Le Droit
Frédérick Lavoie
Le Quotidien
Frédérick Lavoie
L’impunité des puissants

Guerre en Ukraine

L’impunité des puissants

CHRONIQUE / Plusieurs rêvent de voir Vladimir Poutine dans le box des accusés d’un tribunal international à La Haye, aux Pays-Bas. Avec raison. Mais à moins que son régime ne s’effondre, il est peu probable que le président russe, ses généraux et ses soldats aient un jour à répondre des crimes de guerre qu’ils sont en train de perpétrer en Ukraine.
De Kyiv jusqu’au Canada

Guerre en Ukraine

De Kyiv jusqu’au Canada

Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune
Simon Séguin-Bertrand - Photographe
Simon Séguin-Bertrand - Photographe
Le Droit
VARSOVIE – À cette heure-ci, aujourd’hui, Nataliia Kozak a probablement posé le pied à Toronto. L’Ukrainienne de 33 ans vient y rejoindre ses parents et commencer un nouveau chapitre qui, jusqu’à il y a un mois, n’était pas dans les cartons.  
Témoin de détresse et de résilience aux frontières de la guerre 

Guerre en Ukraine

Témoin de détresse et de résilience aux frontières de la guerre 

Gaëlle Kanyeba
Gaëlle Kanyeba
Le Droit
Lorsque Simon Séguin-Bertrand, photographe de presse au Droit, armé de son appareil photo s’est envolé vers les camps de réfugiés ukrainiens en Pologne et en Roumanie, dans le cadre d’une mission pour la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i), il n’avait aucune idée de ce qui l'attendait. D’ailleurs, il ne préférait pas y penser de peur de fausser son objectivité. À cet instant précis, la seule chose qui lui tenait à cœur, c’était de photographier la réalité des conséquences de la guerre.
Toute une vie dans un sac à dos

Notre équipe aux frontières de la guerre

Toute une vie dans un sac à dos

Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune
Simon Séguin-Bertrand - Photographe
Simon Séguin-Bertrand - Photographe
Le Droit
On a posé le pied en Roumanie le 11 mars, mais aujourd’hui, au moment d’écrire ces lignes, c’est en Pologne qu’on se trouve. Au fil des jours, on a multiplié les kilomètres en train, en taxi, en voiture, en avion. On a marché la ville, admiré la campagne. D’un lieu à un autre, on est surtout allés à la rencontre des gens. Pour pouvoir les raconter.
Revenir d'Ukraine, mais pas tout à fait

Notre envoyé spécial en Ukraine

Revenir d'Ukraine, mais pas tout à fait

Frédérick Lavoie
Frédérick Lavoie
Envoyé spécial en Ukraine
CHRONIQUE / Comme 3,4 millions de personnes depuis un mois, j’ai quitté l’Ukraine samedi. Le voyage a été long, un peu pénible, mais je ne pouvais pas me plaindre : je m’en allais retrouver ma maison plutôt que de la fuir. Au cours de ces semaines en Ukraine, j’ai eu beau essayer de me mettre à la place de celles et ceux que je voyais tout laisser derrière, je ne crois pas avoir pu ressentir le centième de leur vertige.
Ma famille ukrainienne

Guerre en Ukraine

Ma famille ukrainienne

Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune
Simon Séguin-Bertrand - Photographe
Simon Séguin-Bertrand - Photographe
Le Droit
BUCAREST – Sean Bérubé était à la frontière de Siret quand ses «parents ukrainiens» ont franchi les quelques mètres qui les menaient en Roumanie.
Nella fuit Odessa

Notre envoyé spécial en Ukraine

Nella fuit Odessa

Frédérick Lavoie
Frédérick Lavoie
Envoyé spécial en Ukraine
CHRONIQUE / Nous sommes en septembre 1941. Nella a quatre ans. Elle fuit Odessa avec sa mère, ses grands-parents, sa tante et son cousin. L’armée allemande est sur le point d’entrer dans la ville. Sur la route près de Mykolaïv, un avion ennemi fonce vers eux et se met à mitrailler. Un soldat soviétique qui les accompagne pousse Nella au sol dans un champ de maïs. Il la protège avec son corps le temps de l’attaque. Il l’étreint si fort que ses insignes militaires s’enfoncent en elle et lui font mal.
De la Roumanie au Québec, une famille ukrainienne enfin réunie [VIDÉO]

Actualités

De la Roumanie au Québec, une famille ukrainienne enfin réunie [VIDÉO]

Rémi Léonard
Rémi Léonard
La Tribune
Le chemin de croix qu’a entrepris Oleg Koleboshyn pour rapatrier sa belle-mère au Canada a finalement été couronné de succès ce samedi à l’aéroport de Montréal. Trois semaines après son départ et quelques ennuis bureaucratiques plus tard, c’est un homme fatigué et soulagé qui a pu dire « mission accomplie » à son atterrissage en sol québécois.
La paix, mais pas à tout prix

Notre envoyé spécial en Ukraine

La paix, mais pas à tout prix

Frédérick Lavoie
Frédérick Lavoie
Envoyé spécial en Ukraine
CHRONIQUE / L’Ukraine, qui n’a jamais demandé la guerre, veut la paix, évidemment. Mais pas à tout prix. Pas maintenant. À peu près tout le monde dans le pays semble s’entendre sur ce point. La signature d’un cessez-le-feu dès aujourd’hui représenterait une capitulation face à la Russie, qui a conquis plusieurs territoires ukrainiens au cours des trois dernières semaines. Et puisque l’armée de Vladimir Poutine est embourbée et peine à avancer, il apparaît plus avantageux pour l’instant de continuer à la combattre pour la repousser le plus loin possible.
Les soldats avaient faim

Notre envoyé spécial en Ukraine

Les soldats avaient faim

Frédérick Lavoie
Frédérick Lavoie
Envoyé spécial en Ukraine
CHRONIQUE / Quand les soldats russes sont arrivés en véhicule blindé dans le village ukrainien de Rakove le 2 mars, leur premier objectif n’était pas militaire, mais alimentaire. Oui, ils étaient venus se positionner en vue de lancer une offensive sur la ville de Voznessensk, à cinq kilomètres au nord. Mais pour avoir la force de se battre, il leur fallait tout d’abord trouver la nourriture que leur propre armée ne leur donnait pas en quantité suffisante.
Voznessensk contre l’armée russe

Notre envoyé spécial en Ukraine

Voznessensk contre l’armée russe

Frédérick Lavoie
Frédérick Lavoie
Envoyé spécial en Ukraine
CHRONIQUE / À Voznessensk, la guerre, la vraie, celle avec des balles, des explosions, des morts et de la destruction, a commencé le mercredi 2 mars vers 16h. Elle s’est conclue au bout de deux jours, par la retraite de l’armée ennemie, vaincue. Enfin, pour l’instant. Car dans cette petite ville de quelque 35 000 habitants de la région de Mykolaïv, dans le sud, tout le monde en est convaincu : tôt ou tard, les Russes reviendront.
Enfin, des visas

Guerre en Ukraine

Enfin, des visas

Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune
Simon Séguin-Bertrand - Photographe
Simon Séguin-Bertrand - Photographe
Le Droit
BUCAREST - Après des jours d’attente, Oleg Koleboshyn a enfin reçu la confirmation qu’il espérait. Sa belle-mère, Lidia, ainsi que son amie Olena et le fils de cette dernière, Yaroslav, pourront venir s’établir au Québec. Les papiers pour l’obtention du visa de chacun sont en préparation.
Évaluer les risques en Ukraine

Notre envoyé spécial en Ukraine

Évaluer les risques en Ukraine

Frédérick Lavoie
Frédérick Lavoie
Envoyé spécial en Ukraine
CHRONIQUE / Je suis venu couvrir le conflit en Ukraine avec mon vieux sac à dos, sans gilet pare-balles ni casque. Je n’en avais pas sous la main, et je ne voulais de toute façon pas en traîner. Trop encombrants, mais aussi inutiles pour ce que je comptais faire ici : raconter comment la guerre bouleverse la vie des gens, tout en restant moi-même loin des bombes. Or, je viens de passer une bonne partie de la journée à chercher de l’équipement de protection à emprunter pour quelques heures.
Cette si familière langue de l’ennemi

Notre envoyé spécial en Ukraine

Cette si familière langue de l’ennemi

Frédérick Lavoie
Frédérick Lavoie
Envoyé spécial en Ukraine
CHRONIQUE / En 2017, quand l’un de ses bons amis a été tué au front en combattant les séparatistes dans le Donbass, Inna Sarjeniouk a décidé que dorénavant, elle ne parlerait plus le russe dans la sphère publique, mais sa langue maternelle, l’ukrainien. «Mon ami était russophone, mais en s’engageant dans l’armée, il avait décidé de devenir ukrainophone.»
Odessa: en attendant les Russes

Notre envoyé spécial en Ukraine

Odessa: en attendant les Russes

Frédérick Lavoie
Frédérick Lavoie
Envoyé spécial en Ukraine
CHRONIQUE / Je suis arrivé à Odessa par le train de nuit. Facile de trouver un billet pour venir dans cette direction. Plus difficile d’en trouver un pour quitter la ville. Depuis deux semaines, on estime que le cinquième des Odessites a fui la cité portuaire de la mer Noire. On le sait, tôt ou tard, les forces russes risquent de lancer l’assaut.
Les menaces nucléaires

Notre envoyé spécial en Ukraine

Les menaces nucléaires

Frédérick Lavoie
Frédérick Lavoie
Envoyé spécial en Ukraine
CHRONIQUE/ Depuis l’explosion du réacteur numéro 4 à la centrale de Tchernobyl en 1986, les mots «Ukraine» et «nucléaire» ne font pas bon ménage dans l’imaginaire collectif de la planète. Encore moins depuis vendredi dernier, quand des chars russes ont tiré sur la centrale de Zaporijjia, dans le centre de l’Ukraine, provoquant un incendie et faisant craindre le pire. Pour comprendre la nature de la menace aux installations nucléaires durant cette guerre, je suis allé rencontrer le directeur de la centrale de Rivne, dans le nord-ouest du pays.
«Et puis, quoi de neuf?»

Notre envoyé spécial en Ukraine

«Et puis, quoi de neuf?»

Frédérick Lavoie
Frédérick Lavoie
Envoyé spécial en Ukraine
CHRONIQUE / Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, j’ai croisé des gens chez qui la guerre a fait voler en éclats la conception de l’espace-temps. Ils et elles ont soudainement appris qu’une semaine pouvait porter en elle l’équivalent d’une décennie de bouleversements, et qu’en un clignement des yeux, on pouvait devenir étranger à soi-même et propulsé dans une autre vie. J’ai voulu prendre des nouvelles de ces personnes rencontrées il y a quelques jours, c’est-à-dire il y a une éternité.
Trois destins, une guerre

Notre envoyé spécial en Ukraine

Trois destins, une guerre

Frédérick Lavoie
Frédérick Lavoie
Envoyé spécial en Ukraine
CHRONIQUE / À la mi-février, Vitaly, Artem et Max honoraient pour une quatrième année de suite leur tradition de se réunir à l’occasion du Super Bowl. Trois semaines plus tard, le premier se tient à un poste de contrôle à la sortie de Rivne, kalachnikov en bandoulière, le second se cache des bombes russes dans un sous-sol près de Mikolaïev, dans le sud du pays, et le troisième n’a aucune idée de ce qu’il pourra bien faire de sa vie maintenant que publier des livres de science-fiction lui semble n’avoir plus aucun sens.