Les arts et la culture sont quasiment absents de la campagne électorale fédérale.

Le milieu artistique francophone espère plus du fédéral

OTTAWA – Les arts et la culture sont quasiment absents de la campagne électorale fédérale. Mais cela n’empêche pas le milieu artistique francophone d’avoir des attentes et de surveiller de près les propositions des partis.

« C’est sûr qu’on s’intéresse à ce qui se dit en terme de financement des arts et de la culture. J’ai regardé les différentes plateformes. Je n’ai pas vu grand-chose dans celle du Parti conservateur du Canada. Le Nouveau Parti démocratique ne chiffre pas ses propositions. En revanche, je trouve intéressant le crédit de 200 $ offert pour les enfants de 12 ans [le laissez-passer culturel] que proposent les libéraux. Mais de manière générale, ça manque de concret », regrette Chantal Nadeau.

La directrice générale de La Nouvelle Scène, à Ottawa, aimerait voir les partis s’engager davantage, notamment en proposant un financement plus élevé, stable et à long terme pour la programmation et le fonctionnement des lieux culturels comme le sien.

« L’aide du fédéral est essentielle pour nous permettre de fonctionner et un financement plus élevé nous permettrait de proposer des productions un peu plus coûteuses », dit-elle.

Cette aide est d’autant plus importante, selon le coordonnateur de l’Alliance culturelle de l’Ontario (ACO), Denis Bertrand, que l’Ontario a coupé une partie du financement du Conseil des arts de l’Ontario.

« Beaucoup d’organismes culturels vivent avec peu de moyens, alors quand un des deux paliers en fait moins, ça devient difficile. C’est aussi vrai pour les centres culturels qui diffusent, qu’individuellement pour les artistes. On espère donc au moins le maintien du financement du Conseil des arts du Canada. »

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