Le premier ministre Justin Trudeau salue le greffier du Conseil privé Ian Shugart à son arrivée à Rideau Hall avec sa femme Sophie Grégoire Trudeau, où il allait demander à la gouverneure générale de dissoudre le Parlement.

La laïcité s’invite au jour 1 de la campagne électorale

OTTAWA — Le premier des 40 jours de la campagne électorale fédérale aura été l’occasion pour Justin Trudeau de dire, enfin, sa position sur une éventuelle participation du gouvernement fédéral à la contestation de la loi 21. C’est non, «pour l’instant».

Le chef conservateur, lui, ne veut pas s’en mêler. À son lancement de campagne à Trois-Rivières, pour charmer les Québécois, il est surtout revenu sur des thèmes conservateurs du passé.

Pendant ce temps, à Victoria, la leader du Parti vert promettait de s’assurer qu’un de ses candidats n’est pas «un séparatiste».

«Je suis très content que les Québécois eux-mêmes soient en train de contester cette loi en cour. [...] Nous regardons attentivement ces processus. Mais pour l’instant, nous trouvons que c’est contre-productif pour un gouvernement fédéral de s’engager directement dans cette cause», a déclaré M. Trudeau dès sa sortie de Rideau Hall où il venait de demander à la gouverneure générale de dissoudre le Parlement.

Il n’a pas voulu préciser s’il espérait que «ces processus» conduisent jusqu’à la Cour suprême du Canada, qui pourrait ainsi se pencher sur la loi québécoise qui interdit le port de signes religieux aux employés de l’État en position d’autorité.

Confronté à la même question lors de ses deux points de presse du premier jour de la campagne électorale, le chef conservateur Andrew Scheer a assuré qu’un gouvernement conservateur ne s’en mêlerait pas.

«Nous n’avons aucune intention d’intervenir dans cette cause», a-t-il dit en français.


« Je suis très content que les Québécois eux-mêmes soient en train de contester cette loi en cour. [...] Nous regardons attentivement ces processus. Mais pour l’instant, nous trouvons que c’est contre-productif pour un gouvernement fédéral de s’engager directement dans cette cause »
Justin Trudeau, au sujet de la loi 21 sur la laïcité

M. Scheer était là surtout pour attaquer à nouveau les libéraux dans l’affaire SNC-Lavalin. Un article du Globe and Mail révélait mercredi matin que la GRC pourrait enquêter sur une possible entrave à la justice.

Arrivé à Trois-Rivières, il a offert un discours adapté au public québécois, offrant des arguments qui rappelaient ceux de son prédécesseur Stephen Harper.

«Nous sommes le parti qui a reconnu que les Québécois forment une nation au sein du Canada uni, qui a donné un siège au Québec à l’UNESCO, qui a réglé le déséquilibre fiscal», a-t-il lancé dans le décor du port de Trois-Rivières, avant de reprendre les thèmes conservateurs du jour et de toujours, la promesse de «moins de taxes».

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La leader du Parti vert, Elizabeth May, était tout sourire à Victoria, en Colombie-Britannique, même lorsqu’elle s’est retrouvée sur la défensive, aux premières questions de journalistes.

Elle a tenté d’expliquer une sortie de Pierre Nantel, l’ex-néo-démocrate qui est maintenant candidat vert et qui maintient son espoir pour un Québec indépendant. «Il n’est pas un séparatiste», a-t-elle assuré, en se promettant d’avoir une conversation franche avec son candidat dans Longueuil–Saint-Hubert pour confirmer son attachement au Canada.

À Québec, les souverainistes affichés faisaient le pari que les Québécois qui ont «flirté» avec les autres partis fédéraux reviendront au Bloc québécois.

«Après avoir accordé la confiance comme ils l’ont fait aux libéraux et au NPD, il est tout à fait possible que les Québécois disent : nous n’avons jamais été aussi bien servis qu’avec une forte députation du Bloc québécois à Ottawa», a déclaré Yves-François Blanchet en point de presse.

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a lancé sa campagne à London, en Ontario.

Il s’est engagé à se battre pour les gens ordinaires, reprenant ses promesses pour une assurance-médicament nationale et des logements abordables. «J’ai confiance que les gens vont voir en nous les champions de leurs causes», a-t-il dit.

Le chef du Parti populaire du Canada (PPC), Maxime Bernier, donnait le coup d’envoi à sa campagne à Toronto, en compagnie de sa candidate Renata Ford, la veuve de l’ancien maire de Toronto, Rob Ford, personnage qui a baigné dans la controverse.

Devant ses partisans, il a promis réductions de dépenses et équilibre budgétaire en deux ans, s’il prenait le pouvoir. Le plus récent sondage Léger mesurait son appui à 3 % des électeurs.

Autres arrêts 

Le chef libéral, après un point de presse à Rideau Hall, s’est envolé vers Vancouver. Il espère reprendre là un comté où se présente comme indépendante son ex-ministre Jody Wilson-Raybould, celle par qui l’affaire SNC-Lavalin est arrivée.

Après son arrêt à Trois-Rivières, M. Scheer est retourné en terrain plus connu, à Woodbridge, en banlieue de Toronto.

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet prévoyait une soirée à Belœil, là où il tente de se faire élire une première fois comme député fédéral.

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QUELQUES CHIFFRES

Les Canadiens iront aux urnes le 21 octobre pour choisir leur 43e législature.

Au moment du déclenchement, le Parti libéral détenait 177 sièges, le Parti conservateur 95, le Nouveau Parti démocratique 39, le Bloc québécois 10, le Parti vert deux.

Il y avait huit députés indépendants, dont les ex-libérales Jody Wilson-Raybould et Jane Philpott.

Le PPC avait pour seul élu son chef Maxime Bernier. Et un ancien député néo-démocrate s’identifiait comme appartenant à la Fédération du Commonwealth coopératif.

Cinq des 338 sièges étaient vides.

Élections 2019

Le coût de la vie est le principal enjeu de la campagne, selon un sondage

OTTAWA — Les données d'un nouveau sondage dressent le portrait d'une population canadienne rongée par l'anxiété et le pessimisme économiques, des résultats qui pourraient expliquer pourquoi l'enjeu du coût de la vie se démarque comme le principal thème de la campagne électorale fédérale.

Toutefois, s'il faut tirer un constat du plus récent coup de sonde mené par Léger, c'est que les électeurs ne savent toujours pas quel parti est le plus susceptible d'apaiser leurs inquiétudes.

Dans son enquête, Léger a demandé aux gens de choisir quelle affirmation correspondait le mieux à leur situation financière personnelle.

Plus d'une personne sur quatre, soit 26 % des répondants, a indiqué que son revenu était adéquat, mais qu'elle avait tout de même de la difficulté à joindre les deux bouts et qu'elle ne s'en sortait pas.

Pour 13 % des répondants, leur revenu est tout simplement trop bas et ils s'enfoncent dans l'endettement.

Chez les 35-54 ans, ce sont 36 % des répondants qui admettent joindre difficilement les deux bouts, même avec un revenu décent, alors que 15 % d'entre eux s'endettent. Il s'agit du taux le plus élevé parmi tous les groupes d'âge interrogés.

Ne cherchez plus pourquoi les libéraux, les conservateurs et les néo-démocrates ont tous passé la première semaine de campagne à courtiser les familles, affirme le vice-président de Léger, Christian Bourque.

«Ils ont probablement des données similaires en main qui leur indiquent qu'il y a là une masse de gens pour qui la vie semble plus difficile», explique-t-il.

Le sondage a été mené du 13 au 17 septembre auprès de 1598 électeurs sélectionnés au sein du panel en ligne de Léger. Comme il ne s'agit pas d'un échantillon probabiliste, il est impossible de définir une marge d'erreur.

Élections 2019

Le «blackface» éclipse une annonce du Parti vert sur la décriminalisation des drogues

Même en l'absence du chef libéral Justin Trudeau qui a pris une journée de repos — tout comme le chef conservateur Andrew Scheer, le «blackface» a rattrapé les autres partis et leurs annonces, sauf au Québec.

Le néo-démocrate Jagmeet Singh, à Toronto, et la chef du Parti vert Elizabeth May, à Winnipeg, ont dû composer avec la controverse entourant la parution de photographies du visage grimé de noir de Justin Trudeau. Le Québec a échappé à la tourmente.

Le chef bloquiste a tenté de profiter de la fenêtre médiatique qu'il disposait pour marteler de nouveau sur le clou de l'environnement.

De l'ombrage aux verts

La controverse a porté ombrage à une importante annonce électorale des verts.

De passage à Winnipeg, Elizabeth May a annoncé que son parti voulait décriminaliser la possession de toutes les drogues actuellement illégales afin de résoudre la crise des opioïdes. Selon elle, il faut que cet enjeu ne soit plus traité «comme un problème criminel», mais comme «un problème de santé».

Mais l'annonce est presque passée inaperçue puisque la chef de la formation a dû passer plus de temps à commenter les photographies de Trudeau que de parler de l'engagement de son parti.

Mme May semblait être plus encline à absoudre M. Trudeau. Un de ses propres candidats vedettes à Terre-Neuve-et-Labrador a reconnu lui-même avoir coloré sa peau dans le passé.

Greg Malone, qui se présente dans la circonscription d'Avalon, a raconté qu'il avait teint sa peau pour interpréter Mahatma Gandhi dans un sketch diffusé pendant un épisode de la série CODCO, une émission humoristique de la CBC dans les années 1980 et 1990. M. Malone en en parlé dans un article publié sur le site internet de la société d'État. Il y soutient que les Blancs doivent faire un plus grand effort pour se placer dans les souliers des minorités visibles.

Élections 2019

Un bébé en campagne avec les conservateurs

TORONTO — La petite Georgia Hubick n'a que neuf semaines, mais elle accumule déjà des milliers de kilomètres au compteur.

Georgia suit la campagne électorale des conservateurs avec sa mère, Kenzie Potter, conseillère politique principale du chef Andrew Scheer. En sept jours à peine, la petite a visité près d'une quinzaine de villes et villages dans sept provinces canadiennes, alors que sa mère continue d'exercer ses fonctions.

«Beaucoup de gens la voient descendre de l'autocar et ils sont plutôt surpris, ou bien ils demandent: "tu amènes un bébé en campagne?"», a déclaré Mme Potter, dans une entrevue accordée à La Presse canadienne lors d'une rare pause électorale, cette semaine à Toronto. «Je ne sais pas trop s'ils trouvent ça exagéré ou sympathique.»

Andrew Scheer et sa femme Jill, eux, trouvent ça éminemment sympathique. «Je ne pourrais plus imaginer la campagne sans elle», dit le chef conservateur.

Entrainer un bébé dans la tourmente d'une campagne électorale est assez inhabituel pour un membre du personnel politique; mais pour M. Scheer et sa femme, qui sont très «famille», ce choix était tout naturel. Les Scheer ont cinq enfants — Thomas, Grace, Madeline, Henry et Mary, âgés de 14, 12, 10, 8 et 3 ans - et le chef conservateur aime bien rappeler en rigolant que pendant toutes ses campagnes électorales depuis 2004, sa femme était soit enceinte, soit nouvelle maman. «C'est Kenzie qui l'a fait cette fois-ci pour perpétuer la tradition», plaisante M. Scheer.

Il reste que Mme Potter, âgée de 37 ans, ne voulait pas dire à son chef qu'elle était enceinte — et qu'elle allait accoucher environ deux mois avant le déclenchement des élections fédérales. «C'est tout ce dont on pouvait rêver : c'est la coupe Stanley pour nous», déclare Mme Potter, la petite Georgia dans les bras, assise sur un canapé dans un hôtel d'aéroport entre M. et Mme Scheer.

Le moment, par contre, était un peu mal choisi: la conseillère avait l'impression de laisser tomber un ami au moment précis où il avait le plus besoin d'elle. Mais elle soutient que M. Scheer l'a immédiatement rassurée en lui rappelant que pour lui, les enfants sont ce qu'il y a de mieux dans la vie, et il l'a aussitôt invitée à emmener Georgia dans l'avion. «Affaire classée.»

Élections 2019

«Blackface»: Singh ne veut pas devenir un instrument de relations publiques

TORONTO — La campagne du chef néo-démocrate Jagmeet Singh n'a pas fait relâche samedi, pendant que ses adversaires libéral et conservateur s'accordaient une journée de repos.

En après-midi, le chef du Nouveau Parti démocratique est revenu une fois de plus sur la controverse dans laquelle s'est embourbé Justin Trudeau au cours des derniers jours, en raison des vieilles images le montrant avec un maquillage auparavant employé pour dénigrer les personnes noires.

L'équipe libérale avait rapidement contacté les néo-démocrates pour organiser un entretien avec Jagmeet Singh, la seule personne racisée à diriger l'un des principaux partis fédéraux.

M. Singh a précisé samedi que la rencontre n'avait pas encore eu lieu. Il a dit avoir accepté l'invitation, mais à condition que leurs échanges demeurent privés.

«Je ne veux pas être instrumentalisé pour exonérer M. Trudeau, a-t-il fait valoir. Je ne veux pas être impliqué dans un exercice de relations publiques.»

M. Singh a expliqué sa position en point de presse à Toronto, à l'issue d'une table-ronde avec de jeunes leaders communautaires racisés. «Je veux utiliser ma tribune pour amplifier vos voix», leur a-t-il lancé.

Des participants ont relevé que cette saga de blackface ne devrait pas être analysée comme un cas isolé de racisme au sein du Parti libéral du Canada, évoquant notamment les relents colonialistes de leur politique étrangère.

M. Singh a saisi l'occasion pour présenter les engagements du NPD en matière de lutte au racisme systémique. Il propose notamment d'interdire les pratiques policières discriminatoires au sein de la Gendarmerie royale du Canada, comme les contrôles d'identité de routine.

Il s'engage aussi à tenir les réseaux sociaux responsables d'éliminer les contenus haineux et extrémistes sur leurs plateformes.

Le NPD veut également s'attaquer aux disparités salariales liées à l'origine ethnique, de même qu'à la surreprésentation chronique des personnes noires et autochtones dans la population carcérale fédérale par le biais d'une approche collaborative avec les communautés concernées.

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Les libéraux s’engagent à bannir le plastique à usage unique des édifices fédéraux

Le Parti libéral du Canada a réitéré sa volonté d’éliminer les plastiques à usage unique des édifices du gouvernement fédéral et de réduire de 75 % la consommation de déchets plastiques du gouvernement d’ici 2030.

Les députées sortantes d’Ottawa-Centre, Catherine McKenna, d’Ottawa-Vanier, Mona Fortier, et d’Ottawa-Ouest-Nepean, Anita Vandenbeld, en ont fait l’annonce samedi au parc des Rapides Remic, à Ottawa.

«Je suis très fière d’annoncer qu’on va continuer de s’attaquer à la pollution de plastique. On veut faire mieux comme gouvernement. C’est pourquoi on prend l’engagement d’accélérer l’élimination des déchets de plastique à usage unique dans les immeubles et des musées fédéraux d’Ottawa ainsi que dans les sites historiques de Parcs Canada. Nous croyons que le gouvernement fédéral devrait être un chef de file pour contrer la pollution et les changements climatiques et nous croyons que ces mesures permettront de faire d’Ottawa, la capitale la plus verte», a lancé Mme McKenna d’entrée de jeu.

Elle souligne que cet engagement survient après que plusieurs employés et clients de ces sites fédéraux aient demandé à ce que des mesures soient prises pour contrer la pollution par le plastique dans leur enceinte. Elle ajoute qu’il y a déjà plusieurs alternatives connues au plastique et qu’il est temps que le gouvernement canadien les utilise à bon escient dans ses édifices.

Élections 2019

Christiane Gagnon: ma vie comme au cinéma

Un père policier blessé à la guerre, mais qui ne lui en parle jamais. Une mère gérante de magasin et présidente des Filles d’Isabelle de Chicoutimi. Mémère qui fume sans inhaler, coiffée d’un chapeau de paille. Il y a tante Albertine, organisatrice politique du quartier Saint-Roch, à Québec, et mononcle Johnny, joueur du Canadien de Montréal. Sans oublier Toinette et Germaine, les tantes qu’elle va visiter à Montréal seule en autobus dès l’âge de 12 ans.

Roman de Michel Tremblay? Plutôt l’histoire vécue de Christiane Gagnon. «J’ai grandi dans Les belles-sœurs!» s’esclaffe la politicienne, après avoir planté le décor de sa jeunesse pour le journaliste. «J’aurais aimé ça aller chez les Ursulines et grandir dans un couvent. Mais ce n’était pas ça. J’ai eu une vie de terrain.»

La candidate du Bloc québécois dans la circonscription de Québec aux présentes élections avait convié Le Soleil au Buffet de l'Antiquaire. Resto de la rue Saint-Paul, dans le Petit Champlain, quartier des galeries d’art où elle aime venir flâner pour décompresser.

C’est aussi là qu’il y a près de 40 ans, l’équipe de production du film Les Plouffe, sur lequel Mme Gagnon a travaillé et même été figurante, tenait ses quartiers. Mais le Buffet est fermé, vendredi matin, à cause d’un bris de hotte. Comme rien n’arrive pour rien, l’entrevue s’est déplacée à cinq portes de là, aux Cafés du Soleil. C’était prédestiné.

«J’ai eu une vie atypique. Je n’ai jamais eu de plan de carrière. Je me suis toujours adaptée à ce qui se passait. La vie m’a toujours amené des... défis, mais je peux dire que je suis heureuse», affirme la femme de 71 ans, qui effectue un retour après sept ans d’éclipse politique, elle qui a été députée fédérale du comté pendant 18 ans, de 1993 à 2011, toujours pour le Bloc.

Serrée dans un coin du café où se côtoient touristes et nouvelles mamans, Mme Gagnon est bien avec le monde. Un monsieur d’un âge certain vient la saluer et lui souhaiter bonne chance pour la campagne. Un collectionneur de vieilles voitures et sculpteur qu’elle a croisé au Week-end Vintage, tenu dans le même secteur, deux semaines plus tôt. Événement où elle s’est présentée en tenue des années 1920, style Charleston, robe et bandeau mince à l’avenant.

Vêtements pigés dans sa garde-robe personnelle, remplie d’ensembles de toutes sortes. Mais ne lui parlez pas de déguisements ou de costumes! Pas en ce lendemain de l’affaire Aladdin pour Justin Trudeau. Vêtue d’une veste de jeans décontractée, elle se demande à l’arrivée du photographe si elle n’aurait pas été mieux en tailleur, pour montrer son côté sérieux. «Je suis les deux!» constate-t-elle.

Digne d’un film

Tous ces habits rappellent son penchant pour le théâtre et le cinéma. Elle a déjà voulu être actrice. Puis, quand elle a enfin décidé de s’inscrire au Conservatoire d’art dramatique de Québec, il était trop tard. Fin vingtaine, elle était tout juste un an trop vieille, selon les règles de l’école. Dans la foulée des Plouffe, elle travaillera quand même dans le domaine du cinéma durant trois ans, à Ciné-Forum, avec les cinéastes Iolande Rossignol et Fernand Dansereau.

N’empêche que sa propre vie est digne d’un film. Dès son plus jeune âge, les personnages qui l’entourent s’avèrent plus intéressants les uns que les autres. Et les samedis soirs, ils se réunissent tous autour de la grosse télé que ses parents ont été parmi les premiers à avoir dans le quartier. Dans le salon de la maison érigée à l’ombre de l’église Christ-Roi de Chicoutimi, le groupe composé de membres de la famille, de voisins et d’amis compte en plus deux curés. Tous veulent voir à l’œuvre leur Canadien, avec qui l’oncle Johnny Gagnon, dit le Chat noir, a gagné la Coupe Stanley en 1931.

La petite Christiane danse au milieu du tableau, entre sa grande sœur et son petit frère d’origine autochtone adopté, qu’elle a «catiné en masse». Les deux sont aujourd’hui décédés.

Mais la petite Christiane n’aimait pas trop le hockey. La plupart du temps partie au coin de la rue en train d’apprendre des «danses carrées», ou folkloriques dirait-on aujourd’hui. Elle a toujours aimé la danse; vous pouvez encore la rencontrer aux soirées de danse des Salons d’Edgar, dans Saint-Roch. À l’époque, elle avait même participé à quatre émissions de télé aux côtés d’Ovila Légaré et de Robert Charlebois.

Toujours été attirée par les feux de la rampe. À la fois pour s’exprimer et écouter les gens. La politique nourrit encore ses deux besoins.

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Médicaments: Singh réitère son engagement pour une assurance universelle

ESSEX — Tous les Canadiens devraient avoir accès aux médicaments dont ils ont besoin, a réitéré vendredi le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh.

Les néo-démocrates proposent de dépenser annuellement 10 milliards $ pour assurer la gratuité des médicaments et des appareils médicaux à partir de 2020.

«Nous savons que les gens sont aux prises avec le coût des médicaments», a déclaré M. Singh lors de son passage dans la région de Windsor, en Ontario. Il en a profité pour répéter l’une de ses maximes favorites : «Si on a besoin de médicaments, on doit utiliser sa carte d’assurance-maladie, pas sa carte de crédit».

Un gouvernement dirigé par M. Singh s’appuierait sur ce que les provinces dépensent déjà pour des médicaments et y ajouterait de l’argent. Le programme serait mis en œuvre par les provinces, a dit le chef néo-démocrate. Le NPD étudierait ce qui se fait ailleurs dans le monde et choisirait la formule qui permettrait de couvrir le plus grand nombre possible de personnes.

Le programme néo-démocrate en matière d’assurance-médicaments entrerait en vigueur avant l’échéancier recommandé plus tôt cette année par un groupe d’experts. Celui-ci proposait l’établissement, d’ici le 1er janvier 2022, d’une liste nationale de médicaments essentiels couvrant la plupart des principales maladies et représentant environ la moitié de toutes les ordonnances. Cette liste nationale complète des médicaments assurés devrait être prête au plus tard le 1er janvier 2027.

Selon ce Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments, ce plan permettrait d’économiser environ 5 milliards $ par année d’ici 2027. Les Canadiens ont dépensé 34 milliards $ pour des médicaments d’ordonnance en 2018.

Élections 2019

Le Bloc veut que l’accès au REER et au RAP soit ouvert aux sinistrés

MONTRÉAL — Le Bloc québécois demandera au gouvernement fédéral de permettre aux sinistrés d’inondations imputables aux changements climatiques de puiser dans leur REER pour les travaux de réparation, de restauration ou de rénovation de leurs résidences endommagées, et ce, sans pénalité fiscale et sous réserve d’un remboursement dans les 15 ans.

De passage à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, vendredi, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a aussi proposé que ceux dont les maisons sont condamnées à la suite de tels sinistres puissent avoir droit au Régime d’accès à la propriété selon les mêmes paramètres.

«Il s’agit d’une démarche qui est à la fois empreinte d’une grande compassion, dont nous avons grand besoin dans ce genre de circonstances et aussi d’un sens des responsabilités dont nous sommes convaincus qu’il saura interpeller tous les partis à la Chambre des communes afin que de telles mesures puissent être mises en œuvre rapidement», a-t-il dit après avoir rencontré des citoyens durement affectés par les inondations du printemps dernier dans cette municipalité.

Le Bloc demande également à ce que ces deux mesures soient rétroactives au 6 mai 2017 pour couvrir également les victimes des inondations d’il y a deux ans.

Sinistres et changements climatiques

La démarche amène toutefois la formation souverainiste fédérale sur un terrain glissant, c’est-à-dire que les sinistrés devront établir «de façon raisonnablement démontrable» que les dommages qu’ils ont subis sont liés aux changements climatiques.

Le chef bloquiste n’a pas cherché à éviter l’écueil. «On anticipe très bien les entourloupettes réglementaires qui pourraient apparaître. Il n’y a de besoin que d’une démonstration raisonnable et non d’une certitude scientifique qui n’existe pas à ce stade-ci», a-t-il tempéré.

Il souhaite aussi aller plus loin dans la lutte contre ces changements climatiques, évoquant la «certitude d’une probabilité élevée qu’il y a une augmentation dans l’intensité et la fréquence des événements [climatiques] extrêmes».

Loi sur les cibles de GES

Il propose donc une loi obligeant Ottawa à respecter ses propres cibles en matière de réduction des gaz à effet de serre.

Pourquoi? Parce que les gouvernements ont la promesse plus facile que la réalisation en telle matière, dit-il.

«Ça fait 30 ans que le Canada se fixe des cibles et qu’il ne passe même pas proche de les rencontrer. Alors à un moment donné il faut faire quelque chose.»

Le chef bloquiste espère ainsi piéger le prochain gouvernement et les oppositions avec leurs promesses. «Je vois mal comment des partis à la Chambre des communes pourraient être contre l’inscription dans une loi d’objectifs qu’ils se sont eux-mêmes fixés», a-t-il fait valoir.

Cette loi contiendrait une prescription pour qu’elle soit reconduite avec de nouveaux objectifs à tous les quatre ans «pour avoir des conversations à chaque campagne sur ce que fait ou ne fait pas le gouvernement canadien en matière de lutte aux changements climatiques».

Élections 2019

Trudeau s’attaque aux armes d’assaut

TORONTO — S’il est réélu le 21 octobre, le chef libéral promet d’interdire toutes les armes d’assaut de style militaire et de restreindre l’accès aux armes de poing.

M. Trudeau a fait cette promesse à Toronto, vendredi matin, alors qu’il tentait de recadrer sa campagne après l’affaire des blackfaces. Toronto, théâtre de nombreuses fusillades meurtrières, est l’une des villes qui réclament l’interdiction des armes de poing, à l’instar de Montréal.

À LIRE AUSSI:

Les armes de Bissonnette deviendraient interdites

L’annonce de vendredi a d’ailleurs été faite dans le quartier Greektown, où un forcené avait tiré dans la foule en juillet 2018, faisant deux morts et 13 blessés. Le contrôle des armes à feu est un enjeu important dans la métropole canadienne, une région par ailleurs cruciale pour les libéraux lors de ce scrutin.

L’ancien chef de police de Toronto Bill Blair, nommé après la tuerie de Greektown au nouveau portefeuille de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, avait reçu le mandat du premier ministre de se pencher notamment «sur la possibilité d’interdire complètement les armes de poing et les armes d’assaut au Canada, sans entraver l’utilisation légitime d’armes à feu par les Canadiens».

M. Blair a depuis mené diverses consultations à ce sujet, mais il a déclaré en juin dernier que s’il fallait en faire plus pour lutter contre la violence armée, toute initiative supplémentaire en matière de contrôle des armes à feu devrait faire partie de la prochaine plateforme électorale libérale. Un mois plus tard, Nathalie Provost, survivante de la tuerie de Polytechnique en 1989, claquait la porte du Comité consultatif canadien sur les armes à feu, se disant fortement déçue de l’incapacité du gouvernement Trudeau à s’attaquer aux fusils d’assaut.

M. Trudeau a annoncé vendredi qu’un prochain gouvernement libéral interdirait toutes les armes d’assaut de style militaire et qu’il mettrait sur pied un programme de rachat de ces armes. Le chef libéral a déclaré que la promesse d’interdire les fusils d’assaut incluait l’interdiction du AR-15 semi-automatique, l’arme utilisée lors de nombreuses fusillades de masse aux États-Unis.

«Nous savons bien que pour abattre un chevreuil, vous n’avez pas besoin d’une arme d’assaut de type militaire conçue pour tuer le plus grand nombre de gens possible dans le plus court délai possible», a déclaré M. Trudeau vendredi.

Des efforts insuffisants

Le chef libéral a affirmé que la violence armée au Canada avait fait 2500 victimes de plus en 2017 qu’en 2013, «et plusieurs de ces incidents impliquaient des conjoints». M. Trudeau a également reconnu que les efforts de son gouvernement pour remédier à ce problème étaient insuffisants.

Un gouvernement libéral travaillerait maintenant «de concert avec les maires et les premiers ministres de tout le pays pour leur donner la capacité de restreindre davantage — et même d’interdire — les armes de poing». Les Villes de Toronto et Montréal demandent de pouvoir interdire ces armes sur leur territoire.

Un gouvernement libéral adopterait aussi une loi pour suspendre temporairement les permis des propriétaires d’armes à feu qui représentent un danger pour eux-mêmes ou pour leurs proches. M. Trudeau a toutefois promis de protéger les droits des chasseurs respectueux de la loi et il s’est engagé à ne pas rétablir le registre des armes d’épaule, qui avait été supprimé par le gouvernement conservateur précédent.

Ces promesses libérales ont été plutôt bien accueillies par l’organisme PolySeSouvient, «même si l’on aurait pu s’attendre à ce qu’un gouvernement majoritaire élu il y a quatre ans sur la base de “débarrasser nos rues des armes de poing et des armes d’assaut” ait déjà adopté une telle interdiction».

L’organisme regroupant les étudiants et diplômés de Polytechnique pour le contrôle des armes estime toutefois qu’«en ce qui concerne les armes de poing, l’intention de transférer la responsabilité pour des restrictions supplémentaires aux municipalités est décevante».

«Comme nous l’avons répété à plusieurs reprises, l’interdiction de ces armes dans seulement certaines municipalités serait non seulement inadéquate, compte tenu des risques, mais également inefficace.» L’organisme doute par ailleurs qu’il y ait «beaucoup d’appétit au niveau municipal pour confronter le lobby des armes alors que le gouvernement fédéral préfère clairement éviter cette avenue, du moins en ce qui a trait aux armes de poing».


Élections 2019

Le climat est la priorité des 10 plus grandes villes

Les 10 plus grandes villes du Québec demandent aux chefs des formations politiques fédérales de mettre en place des mesures concrètes pour combattre les changements climatiques et aussi de s’engager en faveur de l’autonomie municipale.

Dans un communiqué publié vendredi, le Caucus des grandes villes de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) a indiqué que l’environnement figurait au sommet de ses demandes aux partis politiques.

Maxime Pedneaud-Jobin, président du Caucus des grandes villes de l’UMQ et maire de Gatineau, demande que soient bonifiés les programmes fédéraux existants pour que les villes puissent s’adapter aux catastrophes et autres phénomènes météorologiques extrêmes:

«Il y a quelques mois, notre Caucus a dévoilé les résultats d’une étude inédite sur les coûts croissants d’adaptation aux changements climatiques, qui pourraient atteindre 2 milliards $ pour les grandes villes au cours des cinq prochaines années. Ce sont des dépenses importantes que les municipalités ne peuvent financer seules», peut-on lire dans le communiqué.

Les 10 plus grandes villes du Québec réclament également des «investissements massifs dans la mobilité durable, en y incluant les coûts d’exploitation des réseaux de transport.»

Les élues et élus de ses villes souhaitent aussi une nouvelle relation de gouvernement à gouvernement avec Ottawa.

«Les membres du Caucus des grandes villes de l’UMQ demandent à chaque parti de prendre l’engagement que lorsqu’il est question des compétences municipales, la relation sera directe et privilégiée entre le gouvernement du Canada et les municipalités. C’est une simple condition d’efficacité», a indiqué M. Pedneaud-Jobin dans le communiqué.

Le Caucus des grandes villes de l’UMQ est formé des municipalités québécoises comptant 100 000 citoyennes et citoyens et plus. Gatineau, Laval, Lévis, Longueuil, Montréal, Québec, Saguenay, Sherbrooke, Terrebonne et Trois-Rivières sont les municipalités qui sont membres du caucus.

Élections 2019

Jour 10 de la campagne électorale: armes d’assaut et excuses

Au dixième jour de la campagne, vendredi, l’équipe libérale a déballé une de ses plus importantes promesses, celle d’un plus grand contrôle des armes à feu. Mais la manoeuvre n’a pas réussi à détourner tout à fait l’attention des épisodes passés de blackface de Justin Trudeau.

Pas plus que la promesse conservatrice d’achats d’un milliard et demi de dollars d’équipement pour les hôpitaux n’a permis à Andrew Scheer de faire oublier qu’il ne s’est toujours pas excusé pour son discours de 2005 où il s’en prenait au mariage des conjoints de même sexe.

Élections 2019

Contrôle des armes à feu: les deux armes de Bissonnette deviendraient interdites

Les libéraux interdiraient les armes d’assaut comme celle que transportait Alexandre Bissonnette avant d’entrer dans la Grande Mosquée de Québec, au soir du 29 janvier 2017. Le parti de Justin Trudeau promet aussi de légiférer pour permettre aux municipalités d’empêcher l’utilisation du pistolet avec lequel Bissonnette a fait six morts et six blessés graves.

«C’est sans aucun doute l’épisode le plus marquant de mon premier mandat», concède Joël Lightbound, qui était alors député fédéral de Louis-Hébert depuis à peine 15 mois. La tuerie s’est déroulée à Sainte-Foy, dans sa circonscription. Mais aussi la ville où il a grandi entouré d’amis de toutes origines ethniques.

«Dans ma vie professionnelle, j’étais au cœur de la tourmente, mais aussi dans ma vie personnelle, alors que les parents de certains amis fréquentent la Mosquée et étaient là, ce soir-là», poursuit M. Lightbound, qui sollicitera un deuxième mandat le 21 octobre.

Pour que «ça ne se reproduise jamais», le député dit militer depuis deux ans et demi pour la promesse livrée par le Parti libéral, vendredi. La carabine semi-automatique de style militaire VZ-58 que voulait utiliser Bissonnette s’est enrayée avant qu’il ne puisse s’en servir sur les fidèles musulmans. D’aucuns, dont M. Lightbound, sont d’avis qu’il «aurait fait encore plus de victimes avec ce genre d’arme».

Les libéraux annoncent donc que s’ils sont réélus, ils vont bannir ces «armes d’assaut faites et utilisées pour tuer des gens». «Des tragédies auraient pu être évitées», dit le député sortant.

L’assassin, qui purge une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 40 ans, a laissé tomber son arme longue de calibre .223 dans la neige. Pour s’en remettre à son pistolet Glock d’où, une fois à l’intérieur du bâtiment, sont sorties 48 balles en moins de deux minutes.

Dans cette promesse, les libéraux disent vouloir «collaborer avec les provinces et les territoires pour donner aux municipalités la capacité de restreindre ou d’interdire les armes de poing», car le contrôle de ces armes se retrouverait sous une compétence différente.

«Plein de groupes»

Pourquoi ne pas avoir agi avant, alors que le Parti libéral du Canada en parlait déjà dans sa plate-forme électorale de 2015? «Dans le contrôle des armes à feu, il y a plein de groupes. Et il est important de ne pas nuire aux chasseurs utilisant des armes d’épaule. D’ailleurs, il est important de préciser qu’on ne rouvre pas le registre des armes d’épaule», explique M. Lightbound.

Question de bien marquer l’écart de position avec ses adversaires conservateurs, le représentant libéral a rappelé que le député sortant et candidat conservateur dans la circonscription de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus, est allé cet été tirer de la mitraillette AR-15 en compagnie d’une représentante de la Coalition canadienne pour le droit aux armes à feu, un groupe de pression proarmes. «Un grave manque de sensibilité», selon M. Lightbound. Ancien militaire, M. Paul-Hus était porte-parole de l’opposition en matière de sécurité publique.

Élections 2019

Subventions aux entreprises pétrolières: Scheer fait volte-face

SAINT-JEAN, N.-B. — À peine quelques heures après avoir déclaré qu'il ne toucherait pas aux subventions fédérales versées aux entreprises pétrolières et gazières, le chef conservateur Andrew Scheer a fait volte-face à ce sujet.

Ces aides financières pourraient faire l'objet d'un examen et passer sous le bistouri afin de réduire d'au moins 1,5 milliard $ la somme réservée aux subventions fédérales et aux programmes fiscaux des entreprises.

Plus tôt, il avait indiqué qu'il refuserait de le faire, soi-disant parce que le monde entier a besoin du pétrole et du gaz naturel canadien.

«Aussi longtemps qu'il existera une demande internationale pour le pétrole et le gaz naturel, le Canada devra être un fournisseur, a déclaré M. Scheer lors de son passage à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Selon les prévisions, la consommation future du pétrole et du gaz naturel ne fera qu'augmenter. Il vaut mieux pour le monde et pour notre environnement que cette énergie soit fournie par le Canada.»

Mais en après-midi, il modifiait légèrement le cap.

Il a publié une déclaration dans laquelle il affirmait que les subventions aux entreprises du secteur des hydrocarbures seraient également évaluées.

«Un gouvernement conservateur va mener un examen de tous les programmes de subventions aux entreprises et éliminera ceux qui ne profitent pas aux Canadiens - y compris ceux existant dans le secteur pétrolier et gazier, a-t-il dit en reprenant des éléments du communiqué déjà publié mercredi. Nous allons mettre un terme aux subventions aux riches dirigeants d'entreprises, aux actionnaires et aux entreprises étrangères et mettre cet argent dans les poches des Canadiens.»

Les verts et les néo-démocrates se sont déjà engagés à éliminer toutes les subventions versées à l'industrie des combustibles fossiles.

Les précédents gouvernements conservateurs et libéraux ont promis d'éliminer les subventions inefficaces d'ici 2025 à la suite d'engagements contractés depuis 2009 au sein du G20 et du G7.

Selon le groupe Environmental Defence, les subventions fédérales et provinciales aux entreprises produisant des combustibles fossiles atteignent annuellement 3,3 milliards $. Les gouvernements versent 19 $ par tonne d'émissions de gaz à effet de serre aux entreprises produisant des hydrocarbures, sapant ainsi la lutte contre les changements climatiques. La part fédérale de ce total s'élève à près de 300 millions $, sans compter les quelque 10 milliards $ de prêts accordés par Exportation et développement Canada pour aider les entreprises canadiennes à financer la production de pétrole et de gaz naturel des autres pays.

L'International Institute for Sustainable Developement soutient que le Canada dépense plus par habitant en subventions pour les producteurs d'énergies fossiles que tout autre pays du G7.

Dans le volet environnemental de son programme, M. Scheer dit vouloir exporter davantage de pétrole et de gaz canadiens, car selon lui, la réglementation environnementale stricte du Canada fait en sorte que cette énergie est plus propre que celle produite à l'étranger.

Achat d'IRM et de TDM

M. Scheer s'est par ailleurs engagé, vendredi, à investir 1,5 milliard $ pour l'achat d'appareils d'imagerie par résonnance magnétique et de tomodensitométrie pour remplacer l'équipement vieillissant et réduire du même coup les temps d'attente pour les patients.

Il a cité un rapport du Confence Board du Canada selon lequel l'attente pour des examens diagnostiques est trop longue, ce qui coûterait des milliards de dollars à l'économie.

«Aujourd'hui, le Canada est à la traîne au chapitre des appareils d'imagerie médicale, a-t-il déploré. Nous n'avons pas assez d'équipements pour répondre à la demande croissante d'examens susceptibles de sauver des vies. Le temps d'attente pour les examens et les traitements importants sont trop longs.»

M. Scheer a aussi rappelé qu'en raison du vieillissement de la population, la demande pour ces tests ne fera qu'augmenter.

Il a dit qu'il avait écrit à chaque premier ministre provincial avant les élections pour leur promettre qu'un gouvernement conservateur ne réduirait pas les transferts fédéraux pour les soins de santé et l'éducation. Au contraire, il s'est engagé à les augmenter d'au moins 3 pour cent par année.

C'était le premier passage de M. Scheer dans les Maritimes depuis le début de la campagne. Les libéraux avaient raflé l'ensemble des circonscriptions dans cette région en 2015. Les conservateurs espèrent leur en soutirer une dizaine.

Élections 2019

Les électeurs se souviendront-ils des «blackfaces» de Trudeau le 21 octobre?

OTTAWA — La campagne libérale a pris un virage inattendu au jour 8, mercredi soir, lorsque des médias ont commencé à publier, après vérifications, des images de Justin Trudeau le visage grimé en brun ou en noir. Il est toutefois très difficile de prévoir ce qui restera de cette affaire dans l'esprit des électeurs le 21 octobre - dans un mois.

Il est encore bien tôt

Un mois, en politique, c'est long, comme le veut l'adage. Au début de la semaine, les médias parlaient essentiellement de ce que les libéraux et les conservateurs voulaient faire pour alléger le fardeau fiscal des familles. On parle maintenant de M. Trudeau qui doit s'excuser pour s'être peint le visage en brun ou en noir, plus d'une fois, dans un passé pas si lointain, alors que le premier ministre canadien était jusqu'ici généralement salué dans le monde entier comme le contrepoint progressiste de Donald Trump. (Le président américain n'a d'ailleurs pas manqué de «s'étonner», vendredi, des errances de son voisin.) Mais les électeurs ne sont peut-être pas au bout de leurs surprises.

Les coups de théâtre

D'autres photos ou vidéos de M. Trudeau en blackface pourraient bien surgir. Lorsque les journalistes lui ont demandé mercredi soir s'il l'avait déjà fait plus d'une fois, le chef libéral a dû admettre qu'il s'était grimé le visage en noir, au collège Brébeuf, pour chanter du Harry Belafonte lors d'un spectacle étudiant. Or, le lendemain matin, Global News publiait un nouveau blackface. Selon le chef libéral, il s'agissait d'une journée costumée, dans les années 1990, lorsqu'il était moniteur de rafting sur la rivière Rouge, au Québec. M. Trudeau a soutenu qu'il ne s'était souvenu de cette affaire qu'après sa publication, c'est pourquoi il n'exclut pas la possibilité qu'il y ait d'autres images semblables quelque part dans les archives.

Mea culpa, mea maxima culpa

Même s'il ne devait plus y avoir d'incidents de blackface, il est peu probable que le chef libéral arrête d'en parler - et de s'en excuser - pendant un moment. En plus des excuses publiques présentées au cours des derniers jours, M. Trudeau s'est également entretenu en privé avec des candidats, des leaders de communautés culturelles, son équipe de campagne et d'autres personnes qui auraient pu être blessées ou déçues de ses gestes passés. Le chef libéral a également indiqué vendredi qu'il aimerait s'entretenir avec le chef néo-démocrate. Jagmeet Singh, un sikh qui porte le turban, est le premier membre d'une minorité visible à la tête d'un grand parti politique fédéral canadien. «Je crois qu'il s'excusera à compter de maintenant et jusqu'au 21 octobre à chaque fois que la question sera soulevée - et peut-être encore au-delà», estime Jim Armour, qui a été membre du personnel politique conservateur et qui est maintenant vice-président de la firme Summa Strategies.

Élections 2019

Discours en 2005 sur le mariage gai : toujours pas d'excuses de Scheer

SAINT-JEAN, N.-B. — Au moment où son rival libéral multiplie les actes de contrition pour se faire pardonner les «blackfaces» de son passé, le chef conservateur refuse de s'excuser pour un discours passé que la communauté LGBTQ juge offensant.

Pour la deuxième journée consécutive, Andrew Scheer a préféré contourner la question lorsqu'on lui a demandé pourquoi il ne s'était toujours pas excusé pour un discours fait en chambre en 2005.

Dans ce discours, tenu pendant le débat sur le projet de loi autorisant le mariage des conjoints de même sexe, M. Scheer, alors simple député, âgé de 25 ans, a offert une série d'arguments. Parmi ceux-ci, il a déclaré que de demander combien de pattes auraient un chien si on comptait sa queue comme une patte ne fait pas de sa queue une patte. Il en a alors conclu que d'adopter le projet de loi serait comme forcer les Canadiens à appeler une queue une patte.

Vendredi matin, à son premier arrêt de campagne de la journée, M. Scheer n'a pas offert d'excuses. Il s'en est tenu à dire qu'il avait déjà réagi à cette affaire.

Il y a un mois, les libéraux ont déterré la vidéo du discours aux Communes de M. Scheer pour l'embarrasser. Vendredi matin, le chef conservateur disait que le sujet du jour était plutôt les excuses de Justin Trudeau.

Par ailleurs, M. Scheer a promis de dépenser 1,5 milliard $ dans un premier mandat conservateur pour mieux équiper les hôpitaux des provinces en appareils d'imagerie par résonnance magnétique (IRM) et d'appareils de tomodensitométrie (TDM).

Élections 2019

McKenna double son avance [VIDÉO]

À un mois des élections fédérales, la député sortante dans Ottawa-Centre, Catherine McKenna, est en voie d’être réélue selon ce que révèle les données d’un nouveau sondage de la firme Recherche Mainstreet réalisé pour le compte de Groupe Capitales Médias.

Mme McKenna, qui occupe jusqu’à présent 46 % des intentions de vote, double ainsi son avance sur sa plus proche poursuivante, la conservatrice Carol Clemenhagen. Les intentions de vote de la candidate conservatrice se chiffrent à 23 %.

Élections 2019

Les libéraux veulent réparer le pont Prince-de-Galles

Le pont Prince-de-Galles sera réparé et rouvert aux piétons et cyclistes, promet la députée sortante d’Ottawa-Centre, Catherine McKenna.

La candidate libérale s’engage à ouvrir les discussions avec le gouvernement ontarien et la Ville d’Ottawa pour financer les réparations nécessaires pour en faire une infrastructure de transport actif.

Élections 2019

Lalonde peut se lancer dans la course

C’est l’ancienne ministre des Affaires francophones de l’Ontario et députée provinciale d’Orléans, Marie-France Lalonde, qui représentera le Parti libéral du Canada dans la circonscription d’Orléans.

Près de 2100 personnes se sont déplacées pour voter à l’assemblée d’investiture libérale jeudi au Centre des arts Shenkman, à Ottawa. Malgré tout, plusieurs personnes ont indiqué qu’ils s’étaient fait refuser le droit au vote durant l’assemblée.

Élections 2019

«Blackface»: La campagne des libéraux chamboulée

WINNIPEG — Plutôt que d’entreprendre sa journée avec une nouvelle promesse électorale du Parti libéral, le chef Justin Trudeau a passé le neuvième jour de la campagne à enchaîner les conversations difficiles avec ses candidats, des leaders communautaires et ses trois enfants à propos de toutes les fois où il s’est maquillé la peau de brun ou de noir.

À la suite du point de presse de fin de soirée, mercredi, organisé en catastrophe pour livrer ses excuses à bord de son avion de campagne, Justin Trudeau et son équipe se sont réfugiés dans un hôtel de Winnipeg, à l’écart des journalistes.

Le scandale a ébranlé la campagne libérale en fin de journée mercredi, au moment de la publication d’une photographie de 2001 montrant M. Trudeau costumé à la manière d’Aladdin avec la peau du visage et des mains maquillée dans un ton foncé.

Contrairement à la routine quotidienne, l’organisation de la campagne n’a pas publié, mercredi soir, l’horaire du chef pour la journée de jeudi. Le personnel paraissait épuisé et tout le monde évitait de répondre aux questions sur le programme de jeudi.

Tout ce qui était prévu à l’horaire est passé à la trappe.

Jeudi matin, toujours aucune nouvelle du plan de match de Justin Trudeau. Les journalistes se sont réveillés les yeux cernés en prenant connaissance d’une vidéo obtenue par Global News, remontant aux années 1990, montrant un troisième incident impliquant le chef libéral avec la peau maquillée.

Du côté de l’organisation libérale, le silence planait toujours à propos du programme d’activités à Winnipeg.

Les quelques rares employés de la campagne ayant dormi au même hôtel que les journalistes se sont consultés discrètement dans le restaurant de l’établissement, discutant à voix basse. Lorsqu’ils ont été interrogés par les médias, ils ont affiché leur plus beau sourire en affirmant que tout allait bien.

Élections 2019

«Blackface»: retentissement mondial

TORONTO — La controverse entourant le visage barbouillé de noir de Justin Trudeau a franchi les frontières canadiennes.

Des médias internationaux réputés ont consacré temps et espace aux excuses présentées par le chef libéral. Ils ont aussi remis en cause sa réputation mondiale de défenseur des valeurs progressistes.

Des journaux, des sites Internet et des chaînes de télévision américaines, britanniques, australiennes et d’ailleurs ont réagi vivement à la publication d’une photo datant de 2001 qui menace de chambouler la campagne électorale libérale.

«M. Trudeau est depuis longtemps considéré comme un flamboyant porte-parole pour les progressistes assiégés du monde. Il a tenu tête au président Donald Trump. Il a soutenu les droits de la personne et les droits des Autochtones. Il a accueilli les immigrants. Il lutte contre les changements climatiques et le racisme», écrit le New York Time. «Cette image soigneusement étudiée a subi un coup terrible.»

Le ton était semblable dans plusieurs autres médias qui ont mis en parallèle l’aveu de M. Trudeau d’avoir manqué de jugement, ses excuses, son attachement aux valeurs progressistes et la nomination d’un conseil des ministres paritaire lors de son ascension au pouvoir en 2015.

On pouvait lire ou entendre des récits semblables dans d’autres grands médias internationaux comme l’Associated Press, The Guardian, la BBC, le Sidney Morning Herald et Al Jazeera.

Ailleurs, la couverture était plus partisane.

Ainsi, Fox News a consacré beaucoup de temps d’antenne à la controverse lors de son émission du matin Fox and Friends.

Un comité de commentateurs s’est aussi penché sur l’affaire Trudeau sur les ondes de CNN. S’ils ont condamné sa conduite antérieure, ils ont vanté les excuses présentées par le premier ministre, le comparant avantageusement à l’effronterie habituelle de Donald Trump.

«Wow! Un chef politique qui s’excuse. Cela peut sembler étrange, n’est-ce pas? Parce que nous, nous en avons un qui ne le fait jamais.»

D’autres médias ont tenté d’analyser les répercussions de la controverse sur la campagne électorale canadienne.

Par exemple, le site Politico a tenté de replacer la conduite de M. Trudeau dans un contexte national, et a conclu que les photos diffusées pouvaient nuire à la réélection des libéraux.

«Un grand nombre de Canadiens jugent ces incidents tout aussi scandaleux que le feraient leurs voisins américains, lit-on dans l’article. Ils font valoir que les différences historiques ne sont pas une excuse, car les blackfaces occupent une place tout aussi contestable — bien que moins connue — dans l’histoire du Canada.»

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«Blackface»: douleur et colère chez les Premières Nations

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Élections 2019

«Blackface»: douleur et colère chez les Premières Nations

VANCOUVER — Des candidats autochtones aux élections fédérales et des leaders de communautés des Premières Nations ont exprimé leur étonnement, leur douleur et leur frustration, jeudi, devant les blackfaces de Justin Trudeau.

Plusieurs candidats étaient présents à l’assemblée générale annuelle de l’Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique, à Vancouver.

Joan Phillip, candidate néo-démocrate autochtone dans cette province, trouve «tout à fait inacceptable» que M. Trudeau, alors âgé de 29 ans, se soit peint le visage en brun, en 2001. «Ses excuses sont creuses, a-t-elle soutenu. Il y a deux éléments dans des excuses : les regrets proprement dits, puis le geste qu’on pose par la suite» pour s’amender. «S’il avait une once d’intégrité, il démissionnerait, tout simplement», a estimé la candidate dans Central Okanagan-Similkameen-Nicola.

Plusieurs candidats autochtones croisés à Vancouver ont aussi déclaré qu’ils avaient été blessés par ces images controversées, en particulier parce que M. Trudeau avait suscité beaucoup d’espoir au sein des Premières Nations en 2015 en leur promettant une relation nouvelle.

«Nous ne pouvons pas nous défaire de la couleur de notre peau : c’est ce que nous sommes», a déclaré Lydia Hwitsum, candidate du Parti vert dans Cowichan-Malahat-Langford, sur l’île de Vancouver. «Quand vous pensez à la façon dont nous, peuples autochtones, luttons contre la discrimination et contre tous les torts et les blessures causés par la couleur de notre peau [...] c’est frustrant de voir un chef qui ne peut pas donner le genre d’exemple que ce pays mérite.»

Bob Chamberlin, candidat néo-démocrate dans Nanaimo-Ladysmith, estime de son côté que les photos publiées depuis mercredi montrent que le racisme est «bien vivant» au Canada.

Terry Teegee, chef régional de l’Assemblée des Premières Nations pour la Colombie-Britannique, s’est dit «déçu et dégoûté» à l’instar de nombreux Autochtones.

May en a eu la nausée

La chef du Parti vert, Elizabeth May, et les candidates indépendantes Jody Wilson-Raybould et Jane Philpott, ex-libérales, assistaient également à la conférence de Vancouver. Les trois femmes ont condamné les photographies de blackface.

Mme May, qui soutient en avoir ressenti physiquement de la nausée, estime que M. Trudeau ne comprend pas que les colonisateurs canadiens jouissent de privilèges. S’il veut se solidariser avec les peuples autochtones, selon elle, il doit «s’élever».

«J’en ai assez. Et je pense à l’impact pour chaque enfant de ce pays, qu’il soit autochtone ou de couleur, et quel impact cela a sur eux personnellement. Cela fait du tort. C’est raciste», a-t-elle soutenu.

Jane Philpott, ex-ministre libérale et candidate indépendante pour sa réélection dans Markham-Stouffville en Ontario, était devenue plus tôt jeudi très émotive en prononçant un discours exhortant le gouvernement fédéral à financer un centre de santé pour les personnes souffrant d’intoxication au mercure dans la Première Nation de Grassy Narrows, dans le nord de l’Ontario.

«J’estime que nous devons nous attendre aux plus hauts standards d’intégrité de nos dirigeants et cela signifie que rien ne doit nous être dissimulé — certainement pas pendant une longue période», a-t-elle déclaré. «Je pense que nous devons demander des comptes à nos représentants. Et dans le cas des chefs de parti, je pense que les autres représentants de ce parti devraient demander des comptes à leur chef.»

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Élections 2019

«Maxime Bernier va faire des siennes», déclare le président de l'UPA

«Je pense qu’il y a comme une vendetta de M. Bernier. C’est sûr qu’il en veut énormément à l’UPA et aux producteurs agricoles du Québec, qui lui ont fait perdre sa course au leadership. C’est sûr que Maxime va faire des siennes, mais on va voir.»

Marcel Groleau est président général de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Québec depuis 2011. Il a travaillé avec et contre le député fédéral de la circonscription de Beauce. En 2017, l’UPA et ses membres ont fait pencher la balance dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada en achetant des cartes de membres pour voter contre lui.

Son opposition catégorique au système de gestion de l’offre de production du lait, de la volaille et des œufs lui avait mis les agriculteurs québécois à dos.

«Pas très crédible»

«M. Bernier essaie d’avoir une couleur différente, mais là-dessus [la gestion de l’offre], il n’est pas très crédible, estime M. Groleau. Quand il était avec les conservateurs, on négociait le Partenariat transpacifique. Avant 2015, il était même adjoint du ministre Ed Fast, responsable du commerce international.

«On était ensemble à Atlanta et M. Bernier défendait bec et ongles la gestion de l’offre devant les producteurs agricoles. On était ensemble sur les mêmes tribunes en Beauce, à Sainte-Marie entre autres, où il défendait son gouvernement et la gestion de l’offre. Là, tout à coup, il a voulu se distinguer dans sa campagne au leadership pour aller chercher des votes dans l’Ouest et être un conservateur plus pur que pur. Essentiellement, il a perdu la course au leadership du Parti conservateur à cause de cette question-là qui a fait réagir les producteurs agricoles du Québec», constate M. Groleau.

Ce revers a poussé M. Bernier à quitter le Parti conservateur, en 2018, puis former son propre Parti populaire du Canada. Qui s’affiche haut et fort contre le «cartel» de la gestion de l’offre.

«Tous les autres partis sans exception ne remettent pas en question la gestion de l’offre, poursuit le producteur laitier de Thetford Mines. La démonstration est faite que sans gestion de l’offre, ça coûterait beaucoup plus cher au gouvernement canadien pour soutenir l’agriculture. Il n’y a pas de miracle!

«Pour avoir un revenu qui permet de maintenir la production, dans les autres pays, on subventionne la production laitière. Ici, au lieu de subventionner, on réglemente pour assurer un revenu décent. La démonstration est faite que c’est moins coûteux pour le gouvernement et pas beaucoup plus pour les consommateurs», indique le président général de l’UPA, ajoutant que la gestion de l’offre évite de plus les conséquences environnementales qu’aurait autrement le long transport des produits d’une province à l’autre.

La Capitale

Le maire de Lévis présente sa liste d’épicerie

Appui au troisième lien, pérennité du pont de Québec, facilitation de l’immigration. Le maire de Lévis a fait connaître les engagements qu’il souhaite obtenir des partis politiques à l’élection fédérale du 21 octobre.

Gilles Lehouillier a détaillé jeudi les six principaux items de sa liste d’épicerie. Des demandes qui s’adressent autant aux candidats des circonscriptions de Lévis–Lotbinière et de Bellechasse–Les Etchemins–Lévis qu’aux chefs des partis. Pour le maire, les dossiers d’infrastructures et d’emploi sont au cœur des requêtes.

M. Lehouillier souhaite que tous les partis s’engagent à acquérir le pont de Québec et obligent le CN à payer une partie du coût de la peinture. «Pour nous, c’est le scénario idéal. On espère plus que seulement se cacher derrière un médiateur», a-t-il lancé, concernant la nomination par les libéraux avant l’élection d’un médiateur pour négocier avec le CN.

Le maire réclame aussi des fédéraux de se compromettre dans le dossier du troisième lien, qu’il appelle maintenant le projet de tunnel Québec-Lévis. «Jusqu’à présent, nous savons que le Parti conservateur a acheminé à François Legault une lettre disant qu’après l’élection de leur gouvernement, il y aurait une participation financière.» Il attend la même confirmation des autres partis, dont les libéraux qui, selon lui, sont encore à «raffiner leur position».

Élections 2019

La communauté noire va «pardonner» à Trudeau, croit Fergus

Président du Caucus canadien des parlementaires noirs durant le dernier mandat, Greg Fergus, estime que la communauté noire pardonnera Justin Trudeau d’avoir porté le «blackface» dans le passé, en raison de son bilan en matière d’inclusion et de défense des minorités.

«Ça va être difficile, plusieurs d’entre nous sont blessés par ces images, indique le candidat libéral et député sortant dans Hull-Aylmer. Je suis certain qu’il était embarrassé de ça, qu’il est gêné de ça. Il a pris des mesures pour démontrer comment il a surmonté ça, comment il a été conscientisé par rapport à la notion de privilège. Quand il en a eu l’opportunité, à titre de premier ministre, il a pris des actions pour faire du Canada un meilleur endroit pour les membres de la diversité.»

Rappelons qu’à au moins trois reprises dans le passé, Justin Trudeau s’est peint le visage pour se déguiser en personne noire. Le «blackface» est un sujet sensible dans la communauté noire en raison de l’histoire de cette pratique qui, à l’origine, servait à dénigrer les Afro-Américains.

M. Fergus cite un nombre de gestes posés par le gouvernement libéral au cours du dernier mandat pour dire que le bilan du premier ministre sortant est «impressionnant» pour l’inclusion et la défense des minorités.

Le député sortant d’Hull-Aylmer souligne le choix de la militante des droits civils Viola Desmond comme première Canadienne à apparaître sur la monnaie du pays et que le dernier gouvernement était «le plus diversifié de l’histoire».

«J’ai eu des conversations avec des membres de la communauté noire de partout au pays hier soir et ce matin. Les gens sont prêts à lui donner le bénéfice du doute parce qu’il a un bon bilan, parce qu’il a montré ce qu’il pouvait faire lorsqu’il a l’opportunité d’améliorer la qualité de vie des membres de la communauté noire», affirme Greg Fergus.

Le candidat libéral d’Hull-Aylmer affirme avoir reçu un appel de Justin Trudeau mercredi, avant que la nouvelle ne soit publiée. Il n’a pas voulu dévoiler ce que le premier ministre sortant lui a dit, mais dit lui avoir réaffirmé son soutien.

«Pour moi, tous ces engagements, c’est vraiment la mesure de l’homme. C’est la raison pour laquelle j’ai confiance en lui et que j’ai hâte de travailler à mettre encore plus d’efforts pour les Canadiens de race noire, pour la diversité, pour que tous les Canadiens soient traités comme des égaux.»

La ministre sortante de l’Environnement et candidate dans Ottawa-Centre, Catherine McKenna, a également réagi à la controverse jeudi matin, se disant fière de faire partie d’une équipe avec une importante diversité.

«Je ne serais pas ici si je ne croyais en notre premier ministre et en ce que nous avons fait pour promouvoir la diversité et l’inclusion. Je suis extrêmement fière d’avoir dans mon équipe des gens comme Greg Fergus et Ahmed Hussein», affirme Mme McKenna.

Élections 2019

Champagne doute que les Canadiens tiennent rigueur au chef du PLC

Shawinigan — Les Canadiens ne tiendront pas rigueur à Justin Trudeau parce qu’il a décidé de se déguiser en génie noir dans un contexte bien particulier en 2001, prédit François-Philippe Champagne, député sortant de Saint-Maurice - Champlain et ministre de l’Infrastructure et des Collectivités.

Les libéraux se sont empêtrés dans cette controverse depuis mercredi soir, à la suite de la diffusion d’une photo diffusée par le magazine Time. Un cliché qui a fait le tour du monde montre le visage du premier ministre maquillé en noir avec un turban, dans le cadre d’une soirée costumée. Mercredi soir, M. Trudeau s’est excusé de cet écart, reconnaissant qu’il pouvait être interprété comme un geste raciste. Le réseau Global a diffusé une vidéo sur un comportement semblable jeudi, enregistrée à une date inconnue.

Élections 2019

«Blackface»: «J'aurais dû mieux savoir», déclare Justin Trudeau

OTTAWA — Justin Trudeau dit que c’est sa vie passée de «privilégié» qui l’a empêché de voir à quel point arborer un «blackface» était offensant. Le chef libéral affirme aussi que ses contacts avec la communauté multiethnique de son comté de Papineau ont influencé son éducation depuis sa jeunesse dorée.

«Je n’en ai jamais parlé publiquement parce que je suis profondément gêné de ce comportement. Ça ne représente pas la personne que je suis, la personne et le politicien que je suis devenu. J’aurais dû mieux savoir», a déclaré un Justin Trudeau contrit, debout dans un square à Winnipeg, jeudi après-midi.

Trois épisodes passés d’images embarrassantes ont surgi depuis mercredi. Le magazine américain Time a d’abord publié une photo d’un album d’une école de Vancouver où Justin Trudeau a travaillé comme enseignant.

On y voit M. Trudeau le visage couvert de maquillage qualifié de brownface par Time.

Très vite, mercredi soir, le chef libéral s’est excusé pour cet épisode où, en 2001, il s’était déguisé pour une soirée costumée au thème des «Mille et une nuits».

Il a alors admis qu’il y avait eu un autre moment où il s’était peint le visage en noir. C’était au Collège Brébeuf, lors d’un spectacle, le temps de chanter un succès de Harry Belafonte.

Puis, jeudi matin, une courte vidéo a été diffusée par le réseau de télévision Global qui l’avait obtenue du Parti conservateur. Sur la vidéo qui n’offre que des images, pas de son, on voit un jeune Trudeau qui lève les bras et ouvre la bouche.

À Winnipeg, M. Trudeau a révélé que cette autre occasion où il a cru bon se peindre le visage et les bras en noir remonte au début des années 1990 alors qu’il était guide de rivière.

Pendant plus de 30 minutes, M. Trudeau a répondu aux questions des journalistes sur cette affaire embarrassante qui s’est retrouvée à la une de plusieurs médias dans le monde.

Il a repris un journaliste qui lui parlait de «maquillage», affirmant qu’il fallait nommer les choses telles qu’elles sont et que ce qu’il a fait était arborer un blackface, geste inexcusable pour lequel il a demandé pardon.

«Je dois reconnaître que j’étais aveugle moi-même à la douleur que j’ai pu causer à ce moment-là et que je cause maintenant à des gens qui comptent sur moi pour les défendre», a également admis M. Trudeau, qui assure qu’il ne se souvient pas de tous les épisodes où il a pu se peindre le visage en noir et ne peut donc pas assurer que tous ses squelettes sont sortis du placard.

À l’origine, le blackface était une façon de dénigrer les Noirs américains sur scène. Ces dernières années, tout déguisement semblable est devenu associé à du racisme.

Élections 2019

La science au cœur de la politique fédérale

Alors que la campagne électorale fédérale bat son plein, une édition spéciale du Bar des sciences en français a été organisée mercredi soir, aux 3 Brasseurs sur la rue Sparks à Ottawa, afin de permettre à un panel de candidats locaux de débattre sur différents sujets scientifiques.

La député sortante d’Ottawa-Vanier, Mona Fortier (Parti libéral), les candidats du Pontiac, Dave Blackburn (Parti conservateur) et Claude Bertrand (Parti vert), ainsi que les candidats dans Gatineau, Éric Chaurette (Nouveau parti démocratique) et Geneviève Nadeau (Bloc québécois), ont tous répondus présent à l’appel lancé par les organisateurs du Bar des sciences.

Politique

Projet de pipeline: Legault riposte à Scheer

Le premier ministre François Legault a riposté, mercredi, au chef conservateur Andrew Scheer, qui voudrait imposer un nouveau pipeline au Québec, même sans son consentement.

Si un gouvernement conservateur est élu le 21 octobre à Ottawa, M. Scheer a dit qu’il fera avancer les «projets [énergétiques] qui sont dans l’intérêt national» et qu’il défendra les champs de compétence du fédéral, en d’autres mots, la prérogative d’Ottawa pour l’approbation des projets d’oléoducs interprovinciaux.

En mêlée de presse avant la période de questions, M. Legault a rétorqué que le Québec défendra ses compétences en matière d’environnement.

«On voudrait que la compétence du Québec soit la seule reconnue», a-t-il déclaré, faisant ainsi écho à ses revendications adressées mardi à tous les chefs fédéraux en campagne, soit de reconnaître la compétence exclusive, plutôt que partagée, du Québec en environnement.

Le chef caquiste a aussi ajouté qu’«il y a une question de politique, de légitimité, et on sait que les Québécois sont contre cet oléoduc», répétant ainsi son argument selon lequel il n’y a pas d’acceptabilité sociale pour un tel projet.

«Pas d’intérêt»

Pour sa part, son ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a dit qu’il n’y avait «pas d’intérêt» pour un pipeline qui traverserait le pays.

«La stratégie [du gouvernement Legault] va être développée en fonction d’une décision qui pourrait être prise au niveau fédéral», a-t-il poursuivi, concernant la façon dont le Québec pourrait bloquer un éventuel projet. Il a toutefois refusé d’élaborer davantage sur les recours à sa disposition.

La veille, le chef de l’opposition libérale, Pierre Arcand, autrefois ministre des Ressources naturelles, avait pourtant souligné que le Québec avait un arsenal à sa disposition en vue de contrecarrer les velléités fédérales. Ottawa a bien beau approuver l’oléoduc, mais c’est le Québec qui délivre le permis pour les stations de pompage nécessaires aux oléoducs, avait-il fait remarquer.

Andrew Scheer soutient quant à lui que les Québécois préfèrent avoir accès au pétrole de l’Ouest plutôt que d’en acheter de l’étranger. En outre, il a répété que le transport par pipeline est plus sécuritaire que par voie ferrée.

Actualités

Jusqu’au 6 novembre pour trouver un acheteur pour Groupe Capitales Médias

La recherche officielle d’un acheteur pour Groupe Capitales Médias commence lundi et se terminera le 6 novembre. Et ce n’est pas nécessairement le plus offrant qui obtiendra les six quotidiens régionaux dont Le Soleil, affirme le syndic.

Le comptable Christian Bourque du syndic PricewaterhouseCoopers a expliqué en Cour supérieure mercredi le plan de sauvetage pour le groupe de presse. Groupe Capitales Médias a fait appel à la Loi sur la faillite et l’insolvabilité le 19 août et le gouvernement du Québec a consenti un prêt de 5 millions $ pour permettre le maintien des opérations le temps qu’un repreneur se manifeste. Jusqu’à présent, une douzaine d’entreprises ont communiqué avec le syndic. La liste de ces entreprises a été présentée à la Cour dans une enveloppe scellée.

À partir du 23 septembre et jusqu’au 17 octobre, les acheteurs pourront envoyer leur avis d’intention et accéder aux informations financières après avoir signé une entente de confidentialité. Ils auront ensuite jusqu’au 25 octobre pour présenter une offre. Ces offres seront ensuite analysées. L’offre jugée optimale sera présentée à la Cour supérieure le 6 novembre, date de la prochaine audience.

Christian Bourque de PricewaterhouseCoopers a expliqué que plusieurs critères entreront en ligne de compte pour l’analyse des offres. L’acquéreur ne sera pas nécessairement le plus offrant, précise M. Bourque. «Il y a plusieurs autres critères.»

Parmi ces critères, le nombre d’emplois qui seront maintenus et l’impact de l’acquisition sur la concentration de presse dans une région.

Le juge Daniel Dumais de la Cour supérieure a indiqué qu’il approuverait formellement au cours des prochaines heures le processus et l’échéancier.

Des fonds jusqu’à la mi-novembre

Après trois semaines passées à surveiller les finances de Groupe Capitales Médias, le comptable Christian Bourque estime que les prévisions budgétaires permettent toujours de publier les six journaux jusqu’à la mi-novembre.

Les revenus publicitaires du groupe sont toujours en baisse (9 %), note le séquestre, mais les revenus de tirage sont stables. Depuis trois semaines, les dépenses ont connu des baisses, qui sont temporaires, constate Christian Bourque.

Le juge Daniel Dumais a demandé au syndic un état de situation sur les régimes de retraite des employés passés et présents de GCM. 

Christian Bourque a confirmé qu’en date du 31 décembre 2018, les régimes de retraite avaient un surplus de 5 millions $ sur un actif total de 225 millions $.

Mais dans une hypothèse de faillite et de terminaison des régimes, où les sommes seraient placées dans des obligations à faible rendement, le déficit actuariel serait de 65 millions $, soit une perte de 25 % pour les membres.

Actualités

Groupe Capitales Médias: l’édition du lundi continue

Groupe Capitales Médias (GCM) n’arrêtera pas d’imprimer l’édition du lundi de ses journaux. Si cette option a été étudiée pour réduire les coûts de l’entreprise, elle «a été rejetée», indique Stéphane Lavallée, président exécutif par intérim de GCM.

Cette idée a été évoquée en mêlée de presse mercredi par le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon, qui souhaite «étirer» le plus possible le prêt de 5 millions $ octroyé à GCM, le temps que ces journaux trouvent un ou des repreneurs. 

«On peut arrêter d’imprimer le lundi par exemple, on peut faire des choses. Il y a des services qu’on pourrait se départir temporairement. Mais il faut pas faire des choses qui vont mettre en péril une structure qu’un repreneur voudrait avoir. C’est très délicat», commente M. Fitzgibbon. 

À l’heure actuelle, l’entreprise a les fonds nécessaires pour poursuivre ses activités jusqu’à la mi-novembre. Le ministre Fitzgibbon se dit «confiant» que son gouvernement n’aura pas à réinjecter de l’argent dans GCM pour assurer une transition vers un nouvel acheteur. 

«S’il y a des choses qu’on peut couper, qui vont faire qu’on va rallonger la période pour s’assurer qu’on ait une concomitance avec une offre, je pense que ce serait désirable», a-t-il soutenu. 

Retourner toutes les pierres

Stéphane Lavallée assure qu’il est actuellement au travail pour réduire les coûts de GCM et augmenter ses revenus. «Depuis un mois, ce qu’on fait, avec les équipes, c’est de retourner toutes les pierres», indique-t-il. 

L’idée de couper l’édition papier du lundi a été étudiée, mais M. Lavallée indique que c’était difficile de le faire en quelques semaines. «C’est pas le genre d’opération qu’on peut improviser. On a convenu qu’il vaut mieux remettre ça entre les mains des futurs acquéreurs.»

M. Lavallée assure qu’il «gère de façon très serrée» l’argent prêté par le gouvernement du Québec. Les rencontres entre éditeurs des journaux ont lieu par vidéoconférence, afin d’éviter des frais de transport. Le coût de l’abonnement aux journaux sera également augmenté au cours de l’automne et une campagne de souscription volontaire au contenu en ligne des journaux est en cours. Cette campagne a déjà rapporté 90 000 $ à l’entreprise. 

Arrivé à la barre de GCM le 19 août, M. Lavallée croit aux chances de réussite de cette transition. «J’y crois plus que ce que je croyais il y a un mois», dit-il. 

Pierre Fitzgibbon a quant à lui souligné qu’«il y a beaucoup de personnes qui sont intéressées» à racheter ces médias d’information. Il aimerait avoir toutes les offres en main le 27 octobre, afin de pouvoir prendre une décision. Le programme gouvernemental d’aide aux médias écrits sera annoncé quelques semaines plus tôt. 

Si le ministre ne peut garantir que les 350 employés de GCM, dont l’auteure de ces lignes, pourront conserver leur emploi, il indique qu’aucune suppression de poste n’est prévue à court terme. «Notre objectif, c’est d’assurer une pérennité aux six journaux.» 

Fonds de pension

La question du fonds de pension des employés de GCM a rebondi au Salon bleu mercredi. Le député du Parti québécois Sylvain Gaudreault a présenté une motion pour que l’Assemblée nationale demande à Retraite Québec de déclencher une enquête pour comprendre les causes du déficit actuariel de 65 millions $ du régime de retraite des employés de Groupe Capitales Médias. 

M. Gaudreault souhaitait que l’impact du transfert en 2015 du fonds de pension de Gesca, une filiale de Power Corporation, vers Groupe Capitales Médias soit étudiée et que des pistes de solution soient identifiées. Sa motion n’a toutefois pas été acceptée par le gouvernement de la Coalition avenir Québec.