouloir dire qu’il ne sera pas trop stressé samedi, mais juste le fait de parler du repêchage du week-end prochain a été suffisant pour lui procurer la chair de poule.

«C’est un grand jour pareil quand on y pense. Depuis que je suis tout petit que j’attends cette journée-là. Je m’entraîne pour ça. Alors, oui, je te parle présentement et j’ai des frissons en sachant que j’aurai peut-être la chance de réaliser le rêve d’une vie à la fin de la semaine.»

Le repêchage de la LNH est un grand jour dans la vie de milliers d’adolescents sur la planète hockey. Malheureusement, pour la deuxième année de suite, la séance va se dérouler via la magie d’Internet.

«C’est plate de ne pas pouvoir vivre ça sur place, mais d’un autre côté, on va vivre ça en famille chez nous dans la cour arrière. On va être les cinq à la maison pour une rare fois. Mon père s’en retourne coacher en Suisse à la fin du mois de juillet. Mon frère (Lukas) s’en va bientôt au camp des Voltigeurs de Drummondville. Ma sœur (Fée Ann) va rejoindre l’équipe canadienne de patinage artistique. Il faut profiter de nos moments. Mes grands-mères seront là avec nous aussi.»

Manix Landry essaie de ne pas se créer trop d’attente. Son père, Éric, est déjà passé par le repêchage de la LNH. L’ancien du Laser de St-Hyacinthe n’a pas été sélectionné, mais il y a joué 68 matches en plus de connaître une belle et longue carrière dans la Ligue américaine et en Europe.

«J’ai parlé à une vingtaine d’équipes. Ce ne sont pas toutes les équipes qui ont besoin d’un centre comme moi. Certaines équipes cherchent une caractéristique dominante particulière. Je suis plus un joueur complet dans le style de Jean-Gabriel Pageau. Je n’ai pas une force qui se démarque des autres, mais je suis capable de créer de l’offensive tout en me souciant de mon jeu défensif. Je ne veux pas m’imposer de stress pour le repêchage. Si je ne suis pas repêché, le hockey ne va pas se finir là pour moi, mais j’ai hâte de voir ce qui va arriver samedi.»

En disputant 33 matches de saison et des séries où il a amassé 25 points en 2020-21, au moins les équipes de la LNH ont pu l’épier en cette année marquée par la COVID-19.

«J’ai eu plus de visibilité que les joueurs de l’Ontario (OHL) qui n’ont pas eu de saison et de l’Ouest (WHL) qui ont disputé un nombre très limité de matches sans séries éliminatoires. Ça va être un repêchage difficile à suivre! De mon côté, j’ai connu une pas pire saison. J’ai fait ce que j’avais à faire. Maintenant, je ne contrôle plus le reste. Il ne me reste plus qu’à attendre.»