Le dg du Drakkar, Pierre Rioux
Le dg du Drakkar, Pierre Rioux

Le Drakkar plus que prêt à affronter l'Océanic

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU – S’il faut en croire l’entraîneur-chef et le directeur général de l’équipe, les joueurs du Drakkar de Baie-Comeau n’auront jamais été autant emballés à l’idée de sauter de nouveau sur la glace pour un match de hockey. Le Drakkar, qui recevra l’Océanic de Rimouski pour deux rencontres ce weekend au Centre Henry-Leonard, est l’une des rares équipes québécoises à avoir la permission de jouer.

«C’est sûr que ce matin (mercredi), il y a bien des sourires dans le vestiaire. Les gars sont contents de jouer enfin et je suis convaincu que Rimouski a aussi hâte que nous», a d’abord commenté le dg de la formation nord-côtière, Pierre Rioux.

«Dans les circonstances, on leur en demande beaucoup, mais les gars ont le souci du détail, ils travaillent très fort à l’entraînement, car ils ont à cœur leur développement. L’équipe d’entraîneurs fait aussi les efforts pour garder l’intérêt des jeunes», d’enchaîner Rioux.

«Il faut garder la motivation des joueurs, c’est sûr», a ajouté Jean-François Grégoire. «On a douté un peu qu’on pourrait finalement jouer en fin de semaine, mais quoi qu’il en soit, les gars se sont entraînés de belle façon. Ils avaient toujours espoir de jouer», a soutenu le pilote.

«Je ne m’attends quand même pas à ce que l’exécution soit à son top niveau en fin de semaine, mais on a eu beaucoup de temps pour travailler sur notre système de jeu, travailler sur ce qui n’a pas marché contre Victoriaville (il y a trois semaines). Et si jamais on ne joue pas la semaine prochaine, au moins on aura joué cette semaine», a-t-il poursuivi.

Car telle est la question. Le Drakkar, l’Océanic, ainsi que les Foreurs et les Huskies, ont la permission de la LHJMQ et de la santé publique de disputer deux matchs pour le weekend à venir, mais rien n’est sûr pour le reste. En théorie, Baie-Comeau doit visiter Québec le vendredi 6 novembre et Chicoutimi le lendemain, alors qu’il doit se rendre à Shawinigan les 13 et 14. Pour l’heure, Québec et Shawinigan se trouvent en zone rouge, là où la pratique de sports d’équipe n’est pas permise.

«Il faut vraiment être prêt à tout dans cette saison plus que particulière. On se concentre donc sur notre fin de semaine et on verra pour la suite du calendrier», a philosophé Pierre Rioux.

Joueurs européens

Ce dernier tentait de conserver le même flegme dans le dossier des joueurs européens, mais c’est moins facile. Raivis Kristians Ansons et Valentin Demchenko sont toujours en Lettonie et au Belarus, respectivement, et le jour où ils pourront enfin débarquer à Baie-Comeau ne semble pas poindre à l’horizon. Pour l’instant, les deux attaquants évoluent avec des formations professionnelles de leur pays, avec l’autorisation du Drakkar.

«Dans ce dossier, on étudie vraiment toutes les options. Le conseil d’administration du club est au courant de nos démarches. C’est un dossier très délicat. Au moins, Raivis et Valentin peuvent jouer en attendant», a conclu le directeur général, particulièrement anxieux de trouver une solution à ce dossier plus qu’épineux pour l’ensemble du hockey junior canadien.