Le trio de Derick Brassard, Bobby Ryan et Mark Stone a joué un fort match face aux Capitals de Washington jeudi soir.

Trois attaquants en rémission

CHRONIQUE / On pourrait aborder le long week-end avec pessimisme. Les Sénateurs ont échappé une avance au troisième tiers. Ils ont alloué quatre buts à leurs adversaires. Ils n’ont pas été capables de freiner Alex Ovechkin. Ils ont perdu leur match inaugural devant leurs partisans.

C’est le début d’une nouvelle saison avec un trou béant dans le top-4 défensif, je vous le rappelle.

On pourrait aussi donner la chance aux coureurs. Ce n’était qu’un match. Il y en aura 81 autres dans les six prochains mois.

Tout n’est quand même pas noir.

Le trio de Derick Brassard, Bobby Ryan et Mark Stone a joué un fort, fort match.

Il est un peu tôt pour parler de la naissance d’un trio de premier plan. On est encore loin du Triumvirat formé par Daniel Alfredsson, Dany Heatley et Jason Spezza, qui semait la terreur aux quatre coins de la LNH il y a une dizaine d’années.

De toutes façons, Guy Boucher l’a indiqué clairement en début de semaine : la composition de nouveaux trios fait toujours partie de ses passe-temps favoris.

On peut quand même lever notre chapeau à ces trois joueurs qui ont entrepris la saison en force. Brassard, Ryan et Stone ont un gros point en commun. Ils cherchent tous à se relever d’une saison décevante.

Stone a été blessé, l’hiver dernier. Au départ, en respectant la politique du mystère qui existe un peu partout dans la LNH, on nous avait simplement dit qu’il s’était blessé au « bas du corps ». La version officielle avait légèrement évolué au fil des semaines. On avait fini par nous expliquer qu’un caillot de sang s’était formé dans une de ses jambes.

Il fallait donc jouer de prudence pour éviter de possibles et sérieuses complications au niveau de la santé du joueur.

Durant l’été, le chat est finalement sorti du sac. Ce n’était pas un caillot sanguin. Stone s’était simplement déboîté un genou.

Ça peut expliquer, en grande partie, sa fin de saison ordinaire. Dans les premières années de sa carrière, Stone s’est rapidement affirmé comme un joueur des grandes occasions, capable d’élever son jeu quand ça compte le plus.

Il n’a pas été capable de véritablement laisser sa marque dans les trois rondes éliminatoires du printemps 2017.

Brassard est un passionné de hockey. Un ami commun me parlait encore de lui avec admiration en début de semaine. « Sa passion pour le sport est si fort qu’il n’y a pas de place pour autre chose dans sa vie. »

Il a vécu une déception, l’an dernier, lorsque les Rangers de New York ont choisi de l’échanger. Il aurait préféré poursuivre son séjour dans la Grosse Pomme, entouré de joueurs avec qui il a connu beaucoup de succès.

Il a fini par faire son deuil. Il a trouvé sa place au sein du système de jeu particulier de Guy Boucher. Il ne lui reste plus qu’à connaître un vrai bon départ pour effacer les dernières traces de sa décevante première saison à Ottawa.

Ryan a déjà parlé des « problèmes personnels » qui l’ont handicapé l’an dernier. Il n’est pas entré dans les détails. Ce n’est pas nécessaire. On connaît les grandes lignes de son histoire. On sait qu’il a perdu sa mère, dont il était très proche, à l’été 2016.

Plein d’espoir, il nous disait durant les séries qu’il croyait bien avoir trouvé « la switch » qui lui permettrait de relancer sa carrière.

Il sait fort bien que ça ne voudra rien dire, s’il n’est pas capable de poursuivre dans la même direction, dans les prochains mois.

J’ai eu une pensée pour Chris Neil, cette semaine.

Lorsque le Canadien de Montréal a fait l’acquisition de Nicolas Deslauriers dans une transaction, il a mis la main sur un vétéran capable de brasser. L’agent de Neil a discuté avec le CH. Cette arrivée ne laisse rien présager de bon pour lui.