Bien que les chasseurs sportifs du Québec aient apprécié l’écoute du gouvernement Legault, ils ont aussitôt réitéré leur espoir de voir Québec déclarer un moratoire, pour ensuite abolir le registre provincial.

Un rassemblement pour l’unité

CHRONIQUE / À la suite de la conférence de presse de la ministre de la Justice, Geneviève Guilbault, qui a promis de retirer trois des irritants du registre d’armes à feu, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) espérait avoir répondu aux attentes des chasseurs sportifs.

Bien que ces derniers aient apprécié l’écoute du gouvernement Legault, ils ont aussitôt réitéré leur espoir de voir Québec déclarer un moratoire, pour ensuite abolir le registre provincial. Les affirmations récentes du premier ministre, qui a servi une fin de non-recevoir à cette demande des chasseurs, ont eu pour effet de donner un regain de vie au mouvement de contestation à cette loi mise en application le 29 janvier dernier.

Une réunion à huis clos aura lieu ce vendredi 15 février, à 8 h, au Palais des Congrès de Montréal. Cette rencontre coïncide avec la tenue du Salon Plein Air, Chasse et Camping, qui se déroule au même endroit du 14 au 17 février, et qui a la réputation d’attirer annuellement de nombreux adeptes de la région de l’Outaouais. Les principaux organisateurs de cette réunion sont Daniel Larocque, propriétaire de la boutique l’Archerot de Gatineau, ainsi que le biologiste, guide de chasse et créateur du magazine de chasse numérique Onchasse.com, Louis Gagnon. Ils ont également obtenu la précieuse collaboration de Guy Morin, président du mouvement Tous contre un registre québécois des armes à feu (TCRQ), qui a déjà plusieurs milliers de supporteurs actifs.

Selon les organisateurs, l’objectif de cette réunion est de regrouper toutes les alliances existantes vers un but commun, soit l’abolition du registre. Parmi les invités, on retrouve notamment le mouvement Contre le registre, pour la santé mentale avec Pierre Lefebvre et Michel Therrien, de même que des commerçants de chasse, distributeurs, manufacturiers, entreprises, pourvoyeurs, gestionnaires de ZECS, et j’en passe !

Ces derniers craignent surtout l’impact économique qui pourrait découler du découragement des chasseurs, à l’arrivée de la saison de chasse du printemps, de même que les différents moyens de pression qui s’organisent avec détermination sur les réseaux sociaux. Parmi ces dernières, on retrouve le boycottage de la SÉPAQ, d’une saison de chasse, ainsi que des divers tirages au sort. On évoque aussi l’achat d’armes à feu et d’accessoires de chasse en ligne hors Québec, ou directement des commerçants lors de visites rapides en Ontario, au Nouveau-Brunswick ou ailleurs.

Au-delà de l’industrie de la chasse, c’est tout le système de revenus fauniques du gouvernement québécois qui dépend de cette activité sportive. On estime que les dépenses totales des adeptes d’activités de chasse, de pêche et de piégeage seraient dans l’ordre de 1,6 milliard $, en plus d’assurer le maintien de plusieurs milliers d’emplois.

Mobilisation

On demande aux participants du Salon Plein Air de porter fièrement leur dossard de chasse, lors de leur passage. Un rassemblement de chasseurs sportifs aura lieu le samedi 16 février, dès 8 h, au parc Jean-Paul Riopelle, qui est situé aux abords du Palais de Congrès de Montréal. Pour les chasseurs de l’Outaouais qui désirent s’y rendre en groupe, on planifie de noliser un autobus. Les détails sont disponibles sur la page Facebook de la Boutique l’Archerot de Gatineau. L’invitation est lancée à tous les opposants du registre québécois.