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À l’aube de la mise en place d’un nouvel environnement protégé de neuf jours qui s’ouvrira samedi au Colisée Financière Sun Life de Rimouski avec un affrontement contre les Voltigeurs de Drummondville, Serge Beausoleil s’attend à une bulle très relevée.
À l’aube de la mise en place d’un nouvel environnement protégé de neuf jours qui s’ouvrira samedi au Colisée Financière Sun Life de Rimouski avec un affrontement contre les Voltigeurs de Drummondville, Serge Beausoleil s’attend à une bulle très relevée.

L’Océanic s’attend à une bulle très relevée

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
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À l’aube de la mise en place d’un nouvel environnement protégé de neuf jours qui s’ouvrira samedi au Colisée Financière Sun Life de Rimouski avec un affrontement contre les Voltigeurs de Drummondville, l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil, s’attend à une bulle très relevée.

Pour le pilote bas-laurentien, les six matchs à venir en neuf jours seront de bons tests pour sa formation. «Je m’attends à ce qu’on aille compétitionner, souhaite Serge Beausoleil. Je ne veux pas qu’on se dise qu’on s’en va là comme à l’abattoir! Quand on développe cette attitude de compétiteur-là, ça va donner des fruits à court et à moyen termes, c’est certain.»

Un avantage sur lequel Rimouski n’a pas pu profiter souvent, c’est qu’aucun de ses joueurs n’est blessé. Après avoir été à l’écart du jeu lors des derniers matchs, Philippe Casault a recommencé l’entraînement régulier. Quelques inquiétudes planaient au sujet d’Anthony D’Amours, qui était aussi absent lors du dernier match. «On pensait à une fracture après avoir bloqué un tir, indique Beausoleil. Heureusement, ce n’était pas si terrible. Par conséquent, la troupe pourra compter sur huit défenseurs, en incluant Nathan Ouellet.

Composer avec une équipe renouvelée

L’Océanic doit composer avec une équipe renouvelée. «Je regarde l’avantage numérique, souligne l’entraîneur-chef. En ce moment, on travaille avec cinq gars et il y a seulement [Zachary] Bolduc qui était là en début de saison. […] On travaille avec [Sammy] Paré, [Zachary] Bolduc et [Xavier] Cormier qui n’étaient pas là. Avant de créer cette connivence, cette chimie entre les gars, on recommence. Il faut redoubler de patience, répéter et s’assurer que les gars sont au bon niveau mentalement.» Si le patron hockey admet être très déçu des résultats obtenus par sa troupe au cours de la dernière bulle, il estime que le moral de ses hommes est cependant bon.

Selon lui, les joueurs prennent de plus en plus leur place. Vingt d’entre eux ont le potentiel de revenir l’an prochain. «Ils le savent, estime Beausoleil. Moi, ce que je veux voir d’eux, c’est qu’ils veulent apprendre, qu’ils veulent jouer un rôle important avec notre équipe. C’est un besoin inassouvi tout le temps, cet apprentissage-là. Il faut qu’on se voie là-dedans et il faut qu’on continue à corriger certains aspects et à s’améliorer.»

Les gardiens de but

Serge Beausoleil croit que ses gardiens de but devront mettre les bouchées doubles dans les entraînements afin de reprendre un certain rythme. S’il mise sur Creed Jones, qui a réintégré l’équipe il y a quelques semaines, il est conscient qu’il faudra lui laisser le temps nécessaire pour reprendre le retard causé par les deux mois où il n’a pas gardé le filet avant d’arriver à Rimouski.

Selon l’entraîneur-chef, la présence de Jones a un effet positif sur l’autre cerbère de l’équipe, Raphaël Audet. «Ça fait le plus grand bien à Audet parce qu’il sent qu’il est «challengé» et il veut avoir le filet. Donc, pour moi, c’est le meilleur des deux mondes. Je pense que les gars savent très bien qu’ils peuvent être très bons et performer devant le filet. Quand Raphaël a pris le relais dans le match contre Québec, il a été très, très bon. C’est un peu ça qu’on veut voir de nos gardiens. Ça va nous donner une chance de gagner.»

Zachary Bolduc

Du côté des attaquants, Beausoleil mise aussi beaucoup sur le talent de Zachary Bolduc, qui compose le premier trio avec Adam Raska et Xavier Cormier. «C’est un petit gars qui est très réceptif, qui travaille très fort, qui est passionné», vante le pilote en parlant de son numéro 15. Cependant, il devra apprendre à s’en mettre un peu moins sur les épaules, espère-t-il. «Quand l’équipe perd, ce n’est pas Zachary Bolduc qui perd, c’est l’Océanic de Rimouski. Il a tendance à prendre sur lui toutes nos déveines, alors que, dans les faits, c’est un joueur important dans notre équipe, qui doit contrôler ce qu’il peut contrôler. […] En ce moment, il a 13 points et il a de très belles chances de marquer. Il faut qu’il arrête de forcer les choses!»

Si le principal intéressé reconnaît être sévère envers lui-même, il n’a pas pour autant l’intention de baisser les exigences qu’il s’impose. «Je m’en demande beaucoup, admet Bolduc. Mais, je suis quand même réaliste dans ce que je me demande. Je me mets un peu de pression, mais je vois ça comme une motivation. […] Tous les soirs, c’est un nouveau défi, c’est une chance de grandir et de sortir le meilleur de moi-même.»

L’assistant du capitaine Ouellet se dit excité à l’amorce de cette nouvelle bulle, où sa troupe aura à affronter trois fois Drummondville, deux fois Blainville-Boisbriand et une fois Val-d’Or. «Ce sont de super bonnes équipes. […] Les gars sont prêts. On a pratiqué fort, cette semaine, et on continue à pratiquer pour s’assurer d’être prêts pour les matchs qui s’en viennent.»

Pour le match de samedi contre les Voltigeurs, une équipe que l’Océanic n’a pas encore affrontée, l’attaquant de 18 ans prévoit un duel «très serré, avec plein d’intensité et d’énergie». Il en pense tout autant des cinq autres rendez-vous au programme de l’environnement protégé. «On sait qu’il y a d’excellents joueurs de l’autre côté, qu’on est capables et qu’on doit faire plus que ce qu’on a montré jusqu’à présent.»

En marge de cette saison hautement atypique, Beausoleil qualifie les calendriers des environnements protégés de la LHJMQ de préfabriqués. «On a appris que, dans la prochaine bulle, on va jouer encore contre Shawinigan et contre Victoriaville, contre qui on avait joué seulement une fois. C’est correct. Je sais que ce n’est pas évident de balancer ça en sachant qu’ils ne peuvent pas balancer. Mais, on n’a pas joué contre Sherbrooke. Puis, j’aimerais ça, cette année, qu’on puisse se frotter contre Halifax, Cap-Breton, Moncton et St-John, qui sont juste en avant de nous autres sur le plan de l’efficacité. Puis, ils sont à peu près au même cycle que nous autres, sauf St-John, qui est un an en avance. Cap-Breton et Moncton sont exactement collés sur nous autres. Mais, on se tape des clubs qui sont vraiment très solides, puis Shawinigan en est un. Drummondville et Val-d’Or ne sont pas piqués des vers; ils sont en deuxième et en troisième, en ce moment.»