François-Philippe Champagne ne craint pas les conséquences de la dernière controverse touchant son chef.

Champagne doute que les Canadiens tiennent rigueur au chef du PLC

Shawinigan — Les Canadiens ne tiendront pas rigueur à Justin Trudeau parce qu’il a décidé de se déguiser en génie noir dans un contexte bien particulier en 2001, prédit François-Philippe Champagne, député sortant de Saint-Maurice - Champlain et ministre de l’Infrastructure et des Collectivités.

Les libéraux se sont empêtrés dans cette controverse depuis mercredi soir, à la suite de la diffusion d’une photo diffusée par le magazine Time. Un cliché qui a fait le tour du monde montre le visage du premier ministre maquillé en noir avec un turban, dans le cadre d’une soirée costumée. Mercredi soir, M. Trudeau s’est excusé de cet écart, reconnaissant qu’il pouvait être interprété comme un geste raciste. Le réseau Global a diffusé une vidéo sur un comportement semblable jeudi, enregistrée à une date inconnue.

À Shawinigan, M. Champagne a passé le début de la matinée de jeudi au Centre national de vérification et de recouvrement, saluant les employés pour leur rentrée au travail. Invité à commenter le sujet du jour, celui qui sollicite un deuxième mandat considère que le premier ministre a bien réagi en présentant rapidement ses excuses. En bout de ligne, les Canadiens sauront faire la part des choses, croit-il.

«Ça s’est fait dans un contexte bien particulier, le premier ministre s’est excusé et je pense que c’était la bonne chose à faire», mentionne-t-il. «Les moeurs ont changé et les gens ont une autre perspective sur certains événements. Je pense que tout le monde reconnaît que le premier ministre Trudeau est vraiment le champion du multiculturalisme au Canada, de la diversité. Les gens connaissent l’homme.»

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«Une erreur dans un cadre, il y a plus de vingt ans... Je pense que c’était la bonne chose à faire de s’excuser et après, les gens feront la part des choses», ajoute-t-il.

M. Champagne ne craint pas que des photos pigées dans son passé viennent hanter sa campagne.

«J’ai 49 ans et je suis tout à fait conscient de ce que j’ai fait dans ma vie», explique-t-il. «Je pense que je n’ai rien fait que les gens puissent me reprocher, à mon âge. C’est un incident qui vient d’une certaine époque et surtout, qui vient de quelqu’un qui est le champion du multiculturalisme. Ça a été fait dans un contexte d’une pièce de théâtre il y a une vingtaine d’années, dans une école. Je pense que les gens feront la part des choses.»