Rimouski 4/Victoriaville 0: Audet signe un jeu blanc et gagne en assurance

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Rimouski 4/Victoriaville 0: Audet signe un jeu blanc et gagne en assurance

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
RIMOUSKI – En signant un jeu blanc contre les Tigres de Victoriaville par la marque de 4-0, dimanche, en marge du dernier match hors concours disputé à Rimouski, Raphaël Audet a prouvé à l’Océanic qu’il a gagné en assurance devant son filet, qu’il a progressé. Bref, le cerbère a parcouru un méchant bout de chemin depuis l’an dernier, lors des quelques mois pendant lesquels l’organisation bas-laurentienne lui avait donné sa chance avant de le rediriger vers une ligue inférieure.

«Raphaël Audet a joué encore une fois du très, très gros hockey [...], a reconnu l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. En troisième, il a eu des tirs à bout portant quelques fois et il a fermé la porte. Il a fait les arrêts-clés quand c’était le temps. Il mérite son jeu blanc.»

La confiance dans le plafond

Le portier était tout sourire après le match. «Ça a vraiment bien été, a-t-il confirmé sans grande surprise. Mais, le jeu blanc, ce n’est pas juste grâce à moi. C’est grâce aux «boys» aussi. Ils m’ont rendu la tâche plus facile. Les gars étaient capables de tasser le monde de Victo. Donc, pour voir les lignes de tirs, c’était plus facile.» 

S’il est vrai que la victoire en est une d’équipe et que le jeune homme ne se gonfle pas d’orgueil avec ce blanchissage, il n’en demeure pas moins qu’il a repoussé 31 tirs et qu’il a fait des arrêts spectaculaires. «Quand tu fais un gros arrêt, c’est sûr que la confiance est dans le plafond», a-t-il fini par admettre.

Audet croit que la différence de performance entre ce début de saison et celle de l’année passée est attribuable au fait qu’il soit plus calme et qu’il sait mieux canaliser ses énergies. «Quand c’est le temps d’être un peu plus explosif, j’ai de l’énergie pour l’être. C’est ça, la grosse différence. Je pense aussi que ma compréhension de la game a évolué depuis l’année passée. C’est sûr que l’expérience, ça aide beaucoup!»

Il a fallu attendre à moins de 2 minutes de la fin de la première période pour assister au premier but des locaux marqué par Justin Bergeron. Le deuxième engagement a été le théâtre des trois autres filets. Les marqueurs ont respectivement été Zachary Massicotte en avantage numérique, Ludovic Soucy et Mathis Gauthier. 

Paré chez l’Océanic

Récemment acquis des Tigres, Samy Paré a affronté pour la première fois son ancienne équipe, avec qui il a évolué au cours des deux dernières saisons. Pour le joueur de 18 ans, «c’est sûr que ça fait bizarre». «Mais, quand tu n’as pas le même chandail sur le dos, tu n’as pas d’amis sur la glace!» Le jeune homme originaire de Sainte-Marie-de-Beauce a tout de même avoué être très heureux de revoir ses anciens coéquipiers. «Ça fait toujours du bien. Ce sont de bons amis. Il y en a que ça faisait quatre ans que je jouais avec eux. On a bâti une amitié.»

Selon lui, son intégration au sein de l’Océanic se déroule très bien. «Quand je suis arrivé ici, pas mal tout le monde est venu me voir pour me souhaiter la bienvenue. Je me suis senti bien dès le début en arrivant.» Il n’arrive pas à voir une différence entre sa nouvelle organisation et son ancienne. «C’est semblable.»

Paré a développé une belle chimie avec la recrue William Dumoulin. «On pratique ensemble. Souvent, à la fin des pratiques, on s’amuse à se faire des jeux et des passes. En dehors de la glace aussi, on s’entend très bien. Souhaitons que ça continue comme ça!»

Du haut de ses 5 pieds 8 pouces et de ses 172 livres, le Beauceron promet de prendre sa place au sein de la troupe rimouskoise. «J’aimerais produire un peu plus offensivement, cette année. On sait ce que je suis capable de faire offensivement. Mais, peu importe le rôle que je vais avoir, je vais être content.» Il aimerait améliorer son jeu défensif et «être un peu plus intense le long des bandes et prendre de meilleures décisions avec la rondelle.» Timide en apparence, il se défend plutôt d’être réservé. «Je ne parle pas beaucoup, j’écoute. Mais, je m’intègre au groupe et les autres viennent me voir. Sur une glace, je ne suis pas gêné!»

Océanic 3/Remparts 2: un premier match sans le «septième joueur» de Rimouski

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Océanic 3/Remparts 2: un premier match sans le «septième joueur» de Rimouski

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
RIMOUSKI – Sans l'influence des partisans, ce fameux «septième joueur» traditionnellement si précieux aux troupiers de Rimouski, l'atmosphère du match hors concours de jeudi prenait les allures d'une pratique matinale, alors que les Remparts de Québec rendaient visite à l'Océanic. Après deux périodes plutôt ternes, le dernier tiers a été tout à l'opposé avec deux buts de chaque côté. En signant son tour du chapeau, il n'aura fallu que 25 secondes à Nathan Ouellet en période de prolongation pour dénouer l'impasse et permettre aux Bas-Laurentiens de l'emporter 3-2.

Dans un Colisée Financière Sun Life presque désert, les invitations du commentateur dirigées à l'égard de la foule semblaient inopportunes, voire loufoques. Habitué aux encouragements des partisans, Nathan Ouellet admet avoir ressenti le vide laissé par l'absence des fans de Rimouski. «À chaque match, ils font du bruit, ils sont là pour nous. Mais, quand tu es dans ta «game», ça reste une «game» de hockey et nous, les gars, il faut se concentrer.»

Heureusement, la COVID-19 n'aura pas réussi à saper l'esprit de la rivalité légendaire entre les deux clubs. «Québec, ce sont nos grands rivaux et cette année, le fait de jouer plusieurs fois contre eux, ça va juste être bon, estime Nathan Ouellet. Sans dire qu'on se hait, ça ressemble un peu à ça quand même!»

Le réveil en troisième

Dans les 47 premières secondes du troisième engagement, les visiteurs ont pris les devants avec deux buts marqués par Nathan Gaucher et Roman Rodzinski. Puis, à 7:50, Nathan Ouellet a riposté une première fois, puis une deuxième fois à 39 secondes à faire pour créer l'égalité, avant de trancher en tout début de la période de prolongation. Avec l'assistance de Justin Bergeron et de Ludovic Soucy, ce troisième filet de l'attaquant originaire de Rivière-du-Loup était un «copier-coller» du précédent.

«Ça a super bien été, se réjouissait l'auteur des trois buts. Je ne peux pas demander mieux pour un premier match! On a vraiment fait un bon match d'équipe. En début de troisième, on s'est fait scorer deux buts en moins d'une minute. On aurait pu facilement abandonner, mais tous les gars, même les plus jeunes, ont continué à batailler et on est allé chercher une grosse victoire.»

Le joueur de 20 ans croit que sa performance peut être le résultat de l'entraînement intense auquel il s'est adonné pendant le confinement et pendant tout l'été, où il ne s'est pas accordé une seule semaine de répit. «J'ai pris un peu de poids, 10 à 15 livres. Je me sens plus fort des jambes et plus en forme aussi.»

Beausoleil impressionné

L'entraîneur-chef local était très content de ce qu'il a vu. «J'ai vraiment apprécié l'intensité», a commenté Serge Beausoleil. Selon lui, l'abondance du temps de glace dont a bénéficié ses joueurs a été bénéfique. Lors de ce match, plusieurs nouveaux faisaient partie de l'alignement, contre seulement six anciens joueurs, dont Ouellet et Soucy, qui l'ont beaucoup impressionné. «Ça fait juste confirmer, dans leur cas, qu'on a des vétérans qu'on a élevés depuis plusieurs années. Ils sont là et ils prennent charge dès le départ. Ça nous dit que ce sont des gars incroyables! Ce sont des individus hors pair avec les jeunes aussi. Ils agissent en grands frères, en gars protecteurs, comme des vrais professionnels […]. Pour moi, ce sont des valeurs incroyables à transmettre à nos jeunes parce que quand ils vont avoir cet âge-là, ils vont faire la même chose avec les nouveaux jeunes. C'est perpétuel et ça vaut de l'or dans une organisation.»

S'il dit ne rien prendre pour acquis et qu'il est conscient que quatre autres bons joueurs de 20 ans font partie du camp d'entraînement, Ouellet est néanmoins décidé à faire sa place. «Je me suis fixé de jouer comme 20 ans à Rimouski cette année et je vais faire tout en mon possible. Je vais continuer à bien performer tout au long du camp jusqu'à temps d'avoir ma place de confirmée.» Pour le moment, son tour du chapeau lui apporte beaucoup de confiance. «C'est très important, croit-il. Je pense que le mental est aussi important que le physique. Ça m'encourage!»

Les casse-tête de Rimouski

Tous les atouts dont dispose le club rimouskois n'en compliquent pas moins les choses. «On va avoir un bon «meeting», a promis Beausoleil. Dans les blancs becs, il y en a plusieurs qui nous ont écarquillé les yeux: des 6 pieds 2 et des 6 pieds 4 avec des mains et du patin. On a une belle densité sur le plan des défenseurs. C'est vraiment intéressant!»

Du côté des gardiens de but, dont Raphaël Audet et Matthew Dunsmoor qui étaient devant la cage de l'Océanic lors du match de jeudi, l'entraîneur est satisfait de la performance de chacun, en plus de Creed Jones et de Jonathan Labrie qui complètent l'alignement du camp. «Depuis le début de la semaine, ce sont les deux premiers buts qu'on accorde, décrit-il. Je suis très content de voir comment les gars se comportent. Ça rend les choses difficiles. En même temps, ça veut dire qu'il se passe de bonnes choses sur la glace!»

L'Océanic doit réduire son alignement à 27 joueurs d'ici vendredi. «On a vraiment besoin d'avoir un regard avec une grande perspective, souligne le pilote. J'ai des casse-tête très importants à l'attaque parce qu'on a plusieurs blessés en ce moment. [Zachary] Bolduc devait jouer et il a un petit étirement. C'est la même chose pour des gars comme [Andrew] Coxhead et le jeune Jacob Mathieu. Alors, ça complique les choses, d'autant plus que nos deux Européens ne sont pas là encore. Il faut jongler avec ces options-là.»

Parlant des Européens, il espère que le dossier puisse débloquer prochainement entre les dirigeants du Circuit Courteau, Immigration Canada et le ministère des Affaires étrangères. «[Alexander] Lazarev a quitté sa Sibérie natale. Il est à Moscou et s'entraîne cinq fois par semaine sur glace et cinq fois hors glace. Il compte les heures, même pas les jours! Quant à [Adam] Raska, il joue avec son club professionnel. J'ai parlé à son agent et à Raska et il n'est aucunement question qu'il ne soit pas de retour!»

Acquisition de Samy Paré

L'Océanic a fait l'acquisition, jeudi, de Samy Paré des Tigres de Victoriaville, en retour d'un choix de 7e ronde au repêchage de 2022. L'attaquant de 18 ans a inscrit 17 points la saison dernière dans l'uniforme des Félins.

«C'est un petit joueur de 5 pieds 7, mais qui patine très bien, qui donne bien la rondelle, a décrit Serge Beausoleil. C'est un fabricant que jeu qui est capable de marquer des buts aussi. Puis, c'était un prix qui était vraiment raisonnable et qui nous permet de donner un peu plus de punch à notre offensive. C'est une addition intéressante et ça permet de donner une opportunité à un jeune. Je pense qu'il va être très motivé à avoir des responsabilités.»

Roy satisfait

L'entraîneur-chef de Québec était tout aussi satisfait de ses ouailles que son vis-à-vis. «Nos jeunes ont bien fait en général, a commenté Patrick Roy. J'étais content de voir comment on protégeait la rondelle en zone offensive. On a parlé beaucoup de ça avant le match. Défensivement, on a bien travaillé aussi.»

Dans les circonstances, le pilote des Remparts est content de son camp d'entraînement. «Ça faisait six mois que les gars n'avaient pas joué un match. Les attentes n'étaient pas élevées. Aucun de nos joueurs de 20 ans n'a encore joué. On n'est pas pressés. On va avoir du temps en masse.»

Jean-Christophe Masson pourra participer aux séries avec les Diamants

Baseball

Jean-Christophe Masson pourra participer aux séries avec les Diamants

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Il y aura encore un geai bleu dans l’uniforme des Diamants de Québec! L’espoir des Blue Jays de Toronto Jean-Christophe Masson pourra continuer de s’aligner avec son équipe de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ) pour les séries de fin de saison qui s’enclenchent jeudi soir. Le président du circuit, Rodger Brulotte, a utilisé mercredi son pouvoir discrétionnaire pour autoriser l’ajout du voltigeur qui vient de fêter ses 18 ans.

Ce n’est pas la première fois que la LBJEQ accorde la permission à un joueur professionnel de participer aux séries. Elle l’avait fait en 2005 en laissant le lanceur Mathieu De Montigny, un espoir des Padres de San Diego décédé en 2009, porter l’uniforme des Aigles junior de Trois-Rivières. Les Trifluviens avaient d’ailleurs remporté le championnat cette année-là.

Dans le cas de Masson, il avait obtenu en juillet la permission de disputer seulement le calendrier régulier, une particularité qui n’était toutefois arrivée à ses oreilles et à celles de son gérant Dominik Walsh qu’à la toute fin de la saison en raison d’un problème de communication interne de l’équipe.

«L’organisation de Québec m’a demandé si elle pouvait faire un plaidoyer et j’ai dit oui, puisque mes pouvoirs de président me permettent de statuer sur l’admissibilité d’un joueur», explique Rodger Brulotte en entrevue avec le Soleil

«Je ne suis pas du même avis que la direction des Diamants sur certains points, notamment les arguments voulant que ne pas permettre à Jean-Christophe de jouer les séries aurait nui à son développement ou à l’image de la ligue. Cependant, j’ai consulté les dirigeants des autres équipes et ceux-ci sont solidaires pour que Masson ait le droit de jouer en séries», enchaîne-t-il.

«Bref, il n’y a aucune équipe qui soit contre le fait que Jean-Christophe joue. Même les équipes qui affronteront les Diamants étaient d’accord pour qu’il joue. Avec ça en poche, je me suis basé sur l’objectif premier qu’on s’était donné en cette période de pandémie, soit d’éviter que des jeunes ne puissent pas jouer au baseball», a expliqué le président.

Masson heureux

On sentait le bonheur dans la voix du principal intéressé quelques minutes après avoir appris la nouvelle mercredi midi. «Bien sûr que je suis content de pouvoir jouer. J’essayais de me concentrer sur mes matchs et de ne pas trop penser à tout ça, mais c’est certain que ça me rendait triste de ne pas avoir le droit de participer aux séries. J’avais l’impression de lâcher mes coéquipiers», expliquait Masson en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

Même si son gérant ne lui donnait pas tous les détails de ses démarches auprès de la Ligue, Masson se doutait bien qu’il se passait quelque chose. «Je voyais souvent Dominik au téléphone depuis une semaine. Quand on m’a dit que je ne pourrais pas jouer, je suis passé à autre chose et j’ai appelé mon entraîneur privé pour commencer mon programme d’entraînement de la saison morte, mais Dominik m’a dit que ce n’était pas encore sûr, d’attendre un peu, en ajoutant qu’il m’appellerait aujourd’hui. Il s’est vraiment battu pour moi et je l’apprécie.»

Une arme de plus

La décision réjouissait évidemment Walsh, qui pourra encore compter sur le Lévisien qui a frappé dans une moyenne de .324 avec sept doubles et 15 points produits en 68 présences au bâton réparties sur 21 matchs cette saison. 

«C’est certain que sa puissance amène un autre genre de frappeur dans notre alignement. Je crois que c’est une situation gagnante pour le joueur, gagnante pour l’équipe et même pour nos adversaires qui aiment avoir l’occasion d’affronter les meilleurs», a-t-il déclaré, heureux de dire que ses rivaux de la première ronde, les Alouettes de Charlesbourg, de même que les Aigles junior de Trois-Rivières, avaient «endossé totalement» la permission accordée à Masson.

«Je crois que certaines équipes avaient émis des réserves quant au statut de joueur professionnel de Jean-Christophe, mais elles se sont rendu compte que ce n’était pas vraiment pertinent en cette période de COVID. On est tous d’accord que Jean-Christophe est bon, mais il n’est pas trop fort pour la ligue. Il a juste 18 ans, n’a pas encore joué pro, a des hauts et des bas. Il a un talent brut, mais il a encore à apprendre et le baseball junior offre le calibre de jeu pour ça.»

Bon début

Masson dressait d’ailleurs un portrait très positif de sa première campagne avec les Diamants après s’être aligné avec l’équipe de l’Académie de baseball du Canada au cours des dernières saisons. «Le plus gros «challenge», c’était mentalement. Je savais qu’il y avait des attentes envers moi, mais j’étais plus «relax» au bâton au cours des derniers matchs.»

Le frappeur de puissance en lui avoue cependant qu’il s’en veut un peu de ne pas avoir encore réussi à frapper la longue balle avec les Diamants. «Je sais, je n’ai pas de circuit. Certains de mes coéquipiers qui en ont un me le rappellent constamment en disant qu’ils ont plus de circuits que moi!», laisse-t-il tomber avec humour. «Mais les séries, ce serait le meilleur moment pour frapper mon premier, n’est-ce-pas?», ajoute-t-il.

Scalabrini en accord

Par ailleurs, même si les Diamants pourront finalement miser sur un joueur de grande qualité pour la série qui opposera son équipe à ceux-ci, le gérant des Alouettes Patrick Scalabrini se réjouissait que Masson puisse participer à la grande danse de l’automne.

«Il s’agit d’une bonne décision pour le "kid" et le baseball junior. Les Diamants s’améliorent, parce que ça ajoute une grosse présence derrière leur meilleur joueur Mathieu Sirois, mais il faut surtout regarder le tableau dans son ensemble. J.-C. Masson est encore un jeune joueur et pour son développement, il vaut mieux qu’il vive l’expérience des séries au lieu de regarder les matchs des gradins», disait l’entraîneur-chef des Alouettes, qui était l’un de ceux qui plaidaient en faveur de Masson.

Série Diamants-Alouettes

Amis dans la vie de tous les jours, Scalabrini et Walsh n’allaient pas commencer à se narguer à l’approche du premier match de la série 3 de 5, jeudi, au Stade Canac, «bien qu’il soit un peu arrogant…», rigolait Scalabrini.

«Dominik est l’un de ceux qui m’ont convaincu de prendre la direction des Alouettes, au milieu de l’été. On l’a fait pour les jeunes, on sentait leur désarroi après un début de saison difficile et la possibilité de finir leur stage junior d’une façon merdique. Je pense qu’on a réussi à redresser la barque, à changer la philosophie qui ne s’évalue pas seulement en nombre de victoires et de défaites. Je suis satisfait de ce qu’on a fait, nous sommes à des kilomètres d’où nous étions en début de saison», admettait Scalabrini à propos de sa troupe qui a bouclé la saison avec une fiche de 5-16, au quatrième rang de la division Financière Sun Life, mais qui a joué pour .500 (5-5) dans ses 10 derniers matchs. Sous sa direction, les Alouettes ont conservé un dossier de 5-7.

À quel genre de série s’attend-il face aux champions de la division, auteurs d’un dossier global de 14-7 ?

«Globalement, ils ont plus de profondeur que nous, mais si on arrive et qu’on frappe, on pourrait les surprendre. Les gars ont hâte et ils y croient, l’esprit d’équipe a changé depuis un mois. Nos joueurs ont découvert leurs rôles, on sait qui on veut voir dans certaines situations. Nous sommes les négligés, mais depuis quelques semaines, nos fiches se ressemblent et les matchs l’un contre l’autre ont été serrés, même qu’on a eu unpeu l’avantage à la fin, mais tout est relatif», ajoutait-il.

Bien sûr, son opposant du week-end s’attendait à ce que son partenaire de jeu au hockey utilise cette tactique.

«Je sais bien qu’ils vont jouer la carte de l’équipe qui n’a pas de pression, c’est trop facile de faire cela. En début de saison, les Alouettes disaient qu’ils rivaliseraient pour le championnat de division, mais un mois et demi plus tard, ils se disent négligés. Je suis convaincu que s’ils n’avaient pas connu un début de saison catastrophique, ils n’auraient pas fini au dernier rang. Je sais aussi que sur papier, ils ne forment pas la pire équipe. Et l’arrivée de Patrick a clairement changé leur image», notait Walsh.

L’entraîneur-chef des Diamants s’attend à une série chaudement disputée. Et les programmes doubles pour les matchs 2-3 et 4-5 sont des éléments inconnus pour tout le monde.

«Nous n’avons pas de Vincent Ruel qui lancera les matchs 1-4-7… J’ai hâte de voir, on espère encore le retour de quelques lanceurs qui étaient blessés, cette saison. Ceux qui devaient former le top-4 de notre rotation n’ont pas lancé 25 manches, mais on a quand même fini premier», analysait celui dont la troupe avait remporté le championnat des séries de la LBJEQ en 2019.

Pour le premier match, Thomas Couture (Québec) et Marc-Antoine Pépin (Charlesbourg) s’affronteront. Les deux ont lancé des matchs d’un seul coup sûr, dernièrement, profitant de la fiabilité et des dimensions du terrain synthétique pour s’imposer. En saison, les Diamants l’ont emporté cinq fois en huit matchs contre les Alouettes, qui ont gagné trois des quatre derniers avec Scalabrini à la barre.  Avec la collaboration de Carl Tardif

Océanic: Beausoleil en faveur de l’ajout d’un 20 ans à long terme

Océanic

Océanic: Beausoleil en faveur de l’ajout d’un 20 ans à long terme

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Si la décision lui revenait, les équipes de la LHJMQ aligneraient un joueur de 20 ans de plus que la limite permise. Mais le temps rapproché jouant contre une telle modification à ce règlement, il pense que celui pourrait être adopté dans un avenir pas trop lointain.

«Pour cette année, c’est un peu serré comme échéance, et on le constate tous. On a jasé ensemble, les dg [directeurs généraux] et tout le monde tirait la couverture de son bord, ce qui est bien humain comme réaction. Mais à long terme, je pense que la plupart des dirigeants vont pencher pour cela», disait l’homme de hockey de l’Océanic avant le match préparatoire contre les Remparts, mardi après-midi.

L’Océanic accueillerait bien l’ajout d’un 20 ans dès cette saison. Parmi les 34 joueurs invités au camp d’entraînement, cette semaine, on compte d’ailleurs 20 joueurs de ce groupe d’âge.

«En ce moment, j’ai des tractations avec plusieurs équipes. Il faut jongler avec plusieurs scénarios. Nous avons Creed Jones devant le filet, qui est l’un des meilleurs cerbères du circuit ; on a deux solides défenseurs en [Justin] Bergeron et [Anthony] D’Amours; et on aussi deux attaquants avec [Andrew] Coxhead, qui est un centre de grande qualité et cheval de six pieds trois pouces ainsi que [Nathan] Ouellet, un produit de chez nous qui a été un joueur très important l’an passé. Nous avons des choix qui sont difficiles à faire, et je ne suis pas sûr que tout sera réglé dans la prochaine semaine», admettait l’entraîneur-chef et directeur général de l’Océanic.

Remparts/Océanic: une première sans spectateurs [PHOTOS]

Remparts

Remparts/Océanic: une première sans spectateurs [PHOTOS]

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
À l’entrée, le thermomètre indiquait 35,6 degrés, il nous était donc possible de couvrir ce premier match (même s’il n’en était qu’un hors-concours) en cette ère de coronavirus. Disputé en plein cœur d’une grande cuve de bancs vides, au Centre Vidéotron, ce duel entre les Remparts de Québec et l’Océanic de Rimouski découvrait en même temps que nous ce que sera la prochaine saison. Et il y a bien failli ne pas y avoir de buts pour ce match sans spectateurs puisque les visiteurs l’ont emporté 1-0 grâce à un filet tardif en troisième période.

«Mesdames, messieurs, les Remparts de Québec», disait l’annonceur-maison à l’arrivée discrète des joueurs sur la patinoire. Vraiment, tout était particulier dans ce premier rendez-vous covidien.

Les «let’s go Remparts» suscitaient peu de réponses, à part peut-être pour les joueurs, qui devaient y trouver un certain réconfort. Pour le reste, les arrêts de jeu se passaient au son de la musique d’ambiance d’une soirée habituelle à l’aréna.

Dans le feu de l’action, tout ce qu’on entend est le bruit des rondelles sur les bâtons, de celles qui frappent sur les bandes, des mises en échec, des lames sur la glace et les cris des joueurs se disant quoi faire. Le calibre est plus relevé, mais l’ensemble de l’œuvre pouvait ressembler à un groupe d’amis ayant réservé la patinoire pour quelques heures. Mardi, ils auraient eu la glace de 15h à 17h15…

Dans les gradins, aucun spectateur à part des membres de la direction occupant quelques bancs de grandes sections désertes. On y retrouve aussi quelques journalistes distanciés, les chauffeurs de l’équipe locale, prêts à encourager les jeunes qu’ils conduisent de la maison à l’aréna, une poignée de dépisteurs de la LNH qui n’attendaient que le retour du hockey pour reprendre leurs bonnes vielles habitudes et les joueurs des Remparts présents au camp, mais n’étant pas de l’alignement du jour. 

«J’écoutais les commentaires de joueurs de golf et de hockey depuis leur retour, et c’est sûr qu’il manque d’ambiance, mais on va s’habituer. Ce ne sont pas de gros ajustements, le protocole est mis en place et on se considère chanceux de pouvoir faire du hockey. L’émotion va se faire naturellement avec le classement et les rivalités contre Rimouski, Chicoutimi, Baie-Comeau, Shawinigan et Victoriaville, chaque match sera un défi», notait l’entraîneur-chef des Remparts Patrick Roy, qui disait avoir été un peu plus dérangé par la buée dans ses lunettes de protection que le port du masque derrière le banc.

Début du camp d’entraînement de l’Océanic: «une fontaine de Jouvence», selon Beausoleil

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Début du camp d’entraînement de l’Océanic: «une fontaine de Jouvence», selon Beausoleil

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Après un arrêt de presque six mois forcé par la pandémie, l’excitation était à son comble tant pour les joueurs que pour le personnel hockey en sautant sur la patinoire du Colisée Financière Sun Life, dimanche, pour le début du camp d’entraînement de l’Océanic de Rimouski. «Une fontaine de Jouvence», résume en riant Serge Beausoleil.

«On était comme des gamins», poursuit l’entraîneur-chef. Des 34 joueurs sélectionnés, 15 vétérans n’avaient pas mis les pieds dans l’amphithéâtre depuis le début mars. Beausoleil éprouve beaucoup de plaisir à entraîner ses anciens joueurs «qui avaient vraiment hâte de renouer avec l’action et les installations de l’équipe». «Il y avait une belle fébrilité et, en même temps, on était un petit peu rouillés. Mais, c’était le «fun» de voir la qualité, le niveau d’exécution et l’intensité!»

Confinement bénéfique

Loin d’avoir nui aux joueurs, le confinement a plutôt été bénéfique pour les joueurs, s’étonne l’entraîneur. «J’ai été agréablement surpris, dans l’ensemble, parce que tout le monde a très bien travaillé. Il y en a qui, pendant le confinement, ont pris vraiment les bouchées doubles dans les entraînements. Ça paraît beaucoup. Il y a des gars qui ont gagné en force musculaire. On a des gars qui ont pris 2 pouces de grandeur et une quinzaine de livres. On voit qu’ils ont pris ça au sérieux et qu’ils se sont entraînés très fort. Je suis très fier d’eux!» Parmi ceux-là, Isaac Belliveau a grandi d’un pouce et demi.

En revanche, le début du camp a été plus difficile pour les huit joueurs qui sortaient de leur quarantaine à Rimouski. «Ils viennent de sortir d’une hibernation de 14 joueurs, illustre Serge Beausoleil. L’entraînement a été très court et très intense.» Le pilote de l’équipe bas-laurentienne s’attend à ce que lundi, ce soit encore mieux et que la progression soit palpable.

Quelques belles surprises attendaient le personnel hockey, dont des joueurs qui sont déjà passés par le camp d’entraînement de l’an dernier. «Ils reviennent ici et ils sont plus forts, plus intenses, plus rapides, constate Beausoleil. Nos 20 ans avaient l’air de colosses! Il faut dire qu’on a des gars très forts physiquement dans nos joueurs de 20 ans. Ça paraissait sur la patinoire, qu’ils avaient un bon bagage génétique et d’entraînement derrière eux.»

Les premières redirections vers des clubs inférieurs se produiront dès mercredi matin. «Il va y avoir un match hors concours mardi [contre les Remparts de Québec] qui va nous fournir des réponses, espère le patron hockey de l’Océanic. Le club a jusqu’au 6 septembre à 10h pour finaliser la formation de son équipe.

Incertitude concernant les Européens

L’entraîneur-chef et directeur-gérant trépigne d’impatience d’intégrer ses deux joueurs européens au sein de l’équipe, soit le Tchèque Adam Raska et le Russe Alexander Lazarev. «J’ai parlé deux fois avec Raska la semaine passée. Il joue avec le club professionnel de chez lui en ce moment. Il a très hâte de s’en venir. Mais, nos frontières sont fermées. C’est partout pareil dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. On travaille avec les gouvernements pour nous aider là-dedans.» Non seulement Beausoleil a-t-il des échos de l’évolution de Raska, mais il regarde presque tous ses matchs. «Il marque des buts. Je trouve qu’il gagne en force et en confiance. Ce qu’il nous a montré vers la fin de la saison, on voit ça éclore et je suis très, très content de ce qu’il fait.»

Serge Beausoleil a aussi parlé deux fois, la semaine dernière, avec l’agent de Lazarev. «Il attend un coup de fil, il saute dans l’avion et il est ici le lendemain! Il a très hâte de s’en venir. Il s’entraîne très fort à Moscou en ce moment.»

Alexis Loiseau derrière le banc

Alexis Loiseau renoue avec son ancienne équipe, cette fois à titre d’entraîneur adjoint. Il succédera à Charles Juneau, dont l’Océanic n’a pas renouvelé le contrat. «On a décidé de jeter notre dévolu sur Alexis Loiseau, qui était notre responsable du développement des joueurs, fait savoir Serge Beausoleil. Il l’est toujours, mais il va maintenant officier derrière le banc à temps plein avec nous autres. Alexis, qui était notre capitaine en 2015 quand on a gagné la Coupe du Président, qui est un meneur d’hommes, qui a joué dans le hockey professionnel, revient au bercail dans un rôle très actif pour nous. Je me sens très fortuné, très choyé de pouvoir compter sur lui.»

Pour le principal intéressé, il s’agit d’une occasion rêvée de revenir dans la ville où il a vécu ses heures de gloire. Il admet d’ailleurs qu’il n’a pas eu à réfléchir très longtemps avant d’accepter. «Revenir pour l’Océanic, pour moi, c’est vraiment une chance en or et je suis super content de ça, s’exclame Loiseau. Je ne pouvais pas dire non. C’est un super beau défi que j’ai hâte de relever avec la gang d’ici!»

Son patron indique qu’il aura notamment pour tâche d’apporter les rétroactions aux joueurs pendant les matchs. Il sera aussi responsable, en grande partie, de l’avantage numérique. «On sait qu’il brillait dans ces fonctions-là, rappelle Serge Beausoleil. Il va mettre ça en application comme «coach», maintenant.» Il sera également responsable du développement des habiletés des joueurs. «Ce sont donc des mandats très importants pour lui.»

Il prendra la place qui était occupée derrière le banc par Michaël Rioux, qui demeure l’entraîneur des gardiens de but. Celui-ci retrouvera son rôle de préparateur physique et sera responsable des vidéos pendant les matchs.

Camp d'entraînement de l'Océanic: des espoirs et une équipe bien garnie, selon Serge Beausoleil

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Camp d'entraînement de l'Océanic: des espoirs et une équipe bien garnie, selon Serge Beausoleil

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
En regardant la liste des joueurs invités à son camp d'entraînement qui s'ouvrira le 30 août au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, l'entraîneur-chef de l'Océanic ne semble pas inquiet. «On a déjà une bonne idée de la qualité des joueurs qu'on a sous la main, estime Serge Beausoleil. C'était plutôt de faire des choix, qui était très difficile! On a une équipe qui est bien garnie de joueurs et surtout d'espoirs qui pourraient, cette année, venir se tailler une place!»

Les 34 joueurs invités à ce camp auront deux matchs capitaux pour se faire valoir. Ils seront disputés les 1er et 3 septembre contre les Remparts de Québec. Le troisième match du 5 septembre contre les Tigres de Victoriaville sera décisif pour l'organisation. «Ça va jouer du coude et ça va aller très vite», prédit Beausoleil puisque le 6 septembre, le club devra confirmer les étudiants-athlètes.

Si certains espèrent revoir Alexis Lafrenière participer au camp d'entraînement de Rimouski, ce n'est pas dans les plans de celui qui est toujours théoriquement le capitaine de l'Océanic et premier choix au repêchage de la Ligue nationale de hockey. «J'ai parlé avec Alexis voilà deux semaines, avant la loterie, raconte le pilote bas-laurentien. Il attendait avec son agent de voir comment les choses allaient évoluer. […] Je ne vois pas pourquoi il changerait d'avis. Il s'entraîne, en ce moment, avec des professionnels à Montréal. […] Alexis est toujours le bienvenu chez nous. […] Mais, je ne pense pas que son objectif, en ce moment, soit d'être chez nous. Il nous a clairement signifié que ce n'est pas vers là qu'il s'en allait, mais les choses peuvent évoluer différemment pour le début de la saison. Bien franchement, qu'il ne soit pas au camp d'entraînement, ce n'est pas une grosse surprise!»

Vétérans et espoirs

L'Océanic a invité cinq joueurs de 20 ans au camp. Si les autorités du monde du hockey en viennent à décider qu'il soit permis de compter quatre joueurs de 20 ans au sein d'un même alignement, Beausoleil en serait fort heureux. «Je suis plus que favorable, non seulement pour cette année, mais pour toutes les années à venir! Au niveau collégial, aux États-Unis, ils ont jusqu'à 22 ans pour développer les joueurs. Je pense que si on avait jusqu'à 21 ans, ça ferait moins de 16 ans qui seraient dans notre ligue et on aurait plus de temps pour développer des joueurs.»

Parmi les choix du dernier repêchage, Keanu Krenn de Montréal est l'un des joueurs sur qui l'entraîneur-chef compte beaucoup. «On fonde de beaux espoirs sur lui et on a un besoin certain au centre. Alors, on veut vraiment le voir évoluer avec nous autres. On avait déjà beaucoup, beaucoup de défenseurs dans notre système et c'est ce qui explique un peu la présence de Keanu Krenn.»

Océanic: repêchage ardu et récolte fertile

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Océanic: repêchage ardu et récolte fertile

Johanne Fournier
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Collaboration spéciale
Lors de la séance de repêchage 2020 qui s'est terminée samedi après-midi dans la LHJMQ, l'Océanic de Rimouski ne l'a pas eu facile. Il en est même venu à un choix déchirant: échanger son gardien numéro un des trois dernières années, Colten Ellis, aux Islanders de Charlottetown. Quoi qu'il en soit, Serge Beausoleil estime que sa récolte «est beaucoup plus fertile et intéressante que ce qu'on pourrait croire».

En cédant Ellis, il a obtenu en retour un choix de troisième tour à la séance de sélection de 2020 ainsi qu'un choix de première et de deuxième rondes en 2021. Si le directeur-gérant va jusqu'à dire que ce repêchage réservera de «très belles surprises», il va sans dire que la transaction de l'espoir des Blues de St-Louis en était toute une, alors que Beausoleil capitalisait encore sur son cerbère, pas plus tard que mercredi. «Ça change très vite, dans le hockey, est obligé d'admettre le patron de l'équipe bas-laurentienne. Colten Ellis est tout ce qui représente les valeurs de l'Océanic. On a élevé ce jeune-là. C'est un gars qui vient de Whycocomagh, dans le fin fond de la Nouvelle-Écosse. On a payé un choix de 1re ronde pour aller le chercher. C'est un gars qui est impeccable et fort. Sur la patinoire, c'est tout un compétiteur! Pour nous, c'était le gars tout désigné pour élever nos jeunes. Mais, quand on arrive sur le plancher, qu'on a une offre qui permet de rentabiliser un joueur comme ça, qu'on va chercher un choix de première, de deuxième et de troisième rondes dans une année et qu'on a besoin de se regarnir, la raison l'emporte sur le coeur. C'est ce qui nous a amenés à bouger. C'est une bonne transaction

hockey et Colten la comprenait. Mais évidemment, on avait le coeur gros […].»

L’Océanic échange Christopher Inniss aux Sea Dogs

Océanic

L’Océanic échange Christopher Inniss aux Sea Dogs

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
À l’ouverture de la période de transactions de mercredi dans la LHJMQ, c’est «la mort dans l’âme» que l’Océanic de Rimouski a transigé le défenseur de 19 ans Christopher Inniss aux Sea Dogs de St-John en retour de choix de premier et de troisième tours à la séance de repêchage de 2022. Par ailleurs, Serge Beausoleil estime être bien nanti en vue des séances de repêchage de vendredi et de samedi.

«La perte d’Inniss me fend le coeur, n’a pu s’empêcher d’exprimer l’entraîneur-chef. Je le dis bien honnêtement. C’est à regret, cet échange-là. Mais, au moment où on a le mandat d’aller chercher un joueur de centre de premier trio et un des meilleurs défenseurs du circuit, ça nous prend du matos pour opérer, puis on n’a pas eu le choix de le faire.»

Outre la transaction d’Inniss, le club bas-laurentien a cédé un choix de premier tour à la séance de 2022 aux Huskies de Rouyn-Noranda, en échange de deux choix, l’un de deuxième ronde et l’autre de troisième en 2022. Rimouski a aussi transigé un choix de neuvième tour au repêchage de 2021 aux Tigres de Victoriaville, en retour de deux choix, respectivement de dixième et de douzième rondes en 2020. Par ailleurs, l’Océanic a troqué un choix de douzième ronde de 2021 au Titan d’Acadie-Bathurst, en remplacement d’un choix de quatorzième ronde en 2020. «Si je regarde par rapport à l’année passée entre la dixième et la quatorzième ronde, il y a trois gars qui ont le potentiel de percer notre alignement pour l’an prochain, observe Beausoleil. Donc, si on fait juste ramasser un ou deux gars en fin de repêchage, ce sera mission accomplie.»

En bonne posture

Le dg estime que la situation de l’Océanic est loin d’être alarmante. «On a huit joueurs de 20 ans dans notre alignement, en ce moment. Il y en a six qui sont vraiment solides. En termes de valeur, ce n’est pas en bas d’un choix de deuxième ronde. […] Il y a très peu de ces valeurs-là qui se sont promenées. Justin Bergeron est le meilleur défenseur du circuit. Il ne sera pas au rabais! Colten Ellis et Creed Jones, ce sont des gars qui valent aussi très cher! […] La qualité de nos 20 ans est indubitable. On a payé pour nos joueurs, ça va être la même chose pour les autres. Il faut être patient et je ne m’attends pas à ce que ça bouge énormément pour le repêchage. Les équipes qui ont intérêt à aller chercher des joueurs de cette ampleur-là, elles ne voudront pas y aller tant qu’il n’y aura pas de certitude de redémarrage des activités dans le Circuit Courteau.»

Pour Serge Beausoleil, son équipe n’est pas en reconstruction. «Avec les deux meilleures recrues du circuit, l’une en défensive et l’autre à l’attaque avec [Isaac] Belliveau et [Zachary] Bolduc, je pense qu’on a déjà entamé l’après-Lafrenière. Il est évident qu’on est au quatrième repêchage après l’an 1 de Lafrenière, Inniss et [Mathieu] Bizier. C’est sûr que ce sont des cycles qui se poursuivent et qui recommencent. Si on part l’année et qu’Alexis est là, qu’on a Colten Ellis devant le filet, Bergeron, [Anthony] D’Amours, [Nathan] Ouellet, [Andrew] Coxhead, on va être hautement compétitifs!»

Un contexte différent

Même si le contexte de la période de transactions de cette année est bien différent de toutes les précédentes, le pilote de Rimouski estime que la frénésie et la fébrilité sont quand même au rendez-vous. «On va être une douzaine à se réunir dans la région de Québec, où on a trouvé un point central de ralliement.» Il regrette cependant l’absence de certains bons dépisteurs, comme Rick Melançon. «On va être en ligne avec eux, mais j’aime mieux avoir tout le monde autour de la table.» Beausoleil estime que l’exercice sera plus complexe. «Quand on veut parler à un dg comme Blainville et que Gatineau est en train de lui parler, on se met sur le côté et dès qu’il se libère, on va discuter avec assez rapidement. Là, on a tous une ligne de cellulaire à la fois.»

S’il se garde bien de dévoiler ses plans et sa stratégie pour les séances de vendredi et de samedi, Beausoleil capitalise sur la profondeur de son équipe en défensive, devant le filet et en attaque. «On a une structure, en ce moment, qui est intéressante. C’est bien certain qu’on ne remplace pas Alexis Lafrenière comme ça au pied levé, mais je dirais que ça regarde pas mal bien pour la suite des choses.»

Retour d’Alexis Lafrenière?

S’il s’avérait que le repêchage de la LNH ne se tienne qu’en décembre, les partisans de l’Océanic pourraient-ils revoir briller le joueur vedette Alexis Lafrenière sur la patinoire du Colisée Financière Sun Life à l’automne? «C’est sur la planche à dessin, mais il y a tellement de choses qu’on ne contrôle pas, répond l’entraîneur-chef. C’est assurément une possibilité. Ce qu’on entend, c’est que la Ligue nationale va jouer en séries jusqu’à la fin septembre et qu’ils redémarreraient au début décembre. C’est sûr que si on commence au mois d’octobre, Alexis va vouloir patiner un peu! J’ai entendu des rumeurs concernant l’Europe. Mais, c’est nous qui avons les droits d’Alexis Lafrenière jusqu’à nouvel ordre.»

Alexis Lafrenière, meilleur espoir de la LCH

Hockey

Alexis Lafrenière, meilleur espoir de la LCH

La Presse Canadienne
TORONTO — L’attaquant Alexis Lafrenière, de l’Océanic de Rimouski, a gagné le prix du meilleur espoir de la Ligue canadienne de hockey.

Meilleur marqueur de la Ligue de hockey junior majeur du Québec avec une récolte de 112 points, dont 35 buts, Lafrenière est le patineur nord-américain le mieux classé en prévision du prochain repêchage de la LNH dans le classement final de la Centrale de recrutement de la LNH.

L’attaquant âgé de 18 ans et originaire de Saint-Eustache a aussi été proclamé joueur le plus utile à son équipe après avoir remporté la médaille d’or avec le Canada à l’occasion du Championnat du monde junior 2020 de l’IIHF.

Depuis qu’il a été choisi par l’Océanic au premier rang du repêchage de la LHJMQ en 2017, Lafrenière a inscrit 114 buts et ajouté 183 aides pour un total de 297 points en 173 rencontres en carrière.

Il est aussi finaliste pour le prix de joueur de l’année dans la LCH, honneur qu’il a remporté il y a un an.

«J’aimerais simplement dire un gros merci pour le trophée du meilleur espoir, a mentionné Lafrenière dans un communiqué. C’est un réel honneur pour moi. J’ai eu la chance de jouer avec une équipe incroyable à Rimouski, donc c’est une distinction très spéciale.»

Les autres finalistes pour le prix du meilleur espoir étaient Quinton Byfield, des Wolves de Sudbury, dans la Ligue de l’Ontario, et Kaiden Guhle, des Raiders de Prince Albert, dans la Ligue de l’Ouest.

Quatre étoiles avec l’Océanic

Océanic

Quatre étoiles avec l’Océanic

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
L’Océanic de Rimouski est l’une des équipes les plus étoilées de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) en cette saison écourtée par la pandémie de COVID-19. Quatre des protégés de Serge Beausoleil ont réussi à se frayer un chemin dans la première équipe d’étoiles ou l’équipe d’étoiles des recrues.

À tout seigneur tout honneur, Alexis Lafrenière, élu joueur le plus utile à son équipe, fait partie de la première équipe d’étoiles tout comme son coéquipier défenseur Justin Bergeron, qui avait débuté la saison avec les Huskies de Rouyn-Noranda avant d’être échangé aux Olympiques de Gatineau, puis à l’Océanic.

Les attaquants Egor Sokolov des Eagles du Cap-Breton et Alexander Khovanov des Wildcats de Moncton, le défenseur Jordan Spence des Wildcats et le gardien des Eagles et espoir des Sénateurs d’Ottawa Kevin Mandolese complètent la première équipe d’étoiles.

Du côté de l’équipe d’étoiles des recrues, l’attaquant Zachary Bolduc et l’arrière Isaac Belliveau de l’Océanic ont fait leur place aux côté des attaquants Zachary Dean des Olympiques de Gatineau et Zachary L’Heureux des Wildcats de Moncton.

Le défenseur Jacob Dion des Voltigeurs de Drummondville et le gardien slovaque Samuel Hlavaj du Phoenix de Sherbrooke complètent l’équipe d’étoiles des joueurs de première année. 

Hlavaj a aussi été élu au sein de la deuxième équipe d’étoiles de la ligue avec l’attaquant originaire de Québec et espoir des Flames de Calgary Jakob Pelletier, qui s’alignait avec les Wildcats, et les attaquants Félix Robert et Alex-Olivier Voyer du Phoenix.

En défensive, la deuxième équipe d’étoiles est composée de William Villeneuve des Sea Dogs de Saint John et d’Adam McCormick des Eagles.

LHJMQ: Zachary Bolduc, recrue de l'année

Océanic

LHJMQ: Zachary Bolduc, recrue de l'année

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
L'attaquant Zachary Bolduc de l'Océanic de Rimouski a été couronné, vendredi, du titre de recrue de l'année dans la LHJMQ pour la dernière saison.

Le joueur de 17 ans était finaliste avec le gardien Samuel Hlavaj du Phoenix de Sherbrooke. L'annonce a été faite au lauréat par une icône de l'Océanic, Vincent Lecavalier, qui avait reçu le même trophée pour la saison 1996-1997, après une campagne régulière de 102 points, soit 42 buts et 60 mentions d'aide. «Je suis touché que ça vienne d'un joueur exceptionnel comme Vincent, a exprimé la recrue par excellence de cette année. Je me compte vraiment chanceux! Il a passé deux belles saisons à Rimouski. J'ai trouvé ça intéressant que ce soit lui qui m'annonce que j'ai gagné.»

Bolduc avait reçu le trophée Michel-Bergeron à titre de meilleure recrue offensive le 30 avril. Après avoir entamé un début de saison aux États-Unis, le jeune gaillard de Bécancour a terminé, malgré une saison amorcée en retard, avec 52 points, dont 30 buts en 55 matchs.

«J'ai trouvé ça bizarre d'arriver dans une équipe qui pratiquait depuis des semaines, mais les joueurs ont vraiment été gentils avec moi et ils m'ont bien accueilli dans le groupe.» D'ailleurs, ce prix lui confirme que le choix de joindre les rangs du club bas-laurentien a été judicieux. «Je sens vraiment que j'ai pris une bonne décision. J'ai eu beaucoup de plaisir. On avait une belle équipe!»

Le récipiendaire du titre de recrue de l'année s'est dit très flatté des mots exprimés par son capitaine de la dernière saison, Alexis Lafrenière, qui a dit se reconnaître en lui à l'époque où il était arrivé dans le circuit et qu'il est persuadé que Zachary soit destiné à un avenir prometteur. «C'est le «fun» à entendre de sa part. Je suis content d'avoir eu la chance de jouer avec lui. De jouer à 16 ans, c'est une adaptation, mais j'ai bien évolué tout au cours de la saison et j'en suis bien content.»

À son avis, Lafrenière est un exemple à suivre pour tous les joueurs. «Alexis est sérieux dans tout ce qu'il fait et il est capable de mettre son focus à la bonne place. Je l'admire vraiment [...]. Il laisse ses distractions à l'extérieur de sa «game» de hockey. On a une bonne relation, on s'entend vraiment bien!»

Zachary Bolduc avoue être inquiet devant toutes les incertitudes entourant la prochaine saison. «C'est un peu stressant de ne pas savoir quand la saison et les camps vont commencer. La seule chose que je contrôle, c'est d'être prêt pour la prochaine saison et je vais tout faire pour aider l'Océanic à connaître une bonne saison.» Pendant que certains appréhendent que la saison ne puisse commencer avant janvier, le sportif dans l'âme continue à espérer de pouvoir chausser ses patins à la fin août. 

Bas-Saint-Laurent: décès du journaliste Réal-Jean Couture

Sports

Bas-Saint-Laurent: décès du journaliste Réal-Jean Couture

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Fort d'une longue carrière journalistique, Réal-Jean Couture est décédé subitement à l'âge de 71 ans, mercredi soir, terrassé par un infarctus. Le journaliste de Rimouski, qui se spécialisait dans l'actualité sportive, couvrant principalement les matchs et les activités du club de hockey l'Océanic, aura pratiqué sa profession jusqu'à la fin.

Né à Sherbrooke, le journaliste a exercé la plus grande partie de sa carrière à Rimouski. Après avoir oeuvré pour la station TVA Est-du-Québec, il a été pigiste pour l'hebdomadaire L'Avantage de Rimouski jusqu'à la fin octobre, soit pendant une dizaine d'années. Depuis, il continuait à collaborer aux stations radiophoniques CFYX-FM de Rimouski et CIEL-FM de Rivière-du-Loup. Il a également assumé bénévolement la présidence de la Ligue de hockey senior AA Bas-Saint-Laurent/Gaspésie et de la Ligue de baseball senior Puribec.

Témoignages

Depuis jeudi matin, les témoignages fusent de toutes parts. «Je suis vraiment très attristé, a commenté d'un ton atterré le directeur-gérant et entraîneur-chef de l'Océanic, Serge Beausoleil. Ça fait dix ans qu'on se côtoyait pratiquement quotidiennement. C'est un gars qui était épris de l'Océanic depuis aussi longtemps. Il était très professionnel et tout le temps très bien préparé. C'était un gars aimé et respecté de tous. C'est une lourde perte pour le Bas-Saint-Laurent et je vais m'en ennuyer.»

Bien que les deux hommes se respectaient beaucoup, Serge Beausoleil se souviendra de lui comme étant un journaliste très exigeant qui le poussait à toujours aller plus loin. «Il était énormément apprécié de l'entourage et il va nous manquer.»

Son homologue des Voltigeurs de Drummondville, Philippe Boucher, qui a précédemment occupé les postes de directeur général et entraîneur-chef des Remparts de Québec et de président-directeur général de l'Océanic, s'est montré bouleversé d'apprendre, par Le Soleil, la mort de ce journaliste passionné de hockey. Ce qui lui vient à l'esprit en pensant à Réal-Jean Couture, c'est «son amour de la région et de l'Océanic». «J'ai apprécié travailler avec lui. Quand je suis arrivé [à l'Océanic], j'étais un gars de Québec. J'ai eu à faire mes preuves avec Réal-Jean. C'est un gars qui était fier de sa région. Après un début plus difficile, on a eu une très, très belle relation. Il venait toujours me voir quand je revenais à Rimouski avec l'équipe de Québec ou même avec celle de Drummondville. J'avais beaucoup de respect pour lui et sa femme. C'est allé beaucoup plus loin que le gars de hockey et journaliste. C'est triste...»

À son avis, Réal-Jean Couture était «un très bel exemple d'un journaliste de hockey junior qui aimait son équipe, qui essayait de travailler sans parti pris, qui avait vraiment sa région et son organisation à coeur». «Moi, c'est ce que j'aimais de Réal-Jean», souligne Philippe Boucher.

«Ça frappe», a spontanément réagi son collègue et ex-patron au journal L'Avantage, René Alary, qui a côtoyé Réal-Jean Couture pendant près de 40 ans. «C'était avant tout un amoureux du sport. Son autre passion, c'était les communications. À 71 ans, il était toujours actif. Il était tellement passionné qu'il ne voulait pas arrêter. Il continuait, mais il avait diminué parce que sa santé était fragile. Cette passion-là, qui était autant du côté radiophonique que dans l'écrit, a marqué sa longue carrière de 50 ans comme journaliste.» M. Alary se souviendra de lui comme étant une personne très vaillante. «Il n'a jamais compté ses heures au travail, que ce soit sur le plan professionnel ou comme bénévole.»

Le Soleil se joint à l'autrice de ces lignes pour exprimer ses plus sincères condoléances à la famille de Réal-Jean Couture, plus particulièrement à son fils David et à sa femme, Sylvie Brisson, qui partageait avec lui cette même passion pour le hockey junior majeur. Lors de la couverture des matchs de l'Océanic, Réal-Jean aura été un collègue respectueux, d'un tempérament invariablement positif et très serviable. Il laissera un grand vide sur la galerie de presse du Colisée Financière Sun Life de Rimouski et lors des entrevues d'après-match.

LHJMQ: Alexis Lafrenière brille au-delà de la patinoire

Océanic

LHJMQ: Alexis Lafrenière brille au-delà de la patinoire

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Le trophée Paul-Dumont pour le titre de personnalité de l’année a été décerné, mardi, au capitaine de l’Océanic, Alexis Lafrenière. Depuis 1990, ce trophée est remis à un joueur qui a eu un impact médiatique positif et qui a contribué à améliorer l’image de la ligue au cours de la dernière saison de hockey.

Comme Sidney Crosby, qui a aussi évolué au sein du club de Rimouski, Lafrenière reçoit cet honneur pour une deuxième année consécutive. Pour lui, c’est une grande fierté de répéter l’exploit d’un «grand nom de l’histoire de la LHJMQ et du hockey au complet». «C’est un très bel honneur pour moi, souligne le jeune surdoué. Je suis très content. Mais à Rimouski, il y a beaucoup de gens qui m’ont aidé. Je n’aurais jamais pu faire ça sans l’aide de l’Océanic!»

Saison marquante

Cette distinction s’ajoute au trophée Jean-Béliveau reçu à la fin mars à titre de meilleur marqueur du circuit Courteau pour sa fiche de 112 points, dont 35 buts en 52 matchs. En plus d’attirer les médias et les foules partout où il a joué au cours de la saison, Lafrenière a permis au Québec de briller sur la scène internationale en contribuant à la victoire d’équipe Canada, qui a décroché la médaille d’or lors du dernier Championnat mondial junior de la FIHG. Au terme de l’événement, l’attaquant originaire de Saint-Eustache avait obtenu le titre de joueur le plus utile du tournoi en récoltant dix points, dont quatre buts en cinq parties, en dépit d’une blessure au genou. «Le Championnat du monde, ça a été très spécial à vivre, en plus de gagner», reconnaît l’athlète de peu de mots. 

La jeune sensation retire un souvenir très positif de sa dernière saison dans l’uniforme de l’Océanic, même si l’équipe n’a pu accéder aux séries éliminatoires en raison de la pandémie de COVID-19. «Ça n’a pas fini comme on voulait, reconnaît-il. Mais, c’était vraiment le fun de pouvoir jouer à Rimouski!»

Bien qu’il soit triste de la façon abrupte dont la saison a pris fin, il est compréhensif. «On savait qu’on avait une bonne équipe et qu’on pouvait se rendre loin, croit-il. Mais, comme pour toutes les équipes, ça s’est terminé d’une façon vraiment inattendue. Ça a été difficile de finir comme ça, mais la santé des gens était vraiment la plus importante.»

Meilleur espoir

Considéré comme le meilleur espoir nord-américain par le Bureau central de dépistage de la LNH, Alexis Lafrenière est considéré comme le probable premier choix au repêchage. Sa dernière année au sein de la formation bas-laurentienne n’a d’ailleurs pas été de tout repos puisqu’il a été très sollicité par différentes équipes professionnelles. «Je savais, au début de la saison, que ce serait chargé, admet-il. L’organisation de l’Océanic m’a beaucoup aidé là-dedans et on a fait ça comme des pros. Il y avait beaucoup d’entrevues, mais je pense que ça n’a pas pris toute la place dans ma saison et ça ne m’a pas empêché de m’améliorer sur la glace.»

Comme tout le monde, le talentueux numéro 11 de l’Océanic a bien peu d’information sur la date et la façon dont se tiendra le repêchage dans la LNH. «On est dans l’inconnu, indique-t-il, en ajoutant que des entrevues sont encore à venir auprès de certaines équipes. Personne ne sait encore quand va être le repêchage. Moi, comme tous les autres, j’attends de voir comment ça va se passer, mais ce n’est pas quelque chose qui me stresse. C’est quelque chose que je ne contrôle pas. C’est pour ça que j’essaie de me concentrer à m’entraîner fort. Peu importe comment le repêchage va être fait, ça peut être «le fun» quand même!» Si le Canadien de Montréal est écarté en vue de l’obtention du premier choix au repêchage, Alexis Lafrenière aimerait bien être choisi par les Sénateurs d’Ottawa, qui serait l’équipe la plus proche géographiquement de sa famille.

LHJMQ: Zachary Bolduc, meilleure recrue offensive

Océanic

LHJMQ: Zachary Bolduc, meilleure recrue offensive

Johanne Fournier
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Collaboration spéciale
Le trophée Michel-Bergeron, décerné à la recrue offensive de l'année dans la LHJMQ, a été remis à Zachary Bolduc de l'Océanic de Rimouski.

Pour le joueur de 17 ans, c'est le couronnement d'un travail acharné tout au long de la saison. «Je suis vraiment très heureux, exprime le lauréat. C'est un bel honneur! Je suis fier! […] Je tiens à partager ce trophée-là avec tous mes coéquipiers, mes entraîneurs et ma famille de pension à Rimouski. Sans eux, je ne pense pas que j'aurais pu remporter ce trophée-là. Ce sont des personnes qui m'ont aidé tout au long de la saison.»

Aucun regret

Avant d'intégrer la troupe de Serge Beausoleil, la recrue a d'abord préféré évoluer aux États-Unis. «À aucun moment, je n'ai regretté ma décision, admet-il. C'était vraiment une décision de famille. J'ai passé de très belles semaines. J'ai appris beaucoup de choses et j'ai pratiqué mon anglais.» Bolduc a eu le temps de disputer six parties avec les Saints du Rhode Island U-16 et deux autres au sein des Musketeers de Sioux City, dans l'USHL.

Après s'être fait tirer l'oreille par un ancien illustre porte-couleur de l'Océanic, soit nul autre que Sydney Crosby, Bolduc a quitté le pays de l'Oncle Sam en octobre pour se retrouver dans le Bas-du-Fleuve. «Quand je suis arrivé à Rimouski, j'étais vraiment heureux, se souvient-il. J'ai été bien traité et reçu. Tout mon entourage à Rimouski était vraiment numéro un. En plus, on avait une bonne équipe.»

Performance exceptionnelle

En 55 rencontres au sein du club rimouskois, Zachary Bolduc a récolté 52 points, dont 30 buts et 22 mentions d'aide. Tout en demeurant modeste, le principal intéressé ne semble pas étonné de sa performance offensive peu commune. 

Zachary Bolduc en lice pour la recrue offensive de l’année

Océanic

Zachary Bolduc en lice pour la recrue offensive de l’année

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Alors que son coéquipier Isaac Belliveau est en lice pour le titre de recrue défensive de l’année dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), le centre Zachary Bolduc de l’Océanic de Rimouski fait partie des finalistes au titre de recrue offensive de l’année.

Le produit des Estacades de Trois-Rivières, choix de première ronde au dernier repêchage, a marqué 30 buts et obtenu 22 aides à sa première saison dans le circuit Courteau, terminant au cinquième rang des marqueurs de l’Océanic.

Sa présence dans la LHJMQ était plutôt incertaine en début de saison puisqu’il avait commencé la saison aux États-Unis, d’abord avec l’équipe U-16 des Saints du Rhode Island, puis avec les Musketeers de Sioux City dans la United States Hockey League.

Il affrontera deux autres Zachary dans la course au trophée Michel-Bergeron : l’Albertain Zachary Dean des Olympiques de Gatineau, qui a enregistré 18 buts et 26 aides au troisième rang des marqueurs de son équipe, et Zachary L’Heureux des Wildcats de Moncton, qui a maintenu une fiche de 20 buts et 33 aides avec un différentiel de + 35.

LHJMQ: Lafrenière en lice pour le titre de personnalité de l’année

Océanic

LHJMQ: Lafrenière en lice pour le titre de personnalité de l’année

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
L’attaquant Alexis Lafrenière de l’Océanic de Rimouski, considéré comme le potentiel premier choix du prochain repêchage de la LNH, est aussi en lice pour le trophée Paul-Dumont, remis au joueur ayant eu un impact médiatique positif et ayant contribué à améliorer l’image de la LHJMQ tout au long de la saison.

Lafrenière, qui a excellé tant dans le circuit Courteau que sur la scène internationale comme capitaine de l’équipe canadienne au Mondial junior, se mesurera à Dawson Mercer des Saguenéens de Chicoutimi et au gardien de but Matthew Welsh des Islanders de Charlottetown.

Mercer a aussi participé au Mondial junior, où il a remporté la médaille d’or aux côtés de Lafrenière, ainsi qu’au match des meilleurs espoirs de la Ligue canadienne en vue du repêchage de la LNH.

Quant à Welsh, qui a conclu sa cinquième et dernière saison avec les Islanders, il a battu le record pour le plus grand nombre de minutes disputées dans la LHJMQ avec 2 915. Il s’est également distingué en obtenant d’excellents résultats scolaires tout au long de sa carrière junior de même que par son engagement communautaire.

Le trophée est nommé en hommage à Paul Dumont, directeur général des Remparts de Québec de 1969 à 1975, cofondateur du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec et ex-directeur général et président de la LHJMQ.

Repêchage de la LNH: Lafrenière toujours l’espoir numéro un en Amérique

LNH

Repêchage de la LNH: Lafrenière toujours l’espoir numéro un en Amérique

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
L’attaquant Alexis Lafrenière de l’Océanic de Rimouski est toujours l’espoir numéro un en Amérique en vue du repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH). Un autre joueur de l’Océanic, trois joueurs des Remparts de Québec et deux porte-couleurs du Drakkar de Baie-Comeau font également partie de la liste finale dressée par le Bureau central de dépistage de la LNH dévoilée mercredi.

Lafrenière domine encore la liste, devançant le centre Quinton Byfield des Wolves de Subdury, le défenseur Jamie Drysdale des Otters d’Erie et Jake Sanderson, un défenseur originaire du Montana qui fait partie de l’équipe américaine des moins de 18 ans.

Rochette, Cormier et Savoie

Cent douzième sur la liste, le Tchèque Adam Raska est l’autre porte-couleurs de l’Océanic alors que chez les Remparts, le centre Théo Rochette est le mieux classé même s’il a chuté du 64e au 89e rang depuis la liste précédente.

Ses coéquipiers, l’attaquant Cole Cormier, passé du 115e au 134e rang, et le défenseur Nicolas Savoie, passé du 190e au 198e rang, complètent la délégation des Diables rouges. 

«Meilleur espoir pro»: ça se décide entre Lafrenière et deux Sags dans la LHJMQ

«Meilleur espoir pro»: ça se décide entre Lafrenière et deux Sags dans la LHJMQ

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Sans grande surprise, Alexis Lafrenière de l’Océanic de Rimouski et Dawson Mercer et Hendrix Lapierre des Saguenéens de Chicoutimi sont les finalistes au trophée Mike-Bossy, remis chaque année par la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) à son meilleur espoir professionnel.

Vu depuis le début de la saison comme le premier choix potentiel au repêchage de la LNH, Lafrenière a déjà remporté le trophée Jean-Béliveau décerné au meilleur pointeur du circuit grâce à ses 112 points en 52 matchs en plus d’avoir mené Équipe Canada à la médaille d’or au championnat mondial de hockey junior.

Quant au Terre-neuvien Mercer, il a commencé la saison chez les Voltigeurs de Drummondville avant de passer aux Sags durant les Fêtes. Il a aussi participé au championnat mondial junior, à la série Canada-Russie et au match des meilleurs espoirs de la LNH en plus de compléter la saison avec 60 points en 42 matchs.

Lapierre fait partie de la liste malgré une saison difficile où il a passé plusieurs matchs à l’écart en raison de blessures. Il n’a finalement disputé que 19 parties, marquant deux buts et ajoutant quinze aides. Premier choix du repêchage de la LHJMQ en 2018, il avait connu en 2018-2019 une bonne saison recrue avec 45 points en 48 matchs.

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Canadien

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Shea Weber trouve qu’il est encore trop tôt pour parler d’une relance des activités de la Ligue nationale de hockey avec cette pandémie de COVID-19 qui fait toujours rage. Mais peu importe le scénario retenu, il espère que les clubs qui participeront aux séries éliminatoires profiteront de quelques matchs pour se donner du rythme.

C’est en gros ce qu’a répondu le capitaine du Canadien de Montréal lors d’une téléconférence à laquelle il a participé lundi en compagnie de Victor Hedman, du Lightning de Tampa Bay, d’Aleksander Barkov, des Panthers de la Floride, et de Jack Eichel, des Sabres de Buffalo.

Le modérateur de cette téléconférence a demandé aux intervenants de quelle façon ils relanceraient la saison de la LNH. Au tour de Weber, il lui a demandé si l’idée de P.K. Subban — un tournoi éliminatoire avec les 31 équipes — lui plairait.

«C’est certain que ça nous garantirait une place en séries, mais je ne crois pas que ce soit très juste pour les clubs en premières places, a-t-il dit d’entrée de jeu. Il y a tant de scénarios différents qui pourraient être invoqués quand ce sera le temps de relancer la LNH. Mais je pense que toutes les équipes qui seront qualifiées pour les séries auront besoin d’une certaine période de temps pour être prêtes, que ce soit par un mini-camp ou je ne sais quoi, car ça aura été une très grande période d’inactivité.»

Weber ne croit toutefois pas que le format des séries ou du reste de la saison de la LNH devrait alimenter les discussions actuellement.

«Cette situation est tellement plus importante que le hockey présentement. La priorité est que tout le monde soit sain et sauf. Quand nous reviendrons au jeu, tous les joueurs seront heureux de retrouver leurs partisans, peu importe le scénario qui aura été retenu.»

Eichel abondait un peu dans le même sens.

«Nous ne savons pas ce que nous ferons demain, alors difficile de dire ce que nous ferons dans quelques semaines, a imagé le capitaine des Sabres. C’est difficile de prédire ce que la vie nous réserve, alors je pense que ce serait difficile pour la ligue de dire qu’elle sait de quelle façon nous allons nous y prendre. Je ne pense pas que le monde sache ce qui va se passer dans quelques semaines. C’est donc important de rester concentré sur le très court terme, de gérer ce qui se passe avec cette pandémie.

«Cela dit, je mentirais si je disais que je ne voudrais pas qu’on joue les matchs restants. C’est difficile d’imaginer que cette saison pourrait ne pas être complétée. C’est aussi difficile à imaginer sauter immédiatement en séries après une si longue pause. La saison sert à nous mener vers le niveau de hockey nécessaire en séries, alors je souhaite poursuivre la saison. Je suis certain que ces gars-là le souhaitent aussi.»

Comme le Canadien et les Sabres, les Panthers se trouvaient hors du portrait éliminatoire quand la suspension des activités a été décrétée par Gary Bettman. Mais Barkov et ses coéquipiers se trouvaient sur une belle lancée avec deux victoires consécutives pour les placer à trois points seulement de la dernière place d’équipe repêchée dans l’Est.

«C’est certain que pour notre équipe, ce n’est pas la situation idéale, a affirmé Barkov. (...) L’enjeu est grand et j’aimerais jouer le plus de matchs possible avant ces séries. C’est certain que dans un monde idéal, nous aurions la chance de nous qualifier, mais je ne déciderai rien. Tout ce que je peux faire c’est rester en santé et être prêt quand la saison reprendra.»

Comme Weber, Hedman veut se «mettre en jambes», mais comprend que le hockey soit secondaire.

«C’est certain qu’on peut avoir autant de réponses qu’il y a de joueurs dans la ligue, mais ce serait difficile de passer directement en séries, aucun doute pour moi. On se trouve tous dans le néant par rapport à cette situation. Ce sera une décision difficile. On doit respecter les mesures de distanciation sociale encore au moins un mois, c’est loin. Faudra voir où on en est à ce moment. Le hockey est secondaire présentement: des gens meurent de ce coronavirus.»

Situation particulière

Eichel vit cette pandémie d’une façon particulière, puisque sa mère travaille comme infirmière dans un hôpital de Boston. Même si elle est en arrêt de travail temporaire, il craint son retour en première ligne.

«Heureusement pour nous, ma mère avait pris quelques semaines de congé pour superviser la convalescence de mon père, qui se remet d’une chirurgie de remplacement de l’épaule. Mais la situation étant ce qu’elle est présentement, surtout aux États-Unis, elle devra sûrement retourner au travail par la suite. Ce n’est pas exactement ce que je souhaiterais: c’est tellement un travail à haut risque que de se retrouver sur la ligne de front. Quand votre mère se trouve dans cette situation, vous souhaitez seulement qu’elle soit le plus en sûreté possible. Je suis heureux qu’elle soit à la maison présentement.»

Il a été aussi question du message qu’a enregistré Shea Weber à l’endroit de la population anglophone du Québec, afin de motiver les gens, particulièrement les personnes âgées de 70 ans et plus, à respecter au maximum les mesures de confinement.

«Nous devons comprendre que nous sommes tous dans le même bateau et la seule façon de le faire, c’est de respecter les règles de distanciation sociale. Ce n’est pas le temps de ne pas prendre ce virus et ces mesures au sérieux. Quand l’équipe m’a dit que le gouvernement souhaitait mon aide, j’étais heureux de participer. Si j’ai pu convaincre quelques personnes — même une seule — de rester chez eux, c’est le but.»

Lafrenière reçoit le trophée Jean-Béliveau

Océanic

Lafrenière reçoit le trophée Jean-Béliveau

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Avec ses 35 buts et 77 aides en 52 parties, l’attaquant Alexis Lafrenière de l’Océanic de Rimouski a mérité le trophée Jean-Béliveau décerné au meilleur pointeur de la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ).

Le reste de la saison de la LHJMQ a beau avoir été annulé, tout comme le gala des rondelles d’or où sont remis les principaux trophées, ça n’a pas empêché le circuit Courteau d’annoncer tout de même les principaux honneurs du circuit. 

La démarche a été lancée vendredi avec la remise du trophée Jacques-Plante au gardien Samuel Hlavaj du Phoenix de Sherbrooke, puis le Jean-Béliveau à Lafrenière samedi.

Vu comme le premier choix du prochain repêchage de la LNH, Lafrenière a également dominé la ligue pour les aides et a obtenu 13 points de plus que son plus proche rival, Alexander Khovanov des Wildcats de Moncton.

Egor Sokolov des Eagles du Cap-Breton a pour sa part dominé le circuit avec 46 buts, surpassant Alex-Olivier Voyer du Phoenix qui en a marqué 44, et dix buts gagnants.

Les Remparts vainquent l’Océanic...virtuellement!

Remparts

Les Remparts vainquent l’Océanic...virtuellement!

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Sur la glace, l’Océanic de Rimouski avait une fiche parfaite face aux Remparts de Québec avec sept victoires en autant de matchs cette saison et un huitième match qui ne sera jamais joué. Sur écran par contre, les Diables rouges ont enfin mis fin à la disette en l’emportant 7 à 3 vendredi soir.

La «Bataille virtuelle du Saint-Laurent» est une compétition du jeu vidéo NHL 2020 sur la console XBox lancée par les deux équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Le capitaine des Remparts, Anthony Gagnon, y affronte l’ailier de l’Océanic, Nathan Ouellet, chaque joueur dirigeant sa propre équipe dans une série quatre de sept.

«C’est une idée des directeurs des communications des deux équipes d’organiser un événement comme ça. Au départ, plusieurs joueurs devaient participer, mais ça devenait compliqué parce qu’on n’avait pas tous la même console. Finalement, moi j’ai dit que j’étais intéressé et Anthony aussi. Ça tombe bien, car on est de bons amis et qu’on joue des matchs de NHL 2020 sur Xbox ensemble», racontait Nathan Ouellet samedi.

«J’avoue que j’ai eu un dur match! Je ne suis pas un gros joueur sur XBox et je pense qu’avec le score, on l’a vu hier», ajoute-t-il en riant à propos de sa défaite, qu’il tentera de venger samedi à 16h dans le second match toujours présenté sur la plateforme de diffusion en continu Twitch.

«Ça a pris une ampleur que je n’aurais pas imaginé. À un moment donné, il y avait 260 personnes qui regardaient le match sur Twitch vendredi soir!», reprend Ouellet, impressionné par l’intérêt suscité par ce défi vidéo.

«J’ai joué un an et demi avec Anthony alors qu’il était avec l’Océanic et on s’est toujours bien entendus. Sur la glace cette année, on s’est affrontés souvent et on a toujours eu le dessus. Ce n’est pas la même chose sur XBox», poursuit-il.

Avec le jeu NHL 2020, les deux joueurs avaient à leur disposition les alignements actuels de leurs équipes respectives, incluant les plus récentes transactions. «Je ne me suis pas utilisé tant que ça, j’aurais peut-être dû!», lance Nathan. Le Anthony Gagnon virtuel a pour sa part connu un gros match avec un but et une aide.

Gagnon était d’ailleurs très fier de sa victoire dans le premier duel et bien décidé à ce que la série ne s’éternise pas. «J’étais confiant avant de commencer et je le suis encore. Je vais essayer de m’assurer que ça ne dépasse pas quatre matchs!»

Il faut dire que les deux amis s’affrontent souvent à NHL 2020 sur Xbox et que le capitaine des Remparts est sorti gagnant de presque tous les duels. «Nathan m’a battu une fois seulement, en prolongation», précise Gagnon, qui avoue être un amateur de jeux vidéo.

«Je joue surtout au jeux de sports comme NHL 2020, pas aux jeux de combats, alors je suis vraiment dans mon élément», ajoute-t-il. 

«Dans le jeu, le joueur le mieux coté chez l’Océanic est bien sûr Alexis Lafrenière et avec les Remparts, c’est Théo Rochette, alors Théo a eu beaucoup de temps de glace!», conclut-il à propos de son jeune coéquipier.

Alexis Lafrenière prêt à vivre son repêchage, peu importe la façon

Hockey

Alexis Lafrenière prêt à vivre son repêchage, peu importe la façon

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Plus bel espoir de la prochaine séance de sélection de la LNH, Alexis Lafrenière garde encore la tête froide à l’idée de marcher dans les traces de Guy Lafleur, Mario Lemieux et quelques autres joueurs du Québec à avoir été choisis au tout premier rang du repêchage.

«Il s’agit de gros noms, mais je vais essayer de faire mon chemin et mon propre nom à moi et de progresser comme joueur», disait le capitaine de l’Océanic de Rimouski, mercredi, en conférence téléphonique.

Comme plusieurs joueurs, Lafrenière a probablement vu son parcours junior s’arrêter avec l’annulation de la saison et des séries éliminatoires de la LHJMQ. Il boucle donc sa troisième campagne dans le Bas-Saint-Laurent au premier rang des marqueurs avec une production de 112 points en 52 matchs. Il serait étonnant de le revoir sur les patinoires du circuit Courteau, la saison prochaine.

«C’est décevant que la saison finisse comme ça, on avait l’équipe pour aller loin, mais la santé des gens est plus importante. Je remercie l’Océanic, mes coéquipiers et mes entraîneurs, mais surtout les partisans pour les trois dernières années de support. Ils veulent dire beaucoup pour moi et ils auront toujours une place dans mon cœur. J’ai vraiment aimé mes trois saisons à Rimouski, c’est facile de s’attacher aux partisans. Ils sont passionnés et supportent l’équipe, il s’agit des meilleurs de la Ligue», disait-il, d’entrée de jeu.

Mais la discussion a bien sûr porté sur son avenir, qui passe inévitablement par le prochain repêchage. Il reste de marbre devant les prédictions des différents experts qui le voient partir en premier.

«Il y a tellement de bons joueurs à travers le monde, je ne pense pas avoir rien confirmé sur la position où je serai repêché. J’ai essayé de ne pas trop avoir d’attente, cette saison, et mon but était de performer le plus possible, de m’améliorer de jour en jour et d’aider l’équipe à gagner le plus de matchs possible», précisait-il avec humilité.

Le numéro 11 caressait l’espoir de voir l’Océanic connaître du succès dans les séries de la LHJMQ. «C’est quand même plate», se permettait de dire celui dont la performance au Championnat mondial junior reste l’un des moments importants de sa carrière junior.

«J’ai eu la chance de représenter mon pays, c’est toujours un bel honneur. Et de gagner, là-bas, c’était quelque chose», admettait-il à propos de la conquête de la médaille du Canada. Il avait aussi été nommé au titre de joueur par excellence de cette compétition disputée à Ostrava, en République tchèque.

Annulation des séries: entre le cœur et la raison chez l’Océanic

Océanic

Annulation des séries: entre le cœur et la raison chez l’Océanic

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Outre les conséquences financières qu’engendre l’annulation des séries, tant dans la LHJMQ que dans la LCH, Alexandre Tanguay estime qu’il s’agit d’une situation crève-cœur pour l’Océanic, qui était dans une bonne posture pour pouvoir accéder aux plus grands honneurs. «C’est très décevant de devoir terminer la saison de cette façon-là», admet le copropriétaire du club de Rimouski. Mais en même temps, il salue la décision des dirigeants des deux ligues.

«C’est bien triste de devoir en arriver là, mais malheureusement, les circonstances font que ça transforme le sport, commente-t-il. C’est une sage décision que nos instances ont prise d’annuler les séries éliminatoires et la Coupe Memorial. On est obligés de se rendre à l’évidence! On n’y échappe pas!»

Si la sagesse l’emporte sur les sentiments, Alexandre Tanguay n’arrive quand même pas à cacher sa tristesse, surtout en pensant à ses joueurs dont les rêves sont brisés. «[…] C’est très décevant pour une équipe qui aspirait aux grands honneurs, reconnaît-il. On était en confiance avec notre équipe, on pensait être capables de faire un bon bout de chemin et de peut-être remporter le championnat cette année. Mais malheureusement, on est obligés de mettre fin à ça.» Le jeune homme d’affaires, un ancien joueur de hockey lui-même, ressent beaucoup d’empathie pour les joueurs. «Ils doivent faire preuve d’une grande maturité et d’une bonne compréhension de la situation, en est-il conscient. C’est beaucoup plus gros que le hockey!»

Il se console cependant en pensant à ses deux étoiles montantes, Zachary Bolduc et Isaac Belliveau. «Ils ont terminé respectivement premier et deuxième meilleurs «scoreurs» des recrues dans la ligue, souligne le copropriétaire de la formation bas-laurentienne. Le futur va continuer à être beau pour l’Océanic et on va continuer à travailler fort pour que nos partisans continuent à bénéficier d’une équipe pour laquelle ils sont très fiers.» 

Entre tristesse et résilience chez l’Océanic

Océanic

Entre tristesse et résilience chez l’Océanic

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
RIMOUSKI — «C’est empreint de tristesse que je vous parle parce qu’on a travaillé fort pour amener cette équipe-là à un niveau très élevé pour le début des séries éliminatoires. Mais en même temps, tout ça est tellement secondaire! Je trouve même ça ridicule de vous en faire part.» C’est dans ces termes que l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil, décrit son état d’âme par rapport à l’annulation de la saison de la LHJMQ.

Selon lui, ce vague à l’âme est évidemment partagé par ses joueurs. «Un club de hockey, c’est une microsociété, fait-il valoir. Sans dire qu’ils étaient dévastés, les gars sont empreints de tristesse, mais aussi un peu contents de pouvoir regagner leur famille en ce temps de crise. Mais, ce sont des joueurs de hockey! Le hockey est central dans leur vie. C’est une forme de deuil, il n’y a aucun doute.»

Le patron est rassuré de savoir que «tout le monde est rendu à bon port». Il a reçu la confirmation, mercredi matin, que Dmitry Zavgorodniy était arrivé dans sa ville d’Omsk en Russie. Tous les autres joueurs, dont Alexis Lafrenière, Isaac Belliveau et Zachary Bolduc, sont également rendus à la maison. 

«Il ne reste qu’Adam Raska qui est resté ici, précise Beausoleil. De concert avec ses parents et son agent, on a préféré le garder ici parce que c’était très hasardeux de le faire voyager. Les conditions étaient périlleuses.» Raska est originaire de Frydek-Mistek en République tchèque.

«[…] On a tous le pouvoir de fédérer les gens autour de nous dans cette crise-là et de les convaincre de l’importance de prendre soin d’eux, de se distancer par rapport aux autres [...]», indique le directeur-gérant du club de hockey de Rimouski. Même s’il reconnaît que «le sport est central dans notre vie et qu’il est important pour l’équilibre de notre société», il rappelle que «ce n’est pas un service essentiel». 

«La priorité, c’est de s’assurer que tous nos proches soient en sécurité, particulièrement nos personnes âgées qui ont bâti la société d’aujourd’hui et qui sont les plus vulnérables», martèle-t-il. 

Aucun troupier n’a présenté de symptômes de la COVID-19. «Ça fait partie des directives qui leur ont été émises, précise Beausoleil. On doit savoir si quelqu’un proche de la famille a eu des symptômes. Au sein de l’Océanic, heureusement, ce n’est pas le cas et au sein de l’organisation également. Je n’ai pas eu vent qu’il y a eu quelques symptômes que ce soit au sein de la ligue non plus.»

Au classement général, l’Océanic passe du quatrième au cinquième rang, derrière les Eagles du Cap-Breton. Dans la division est, Rimouski glisse du troisième au quatrième rang puisque le pourcentage de points des Eagles est de 659 par rapport à 656 pour la formation bas-laurentienne, avec un match de plus. 

«Les mécanismes sont très précis, concède Serge Beausoleil. Mais dans les faits, ce n’est pas le point central dans nos existences en ce moment!»

Alexis Lafrenière se charge du spectacle à Shawinigan

Sports

Alexis Lafrenière se charge du spectacle à Shawinigan

Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
Shawinigan — Pour la dernière visite d’Alexis Lafrenière au Centre Gervais Auto avant qu’il ne s’attaque à la LNH, les fans de la Mauricie ont rempli la cabane dimanche après-midi. Pariez que les 4232 amateurs de hockey – la meilleure foule de la saison – n’ont pas été déçus. Monsieur Lafrenière s’est chargé du spectacle tel qu’anticipé avec une production de trois passes, et il a guidé l’Océanic à une victoire de 4-2 sur les Cataractes.

Si le week-end a été payant aux guichets avec plus de 7000 billets vendus, ce fut plus difficile sur la glace pour les Shawiniganais, avec deux défaites en moins de 24 heures. Samedi, c’est un manque d’opportunisme qui les a coulés face aux Huskies. Dimanche, les ténors de l’Océanic ont connu un fort match, alors que les Maxim Trépanier, Xavier Bourgault, Vasily Ponomarev et Kirill Nizhnikov ont été bien tranquilles…

Les Sags solides face à l'Océanic

Saguenéens

Les Sags solides face à l'Océanic

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
Pour une deuxième fin de semaine consécutive, les Saguenéens de Chicoutimi ont amorcé une séquence de deux matchs en deux jours du bon pied. Les Bleus ont disposé de l’Océanic de Rimouski par la marque de 4 à 1, samedi après-midi.

Le Centre Georges-Vézina était pratiquement plein, avec ses 4514 spectateurs, pour la visite d’Alexis Lafrenière. Les Saguenéens ont été à la hauteur de l’occasion et ont blanchi le deuxième meilleur compteur au Canada. Les Sags infligeaient ainsi une cinquième défaite à l’Océanic en six rencontres cette saison.

Dans ses commentaires d’après-match, Yanick Jean n’avait pas beaucoup de critiques à adresser à ses joueurs. «Quand tu donnes une dizaine de chances de marquer à Rimouski, une équipe de cette qualité-là, il n’y a pas vraiment de points négatifs», a-t-il résumé.

«Il fallait porter une attention particulière à leur gros trio. Nos joueurs ont exécuté textbook, ce qu’on leur a demandé», a ajouté Yanick Jean.

Il était particulièrement fier de la performance de Félix Bibeau, qui s’est illustré dans les deux sens de la patinoire.

«Nos leaders ont été nos leaders. Le match que Bibeau a joué, c’est incroyable. Un gros but... Il a joué 25 minutes. Il a été intense, partout sur la glace et dédié. C’est ce qu’on avait besoin. On a besoin que nos bons joueurs soient bons», a exprimé l’entraîneur-chef des Sags.

Un match intense

Au début du match, la feuille de pointage n’illustrait pas l’intensité de la rencontre entre deux des meilleures équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Après une première période sans but, il aura fallu attendre jusqu’au milieu de la deuxième pour voir une équipe trouver le fond du filet. Félix Bibeau (29e) a ouvert la marque à la 14e minute, poussant la rondelle derrière le gardien rimouskois après s’être jeté sur le retour d’un lancer effectué par Vladislav Kotkov. La fin du deuxième vingt a ensuite été l’affaire des Sags.

Les Bleus ont ajouté un deuxième but à leur avance dès le début du dernier engagement. Profitant d’un avantage numérique, Raphaël Lavoie a inscrit son 35e filet de la saison. La réplique de l’Océanic est venue quelques minutes plus tard, quand Nicolas Guay a déjoué la vigilance d’Alexis Shank.

Mais les Saguenéens ont réussi à protéger leur avance. Christophe Farmer a compté son 14e but avec un peu moins de 10 minutes à faire à la rencontre, portant le score à 3-1. Rafaël Harvey-Pinard a scellé le sort de l’Océanic en inscrivant le quatrième but des siens dans un filet désert.

Yanick Jean voit une progression dans l’effort de ses joueurs, à l’approche de la fin de la saison. «On continue de bâtir sur ce qu’on a fait dans les dernières semaines. Notre jeu s’améliore de match en match. C’est très très positif, avec sept rencontres à faire», a indiqué, confiant, le pilote des Sags.

Premier de la division Est

Avec cette victoire, les Sags se sont assurés du premier rang dans la division Est de la LHJMQ. Au classement général, la formation de Yanick Jean devance maintenant l’Océanic de Rimouski par 10 points.

Les Bleus seront de retour au Centre Georges-Vézina, dimanche à 19h, pour le match vintage. Ils porteront leur chandail orange et vert face au Drakkar de Baie-Comeau.

L’Océanic musèle les Tigres

Océanic

L’Océanic musèle les Tigres

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
RIMOUSKI — Après que les Tigres aient pris les devants sur leurs hôtes en profitant d’un avantage numérique de cinq minutes en première période, l’Océanic n’a pas paniqué et a pris le contrôle des 40 dernières minutes du match de mercredi au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Avec une contribution exceptionnelle de trois buts d’Alexis Lafrenière, les Rimouskois ont muselé les Tigres par la marque de 7-3.

«Ça a bien été, a confirmé le capitaine Lafrenière, tout en reconnaissant que les hommes de Louis Robitaille avaient bien joué. Offensivement, on a créé des chances.»

Sur un jeu de puissance en début de première période, Cédric Paré (37e) n’a donné aucune chance à la recrue Vincent Paquette, rappelé d’urgence du junior AAA de Terrebonne pour suppléer au gardien Fabio Iacobo, qui n’a pu faire le voyage en raison d’un virus.

Une pénalité majeure de cinq minutes imposée à Adam Raska pour mise en échec par derrière contre Nicolas Daigle lui a valu une expulsion du match. Daigle est demeuré allongé sur la patinoire quelques minutes, puis s’est relevé, a retraité au vestiaire et n’est pas revenu au jeu. L’absence du Tchèque a fait mal aux hommes de Serge Beausoleil, même si celui-ci estimait que ses joueurs avaient bien joué pendant ce désavantage numérique.

D’un tir sur réception, Jérémy Michaud a profité de la supériorité numérique pour marquer son premier but en carrière et créer l’égalité après que Lafrenière ait raté un dégagement. Quelques secondes plus tard, Vincent Sévigny (10e), oublié par la défensive, a ajouté un but facile sur une passe transversale d’Anthony Poulin. «Le premier but, c’est un lancer qui a dévié, a convenu l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. Colten n’a pas eu de chance. Mais, je n’ai pas aimé le surnombre dans le deuxième».

Spectaculaire lancer du poignet

Moins d’une minute après le début de l’engagement médian, Lafrenière (33e) a décoché un plomb d’un spectaculaire lancer du poignet. «Il patinait avec beaucoup d’aisance, a fait remarquer son entraîneur. Tout le monde le sait, dans le building, quand il est dans un match A.» Mais, sur une descente à trois contre un, le meilleur franc tireur et pointeur de Victoriaville, Mikhail Abramov (35e), a habilement battu Colten Ellis. Puis, d’une brillante manoeuvre, Justin Bergeron (15e) a déjoué Paquette dans un angle improbable en faisant ricocher le disque derrière sa jambe. Rapidement, Zavgorodniy (27e) a sauté sur la rondelle pour la placer au fond du filet. À 12:07, Lafrenière a déjoué Michaud d’une feinte pour remettre à Zachary Bolduc (29e), qui a augmenté la priorité des Bas-Laurentiens.

Dans les premières secondes du troisième tiers, Lafrenière (34e) a marqué son deuxième but, avant de compléter son tour du chapeau en fin de match. Le célèbre numéro 11 enregistrait ainsi son cinquième point de la rencontre. «J’ai été mis avec Nicolas et Bolduc, qui ont bien joué et bien patiné, a souligné le principal intéressé. Ils m’ont rendu la vie facile!»

Moncton 3/Rimouski 1: l’Océanic s’incline dans un match digne des séries [VIDÉO]

Océanic

Moncton 3/Rimouski 1: l’Océanic s’incline dans un match digne des séries [VIDÉO]

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
RIMOUSKI – C’est dans un amphithéâtre bondé que deux des meilleures équipes du circuit se sont livrées à un duel digne des séries éliminatoires, dimanche, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Si l’Océanic a dominé au chapitre des tirs au but (29-24), il s’est cependant buté à Olivier Rodrigue qui a fermé la porte. Le club rimouskois s’est ainsi incliné 3-1 devant les Wildcats de Moncton, qui célébraient leur record d’équipe avec 15 victoires consécutives depuis le début de la saison.

«C’est un match de série A1, a confirmé l’entraîneur-chef local, Serge Beausoleil. Il faut donner le crédit à Rodrigue là-dessus! Il a joué du très bon hockey. […] Dans l’ensemble, je suis satisfait de l’effort des gars. C’est un match serré, physique, où il n’y avait pas d’espace sur la patinoire, un match où deux équipes de haut niveau se confrontaient.»

«Bel effort»

Son capitaine abondait dans le même sens. «On a donné un bel effort, a convenu Alexis Lafrenière. Mais, ils [les Wildcats] ont vraiment une bonne équipe et ils capitalisent sur leurs chances. On a bien travaillé, mais on a été malchanceux sur quelques buts. C’est une défaite décevante un peu.»

D’ailleurs, en tout début de rencontre, c’est lui qui a donné le ton au spectacle avec son 32e but de la campagne. Sur une splendide passe de Cédric Paré, Lafrenière a ouvert la marque en première période d’un superbe tir du poignet. Mais à 11:17, Jeremy McKenna (38e) a créé l’égalité.

Dans les six premières minutes de l’engagement médian, le trio composé de Jared McIsaac, de Jakob Pelletier et d’Alexander Khovanov a réussi à éblouir Creed Jones. Ce seul but de la période a été l’œuvre de McIsaac (3e) qui a touché la cible d’un tir précis au-dessus des épaules du gardien de l’Océanic. «C’est un jeu raté qui a atterri sur la palette de McKenna, a analysé Beausoleil. C’est vraiment jouer de malchance! Ce n’est pas un gars à qui il faut donner la rondelle!»

Le dernier vingt a été à l’image du précédent, alors que McIsaac (4e) a marqué son deuxième but du match exactement de la même façon que son premier, soit en tirant dans un angle très restreint entre la barre horizontale et les épaules de Jones, qui s’était agenouillé trop rapidement. 

L’Océanic retombe sur ses patins

Océanic

L’Océanic retombe sur ses patins

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
RIMOUSKI — De retour d’un voyage infructueux dans les Maritimes, l’Océanic a embarqué sur la patinoire du Colisée Financière Sun Life de Rimouski, vendredi, le couteau entre les dents. Dotés d’une solide défensive et usant de rapidité comme ils en sont capables, les Bas-Laurentiens ont donné bien peu de chance aux Mooseheads d’Halifax, qu’ils ont battus 6-2.

«J’ai bien aimé comment ils se sont ressaisis cette semaine, comment ils se sont regroupés ensemble et ça a donné du très bon hockey, a fait valoir l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. J’ai beaucoup aimé l’intensité qu’on a déployée. Les gars ont fait amende honorable; ils ont travaillé très fort. J’ai beaucoup aimé la façon dont on a patiné, comment on était sur la rondelle. On était rapides et c’est comme ça qu’on doit jouer! Colten a aussi été très solide. C’était beau à voir! C’est un match que j’apprécie!» 

À moins de 10 minutes du début de la rencontre, Dmitry Zavgorodniy (26e) a, d’un habile tir précis du revers, dirigé la rondelle d’un angle quasi impossible dans la partie supérieure du filet pendant qu’Alexis Gravel était agenouillé. «Je ne sais pas où il a passé la rondelle, rigolait Beausoleil. Il n’y avait vraiment pas beaucoup d’espace! Il a été vraiment très, très solide!» Le gardien Colten Ellis a récolté sa deuxième mention d’aide de la saison sur ce but. Ce seul but de la première période a donné le ton à la partie. «C’était un but important», confirme l’entraîneur-chef.

Lors d’un deuxième vingt plus physique, les Rimouskois ont ajouté deux buts à leur priorité sur des tirs de Justin Bergeron (14e) et de la recrue de 17 ans Isaac Belliveau (11e), avec la complicité de Zavgorodniy. Frustré, Gravel n’a rien pu faire. «Justin Bergeron a été notre meilleur défenseur», a souligné le pilote local.

Tôt au troisième tiers, Alexis Lafrenière (30e) a trouvé le fond du filet grâce à un bon tir des poignets, assisté de Zavgorodniy qui récoltait son troisième point du match. À 7:27, Alexandre David (2e) a inscrit le premier but des visiteurs. Mais, Lafrenière (31e) n’avait pas dit son dernier mot. À mi-chemin de l’engagement, le capitaine a déjoué la défensive d’un spectaculaire lancer pour inscrire son deuxième but de la soirée. «Alexis a fait deux solides buts, a salué son entraîneur. Avec des présences courtes, il a été intense pendant tout le match.» 

À 15:38, Adam Raska (13e) a compté le dernier but de Rimouski. «Raska était de retour, a d’ailleurs souligné Beausoleil. Ça a fait du bien! Raska amène une dimension physique qui est intéressante.» Mais à moins de deux minutes à jouer au match, Kevin Gursoy (21e) n’a pu s’empêcher, pour sa dernière visite à Rimouski, d’ajouter un but à sa fiche, marqué en avantage numérique. «On a donné un but gratuit à la fin», a toutefois déploré Beausoleil.