Zachary Massicotte a inscrit le premier filet de cette rencontre, d’un puissant tir frappé. Photo Mario Dechamplain
Zachary Massicotte a inscrit le premier filet de cette rencontre, d’un puissant tir frappé. Photo Mario Dechamplain

Le Drakkar a le meilleur sur l'Océanic en fusillade

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — Il ne fallait pas s’attendre à une avalanche de buts d’un match entre l’Océanic de Rimouski et le Drakkar de Baie-Comeau, les deux formations peinant à trouver le fond de la cage en ce début de saison. C’est exactement ce qui est arrivé en ce vendredi soir au Centre Henry-Leonard, alors que le Drakkar l’a emporté 2-1, en fusillade, forçant ainsi l’Océanic à patienter avant de remporter sa première victoire en 2020-2021.

Après un premier vingt assez tranquille, où les gardiens ont été peu sollicités, il aura fallu patienter jusqu’en fin de deuxième pour assister à un premier but dans cette rencontre, celui de Zachary Massicotte (2e), qui a trompé Lucas Fitzpatrick d’un puissant tir frappé durant un avantage numérique. Pour le reste, Fitz a été solide, récoltant d’ailleurs la première étoile du match.

En début de troisième, Julien Hébert (1er) a créé l’égalité, lui qui a été lancé seul en échappée par la bombe de Jérémy Jacques. Pour le jeune homme, il s’agissait de son premier filet dans l’uniforme du Drakkar. Hébert et Brandon Frattaroli ont touché la cible en fusillade.

«Ça avait l’air d’une équipe que ça faisait trois semaines qui n’avait pas joué», a lancé Jean-François Grégoire après la rencontre, plus content du résultat que de la manière. «Je ne m’attendais d’ailleurs pas à ce que l’exécution soit là, mais il va falloir faire mieux à ce niveau.»

Grégoire avait modifié ses trios afin de générer une étincelle offensive chez les siens. Il a ainsi séparé Nathaël Roy de Nathan Légaré, plaçant le premier sur la deuxième unité avec les deux Julien, Hébert et Létourneau, tandis qu’Alex Arsenault se retrouvait avec Légaré et Xavier Fortin. Il a toutefois replacé Roy sur le premier trio au dernier tiers.

«Dans les deux premières périodes, on a essayé des choses. On a vu quelques flashs, mais l’important, ça va être de gagner les batailles (à un contre un). Tant qu’on ne fera pas ça, on ne peut pas être efficace. Je suis bien content des deux points, mais il faut être meilleur demain (samedi)», a ajouté l’entraîneur-chef du Drakkar.

Son vis-à-vis Serge Beausoleil se voulait moins sévère envers ses ouailles. «L’exécution n’était pas si pire, même si on a eu une baisse de régime en troisième. C’est un gros point qu’on va chercher, même si ce n’est pas une victoire», a confié le pilote des Rimouskois. «On a frappé une barre horizontale et deux poteaux. On a raté un peu trop de chances (…), mais je suis très satisfait de notre performance.»

Une 600e pour Beausoleil 

Serge Beausoleil est devenu vendredi le sixième entraîneur-chef de l’histoire de la LHJMQ à diriger un 600e match derrière le banc d’une même équipe, lui qui est en charge de l’Océanic depuis la saison 2011-2012.

«Je me sens choyé», a été sa première réaction. «L’organisation me fait confiance et je donne tout ce que j’ai pour elle. Les joueurs que j’ai eus au fil des ans nous ont aidés à performer. L’Océanic est une organisation respectée à travers la ligue et pour moi, de la diriger, c’est une fierté et un grand honneur. J’ai aussi la chance de travailler avec des gars extraordinaires. Je suis un gars chanceux dans la vie, je dois dire», a-t-il ajouté.

L’entraîneur-chef qui cumule le plus de matchs à diriger le même club dans l’histoire du circuit junior québécois est Benoît Groulx (720 parties), qui a accompli la chose avec les Olympiques de Gatineau de 2003 à 2016.

NOTES : Rimouski était privé de son joueur le plus talentueux, Zachary Bolduc, opéré pour une appendicite lundi. Il devrait rater au moins trois semaines d’activité…Les deux mêmes formations se revoient samedi après-midi, de nouveau au Centre Henry-Leonard.