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Tristan Luneau n’a que 16 ans, mais il est déjà un rouage important de la défensive gatinoise.
Tristan Luneau n’a que 16 ans, mais il est déjà un rouage important de la défensive gatinoise.

Dean et Luneau veulent gagner maintenant

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
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Zack Dean a été le premier joueur repêché par les Olympiques en 2019. Tristan Luneau a été le premier choix du repêchage 2020 de la LHJMQ.

L’équipe gatinoise ne manque pas de joueurs de talent, mais pour gagner le championnat dans les prochaines années, le duo Dean/Luneau devra laisser ses empreintes sur la coupe du Président. Les deux portent l’étiquette de choix de première ronde dans la LNH.

Cette année, Dean a 17 ans. Luneau a 16 ans. Il est encore tôt pour leur demander de traîner l’équipe. Avec un peu d’expérience, cette combinaison fera vibrer la foule du Centre Slush Puppy avant longtemps. Ils vont apprendre quelques leçons dans la prochaine série de première ronde contre l’Armada de Blainville-Boisbriand qui débute mercredi, mais ils croient aussi que leur avenir se joue dès maintenant.

«La saison a été parsemée de longues pauses entre nos séries de matches. Nous avons attendu des semaines et même des mois avant de recommencer à jouer à certains moments. Maintenant, tout tombe en place. Nous sommes en séries. Nous savons enfin à quoi nous en tenir. Nous jouons avec un seul objectif et c’est de gagner la coupe», a expliqué Zach Dean, auteur de 10 buts et 20 points en 23 matches cette saison.

Dean sait très bien que le meilleur reste à venir pour les Olympiques, mais il veut placer la barre très haute cette année.

«Je sais que nous aurons éventuellement beaucoup de plaisir dans notre nouvel amphithéâtre, mais je pense que pour nous, c’est le début d’une très bonne séquence parce que nous avons un bon club pour plusieurs années.»

Comme les séries de la LHJMQ ont été annulées par la pandémie l’an dernier, il s’agira des premières séries de Dean et Luneau dans le circuit Courteau.

Le plus jeune ne s’en cache pas. La nervosité est bien présente à la veille du duel tant attendu contre l’Armada.

Zach Dean aura l’occasion de briller sur la plus grande plate-forme qui soit pour les recruteurs de la LNH: les séries éliminatoires de la LHJMQ.

«C’est une première série junior majeure pour moi. Je suis fébrile et très stressé en même temps. Je vois ça gros. En plus, c’est à Shawinigan. Quand j’évoluais au niveau midget AAA (à Trois-Rivières), c’est toujours là où j’allais pour voir jouer les Cataractes. Maintenant, ce sera à mon tour d’y jouer. Ça ajoute une valeur à mes yeux. Quand j’ai fait mes valises avant de partir de Gatineau, je savais que ça se pouvait que je ne revienne pas à la maison avant quelques semaines. C’est vraiment une période excitante pour les jeunes de première année comme les vétérans qui terminent leurs carrières dans la ligue.»

Comme Zach Dean, Tristan Luneau souligne que la concentration du club est axée sur une seule chose en ce moment. En saison régulière, les joueurs ne savaient jamais quand ils disputeraient leurs prochains matches après avoir terminé une «bulle». Maintenant, tout ce qui compte, ce sont les séries.

«On ne pense qu’aux séries parce que ça peut se finir en trois matches ou nous pouvons nous rendre jusqu’au bout. Chaque match est important. On ne peut pas se reprendre si on rate notre coup. Nos performances vont dicter le nombre de matches que nous allons jouer.»

La série Gatineau/Blainville-Boisbriand sera la dernière à se mettre en branle. D’autres séries de premier tour sont déjà terminées et Tristan Luneau dit avoir pris des notes.

«Dans la série Shawinigan/Rimouski, on a vu que la saison régulière et les séries sont deux choses différentes. C’est plus physique, plus intense. Je pense que notre équipe est capable d’élever son jeu d’un cran.»

À la fin de la saison, Zach Dean a commencé à se faufiler parmi les espoirs de la première ronde du repêchage de la LNH. Il n’y a pas meilleure vitrine que les séries éliminatoires pour améliorer son sort. Dean jouera gros cette semaine.

«Il faut que j’approche ces matches comme tous les autres. Je sais ce que je peux faire. Si je me concentre à aider mon équipe à gagner, de bonnes choses vont arriver.»

Quant à l’Armada, le mot de la fin revient à Tristan Luneau.

«C’est un très bon club, mais si nous voulons aller jusqu’au bout des séries, il faudra battre plusieurs bons clubs. C’est bien de commencer avec un adversaire comme ça.»