À dix jours des élections, les libéraux de Kathleen Wynne battent de l'aile.

Une campagne très négative pour Wynne

CHRONIQUE / TORONTO — Rien ne va plus pour les libéraux. À dix jours des élections, la maison libérale brûle. Pour le parti de la première ministre, Kathleen Wynne, il ne s’agit pas tant de gagner, mais d’éviter une humiliation sans précédent.

Depuis plusieurs jours, les désaffections se succèdent. Justin Trudeau, autrefois si démonstratif aux côtés de la chef du Parti libéral, ne s’affiche pas avec elle. On apprend que certains candidats du parti éviteraient aussi de se tenir en compagnie de Mme Wynne. La formule « je n’abandonnerai pas », prononcée par Mme Wynne dans une vidéo de campagne, ressemble à celle d’un général en perdition sur un champ de bataille.

Car les sondages montrent bien l’étendue des dégâts. Selon le site spécialisé en analyse de sondages Qc125.com, les libéraux récolteraient environ 10 sièges, le 7 juin. À moins de huit députés présents à Queen’s Park, ils perdraient même leur statut de parti officiel…

Dans la région d’Ottawa, cette débâcle se traduirait par la perte d’Orléans, Glengarry-Prescott-Russell, Ottawa-Ouest-Nepean, Ottawa-Sud, mais aussi… Ottawa-Centre où le député sortant Yasir Naqvi tire maintenant de l’arrière. Selon les mêmes sondages, le château-fort libéral d’Ottawa-Vanier survit encore, mais les progressistes-conservateurs ne sont pas si loin.

Comment comprendre ce désamour pour les troupes de Kathleen Wynne ? Aux raisons maintes fois évoquées, comme l’usure du pouvoir, la gestion hasardeuse de la vente d’Hydro One, s’ajoutent d’autres circonstances.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.