Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Adam Raska a marqué un doublé pour l’Océanic.
Adam Raska a marqué un doublé pour l’Océanic.

Rimouski 3/Québec 2: l’Océanic l’emporte en prolongation contre les Remparts

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Article réservé aux abonnés
Une prolongation a été nécessaire pour accorder la victoire de 3 à 2 à l’Océanic qui affrontait les Remparts, samedi, dans l’environnement protégé du Colisée Financière Sun Life de Rimouski. La domination des Rimouskois en première période a donné le ton au match. S’il n’était pas content du jeu offert par ses hommes, Patrick Roy n’a pas manqué d’exprimer son désaccord par rapport à la pénalité accordée à l’un de ses joueurs lors de la période supplémentaire, permettant à l’adversaire de marquer le but gagnant en avantage numérique.

Evan Nause a été envoyé au cachot pour avoir plaqué Zachary Bolduc dans la bande. «L’arbitre, qui était à la ligne bleue éloignée, a pris la décision, s’est insurgé l’entraîneur-chef de Québec. Ça fait à peu près 4 ou 5 «games» que je vois Bolduc jouer et il fait tout le temps la même affaire: il se tire à terre. Mais, ce n’est pas moi qui m’occupe des arbitres!»

Roy déçu

Visiblement déçu de la performance des siens, Roy a fait savoir qu’il n’avait vraiment pas apprécié la façon dont ses hommes ont joué, surtout en troisième, alors qu’ils n’ont réussi qu’un seul tir au but. «On n’a pas compétitionné. Rimouski était sur la rondelle et ils ont fait ce qu’ils avaient à faire. On a été indisciplinés: on a envoyé la rondelle dans les gradins, on a été trop d’hommes sur la patinoire… Je ne suis vraiment pas content.»

Patrick Roy était en désaccord avec la pénalité accordée à Evan Nause pour avoir plaqué Zachary Bolduc dans la bande en période de prolongation.

Selon lui, le seul point positif de la rencontre repose sur l’excellence de son gardien, Thomas Sigouin. Il a admis que sans sa solidité, le pointage aurait été très différent. «Sig joue de même depuis le début de la saison, se réjouissait Roy. Notre gardien nous donne des chances tous les soirs et ça, c’est bon pour nous!»

Thomas Caron avait du mal à expliquer

Le capitaine des Remparts avait bien du mal à expliquer la déveine de son équipe qui, depuis le début de la bulle de Rimouski, s’en tirait plutôt bien. «Je ne sais pas quoi dire. Ça fait une couple de «games» de suite qu’on a un peu de misère avec nos débuts de partie, a précisé Thomas Caron. On est obligés, dans la chambre, de se faire un genre de «wake up call», si je peux dire.»

De petits détails, le jeu et l’éthique de travail sont autant d’aspects sur lesquels sa troupe devra travailler, de l’avis du capitaine des Diables rouges. «Il faut juste revenir à la base, comme dans le temps qu’on avait du succès.» Il reconnaît aussi qu’il faudra que ses coéquipiers évitent le plus possible le banc des pénalités. «Je pense que c’est un manque de concentration. C’est vraiment à la base du hockey. Si tu n’es pas concentré, tu ne mets vraiment pas les chances de ton bord pour gagner une «game» de hockey. Il faut voir ce qu’on a fait en début d’année et qui a fait qu’on était bons.»

Thomas Caron a marqué le premier but des Remparts.

Si Thomas Caron avoue que cette défaite fait mal, il promet cependant, tout autant que son entraîneur, de se reprendre dimanche lors de l’affrontement contre le Drakkar de Baie-Comeau. «Il faut tout de suite tourner la page, a indiqué le capitaine. Si on reste dans le passé, on ne pourra juste pas avancer en tant qu’équipe.»

Beausoleil satisfait

De l’autre côté, l’entraîneur-chef affichait une mine aux antipodes de son homologue, surtout après deux victoires consécutives. Serge Beausoleil avait encore en mémoire le dernier affrontement contre Québec, alors que son équipe s’était fait dominer de bout en bout.

«Ce soir, les gars étaient bien préparés, se réjouissait-il. J’ai surtout très apprécié la première période, où on était partout sur la patinoire. Les Remparts sont bien revenus en deuxième période. Ça a été un jeu très enlevant en troisième de la part des deux équipes!» Il estime que le premier engagement a donné beaucoup d’assurance à ses hommes, surtout que l’équipe est jeune et que «les gars, tranquillement, apprennent à jouer ensemble et voient qu’ils sont capables de faire de belles choses».

Avec 36 tirs au but contre 20 provenant des hommes de Patrick Roy, Raphaël Audet n’a pas été très occupé. Quoi qu’il en soit, Beausoleil considérait que son cerbère avait très bien fait. «Ce sont des matchs qui sont difficiles. En première et en deuxième, il n’a pas eu beaucoup de tirs, mais on lui a donné deux échappées. Là-dessus, je pense qu’il faut mieux jouer.»

Description du match

C’est Adam Raska (4e) qui, en début de match, a ouvert la marque en avantage numérique en profitant d’un rebond provenant de l’arrière de la cage, avec l’aide de Frédéric Brunet et d’Alex Drover. Puis, en fin de première période, Thomas Caron (6e) a profité d’un revirement en zone neutre pour facilement déjouer Audet en désavantage numérique, créant ainsi l’égalité. Mais, Raska (5e), oublié dans l’enclave, n’a pris que 36 secondes pour riposter sur un autre jeu de puissance en lançant dans un filet abandonné. Avec son deuxième but de la rencontre, le Tchèque a donc permis à son équipe de retraiter au vestiaire en avance d’un but.

Le seul but marqué à l’engagement médian a été celui de James Malatesta (5e) qui s’est servi de sa vitesse pour s’échapper et y aller d’un bon tir des poignets, nivelant ainsi la marque. L’absence de but au troisième tiers a forcé une période de prolongation. À 1:41, c’est Xavier Cormier qui a procuré la victoire aux Bas-Laurentiens en supériorité numérique en faisant dévier le disque qui est ensuite tombé derrière Sigouin.