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André Tourigny avait très bien préparé son équipe pour la demi-finale.
André Tourigny avait très bien préparé son équipe pour la demi-finale.

Tourigny à une victoire du Show?

Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
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COMMENTAIRE / Il n’y a pas de meilleure vitrine pour un entraîneur-chef qui rêve à une chance de diriger dans la LNH que le Championnat du monde junior. Une médaille d’or dans un tournoi aussi relevé – et médiatisé – et hop, ta cote grimpe en flèche dans le Show, le surnom du circuit Bettman pour les initiés.

André Tourigny est à un triomphe de se retrouver dans cette position, à la suite de cette victoire de 5-0 enregistré lundi soir en demi-finale face à la Russie.

Ce match semblait pourtant maquillé en piège pour Équipe Canada junior. Le parcours avait été facile pour se rendre au carré d’as. Pour la première fois, Tourigny et sa bande devaient faire face à de l’adversité. Les Russes, qui avaient perdu en finale l’an dernier face aux Canadiens, allaient tout donner pour se venger, hein?

Le suspense a été de bien courte durée! Le Canada, qui n’a jamais tiré de l’arrière à ce tournoi, a rapidement pris les devants et c’est un rouleau compresseur qui a piétiné les Russes. Ces derniers, qui tiraient de l’arrière 2-0 après 10 petites minutes de jeu, n’ont pas eu droit à une grande performance de leur as gardien Yaroslav Askarov. Il est présenté depuis deux ans comme le portier au plus grand potentiel… depuis Carey Price.

Rien que ça.

Imaginez, il y a eu les Vasilevskiy, Hart, Shesterkin, Samsonov, Sorokin entre les deux...

Peu importe sa réputation, Askarov, premier choix des Predators au dernier repêchage, n’a pas livré la marchandise lundi. Il a été faible sur les troisième et quatrième buts du Canada, qui ont sorti son club du duel. Il n’avait pas connu un bon tournoi l’an dernier, il avait eu droit au bénéfice du doute parce qu’il avait 17 ans. J’ai comme l’impression que ce match-là va le suivre un peu plus longtemps.

Bien sûr, il n’y a pas qu’Askarov à blâmer dans le camp russe. Aucun but contre Devon Levi, un modeste choix de septième ronde des Devils. Il a une défensive en béton armé devant lui, ce Levi, et il a quand même dû s’interposer à quelques reprises mais il faut avouer que l’attaque russe n’a pas été très dégourdie.

Dans tous les rayons, André Tourigny, qui a commencé dans le métier en dirigeant du peewee intercité à Nicolet, a eu le dessus sur Monsieur Igor Larionov, l’un des grands joueurs de son pays. Wow!

Reste donc une mission à remplir mardi pour Équipe Canada junior. Évidemment, s’y pointer avec un excès de confiance pourrait être fatal. Mais bon, ne vous inquiétez pas trop à ce sujet, faites confiance à Tourigny pour maximiser la préparation de sa troupe.

Le déroulement du tournoi jusqu’ici pointe en cette direction. Il a beau avoir les mains pleines de premier choix au repêchage, Tourigny a dû travailler dans des conditions loin d’être optimales. Contrairement à ses rivaux, la grande majorité de ses joueurs n’avaient pas disputé un seul match cette saison avant de s’enfermer dans la bulle à Edmonton. Et puis, il y a eu cette pause au beau milieu du camp de sélection, en raison de la COVID. Malgré tout ça, Équipe Canada junior est sans reproche jusqu’à maintenant.

En terminant le travail mardi soir, Tourigny n’aura jamais été aussi près de son rêve…