Loin d’être exaspérés de jouer (encore!!!) contre le Drakkar samedi et dimanche à Baie-Comeau, tant les joueurs que l’entraîneur-chef de l’Océanic s’estiment chanceux de jouer.
Loin d’être exaspérés de jouer (encore!!!) contre le Drakkar samedi et dimanche à Baie-Comeau, tant les joueurs que l’entraîneur-chef de l’Océanic s’estiment chanceux de jouer.

Encore deux matchs contre le Drakkar: l’Océanic s’estime chanceux de jouer

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
S’il peut paraître exaspérant pour l’Océanic de jouer (encore!!!) contre le Drakkar samedi et dimanche à Baie-Comeau, ce qui représentera une troisième fin de semaine successive à croiser le fer contre les mêmes adversaires, tant les joueurs que l’entraîneur-chef de Rimouski se consolent: ils peuvent au moins livrer de vrais matchs, ce qui n’est pas le cas de la majorité des équipes de la LHJMQ.

«Je suis content qu’on joue contre Baie-Comeau, confirme Serge Beausoleil. Il y a quelques semaines, on se plaignait de ne pas avoir d’adversaires! Donc, en ce moment, il n’y a personne qui se plaint; on veut jouer!» «C’est différent, mais en autant qu’on puisse jouer, corrobore Zachary Massicotte. Moi, j’aime bien mieux jouer contre Baie-Comeau tout le temps que de rester dans les pratiques. Je pense que les gars sont bien contents aussi. On se trouve chanceux, à comparer à d’autres équipes qui ne peuvent pas jouer.»

Duels ardus, mais confiants

Encore gonflés de fierté d’avoir remporté une première victoire contre les hommes de Jean-François Grégoire, le 6 novembre, les soldats du Bas-Saint-Laurent entendent offrir le même jeu que celui qui les a conduits vers un blanchissage de 1 à 0. «La victoire, ça fait du bien, admet Massicotte. On a vu que les gars étaient bien contents et le moral était bien meilleur dans la chambre. On sait que ce ne sera pas facile. On l’a vu, depuis le début de l’année contre Baie-Comeau; ce sont des matchs serrés qui se jouent à la fin. On s’attend encore à ça en fin de semaine. Ils ont des bons joueurs. Quand on pense à [Nathan] Légaré, à [Christopher] Merisier-Ortiz et à Nathaël Roy, ce sont tous des bons joueurs à qui il ne faut pas laisser de chance dans l’enclave, si on ne veut pas qu’ils nous fassent payer!»

Pour sa part, le pilote de Rimouski a beaucoup aimé l’entraînement de cette semaine. «Les gars poussent dans le même sens, sont réceptifs, travaillent beaucoup sur leur concentration et leur focus lors des entraînements.» Serge Beausoleil invite ses ouailles à imiter le jeu d’Anthony D’Amours, d’Isaac Belliveau et de Zachary Massicotte pour parfaire leur technique. «Souvent, on arrête le jeu pour qu’ils analysent les situations. Il y a tellement de choses à apprendre des bons joueurs de hockey!»

Retour du capitaine

Bonne nouvelle du côté de l’Océanic: le capitaine Nathan Ouellet sera de retour au jeu après une absence de cinq semaines due à une blessure. 

«C’est un joueur qui amène une dynamique qui est vraiment incroyable au groupe, vante le patron hockey. On parle de l’aspect humain, mais on parle aussi de l’aspect de collectivité qui se tient, qui est prêt à faire tout ce qu’il faut pour essayer de gagner des matchs. C’est un peu le cas de Nathan Ouellet.» S’estimant en pleine forme et en contrôle de son sport, le principal intéressé avoue être impatient de renouer avec l’action et de contribuer aux efforts déployés par ses coéquipiers. «Je n’aime pas ça, être dans les estrades, indique sans grande surprise le vétéran de 20 ans. Un joueur de hockey, ça veut jouer!»

Le capitaine Nathan Ouellet sera de retour au jeu après une absence de cinq semaines due à une blessure.

Le capitaine souhaite que ses soldats puissent continuer sur la même lancée qui leur a permis d’obtenir la victoire lors du dernier duel contre le Drakkar. «Les gars ont bien pratiqué, je pense. On a travaillé beaucoup sur nous et on s’en va dans la bonne direction!» S’il ne manque pas d’assurance, le numéro 7 aborde néanmoins les deux prochaines parties avec philosophie. «Il faut prendre un match à la fois. Lors des défaites, on a perdu par un but. Il faut voir du positif là-dedans. Il faut apprendre de nos défaites. Ce sont des «games» super serrées et je pense qu’il faut continuer à travailler sur les petits détails. On a une petite rivalité avec eux depuis une couple d’années, ce qui fait que ça va être de bons matchs!»

Pour le doublé sur la Côte-Nord, Beausoleil projette de faire confiance à ses deux cerbères, soient Raphaël Audet et Matthew Dunsmoor. «Ils progressent bien dans les entraînements, se réjouit-il. Ils sont solides.»

L’organisation bas-laurentienne est toujours en attente des résultats du dépistage massif réalisé auprès des joueurs et du personnel des Saguenéens. Rappelons qu’après l’affrontement de l’Océanic contre les Saguenéens, le 3 novembre à Rimouski, un membre du personnel de Chicoutimi a reçu un résultat positif à la COVID-19. «S’il y a des cas positifs à Chicoutimi, ça remet tout en cause, indique Beausoleil. On va devoir être retestés.»

Tournoi-bulle à Québec

L’entraîneur-chef et directeur général de l’Océanic se montre favorable au concept de tournoi-bulle qui aura lieu du 17 au 27 novembre au Centre Vidéotron de Québec et dans lequel évolueront sept équipes du Circuit Courteau situées en zone rouge. «Au préalable, cette avenue-là a été mise en place pour permettre à des clubs qui ont joué deux matchs jusqu’à maintenant de pouvoir renouer avec l’action. Je comprends le concept et le fait qu’il faut être en confinement. J’espère qu’un moment donné, ces portes-là vont s’ouvrir. Mais, en ce moment, ce ne sont que les clubs les plus à risque qui vont pouvoir être là.» Ces équipes sont celles de Québec, de Victoriaville, de Shawinigan, de Gatineau, de Blainville, de Drummondville et de Chicoutimi.

Le pilote rimouskois espère aussi qu’il puisse survenir un certain répit afin que sa troupe puisse jouer contre des équipes de sa section. «Il y a toutes sortes de choses qui sont sur la table. On regarde aussi en ce moment les plans des séries éliminatoires et les principales hypothèses qu’on peut envisager. Ce qui est difficile, avec la pandémie, c’est de prévoir ce qui s’en vient. On espère toujours une embellie et qu’on puisse revenir à des zones plus sécuritaires. Mais, dans les faits, ce n’est pas nous qui dictons la suite. Ce qui est important plus que tout, pour moi, c’est que les gars soient en sécurité, qu’ils soient bien traités, qu’ils aillent à l’école, que les pensions nous aident dans ce sens-là, qu’ils puissent jouer et qu’ils puissent se retrouver ici ensemble, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des équipes du Québec. On va faire contre mauvaise fortune bon coeur.»

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