Justin Trudeau a promis jeudi d’assurer la conservation et la protection de 25 % des terres et de 25 % des océans du pays d’ici 2025, se donnant l’objectif d’atteindre les 30 % en 2030.

Le climat s’impose dans la campagne

Les stratèges libéraux espèrent de leur côté que la lutte aux changements climatiques deviendra un enjeu fondamental de cette campagne électorale, puisque, selon eux, cela les placerait dans une position favorable face aux conservateurs.

Justin Trudeau a, une fois de plus, exposé que le choix du 21 octobre se limitait à deux partis, le sien ou celui des « conservateurs qui refusent d’agir pour contrer les changements climatiques et mettent donc pas seulement notre environnement en péril, mais notre avenir économique aussi ».

Enquête sur SNC-Lavalin

Le chef conservateur était à Montréal jeudi matin. Avant qu’il ne puisse prendre la parole, il s’est fait apostropher par quelqu’un qui lui reprochait son amour des énergies fossiles et des pipelines.

Une fois le chahuteur expulsé de la salle, M. Scheer a annoncé que s’il est élu premier ministre, il lancerait une enquête judiciaire sur l’affaire SNC-Lavalin.

Il ne voyait pas comme un faux pas son choix de lieu pour cette annonce — Montréal où les électeurs n’ont pas perçu cette affaire comme un gros scandale et se sont plutôt inquiétés pour les emplois de la firme.

« Je sais que les Québécois sont fatigués de servir d’excuse aux scandales de Justin Trudeau », a-t-il dit en anglais.

Les conservateurs reprochent au gouvernement Trudeau d’avoir cherché à éviter un procès à SNC-Lavalin, accusé d’avoir versé des pots-de-vin en Libye.

Si l’entreprise est reconnue coupable, il lui sera interdit d’obtenir des contrats du gouvernement fédéral pendant 10 ans.

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet a vu dans la sortie de M. Scheer une occasion de « casser du sucre sur le dos du Québec ».

« M. Scheer a fait le pari politique que d’associer une institution québécoise à des gestes criminels possibles et passés allait être payant pour lui dans l’ensemble du Canada », a-t-il dit lors d’un point de presse à Québec.

Un caillou dans la mare

Plus tôt dans la journée, M. Blanchet s’est engagé à déposer un projet de loi pour que le vote soit fait à visage découvert et que les services publics fédéraux soient aussi offerts et reçus à visage découvert.

La loi québécoise sur la laïcité précise que les services de l’État québécois doivent être offerts et reçus ainsi.

Les bloquistes tentent de relancer ce débat qui a embêté les autres partis fédéraux aux premiers jours de la campagne électorale, pendant que le premier ministre François Legault réclamait que tous les chefs s’engagent à ne pas participer à la contestation de la loi québécoise.

De Campbell River, en Colombie-Britannique, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) a attaqué M. Blanchet.

« Il le fait maintenant pendant la campagne électorale seulement pour le but de créer une chicane. Il veut diviser la population », a réagi M. Singh.

Le leader du NPD était encore en Colombie-Britannique jeudi pour parler, encore, de logements abordables. M. Singh se concentre sur cette région du pays et sur cet enjeu qui peuvent lui rapporter le plus de votes.

Jeudi, il a promis non seulement qu’un gouvernement néo-démocrate construirait 500 000 logements abordables et sociaux, mais aussi qu’il offrirait une « allocation » pour les locataires, une aide financière qui pourrait atteindre 5000 $.

Il a convenu que la construction de 500 000 logements prendrait du temps ; il veut donc aider financièrement dès maintenant les locataires pris avec des loyers trop élevés. Sa promesse, calcule-t-il, pourrait bénéficier à 500 000 familles.