Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Si Serge Beausoleil compare la présence de tous ses joueurs sur la glace à «un beau vent de fraîcheur», il reconnaît toutefois que les prochains jours seront chargés pour eux.
Si Serge Beausoleil compare la présence de tous ses joueurs sur la glace à «un beau vent de fraîcheur», il reconnaît toutefois que les prochains jours seront chargés pour eux.

L’Océanic met les bouchées doubles en prévision des matchs de la fin de semaine

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Article réservé aux abonnés
Si Serge Beausoleil compare la présence de tous ses joueurs sur la glace à «un beau vent de fraîcheur», il reconnaît toutefois que les prochains jours seront chargés pour eux. L’Océanic doit mettre les bouchées doubles afin d’être prête à affronter l’Armada de Blainville-Boisbriand vendredi et les Remparts de Québec dimanche. Les deux matchs seront disputés dans un environnement protégé au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

«Il faut qu’ils apprennent à se connaître et à connaître le système, à reconnaître les nouveaux environnements», énumère l’entraîneur-chef de Rimouski. Ses troupiers doivent aussi avancer sur le plan de la cohésion et des valeurs de l’équipe. «On est contents d’avoir des joueurs sur les deux premiers trios qui vont apporter de l’eau au moulin.» Selon le pilote, l’arrivée d’Alex Drover et de Xavier Cormier, en plus du retour d’Adam Raska et de l’apport de Samy Paré, de Ludovic Soucy, de Nathan Ouellet et de William Dumoulin, permettront à Zachary Bolduc d’être bien entouré. «On va avoir l’air d’une équipe de hockey», rigole Beausoleil.

Si chacun des troupiers doit mettre les bouchées doubles, les défenseurs des Maritimes, qui avaient quitté Rimouski le 4 décembre, doivent travailler encore plus fort. «Il va de soi que [Simon] Maltais, [Brandon] Casey et [Philippe] Casault ont un mois de retard», admet l’entraîneur-chef. 

Retranchements

Actuellement, l’équipe compte une quinzaine d’attaquants, en incluant le Russe Alexander Lazarev, qui n’est pas encore arrivé. À eux s’ajoutent huit défenseurs et trois gardiens de but. L’Océanic a jusqu’à lundi pour faire des retranchements. 

Déjà, les dirigeants de Rimouski se sont départis de Frédéryck Janvier. «C’est un petit gars qu’on aimait énormément, précise Beausoleil. C’est un petit gars extraordinaire. Malheureusement, il a vraiment été happé par les blessures dans les deux ans et demi qu’il a joué. Il a à peine réussi à jouer 60 matchs. Cette année, il en a joué 8, il en a terminé 5. C’est un petit gabarit, une petite boule de feu. Mais, il perdait un peu de son essence à chaque blessure. Il ne pouvait plus jouer son identité qui avait fait qu’il avait gagné sa place avec nous. C’est avec tristesse qu’on a décidé de le réassigner. Mais, on était rendus à la croisée des chemins.» Sans vouloir rentrer dans les détails afin de ne pas miner la réputation du joueur, le directeur général précise que ses services ont été offerts deux fois à toutes les équipes avant d’en arriver à l’option de le retourner chez lui à Trois-Rivières.

Mikael Martel échangé

Lors de sa dernière transaction réalisée lundi, le club bas-laurentien a échangé l’attaquant Mikael Martel aux Olympiques de Gatineau en retour d’un choix de quatrième tour à la séance de repêchage de 2023. «C’est un petit gars qui ne jouait pas au hockey dans la ligue à 17 ans, qui avait mis la priorité sur ses études, relate le pilote rimouskois. Puis, avec son agent, Paul Corbeil, on avait réussi à trouver une façon d’obtenir ses droits du Cap-Breton. Il est arrivé ici et il était très en retard sur les autres. C’est un athlète et un étudiant extraordinaire. Il a gravi les échelons un à un. Il avait une superbe présence physique. C’est exactement le type de joueur que j’aime : intense en échec avant. C’est un gars qu’on adorait. Honnêtement, ça fait beaucoup de peine de le laisser partir. C’est à regret.»

Au départ, Rimouski était allé le chercher pour ses qualités de «policier» parce qu’il pouvait prendre soin des jeunes et parce qu’il pouvait jeter les gants à l’occasion. «Maintenant, avec les nouvelles orientations, ça n’arrive plus, rappelle Beausoleil. Il lui restait quelques mois à jouer et on a voulu maximiser sa valeur. Je suis très content de son développement et de lui permettre de pouvoir continuer à jouer, tout en jumelant sa carrière étudiante à ça.»

Beausoleil croit cependant que le retour de Raska saura combler ce départ, «avec un peu plus de talent». À son grand dam, le Tchèque ne participera cependant pas aux matchs de la fin de semaine puisqu’il a encore à purger deux des trois matchs de suspension dont il avait écopé la saison dernière. «Ça m’agace un peu parce que depuis le temps qu’on l’attend, j’aurais aimé qu’il saute sur la glace. Il est prêt à jouer. Il trépigne d’impatience!»